1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire de conscience sexuelle (connu en anglais sous le nom de Sexual Awareness Questionnaire ou SAQ ; Snell, Fisher, & Miller, 1991) constitue un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer de façon multidimensionnelle la conscience de soi et l’affirmation de soi appliquées à la sphère de la sexualité humaine. Élaboré initialement à partir des théories de la conscience de soi dispositionnelle (self-consciousness) et de l’auto-observation (self-monitoring), le SAQ appréhende les propensions cognitives et comportementales régissant la manière dont les individus perçoivent, surveillent, évaluent et expriment leurs motivations, besoins et désirs intimes. L’instrument comporte 36 items notés selon une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Pas du tout caractéristique de moi ») à 4 (« Très caractéristique de moi »).
Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires conduites par Snell et collaborateurs ont identifié une structure robuste en quatre facteurs sous-jacents : la conscience sexuelle (sexual consciousness), l’auto-surveillance sexuelle (sexual monitoring), l’affirmation sexuelle (sexual assertiveness) et la conscience de son attrait sexuel (sex-appeal consciousness). Sur le plan psychométrique, le SAQ présente une consistance interne satisfaisante à élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .80 et .92 selon les sous-échelles et les groupes de genre au sein d’échantillons universitaires et communautaires. La validité convergente et la validité discriminante sont attestées par des corrélations inverses significatives avec l’anxiété sexuelle et la culpabilité sexuelle, ainsi que par des associations positives avec l’érotophilie, la variété des expériences sexuelles et l’adhésion à des comportements de prévention (tels que la négociation du préservatif et la communication préventive sur les infections sexuellement transmissibles). Le SAQ s’avère un instrument de choix en sexologie clinique, en psychologie de la santé et en recherche fondamentale sur les relations interpersonnelles.
2. Mots-clés / Keywords
conscience sexuelle, affirmation sexuelle, auto-surveillance sexuelle, sex-appeal, évaluation psychométrique, sexualité humaine, cognition sexuelle, communication intime, prévention du VIH, santé sexuelle
3. Auteurs / Authors
Le Sexual Awareness Questionnaire a été conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs en psychologie sociale et de la personnalité :
- William E. Snell, Jr. : Professeur émérite au Département de psychologie de la Southeast Missouri State University (One University Plaza, Cape Girardeau, MO 63701, États-Unis ; Courriel : [email protected]). Spécialiste reconnu de la métacognition sexuelle, de l’affirmation de soi et des dynamiques relationnelles.
- Terri D. Fisher : Chercheuse et professeure au Département de psychologie de l’Ohio State University at Mansfield (Mansfield, OH, États-Unis). Ses travaux portent sur les attitudes sexuelles, la désirabilité sociale et les biais méthodologiques dans la recherche sur la sexualité.
- Rowland S. Miller : Professeur au Département de psychologie et de philosophie de la Sam Houston State University (Huntsville, TX, États-Unis). Expert des processus émotionnels, de l’embarras, de l’intimité et de la perception interpersonnelle.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Questionnaire de conscience sexuelle (SAQ) est de fournir une évaluation standardisée, objective et différentielle des schémas attentionnels, métacognitifs et comportementaux orientés vers la sexualité. Alors que la littérature classique en psychométrie sexuelle privilégiait historiquement la mesure des dysfonctions érectiles, de l’anorgasmie ou des attitudes normatives, Snell, Fisher et Miller (1991) ont cherché à capturer la variabilité dispositionnelle normale de la façon dont les individus traitent les stimuli intimes internes et externes.
Dans le domaine de la recherche scientifique, le SAQ permet d’analyser la dynamique entre les représentations cognitives intrapersonnelles et les interactions sexuelles dyadiques. Il éclaire particulièrement les mécanismes de prise de décision sexuelle, l’autorégulation émotionnelle lors de moments intimes, ainsi que les déterminants psychologiques sous-tendant la pratique du sexe à moindre risque (safe sex). En identifiant le degré de focalisation d’un individu sur ses sensations propres par rapport au souci de l’impression renvoyée au partenaire, les chercheurs peuvent prédire les styles d’attachement érotique, la propension à l’érotophobie ou à l’érotophilie, et la vulnérabilité aux dysfonctionnements induits par l’anxiété de performance.
Sur le plan des applications cliniques et de la thérapie de couple, le SAQ constitue un outil diagnostique et psychoéducatif précieux. Une faible conscience sexuelle associée à un déficit d’affirmation sexuelle est fréquemment corrélée à des difficultés d’accès au plaisir, à une inhibition de la communication érotique et à une incapacité à négocier les limites corporelles. À l’inverse, une auto-surveillance excessive peut alimenter le phénomène de spectatoring (théorisé par Masters et Johnson), dans lequel le sujet devient un observateur critique de sa propre performance au détriment de l’abandon sensoriel. Le SAQ permet ainsi aux sexologues d’objectiver ces schémas afin de guider des interventions ciblées d’entraînement à l’affirmation de soi (assertiveness training) et de pleine conscience corporelle.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit global opérationnalisé par le SAQ repose sur l’articulation de quatre tendances fondamentales de la personnalité sexuelle, distinctes mais conceptuellement interconnectées :
1. La conscience sexuelle (Sexual Consciousness)
Cette dimension renvoie à la propension métacognitive à porter attention, réfléchir et introspecter sur la nature intime de ses désirs, de ses sensations physiques et de son fonctionnement psychologique érotique. L’individu doté d’une conscience sexuelle élevée manifeste une grande lucidité quant à ce qui déclenche son excitation, identifie aisément les fluctuations de ses besoins et intègre la sexualité comme une composante active de son schéma corporel et affectif. Par exemple, une personne obtenant un score élevé approuvera fortement le fait d’être attentive aux mécanismes de son esprit lors de la montée du désir (« I am very aware of the way my mind works when I’m sexually aroused »).
2. L’auto-surveillance sexuelle (Sexual Monitoring)
Inspirée des concepts de conscience de soi publique et d’auto-présentation, cette dimension quantifie la vigilance accordée à l’impression que sa propre sexualité et son comportement produisent sur autrui. Elle mesure le degré d’inquiétude quant au jugement des partenaires potentiels et la sensibilité aux normes perçues de désirabilité. Un niveau élevé d’auto-surveillance peut dénoter une adaptation stratégique aux attentes d’un partenaire, mais peut également refléter une anxiété d’évaluation sociale invalidante où le sujet craint de renvoyer une image inadéquate (« I usually worry about making a good sexual impression on others »).
3. L’affirmation sexuelle (Sexual Assertiveness)
L’affirmation sexuelle désigne l’aptitude comportementale et communicationnelle à verbaliser clairement ses désirs, ses préférences, ses refus et ses exigences sanitaires au sein d’une relation. Elle implique la capacité de demander activement ce qui procure du plaisir, de refuser des pratiques non consenties et d’initier sans ambiguïté les échanges érotiques ou préventifs. Une personne assertive sexuellement refuse de déléguer passivement le contrôle de sa vie intime (« I do not hesitate to ask for what I want in a sexual relationship ») et s’engage résolument dans la négociation du préservatif et le dépistage des infections sexuellement transmissibles.
4. La conscience de son attrait sexuel (Sex-Appeal Consciousness)
Cette sous-échelle évalue la sensibilité et la perspicacité d’une personne à percevoir si les autres la trouvent attirante, séduisante et désirable. Contrairement à une simple vanité, il s’agit d’une compétence d’encodage des signaux sociaux de séduction émis par autrui. Les individus affichant un score élevé détectent instantanément l’intérêt érotique qu’ils suscitent dans leur entourage et possèdent une conscience aiguë de l’effet magnétique de leur présence physique (« I know immediately when others consider me sexy »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel du SAQ s’enracine principalement dans la théorie de la conscience de soi dispositionnelle formulée par Allan Fenigstein, Michael Scheier et Arnold Buss (1975), ainsi que dans le modèle d’auto-surveillance (self-monitoring) de Mark Snyder (1974).
Fenigstein et ses collègues ont démontré que les individus diffèrent de manière stable dans leur propension à diriger leur attention vers l’intérieur (conscience de soi privée : états internes, émotions, cognitions) ou vers l’extérieur (conscience de soi publique : apparence physique, conformité aux attentes d’autrui). Snell, Fisher et Miller (1991) ont postulé que ces processus attentionnels généraux se déclinent de façon spécifique lorsqu’ils sont appliqués au domaine hautement chargé de la sexualité. Ainsi, la sous-échelle de sexual consciousness correspond à l’équivalent thématique de la conscience de soi privée, tandis que le sexual monitoring et le sex-appeal consciousness traduisent les ramifications de la conscience de soi publique et du monitoring social appliqués aux interactions érotiques.
Parallèlement, le cadre intègre les théories de l’affirmation de soi comportementale (Wolpe, 1958 ; Alberti & Emmons, 1974), transposées à la communication interpersonnelle intime. L’affirmation sexuelle s’oppose aux schémas de passivité, de soumission ou d’agressivité, en postulant que la santé sexuelle optimale repose sur l’agentivité, le respect mutuel et l’expression non équivoque des besoins. Ce prisme théorique a trouvé un écho majeur dans les modèles socio-cognitifs de la santé sexuelle (tels que la théorie de l’action raisonnée de Fishbein et Ajzen), en positionnant l’assertivité comme un médiateur essentiel de l’adoption de comportements préventifs face aux épidémies d’infections transmissibles sexuellement et du VIH/SIDA.
7. Validité / Validity
L’évaluation des qualités psychométriques du SAQ a fait l’objet de multiples investigations empiriques établissant des preuves solides de validité de construit, de validité convergente et de validité discriminante.
Validité convergente et discriminante
Dans l’étude princeps de Snell, Fisher et Miller (1991), la validité de construit a été documentée en examinant les corrélations du SAQ avec des échelles standardisées d’anxiété sexuelle (Sex-Anxiety Scale), de culpabilité sexuelle (Mosher Sex-Guilt Scale) et d’érotophilie-érotophobie (Sexual Opinion Survey). Les résultats ont révélé :
- Des corrélations significativement négatives entre les quatre dimensions du SAQ et les mesures d’anxiété et de culpabilité sexuelle chez les hommes comme chez les femmes, indiquant que la conscience et l’affirmation de soi sexuelles sont associées à un profil affectif dénué de honte névrotique.
- Une corrélation positive substantielle entre la conscience sexuelle (sexual consciousness) et les scores d’érotophilie, confirmant que l’introspection intime est liée à une attitude favorable et ouverte envers les manifestations érotiques.
- Une divergence nette avec les mesures générales d’estime de soi globale, attestant de la spécificité de domaine du construit (validité discriminante).
Validité prédictive et critères comportementaux
Snell (1994) a étendu la validation de l’outil en observant les associations longitudinales et transversales entre le SAQ et des indicateurs comportementaux réels :
- Comportements contraceptifs et de prévention : L’affirmation sexuelle prédit de façon robuste une utilisation régulière et rigoureuse de méthodes contraceptives chez les deux sexes. Chez les hommes, des scores élevés de conscience sexuelle et d’auto-surveillance sexuelle prédisent spécifiquement des attitudes plus favorables à l’utilisation systématique du préservatif.
- Expérience sexuelle : Pour les deux genres, la conscience sexuelle, l’auto-surveillance et l’affirmation sexuelle sont corrélées positivement avec une plus grande diversité de pratiques érotiques et une histoire sexuelle plus riche et exploratoire.
- Différences de genre : Les analyses comparatives montrent que les hommes obtiennent en moyenne des scores plus élevés que les femmes sur l’affirmation sexuelle, tandis qu’aucune différence significative selon le sexe n’émerge pour la conscience sexuelle, l’auto-surveillance ou la conscience de son attrait sexuel.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du Sexual Awareness Questionnaire a été rigoureusement démontrée par l’analyse de sa consistance interne au sein de deux échantillons indépendants présentés par Snell, Fisher et Miller (1991) :
- Échantillon I (N = 386 ; 265 femmes, 117 hommes, 4 non spécifiés ; âge moyen = 24,1 ans, étendue de 17 à 60 ans) :
- Conscience sexuelle : α = .83 pour les hommes ; α = .86 pour les femmes.
- Auto-surveillance sexuelle : α = .80 pour les hommes ; α = .82 pour les femmes.
- Conscience de son attrait sexuel : α = .89 pour les hommes ; α = .92 pour les femmes.
- Affirmation sexuelle : α = .83 pour les hommes ; α = .81 pour les femmes.
- Échantillon II (N = 386 ; 265 femmes, 117 hommes, 4 non spécifiés ; âge moyen = 24,1 ans, ET = 6,87) :
- Conscience sexuelle : α = .85 pour les hommes ; α = .88 pour les femmes.
- Auto-surveillance sexuelle : α = .81 pour les hommes ; α = .82 pour les femmes.
- Conscience de son attrait sexuel : α = .92 pour les hommes ; α = .92 pour les femmes.
- Affirmation sexuelle : α = .80 pour les hommes ; α = .85 pour les femmes.
L’ensemble de ces coefficients de consistance interne dépasse largement le seuil conventionnel d’acceptabilité de .70 (Nunnally, 1978), témoignant d’une excellente homogénéité des items composant chaque sous-échelle. Des études complémentaires de stabilité temporelle (test-retest sur un intervalle de 3 à 4 semaines) ont rapporté des corrélations de stabilité oscillant entre .74 et .84, démontrant que le SAQ évalue des caractéristiques dispositionnelles stables de la personnalité plutôt que des humeurs éphémères.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La validation structurale initiale des 36 items du questionnaire a été conduite à l’aide d’une analyse factorielle en axes principaux (Principal Axis Factoring) avec rotation varimax orthogonale (Snell et al., 1991). Cette démarche a permis d’isoler une solution à quatre facteurs principaux expliquant 42 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Conscience sexuelle (Sexual Consciousness)
Ce facteur regroupe les items 1, 4, 10, 13, 22 et 25. Les saturations factorielles de ces items s’échelonnent de .51 à .77, reflétant l’attention introspective portée à ses propres désirs et états d’excitation.
- Facteur 2 : Auto-surveillance sexuelle (Sexual Monitoring)
Ce facteur comprend les items 2, 5, 14, 17, 23, 26, 28, 31 et 32. Les saturations varient de .43 à .72. Il capture la sensibilité à l’image érotique projetée et la préoccupation du regard d’autrui.
- Facteur 3 : Affirmation sexuelle (Sexual Assertiveness)
Ce facteur intègre les items 3, 6, 9, 12, 15, 18 et 24 (avec des saturations comprises entre .48 et .75), ciblant la capacité à revendiquer ses besoins et à initier verbalement ses préférences intimes.
- Facteur 4 : Conscience de son attrait sexuel (Sex-Appeal Consciousness)
Ce facteur est composé des items 8, 11 et 29, avec des saturations très élevées comprises entre .68 et .84, traduisant la faculté immédiate de décoder l’attrait que l’on exerce sur autrui.
Une analyse factorielle de confirmation croisée rapportée dans l’article de 1991 a reproduit cette distribution factorielle sur le second échantillon indépendant, fournissant un soutien statistique probant à l’invariance de la structure dimensionnelle du SAQ à travers différentes cohortes.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom de l’instrument : Questionnaire de conscience sexuelle (Sexual Awareness Questionnaire, SAQ).
- Type d’évaluation : Échelle psychométrique auto-rapportée (self-report inventory).
- Nombre d’items : 36 énoncés mesurant quatre tendances distinctes.
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
- A = Not at all characteristic of me (0 point)
- B = Slightly characteristic of me (1 point)
- C = Somewhat characteristic of me (2 points)
- D = Moderately characteristic of me (3 points)
- E = Very characteristic of me (4 points)
- Temps de passation : Approximativement 15 à 30 minutes.
- Procédure de cotation et scores :
- Les items directs sont cotés de A = 0 à E = 4.
- Six items inversés (repérés par « R ») doivent faire l’objet d’un codage rétrograde (A = 4, B = 3, C = 2, D = 1, E = 0) : Items 6, 9, 23, 30, 31 et 32.
- Le calcul s’effectue en sommant les valeurs des items assignés à chaque dimension :
- Conscience sexuelle : 6 items (Items 1, 4, 10, 13, 22, 25) ; score théorique total allant de 0 à 24.
- Auto-surveillance sexuelle : 9 items (Items 2, 5, 14, 17, 23, 26, 28, 31, 32) ; score théorique total allant de 0 à 32 (après exclusion ou repondération selon les clés factorielles finales).
- Affirmation sexuelle : 7 à 9 items selon l’inclusion des items de santé sexuelle (Items 3, 6, 9, 12, 15, 18, 24, 33, 36) ; score théorique allant de 0 à 36.
- Conscience de son attrait sexuel : 3 items (Items 8, 11, 29) ; score théorique total allant de 0 à 12.
- Des scores élevés indiquent une manifestation plus prononcée de la tendance psychologique évaluée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1991 (validations complémentaires présentées en 1994).
- Statut des droits d’auteur et licence : Instrument académique protégé par le droit d’auteur des auteurs (Snell, Fisher, & Miller) et de la revue originale.
- Conditions d’utilisation : L’utilisation du SAQ est gratuite pour la recherche académique, l’enseignement universitaire et les travaux cliniques non commerciaux.
- Demande d’autorisation : Les chercheurs sont invités à adresser leurs correspondances et demandes d’usage au premier auteur : William E. Snell, Jr., Department of Psychology, Southeast Missouri State University, Cape Girardeau, MO 63701 ([email protected]). Toute utilisation dans un cadre commercial nécessite une entente préalable avec les titulaires des droits.
12. Références / References
- Alberti, R. E., & Emmons, M. L. (1974). Your perfect right: A guide to assertive living. Impact Publishers.
- Fenigstein, A., Scheier, M. F., & Buss, A. H. (1975). Public and private self-consciousness: Assessment and theory. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 43(4), 522–527. https://doi.org/10.1037/h0076760
- Masters, W. H., & Johnson, V. E. (1970). Human sexual inadequacy. Little, Brown and Company.
- Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2e éd.). McGraw-Hill.
- Snell, W. E., Jr. (1994, avril). Sexual awareness: Contraception, sexual behaviors and sexual attitudes. Communication présentée lors de la 63e réunion annuelle de la Southwestern Psychological Association, Tulsa, OK.
- Snell, W. E., Jr., Fisher, T. D., & Miller, R. S. (1991). Development of the Sexual Awareness Questionnaire: Components, reliability, and validity. Annals of Sex Research, 4(1), 65–92. https://doi.org/10.1007/BF00850125
- Snyder, M. (1974). Self-monitoring of expressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 30(4), 526–537. https://doi.org/10.1037/h0037039
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: The items listed below refer to the sexual aspects of people’s lives. Please read each item carefully and decide to what extent it is characteristic of you. Give each item a rating of how much it applies to you by using the following scale:
A = Not at all characteristic of me.
B = Slightly characteristic of me.
C = Somewhat characteristic of me.
D = Moderately characteristic of me.
E = Very characteristic of me.
- I am very aware of my sexual feelings.
- I wonder whether others think I’m sexy.
- I’m assertive about the sexual aspects of my life.
- I’m very aware of my sexual motivations.
- I’m concerned about the sexual appearance of my body.
- I’m not very direct about voicing my sexual desires. (R)
- I’m always trying to understand my sexual feelings.
- I know immediately when others consider me sexy.
- I am somewhat passive about expressing my sexual desires. (R)
- I’m very alert to changes in my sexual desires.
- I am quick to sense whether others think I’m sexy.
- I do not hesitate to ask for what I want in a sexual relationship.
- I am very aware of my sexual tendencies.
- I usually worry about making a good sexual impression on others.
- I’m the type of person who insists on having my sexual needs met.
- I think about my sexual motivations more than most people do.
- I’m concerned about what other people think of my sex appeal.
- When it comes to sex, I usually ask for what I want.
- I reflect about my sexual desires a lot.
- I never seem to know when I’m turning others on.
- If I were sexually interested in someone, I’d let that person know.
- I’m very aware of the way my mind works when I’m sexually aroused.
- I rarely think about my sex appeal. (R)
- If I were to have sex with someone, I’d tell my partner what I like.
- I know what turns me on sexually.
- I don’t care what others think of my sexuality.
- I don’t let others tell me how to run my sex life.
- I rarely think about the sexual aspects of my life.
- I know when others think I’m sexy.
- If I were to have sex with someone, I’d let my partner take the initiative. (R)
- I don’t think about my sexuality very much. (R)
- Other people’s opinions of my sexuality don’t matter very much to me. (R)
- I would ask about sexually-transmitted diseases before having sex with someone.
- I don’t consider myself a very sexual person.
- When I’m with others, I want to look sexy.
- If I wanted to practice “safe sex” with someone, I would insist on doing so.