1. Résumé
Le Questionnaire de dominance et de prestige (Dominance and Prestige Questionnaire [DPQ] ; Körner, Heydasch, & Schütz, 2023) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour opérationnaliser et évaluer les facettes du concept de soi relatives au statut social perçu. Fondé sur le modèle dual des voies d’accès au statut développé initialement en psychologie évolutionniste par Henrich et Gil-White (2001), le DPQ mesure deux stratégies distinctes d’influence et de positionnement hiérarchique : la dominance, définie comme l’attribution d’un statut par le biais de la coercition, de l’intimidation, de la peur ou de l’imposition de sa propre volonté, et le prestige, fondé sur l’admiration réciproque, le respect d’autrui, ainsi que la reconnaissance de compétences, d’expertises et de talents valorisés par le groupe de pairs.
Composé de 15 items évalués sur une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « fortement en désaccord » à 7 = « fortement d’accord »), le questionnaire synthétise et adapte les travaux de Cheng et ses collaborateurs (2010) ainsi que l’échelle de statut social auto-perçu de Buttermore (2006). L’évaluation psychométrique initiale, menée en Allemagne auprès d’échantillons universitaires à distance et d’adultes recrutés en ligne, démontre d’excellentes qualités métrologiques. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent une structure bidimensionnelle robuste (CFI = 0,940 ; TLI = 0,929 ; RMSEA = 0,091). La cohérence interne est solide pour la dominance (alpha de Cronbach = 0,81) et pour le prestige (alpha de Cronbach = 0,86). De plus, l’instrument présente une remarquable stabilité temporelle sur des intervalles de 2 à 4 mois (coefficients test-retest compris entre 0,64 et 0,80), ainsi qu’un réseau nomologique étendu étayé par des corrélations rigoureuses avec 72 variables de personnalité et 14 critères objectifs.
2. Mots-clés
Concept de soi, dominance sociale, prestige, statut social auto-perçu, hiérarchie sociale, psychométrie, psychologie évolutionniste, échelle de Likert, relations interpersonnelles, autorégulation sociale.
3. Auteurs
Le Questionnaire de dominance et de prestige a été conceptualisé, validé et publié par une équipe de chercheurs en psychologie de la personnalité et en psychométrie :
- Robert Körner : Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg, Institut de Psychologie, Halle-sur-Saale, Allemagne (Identifiant ORCID : 0000-0001-8793-0830).
- Timo Heydasch : FernUniversität in Hagen (Université à distance de Hagen), Faculté de Psychologie, Hagen, Allemagne.
- Astrid Schütz : Otto-Friedrich-Universität Bamberg, Département de Psychologie de la Personnalité et de l’Évaluation Psychologique, Markusplatz 3, 96047 Bamberg, Allemagne (Identifiant ORCID : 0000-0002-6358-167X ; Courriel de correspondance : [email protected]).
4. Objectif
L’objectif fondamental du Dominance and Prestige Questionnaire (DPQ) est d’opérationnaliser les représentations subjectives qu’un individu entretient au sujet de son propre pouvoir social, de son influence et de la dynamique par laquelle il négocie son rang au sein de divers groupes sociaux. Alors que de nombreuses mesures antérieures évaluaient les traits de dominance générale ou le statut socio-économique objectif, le DPQ s’intéresse spécifiquement aux facettes du concept de soi associées aux deux mécanismes universels d’acquisition du statut social : la contrainte assertive (dominance) et l’attraction fondée sur le mérite et la valeur culturelle (prestige).
Les applications pratiques et théoriques de cet outil s’étendent à une multitude de domaines fondamentaux et appliqués :
- Psychologie organisationnelle et du travail : Le DPQ fournit un cadre diagnostique précis pour analyser les styles de leadership. Les dirigeants orientés vers la dominance tendent à asseoir leur autorité sur le contrôle rigide, la menace de sanctions et la rétention de pouvoir, ce qui peut engendrer de l’anxiété organisationnelle ou un turn-over élevé. Inversement, les leaders fondés sur le prestige s’appuient sur l’inspiration, le mentorat et le partage de compétences expertes, favorisant la sécurité psychologique et la coopération d’équipe.
- Psychologie sociale et dynamique des groupes : Dans les contextes académiques, amicaux ou familiaux, le DPQ permet d’étudier comment les individus modulent leurs comportements en fonction de leur sentiment de supériorité technique ou de leur propension à imposer leur volonté en cas de conflit ou de prise de décision collective.
- Recherche en personnalité et psychopathologie interpersonnelle : L’outil s’avère particulièrement utile pour distinguer les facettes adaptatives et dysfonctionnelles du narcissisme. Des recherches ont mis en lumière des liens étroits entre la dominance et les traits de la « triade noire » (machiavélisme, psychopathie subclinique, narcissisme grandiose conflictuel), tandis que le prestige est généralement corrélé à l’estime de soi authentique, à l’agréabilité et à l’extraversion prosociale.
- Conseil et développement personnel : En contexte de coaching ou d’intervention clinique, la passation du DPQ éclaire les motifs sous-jacents aux frictions relationnelles chroniques, en révélant si une personne s’appuie préférentiellement sur la force intimidante ou sur la démonstration authentique d’expertise.
5. Construit psychologique
Le statut social représente la position relative d’un individu au sein d’une hiérarchie de groupe, déterminant l’accès privilégié aux ressources, à l’attention et à la prise de décision. Le DPQ postule que ce statut se décompose en deux facettes distinctes du concept de soi, caractérisées par des mécanismes psychologiques, des affects et des schémas comportementaux divergents.
La dimension de Dominance
La dominance repose sur une stratégie agonistique et coercitive. L’individu dominant régule son statut en induisant la peur, la soumission et l’évitement du conflit chez autrui. Au niveau intrapsychique, le concept de soi dominant s’articule autour de la conviction que les autres doivent céder devant ses exigences en raison de conséquences potentielles négatives ou d’une confrontation directe asymétrique.
Les caractéristiques distinctives de la dominance évaluée par le DPQ incluent :
- L’intimidation assumée : La perception claire que d’autres individus éprouvent de l’appréhension ou une crainte mesurable en sa présence (par exemple, item 7 : « Certaines personnes ont peur de moi »).
- L’unilatéralisme décisionnel : L’imposition de son propre avis sans concertation dans les tâches collectives, privilégiant la force brute d’affirmation à la négociation empathique (item 12).
- L’évitement du conflit induit chez autrui : Le constat pragmatique que les pairs préfèrent renoncer à défendre leur position car ils anticipent une victoire systématique de l’individu dominant (item 9).
La dimension de Prestige
Le prestige découle d’un mécanisme d’attraction culturelle et de déférence librement consentie. Contrairement à la dominance, le prestige n’implique aucune menace physique, psychologique ou matérielle. Il s’établit lorsque les membres du groupe perçoivent chez l’individu des compétences supérieures, un savoir-faire rare ou une sagesse particulière, les incitant à lui accorder volontairement du respect, de l’attention et de l’admiration dans le but de bénéficier indirectement de son expertise par apprentissage social.
Les composantes fondamentales du prestige selon le DPQ englobent :
- L’admiration et l’estime d’autrui : Le sentiment subjectif d’être hautement estimé et valorisé au sein de sa communauté ou de son groupe de pairs (items 1 et 2).
- La reconnaissance de l’expertise : La sollicitation fréquente de conseils et la reconnaissance formelle de compétences singulières par autrui (items 5 et 6 : « D’autres me considèrent comme un expert dans certains domaines »).
- La valorisation des contributions : La certitude que ses interventions orales et ses réalisations passées apportent une réelle valeur ajoutée au groupe (items 10 et 13).
6. Cadre théorique
Le cadre théorique structurant le DPQ prend racine dans les postulats de la psychologie évolutionniste du statut social, principalement formalisés par les anthropologues et psychologues Joseph Henrich et Francisco Gil-White dans leur article séminal de 2001 (« The evolution of prestige: Freely conferred deference as a mechanism for enhancing the benefits of cultural transmission »). Ce modèle dualiste explique pourquoi les humains possèdent deux mécanismes distincts pour gravir les échelons hiérarchiques, contrairement à la majorité des primates non humains chez lesquels la hiérarchie est quasi exclusivement régie par la dominance physique.
Selon Henrich et Gil-White :
- La dominance phylogénétique : Ce mécanisme est le plus ancien sur le plan évolutif. Il s’observe chez de nombreuses espèces animales vivant en groupe (hiérarchies de dominance linéaires ou « peck orders »). La dominance repose sur la théorie des jeux et le calcul asymétrique des coûts d’affrontement : les subordonnés se soumettent pour éviter des blessures physiques ou des représailles coûteuses. Chez l’être humain contemporain, cette dominance s’est sophistiquée sous forme de menaces verbales, d’exclusion sociale, de manipulation économique ou d’autoritarisme institutionnel.
- Le prestige comme adaptation bioculturelle : L’apparition de l’apprentissage social cumulatif et de la culture a créé une nouvelle niche adaptative. Pour survivre, les individus devaient acquérir des compétences complexes (chasse, fabrication d’outils, herboristerie, artisanat). Les « apprenants » ont donc développé une tendance adaptative à accorder une déférence spontanée, des cadeaux, du respect et des faveurs aux « experts » les plus performants, afin de gagner leur proximité et de faciliter l’imitation de leurs aptitudes. Le prestige est donc une hiérarchie collaborative fondée sur l’échange d’informations contre du respect social.
Ces principes ont ensuite été opérationnalisés sur le plan psychométrique par Cheng, Tracy et Henrich (2010), qui ont démontré que ces deux voies d’accès au statut sont orthogonales (indépendantes) et associées à des configurations affectives, physiologiques et comportementales distinctes. Körner, Heydasch et Schütz (2023) ont prolongé cette dynamique en adaptant ces construits au concept de soi en langue allemande, en y intégrant les travaux de Buttermore (2006) sur le statut social auto-perçu, démontrant que la dominance et le prestige fonctionnent comme des schémas de soi structurants guidant l’évaluation quotidienne de sa propre valeur interpersonnelle.
7. Validité
La validation empirique du DPQ a fait l’objet d’un processus psychométrique approfondi mené par Körner et ses collègues (2023), reposant sur un dispositif méthodologique évaluant la validité de construit, la validité nomologique et la validité de critère par rapport à des données objectives.
Validité convergente et nomologique
Le réseau nomologique du DPQ a été exploré en confrontant l’échelle à un ensemble exceptionnellement vaste de 72 variables de personnalité. Ces investigations ont démontré :
- Pour la Dominance : Des corrélations positives statistiquement significatives avec les traits du modèle HEXACO et des Big Five liés à une faible agréabilité, une assertivité hostile, une réactivité colérique et des scores élevés de dominance sociale (SDO, Social Dominance Orientation). De plus, la dominance montre des liens substantiels avec le machiavélisme et le narcissisme d’exploitation.
- Pour le Prestige : Des corrélations hautement positives avec l’estime de soi globale (échelle de Rosenberg), le narcissisme grandiose d’admiration (mais non de rivalité), l’extraversion prosociale, l’ouverture à l’expérience et la conscience professionnelle. Le prestige est négativement associé au névrosisme et à l’anxiété sociale.
Validité de critère et critères objectifs
Les auteurs ont validé le DPQ en le corrélant avec 14 critères objectifs et comportementaux documentés chez les participants. Ces analyses démontrent que les scores élevés de prestige prédisent de manière significative des indicateurs d’accomplissement académique et professionnel, l’occupation de rôles de délégués ou de mentors, ainsi que des nominations positives par les pairs. À l’opposé, les scores de dominance prédisent une fréquence accrue de conflits interpersonnels déclarés, de litiges disciplinaires et une propension à s’attribuer le mérite exclusif lors des tâches d’équipe partagées.
8. Fidélité
Les propriétés de fidélité du DPQ ont été rigoureusement analysées sur le plan de la cohérence interne et de la stabilité temporelle par le biais de suivis longitudinaux multi-vagues.
Cohérence interne
Les estimations de l’homogénéité des items par le coefficient alpha de Cronbach révèlent une excellente cohérence interne pour les deux sous-échelles :
- Sous-échelle Dominance (6 items) : α = 0,81.
- Sous-échelle Prestige (9 items) : α = 0,86.
Ces valeurs témoignent d’une consistance élevée des items sans redondance sémantique excessive, garantissant une mesure précise de chaque pôle.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
La stabilité du DPQ a été mesurée à travers trois temps d’évaluation distincts ($t_1$, $t_2$ à 2 mois, et $t_3$ à 4 mois) :
- Stabilité de la sous-échelle Dominance :
- Intervalle de 2 mois ($t_1$ à $t_2$) : $r_{tt}(202) = 0,75$, $p < 0,001$.
- Intervalle de 4 mois ($t_1$ à $t_3$) : $r_{tt}(112) = 0,72$, $p < 0,001$.
- Intervalle entre la 2e et la 3e mesure ($t_2$ à $t_3$) : $r_{tt}(114) = 0,79$, $p < 0,001$.
- Stabilité de la sous-échelle Prestige :
- Intervalle de 2 mois ($t_1$ à $t_2$) : $r_{tt}(202) = 0,70$, $p < 0,001$.
- Intervalle de 4 mois ($t_1$ à $t_3$) : $r_{tt}(112) = 0,64$, $p < 0,001$.
- Intervalle entre la 2e et la 3e mesure ($t_2$ à $t_3$) : $r_{tt}(202) = 0,80$, $p < 0,001$.
Ces coefficients confirment que les représentations de soi liées à la dominance et au prestige constituent des composantes dispositionnelles stables de la personnalité adulte à moyen terme.
9. Analyse factorielle
L’architecture interne du DPQ a été testée empiriquement au moyen de procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase exploratoire, l’extraction a clairement identifié deux facteurs possédant des valeurs propres (Eigenvalues) supérieures à 1,0. L’application de multiples critères de rétention factorielle a unanimement étayé la pertinence d’un modèle à deux facteurs :
- Le test MAP de Velicer (Minimum Average Partial) ;
- La méthode Hull-CFI ;
- L’analyse parallèle de Horn (Parallel Analysis).
Cette solution bidimensionnelle explique 50,31 % de la variance totale des réponses, chaque item présentant des saturations primaires substantielles sur son facteur cible sans saturations croisées indésirables significatives.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
La structure théorique attendue à deux facteurs orthogonaux/faiblement corrélés a été soumise à une modélisation par équations structurelles. Les indices d’ajustement globaux obtenus sont hautement satisfaisants :
- Chi-deux : $\chi^2(89) = 540,701$, $p < 0,001$.
- CFI (Comparative Fit Index) : $0,940$ (satisfaisant et supérieur au seuil classique de 0,90).
- TLI (Tucker-Lewis Index) : $0,929$.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $0,091$, intervalle de confiance à 90 % $[0,083 ; 0,099]$, $p < 0,001$.
Ces indicateurs valident la séparabilité conceptuelle et empirique nette entre l’affirmation de soi coercitive (dominance) et l’affirmation par la compétence admirée (prestige).
10. Instrument de mesure
Les caractéristiques opérationnelles du Dominance and Prestige Questionnaire se résument comme suit :
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (inventaire de personnalité).
- Nombre total d’items : 15 items.
- Nombre de sous-échelles : 2 sous-échelles indépendantes :
- Prestige (P) : 9 items (items 1, 2, 4, 5, 6, 8, 10, 11, 13).
- Dominance (D) : 6 items (items 3, 7, 9, 12, 14, 15).
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Légèrement en désaccord (Somewhat disagree)
- 4 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Légèrement d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Calcul des scores : Les scores de chaque dimension s’obtiennent en calculant la moyenne ou la somme brute des items correspondants. Aucun item n’est inversé (cotation directe pour tous les énoncés). Un score moyen plus élevé indique une auto-perception plus forte de dominance ou de prestige.
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Langues validées : Allemand (version d’origine de Körner et al., 2023) et formulations de référence en anglais.
11. Permissions, tarifs et année du test
Voici les dispositions légales et administratives encadrant l’utilisation du DPQ :
- Année de publication officielle : 2023.
- Droit d’utilisation pour la recherche et l’enseignement : Le DPQ est mis à disposition sans frais pour la recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale.
- Tarifs (Fee) : Aucun coût d’utilisation ($0,00) pour un usage scientifique standard.
- Usage commercial : Interdit sans l’autorisation expresse des auteurs et de l’éditeur de la revue.
- Permissions : Pour toute utilisation clinique commerciale, traduction formelle ou intégration dans un logiciel payant, il convient de contacter l’auteure correspondante (Prof. Dr. Astrid Schütz) ou l’éditeur Taylor & Francis.
12. Références
Les sources bibliographiques clés ayant présidé à la conception et à la validation du DPQ incluent :
- Buttermore, N. R. (2006). Distinguishing dominance and prestige: Validation and evolution of a social status hierarchy scale (Thèse de doctorat inédite). University of California, Los Angeles.
- Cheng, J. T., Tracy, J. L., & Henrich, J. (2010). Pride, personality, and the evolutionary foundations of human social status. Evolution and Human Behavior, 31(5), 334–347. https://doi.org/10.1016/j.evolhumbehav.2010.02.004
- Henrich, J., & Gil-White, F. J. (2001). The evolution of prestige: Freely conferred deference as a mechanism for enhancing the benefits of cultural transmission. Evolution and Human Behavior, 22(3), 165–196. https://doi.org/10.1016/S1090-5138(00)00071-4
- Körner, R., Heydasch, T., & Schütz, A. (2023). Dominance and prestige as self-concept facets. Journal of Personality Assessment, 105(5), 590–609. https://doi.org/10.1080/00223891.2022.2137028
13. Questions et items du questionnaire
Consignes de passation présentées aux répondants : Indiquez à quel point vous êtes d’accord ou en désaccord avec chacune des propositions suivantes en utilisant l’échelle de 1 (Fortement en désaccord) à 7 (Fortement d’accord).
-
Members of my peer group respect and admire me. [P]
(Allemand : Personen meiner Bezugsgruppe respektieren und bewundern mich.) -
I am held in high esteem by those I know. [P]
(Allemand : Von denjenigen, die ich kenne werde ich sehr geschätzt.) -
Others know it is better to let me have my way. [D]
(Allemand : Andere wissen, dass es besser ist, wenn ich meinen Willen durchsetzen kann.) -
My unique talents and abilities are recognized by others. [P]
(Allemand : Meine einzigartigen Talente und Fähigkeiten werden von anderen anerkannt.) -
I am considered an expert on some matters by others. [P]
(Allemand : Ich werde von anderen als Experte/in in einigen Angelegenheiten angesehen.) -
Others seek my advice on a variety of matters. [P]
(Allemand : Andere suchen meinen Rat in einer Vielzahl von Angelegenheiten.) -
Some people are afraid of me. [D]
(Allemand : Einige Leute haben Angst vor mir.) -
Others admire me for what I have achieved so far. [P]
(Allemand : Andere bewundern mich für das, was ich bis jetzt erreicht habe.) -
Others avoid conflicts with me because they know that I will prevail anyway. [D]
(Allemand : Andere vermeiden Auseinandersetzungen mit mir, da sie wissen, dass ich mich sowieso durchsetze.) -
Due to my previous achievements, I am a respected person. [P]
(Allemand : Aufgrund meiner bisherigen Leistungen bin ich eine angesehene Person.) -
Others are convinced of my achievements. [P]
(Allemand : Andere sind von meinen Leistungen überzeugt.) -
In team tasks, I assert my will without taking into account the opinions of my colleagues. [D]
(Allemand : In Teamaufgaben setze ich meinen Willen durch, ohne Rücksicht auf die Meinungen meiner Kollegen zu nehmen.) -
In group discussions, my contributions are considered valuable. [P]
(Allemand : In Gruppendiskussionen werden meine Beiträge als wertvoll angesehen.) -
Others do what I ask of them for fear of consequences. [D]
(Allemand : Andere machen was ich von Ihnen verlange aus Angst vor Konsequenzen.) -
I intimidate other people. [D]
(Allemand : Ich schüchtere andere Menschen ein.)
Note d’évaluation : Réponse sur échelle de 1 à 7. [P] = Sous-échelle Prestige (9 items) ; [D] = Sous-échelle Dominance (6 items).