1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire de compassion envers soi (Compassion Questionnaire towards Self, CQS ; Khoury, Vergara & Spinelli, 2023) est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour opérationnaliser la compassion envers soi-même à travers une conceptualisation multidimensionnelle et axée sur des compétences cultivables. Développé en miroir avec le questionnaire de compassion envers autrui (Compassion Questionnaire towards Others, CQO), le CQS délimite la compassion en tant qu’ensemble d’habiletés affectives, cognitives, comportementales et interpersonnelles distinctes des composantes strictes de la pleine conscience (mindfulness).
Le processus de développement initial a mobilisé un groupe d’experts et d’étudiants de cycles supérieurs afin d’élaborer un réservoir de 36 énoncés ciblant des polarités positives et négatives selon quatre facettes pré-théoriques. Après évaluation de la validité de contenu et administration auprès de multiples échantillons d’adultes canadiens, les procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) ont abouti à une structure affinée et robuste de 20 items répartis sur trois dimensions fondamentales : Penser et ressentir avec compassion (Thinking and Feeling Compassionately), Connexion avec autrui (Connection with Others) et Agir avec compassion (Acting Compassionately). Les réponses sont recueillies sur une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 1 (« presque jamais ») à 5 (« presque toujours »).
Les propriétés psychométriques démontrent une excellente consistance interne globale et sous-échelonnée (coefficients alpha de Cronbach et oméga total compris entre 0,77 et 0,94). La structure tridimensionnelle a affiché un ajustement remarquable lors de la validation croisée par partition d’échantillon (TLI = 0,95 ; CFI = 0,95 ; RMSEA = 0,06 ; SRMR = 0,04). La validité convergente et la validité discriminante sont confirmées par des associations négatives cohérentes avec la symptomatologie dépressive, l’anxiété et le stress perçu, ainsi qu’avec les difficultés de régulation des émotions et les affects négatifs.
2. Mots-clés / Keywords
Compassion envers soi, psychométrie, évaluation psychologique, bienveillance envers soi, régulation émotionnelle, détresse psychologique, analyse factorielle confirmatoire, compétences prosociales, santé mentale, validation d’échelle, soutien de soi.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu, développé et validé par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie clinique, en psychométrie et en interventions basées sur la pleine conscience :
- Bassam Khoury : Professeur agrégé, Département de psychopédagogie et de counseling (Department of Educational and Counselling Psychology), Université McGill, Montréal, Québec, Canada. Courriel : [email protected]. Adresse professionnelle : 3700 rue McTavish, Montréal, Québec, Canada, H3A 1Y2.
- Rodrigo C. Vergara : Chercheur et professeur, Faculté de psychologie et des sciences humaines (Facultad de Psicología y Humanidades), Universidad San Sebastián, Santiago, Chili.
- Christina Spinelli : Chercheuse, Département de psychopédagogie et de counseling, Université McGill, Montréal, Québec, Canada.
4. Objectif / Purpose
Le Compassion Questionnaire towards Self (CQS) a été spécifiquement développé pour combler d’importantes lacunes conceptuelles et méthodologiques observées au sein des échelles de mesure de l’auto-compassion préexistantes. Historiquement, l’évaluation de ce construit a été dominée par la Self-Compassion Scale (SCS ; Neff, 2003). Bien que cette dernière ait catalysé la recherche internationale, de nombreux débats théoriques et psychométriques ont souligné la présence d’un chevauchement artificiel entre certaines sous-échelles négatives (p. ex., jugement de soi, isolement, sur-identification) et des construits généraux de détresse psychologique ou de vulnérabilité psychopathologique. De plus, plusieurs outils antérieurs intègrent des items fortement imprégnés par la pleine conscience, rendant difficile la distinction empirique entre la présence attentionnelle neutre et la réponse spécifiquement compassionnelle dirigée vers soi-même.
L’objectif fondamental du CQS est d’opérationnaliser l’auto-compassion en tant qu’ensemble de compétences et d’habiletés explicites relevant des registres affectif, cognitif, comportemental et relationnel. Plutôt que d’envisager la compassion comme un simple trait dispositionnel passif ou une absence d’autocritique, les auteurs l’articulent comme un répertoire de comportements d’adaptation et de régulation active que l’individu peut délibérément apprendre, mobiliser et renforcer au moyen d’interventions thérapeutiques ciblées (telles que la thérapie fondée sur la compassion [CFT] ou l’entraînement à l’auto-compassion en pleine conscience [MSC]).
En contexte clinique, le CQS offre aux praticiens un outil de profilage précis permettant d’identifier quelles dimensions fonctionnelles font défaut chez un patient confronté à l’adversité, à la douleur ou à l’échec personnel. Un patient peut, par exemple, être capable de modifier son dialogue intérieur (dimension cognitive/affective) tout en restant incapable de s’accorder du temps pour poser des gestes concrets d’auto-apaisement (dimension comportementale) ou tout en s’isolant radicalement du corps social (dimension interpersonnelle). En recherche expérimentale et translationnelle, le CQS sert de mesure de changement sensible capable de documenter l’efficacité des protocoles thérapeutiques axés sur le développement de la bienveillance envers soi.
5. Construit psychologique / Construct
La compassion est définie dans le modèle de Khoury et ses collaborateurs (2023) comme la sensibilité à la souffrance de soi (ou d’autrui) associée à une volonté intrinsèque et active d’alléger cette souffrance. Dans le cadre du CQS, le construit a émergé sous une architecture factorielle en trois dimensions interdépendantes mais distinctes, englobant 20 items évaluant les manifestations de cette bienveillance active :
1. Penser et ressentir avec compassion (Thinking and Feeling Compassionately)
Cette sous-échelle constitue le noyau cognitivo-émotionnel de l’auto-compassion. Elle mesure la propension de l’individu à aborder ses propres défaillances, lacunes, erreurs ou états de souffrance avec une attitude d’empathie, de sollicitude, de chaleur et de compréhension plutôt qu’avec une agressivité punitive ou un mépris dépréciateur. Sur le plan cognitif, cela implique l’adoption d’un dialogue interne modérateur et bienveillant capable de contrer le biais négatif et la rumination autocritique. Sur le plan affectif, cette dimension saisit la génération d’émotions d’apaisement, de tendresse envers sa propre condition d’être vulnérable, et le sentiment de réconfort ressenti face à l’échec.
2. Connexion avec autrui (Connection with Others)
Cette composante interpersonnelle et sociale évalue le sentiment d’appartenance à une humanité partagée lors des épisodes de souffrance. Face à l’adversité ou à la honte, la tendance humaine spontanée est fréquemment le repli sur soi, l’isolement social et la croyance irrationnelle que l’on est le seul à échouer ou à souffrir d’une telle imperfection. La dimension de connexion mesure la capacité de l’individu à percevoir ses difficultés personnelles comme faisant partie intégrante de la condition humaine universelle. Cette perspective permet de maintenir le lien avec le réseau social, de solliciter du soutien sans sentiment d’indignité et de refuser l’auto-aliénation.
3. Agir avec compassion (Acting Compassionately)
Cette facette comportementale opérationnalise le passage à l’acte motivé pour prévenir ou soulager la détresse. Avoir des pensées chaleureuses ne suffit pas si l’individu persiste dans des schémas de surmenage destructeur, d’auto-négligence ou de punition corporelle. Cette sous-échelle appréhende les actions directes, délibérées et concrètes mises en place par la personne pour prendre soin d’elle-même : s’accorder un repos nécessaire, modifier un environnement toxique, mettre en place des limites saines face aux exigences excessives, ou accomplir des gestes de réconfort physique et somatique.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique du CQS s’enracine dans la convergence entre les traditions psychologiques d’inspiration bouddhiste, les neurosciences affectives et les théories évolutionnistes de la motivation humaine, incarnées notamment par le modèle de la thérapie fondée sur la compassion (CFT) de Paul Gilbert (2009, 2014) et les travaux fondateurs de Kristin Neff (2003).
D’un point de vue évolutionniste, Gilbert conceptualise la compassion humaine comme une dérivation fonctionnelle du système d’attachement et d’apaisement des mammifères. Selon ce modèle tripartite de régulation émotionnelle, l’être humain oscille entre :
- Le système de menace et d’auto-défense (centré sur l’amygdale, orchestrant l’attaque, la fuite, la soumission ou l’autocritique protectrice) ;
- Le système de recherche de ressources et d’objectifs (centré sur la dopamine, gouvernant la motivation, la performance et l’ambition) ;
- Le système d’apaisement et d’affiliation (associé à l’ocytocine et aux endorphines, favorisant le sentiment de sécurité, la connexion sociale, la douceur et la régulation vagale).
Le CQS opérationnalise l’activation intentionnelle du système d’apaisement affiliatif face à l’hyperactivation du système de menace. Lorsque la personne commet une erreur, l’esprit humain déclenche fréquemment une attaque interne (l’auto-flagellation cognitive). Répondre avec auto-compassion requiert le déploiement coordonné de compétences attentionnelles, de réévaluation cognitive et d’action comportementale prompte à réinstaurer l’homéostasie physiologique et psychique.
Parallèlement, Khoury, Vergara et Spinelli ont structuré le CQS pour distinguer strictement la compassion de la pleine conscience. Alors que la pleine conscience consiste en une posture d’attention vigilante et de non-jugement face à l’expérience phénoménologique du moment présent, la compassion y adjoint une valence motivationnelle explicite : une intention affective et comportementale de soulager la douleur. Ainsi, le CQS ne mesure pas la simple réceptivité sensorielle ou l’observation détachée, mais bien l’engagement actif et chaleureux de l’individu envers son propre bien-être.
7. Validité / Validity
Les études empiriques conduites par Khoury, Vergara et Spinelli (2023) auprès d’échantillons diversifiés d’adultes et d’étudiants universitaires canadiens ont apporté des preuves rigoureuses de la validité de construit, de la validité convergente et de la validité discriminante du CQS.
Validité de contenu et validité de construit
La validité de contenu a initialement reposé sur la consultation d’experts du domaine et de diplômés en psychologie pour évaluer la pertinence sémantique, la clarté et l’unidimensionnalité de chaque item généré. La structure interne finale à 20 items a confirmé une validité de construit robuste, révélant que les trois facteurs expliquent une part substantielle de la variance sans saturation croisée problématique.
Validité convergente
La validité convergente du CQS a été documentée au moyen d’analyses corrélationnelles avec des instruments étalonnés mesurant la santé psychologique, la régulation des émotions et la détresse :
- Détresse psychologique et symptomatologie : Des corrélations négatives significatives ont été démontrées avec les sous-échelles de la Depression Anxiety Stress Scales (DASS ; Lovibond & Lovibond, 1995) et avec la Perceived Stress Scale (PSS ; Cohen et al., 1983). Plus les participants obtiennent des scores élevés au CQS, plus leurs niveaux d’anxiété, de dépression et de stress perçu sont faibles.
- Régulation émotionnelle : Le CQS corrèle négativement de manière substantielle avec les scores de la Difficulties in Emotion Regulation Scale (DERS ; Gratz & Roemer, 2004), confirmant que l’auto-compassion telle qu’évaluée par le CQS est intimement liée à une meilleure conscience émotionnelle, à la clarté des affects et à la capacité de mettre en œuvre des stratégies d’adaptation efficaces face au stress.
- Affectivité globale : Le CQS présente une corrélation positive avec les affects positifs et une corrélation inverse marquée avec les affects négatifs de la Positive and Negative Affect Schedule (PANAS ; Watson et al., 1988).
Validité différentielle selon les sous-échelles
Les analyses empiriques ont révélé des profils corrélationnels hautement informatifs entre les trois sous-échelles et la symptomatologie clinique :
- La sous-échelle Penser et ressentir avec compassion a montré les corrélations négatives les plus puissantes avec la détresse psychologique (dépression, anxiété, stress), suggérant que le dialogue interne chaleureux est le régulateur le plus direct de l’humeur dysphorique.
- La sous-échelle Connexion avec autrui a affiché des corrélations modérées à faibles avec les échelles de symptômes (typiquement r ≤ -0,20), traduisant son rôle de facteur protecteur psychosocial et existentiel plutôt que de réducteur symptomatique immédiat.
- La sous-échelle Agir avec compassion a manifesté des associations directes plus ténues avec les symptômes aigus, mais des corrélations notables avec les indices de bien-être fonctionnel et comportemental.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique du CQS a été éprouvée au moyen d’analyses approfondies de la cohérence interne et de protocoles de validation croisée par partition d’échantillon (split-half cross-validation) appuyés par des rééchantillonnages par bootstrap.
Cohérence interne
Sur l’ensemble des échantillons évalués, les indices de consistance interne des scores du CQS s’échelonnent dans une fourchette allant de 0,77 à 0,94, indiquant une homogénéité des items hautement satisfaisante sans redondance excessive :
- L’échelle globale démontre un coefficient alpha de Cronbach (α) supérieur à 0,90 dans la majorité des cohortes évaluées.
- La sous-échelle Penser et ressentir avec compassion présente les indices de fidélité les plus élevés, fréquemment compris entre 0,88 et 0,93.
- La sous-échelle Connexion avec autrui démontre une cohérence interne robuste, oscillant entre 0,82 et 0,87.
- La sous-échelle Agir avec compassion présente les coefficients les plus modestes de l’instrument, tout en demeurant largement au-dessus des standards psychométriques acceptables : α = 0,78 pour la première moitié de l’échantillon de validation et α = 0,79 pour la seconde moitié.
- Le coefficient Oméga de McDonald total (ωt), considéré dans la littérature psychométrique contemporaine comme plus précis et moins sensible aux violations des postulats de tau-équivalence que l’alpha de Cronbach, corrobore ces chiffres : ωt = 0,78 pour la première moitié et ωt = 0,79 pour la seconde moitié sur la dimension comportementale.
Les analyses par rééchantillonnage de type bootstrap ont confirmé la stabilité de ces paramètres de fidélité, démontrant que les estimations de variance d’erreur ne fluctuent pas de façon aberrante d’une sous-population à une autre.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle du CQS a été établie au moyen d’un protocole méthodologique séquentiel scindant l’échantillon de dérivation en deux moitiés indépendantes afin de garantir une imperméabilité totale entre la découverte exploratoire et la confirmation hypothético-déductive.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
La première moitié de l’échantillon d’adultes canadiens a été soumise à une analyse factorielle exploratoire sur le réservoir initial d’items. L’adéquation de l’échantillonnage a été préalablement confirmée par un indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) remarquable de 0,93, attestant d’une structure corrélationnelle hautement factorisable, ainsi que par un test de sphéricité de Bartlett statistiquement significatif (p < 0,001).
L’extraction factorielle couplée à une rotation oblique (oblimin) a conduit à l’élimination des items présentant des saturations primaires insuffisantes (< 0,40), des saturations croisées substantielles ou une ambiguïté sémantique. Cette réduction a condensé l’instrument de 36 à 20 items distribués sur 3 facteurs clairement interprétables. Les indices d’ajustement de la solution factorielle exploratoire se sont avérés pleinement satisfaisants :
- TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,92
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,07 (IC à 90 % [0,06 – 0,08])
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,03
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
La seconde moitié indépendante de l’échantillon a été employée pour tester la pérennité de cette solution tridimensionnelle à l’aide d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) par estimation du maximum de vraisemblance robuste. Les résultats ont pleinement validé la configuration structurelle à trois dimensions corrélées, avec des saturations factorielles standardisées (λ) toutes significatives et substantielles. Les indices d’ajustement confirment l’excellente concordance du modèle avec les données empiriques :
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,95
- TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,95
- RMSEA : 0,06
- SRMR : 0,04
Cette congruence diagnostique entre les résultats de l’AFE et ceux de l’AFC démontre que le passage d’un modèle théorique à 4 facettes vers une modélisation empirique à 3 facteurs a permis de regrouper de façon cohérente les manifestations cognitives et affectives au sein d’un facteur unifié (Penser et ressentir avec compassion), tout en individualisant la dimension relationnelle (Connexion avec autrui) et la dynamique pragmatique (Agir avec compassion).
10. Instrument de mesure / Instrument
Le Questionnaire de compassion envers soi (CQS) présente les caractéristiques d’administration suivantes :
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (auto-rapporté / self-report measure).
- Nombre d’items : 20 items standardisés dans la version définitive.
- Format des réponses : Échelle ordinale de type Likert en 5 points graduée selon les ancrages suivants :
- 1 = Presque jamais (Almost never)
- 2 = Rarement (Rarely)
- 3 = Parfois (Sometimes)
- 4 = Souvent (Often)
- 5 = Presque toujours (Almost always)
- Population cible : Adultes de la population générale et clinique (dès 18 ans), incluant les jeunes adultes (18-29 ans), les adultes d’âge moyen (30-64 ans) et les personnes âgées (65 ans et plus).
- Durée de passation : Environ 5 à 8 minutes.
- Cotation et calcul des scores :
- L’instrument produit trois scores sous-échelonnés distincts calculés par la somme ou la moyenne des items assignés à chaque facteur : Penser et ressentir avec compassion, Connexion avec autrui, et Agir avec compassion.
- Un score global de compassion envers soi peut être dérivé pour refléter la disposition générale de l’individu à s’apporter du soutien face aux épreuves.
- Des scores élevés traduisent une plus grande maîtrise et fréquence de mobilisation des compétences d’auto-compassion.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de parution officielle : 2023.
- Conditions d’utilisation et permissions : L’utilisation du CQS à des fins de recherche académique, d’enseignement ou d’évaluation clinique non commerciale est autorisée par les concepteurs. Il est formellement requis de solliciter l’autorisation préalable de l’auteur correspondant (Dr Bassam Khoury, Université McGill) pour l’obtention du livret officiel des items, des consignes d’administration et pour tout projet de traduction ou d’adaptation transculturelle.
- Tarifs / Droits d’usage (Fee) : Aucun frais d’utilisation (accès libre et gratuit pour la recherche scientifique et la pratique clinique non lucrative sous condition de citation adéquate des auteurs originaux).
- Propriété intellectuelle : L’article original et la formulation des énoncés sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur académique Springer Nature (Cognitive Therapy and Research).
12. Références / References
- Cohen, S., Kamarck, T., & Mermelstein, R. (1983). A global measure of perceived stress. Journal of Health and Social Behavior, 24(4), 385–396. https://doi.org/10.2307/2136404
- Gilbert, P. (2009). Introducing compassion-focused therapy. Advances in Psychiatric Treatment, 15(3), 199–208. https://doi.org/10.1192/apt.bp.107.005264
- Gilbert, P. (2014). The origins and nature of compassion focused therapy. British Journal of Clinical Psychology, 53(1), 6–41. https://doi.org/10.1111/bjc.12043
- Gratz, K. L., & Roemer, L. (2004). Multidimensional assessment of emotion regulation and dysregulation: Development, factor structure, and initial validation of the difficulties in emotion regulation scale. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 26(1), 41–54. https://doi.org/10.1023/B:JOBA.0000007455.08539.94
- Khoury, B., Vergara, R. C., & Spinelli, C. (2023). Compassion Questionnaires: Scales development and validation. Cognitive Therapy and Research, 47(6), 1006–1032. https://doi.org/10.1007/s10608-023-10416-2
- Lovibond, S. H., & Lovibond, P. F. (1995). Manual for the Depression Anxiety Stress Scales (2nd ed.). Psychology Foundation of Australia.
- Neff, K. D. (2003). The development and validation of a scale to measure self-compassion. Self and Identity, 2(3), 223–250. https://doi.org/10.1080/15298860309027
- Watson, D., Clark, L. A., & Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. Journal of Personality and Social Psychology, 54(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.6.1063