Questionnaire d’auto-efficacité face à la douleur (PSEQ)

Découvrez le Questionnaire d’auto-efficacité face à la douleur (PSEQ) développé par Michael K. Nicholas : analyse psychométrique complète, cadre théorique de Bandura, cotation et validité clinique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire d’auto-efficacité face à la douleur (Pain Self-Efficacy Questionnaire ou PSEQ), élaboré initialement par le psychologue clinicien Michael K. Nicholas et validé formellement dans sa version de référence en 2007, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer le sentiment d’efficacité personnelle chez les individus souffrant de douleurs chroniques ou persistantes. Cet outil évalue précisément la croyance d’un patient en sa capacité à accomplir un ensemble d’activités quotidiennes fondamentales malgré la présence continue d’une sensation douloureuse. Composé de 10 items cotés sur une échelle de type Likert en 7 points allant de 0 (« Pas du tout confiant ») à 6 (« Tout à fait confiant »), le PSEQ génère un score global continu s’étendant de 0 à 60 points, où un score élevé reflète un sentiment élevé d’auto-efficacité.

Contrairement aux échelles focalisées exclusivement sur l’intensité sensorielle du stimulus nociceptif ou sur le niveau objectif d’incapacité fonctionnelle, le PSEQ appréhende les ressources cognitives d’adaptation et le sentiment d’agentivité du patient face à l’adversité physique. Ses dimensions couvrent un spectre fonctionnel étendu comprenant les tâches domestiques, la socialisation, les activités professionnelles et de loisirs, la poursuite d’objectifs de vie, ainsi que la capacité à faire face à la douleur sans dépendre exclusivement d’une médication antalgique. Sur le plan psychométrique, le questionnaire présente une consistance interne exceptionnelle (coefficient alpha de Cronbach généralement compris entre 0,92 et 0,94) ainsi qu’une stabilité temporelle remarquable test-retest sur une période de 3 mois. Les analyses factorielles confirment de manière récurrente une structure unifactorielle robuste expliquant une part majeure de la variance totale, bien que des modélisations bi-factorielles aient été explorées dans certaines adaptations transculturelles.

L’échelle a démontré une sensibilité clinique élevée aux changements thérapeutiques induits par les programmes de réadaptation multidisciplinaires et les thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Les seuils normatifs identifient des scores charnières (notamment un seuil pragmatique situé autour de 40 points) associés à une reprise durable de l’emploi et au maintien des acquis fonctionnels, tandis que les scores inférieurs à 30 signalent une vulnérabilité psychologique marquée prédisposant à la chronicisation de l’incapacité. Cet article propose une analyse épistémologique et psychométrique exhaustive du PSEQ, de ses fondements théoriques dérivés de la théorie sociale cognitive d’Albert Bandura à ses applications cliniques avancées.

2. Mots-clés / Keywords

auto-efficacité, douleur chronique, Pain Self-Efficacy Questionnaire, PSEQ, psychométrie, évaluation clinique, incapacité fonctionnelle, thérapie cognitivo-comportementale, coping, réadaptation fonctionnelle, modélisation biopsychosociale.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et standardisé par le Professeur Michael K. Nicholas, PhD, psychologue clinicien de renommée internationale spécialisé dans la gestion de la douleur persistante.

  • Auteur principal : Michael K. Nicholas, PhD, Professor of Pain Management, Pain Management Research Institute (PMRI), Northern Clinical School, Faculty of Medicine and Health, University of Sydney, Royal North Shore Hospital, St Leonards, NSW, Australie.
  • Collaborateurs clés des études d’adaptation transculturelle et validation clinique :
    • Sharon K. S. Vong, Gladys L. Y. Cheing, Chetwyn C. H. Chan, Frank Chan, et Amy S. L. Leung (Department of Rehabilitation Sciences, The Hong Kong Polytechnic University, Hong Kong).
    • Amanda C. de C. Williams (University College London, Department of Clinical, Educational and Health Psychology, Londres, Royaume-Uni).
  • Contact institutionnel : Pain Management Research Institute, The University of Sydney, Reserve Road, St Leonards NSW 2065, Australie. Email de correspondance académique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

Le Pain Self-Efficacy Questionnaire a été spécifiquement développé pour pallier une lacune méthodologique majeure dans l’évaluation psychologique des syndromes douloureux chroniques. Pendant plusieurs décennies, l’évaluation de la douleur a été dominée par une perspective biomédicale réductionniste, corrélant directement l’intensité sensorielle rapportée sur une échelle visuelle analogique (EVA) avec le degré d’invalidité observée. Or, la pratique clinique et la recherche ont démontré une discordance systématique entre la magnitude de la lésion tissulaire, l’intensité nociceptive ressentie et le comportement d’incapacité : deux patients présentant des pathologies rachidiennes ou musculo-squelettiques identiques peuvent manifester des trajectoires d’adaptation diamétralement opposées, l’un maintenant une vie professionnelle et sociale active, l’autre sombrant dans l’alitement et l’isolement complet.

L’objectif fondamental du PSEQ est de quantifier la croyance opératoire d’un individu quant à ses propres capacités à maintenir un fonctionnement physique, émotionnel et social adapté en présence d’une douleur persistante. Il ne s’agit pas de mesurer le niveau d’évitement ou le nombre d’activités réellement exécutées, mais la conviction cognitive sous-jacente quant à la faisabilité de ces activités (« Je peux le faire en dépit de la douleur »). Cette distinction conceptuelle est capitale dans le cadre du modèle biopsychosocial de la santé promu par l’Organisation mondiale de la santé.

En pratique clinique, le PSEQ remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Outil de stratification diagnostique et pronostique : Il permet d’identifier précocement les patients à haut risque d’incapacité prolongée et d’échec de réadaptation. Un score initial effondré alerte le clinicien sur un effondrement du sentiment d’efficacité, nécessitant une intervention cognitive ciblée avant même d’intensifier les sollicitations mécaniques ou d’envisager des interventions invasives.
  • Planification thérapeutique individualisée : Le profil de réponses aide l’équipe pluridisciplinaire (médecins algologues, kinésithérapeutes, psychologues) à identifier les domaines de fonctionnement où le patient se sent le plus démuni (par exemple, le travail, les loisirs ou le sevrage médicamenteux) afin d’adapter les protocoles d’exposition graduée.
  • Mesure de l’efficacité thérapeutique : Le PSEQ fait office de critère de jugement principal ou secondaire dans les essais cliniques randomisés évaluant des programmes d’entraînement fonctionnel, des programmes d’éducation thérapeutique du patient ou des psychothérapies cognitives. La restauration du sentiment d’auto-efficacité est aujourd’hui reconnue comme le principal médiateur psychologique de la réduction de l’incapacité à long terme.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par le PSEQ est l’auto-efficacité liée à la douleur (pain-related self-efficacy). Dérivé du concept d’auto-efficacité personnelle théorisé par Albert Bandura, ce construit ne renvoie pas à une compétence objective ni à un trait de personnalité immuable, mais à un jugement prospectif d’agentivité situé dans un contexte d’interférence nociceptive chronique. L’originalité du PSEQ réside dans l’adjonction systématique de la clause conditionnelle « en dépit de la douleur » (despite the pain) à chacun de ses énoncés, forçant le répondant à dissocier la présence de la sensation corporelle de sa capacité opérationnelle d’action.

Bien que le PSEQ soit un instrument unidimensionnel dans son calcul de score synthétique, le construit recouvre plusieurs facettes fonctionnelles et comportementales interdépendantes :

Capacité de réjouissance et de régulation hédonique

La douleur persistante s’accompagne fréquemment d’une anhédonie secondaire due à la monopolisation des ressources attentionnelles par la menace nociceptive. L’item 1 (« I can enjoy things, despite the pain ») évalue la capacité du patient à préserver l’accès au plaisir, au bien-être psychologique et à des expériences gratifiantes sans exiger au préalable la disparition totale des sensations pénibles.

Autonomie fonctionnelle et activités de la vie quotidienne (AVQ)

L’item 2 (« I can do most of the household chores… ») et l’item 10 (« I can gradually become more active… ») ciblent les conduites physiques de base et l’engagement progressif dans des efforts moteurs au sein du foyer. Ce sous-domaine mesure le dépassement de la kinésiophobie (la peur du mouvement et de la récidive lésionnelle), permettant de briser le cercle vicieux du déconditionnement musculaire et de l’atrophie fonctionnelle.

Insertion sociale et préservation du réseau relationnel

L’item 3 (« I can socialise with my friends or family members as often as I used to do… ») mesure l’auto-efficacité relative à l’affiliation sociale. Le repli sur soi et l’isolement sont des facteurs prédictifs majeurs d’épisodes dépressifs caractérisés chez les douloureux chroniques ; maintenir un sentiment de compétence relationnelle constitue un rempart protecteur primordial.

Coping global et auto-gestion cognitive

Les items 4 (« I can cope with my pain in most situations ») et 7 (« I can cope with my pain without medication ») explorent l’agentivité thérapeutique interne. L’item 7 est particulièrement crucial sur le plan clinique, car il évalue la croyance du patient en ses propres ressources non pharmacologiques, s’opposant ainsi à la dépendance passive ou iatrogène aux antalgiques majeurs, notamment les opioïdes.

Productivité professionnelle et accomplissement existentiel

Les items 5 (« I can do some form of work… »), 6 (« I can still do many of the things I enjoy doing… »), 8 (« I can still accomplish most of my goals in life… ») et 9 (« I can live a normal lifestyle… ») touchent à l’identité vocationnelle, aux projets de vie et à la normalité biographique perçue. Ils mesurent la conviction que la douleur, bien que présente, ne définit ni n’annihile le destin individuel.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le PSEQ s’ancre explicitement dans la théorie sociale cognitive formulée par le psychologue canadien Albert Bandura (1977, 1986, 1997). Selon cette théorie, les croyances d’un individu concernant ses compétences à produire des niveaux désignés de performance déterminent la manière dont il pense, se motive, ressent et se comporte. Bandura distingue rigoureusement deux types d’attentes cognitives :

  • Les attentes d’efficacité (self-efficacy expectations) : la conviction intime qu’a une personne de pouvoir exécuter avec succès le comportement requis pour produire les résultats souhaités.
  • Les attentes de résultat (outcome expectancies) : l’estimation selon laquelle un comportement donné conduira à certains résultats tangibles ou symboliques.

Dans l’expérience de la douleur chronique, les attentes d’efficacité constituent le régulateur central de l’effort et de la persévérance. Lorsque des individus sont confrontés à des stimuli douloureux ou à des obstacles fonctionnels, ceux qui doutent de leurs capacités réduisent leurs efforts, abandonnent prématurément ou évitent totalement l’activité. Inversement, les patients dotés d’un sentiment d’auto-efficacité élevé fournissent des efforts accrus pour surmonter les obstacles, persistent dans leurs engagements comportementaux et éprouvent moins d’anxiété anticipatoire.

Le PSEQ s’articule également avec le modèle d’évitement de la peur (Fear-Avoidance Model) de Vlaeyen et Linton (2000). Dans ce cadre paradigmatique, face à une douleur perçue comme un signe d’endommagement physique imminent, le patient développe des pensées catastrophiques qui engendrent de la kinésiophobie, laquelle aboutit à des conduites d’évitement, à l’incapacité et à la dépression. L’auto-efficacité face à la douleur agit comme le modérateur cognitif le plus puissant capable de court-circuiter cette chaîne pathologique : même si la douleur ou la peur émergent, une auto-efficacité robuste permet au patient de maintenir ses activités en dépit de l’appréhension subjective, prévenant ainsi l’enlisement dans l’invalidité.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du PSEQ a fait l’objet de multiples vérifications empiriques internationales sur des cohortes diversifiées de patients atteints de lombalgies chroniques, de cervicalgies, d’arthrose, de fibromyalgie, de douleurs neuropathiques et de polyarthrite rhumatoïde.

Validité de construit et convergente

L’étude princeps de Nicholas (2007), menée auprès d’une cohorte clinique de plus de 500 patients consultant dans un centre tertiaire de la douleur, a démontré une validité convergente particulièrement solide. Le PSEQ présente des corrélations négatives élevées et statistiquement significatives avec les mesures d’incapacité fonctionnelle, notamment l’indice d’incapacité de Roland-Morris (Roland-Morris Disability Questionnaire, r = -0,60 à -0,71) et le score d’incapacité d’Oswestry (Oswestry Disability Index, r = -0,62). Des corrélations négatives substantielles sont également documentées avec l’échelle de catastrophisme de la douleur (Pain Catastrophizing Scale, r = -0,45 à -0,58) et les sous-échelles de dépression et d’anxiété du DASS ou du HADS.

Sur le plan convergent, le PSEQ est fortement corrélé de manière positive avec les stratégies de coping actif mesurées par le Coping Strategies Questionnaire (CSQ) et avec d’autres échelles d’efficacité ciblées sur des activités spécifiques (comme la Self-Efficacy Scale, r > 0,65). Parallèlement, sa corrélation avec l’intensité brute de la douleur sur l’échelle numérique verbale demeure modérée (r = -0,25 à -0,35), ce qui apporte une preuve éclatante de validité discriminante : le PSEQ ne mesure pas simplement l’absence ou la faiblesse de la douleur, mais bien la capacité psychologique à agir indépendamment de l’intensité nociceptive.

Validité prédictive et sensibilité au changement

La validité prédictive du PSEQ s’illustre particulièrement dans le domaine de la médecine du travail et de la réadaptation professionnelle. Les recherches menées par Adams et Williams (2003) ainsi que Cohen et al. (2000) démontrent que le score au PSEQ est l’un des prédicteurs les plus fiables de la réinsertion professionnelle durable après arrêt de travail pour lésion musculo-squelettique. Les travailleurs atteignant ou dépassant un score de 40/60 affichent une probabilité significativement supérieure de maintien en poste. À l’opposé, Couglan et al. (1995) ont mis en évidence que des scores post-traitement demeurant bas (par exemple aux alentours de 30) prédisent une récidive rapide de l’incapacité et un déclin des bénéfices fonctionnels acquis.

La sensibilité au changement (validité d’évaluation longitudinale) est confirmée par des tailles d’effet élevées (d de Cohen > 0,80) à l’issue de programmes de réhabilitation cognitivo-comportementale intensive.

8. Fidélité / Reliability

La métrologie du PSEQ se caractérise par des indices de fidélité exceptionnellement élevés, reproductibles à travers les différentes cultures et populations cliniques.

Consistance interne

Dans l’échantillon normatif initial de Nicholas (2007), le coefficient alpha de Cronbach global s’élève à 0,92, témoignant d’une très forte cohérence entre les 10 items sans redondance excessive (l’analyse item-total révélant des coefficients de corrélation corrigés tous supérieurs à 0,60). L’étude d’adaptation et de métrologie conduite par Vong et al. (2009) auprès d’un échantillon chinois de 120 patients douloureux chroniques (âge moyen de 41,9 ans, durée moyenne de la douleur de 31 mois touchant le rachis lombaire chez 38,3 %, le rachis cervical chez 9,2 %, l’épaule chez 8,3 %, le genou chez 6,7 %) a rapporté un alpha de Cronbach de 0,93. Les versions validées en français, espagnol, portugais, japonais et suédois affichent des coefficients alpha systématiquement situés entre 0,89 et 0,94.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été documentée sur divers intervalles temporels. Chez des patients stables n’ayant pas reçu d’intervention thérapeutique majeure, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) test-retest sur une période de 3 mois atteint des valeurs comprises entre 0,75 et 0,84, attestant d’une robustesse temporelle remarquable du construit tout en conservant la capacité de l’instrument à refléter les variations cliniques consécutives à un traitement.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle du PSEQ a été rigoureusement analysée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et d’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Structure unifactorielle dominante

L’analyse princeps de Nicholas (2007) à l’aide d’une analyse en composantes principales a révélé la présence d’un seul facteur prédominant selon le critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1) et l’examen du diagramme des valeurs propres (scree plot de Cattell). Ce facteur unique explique environ 58 % à 65 % de la variance totale de l’instrument. Toutes les saturations factorielles des 10 items sur ce facteur général sont robustes, s’échelonnant généralement entre 0,65 et 0,85. Ce constat soutient formellement l’utilisation d’un score sommatif global unique représentant l’auto-efficacité globale face à la douleur.

Modélisations alternatives et validité transculturelle

Dans leur étude d’évaluation structurale approfondie, Vong et al. (2009) ont soumis le questionnaire à une analyse factorielle confirmatoire auprès de 120 participants. Bien que la solution unidimensionnelle originelle présente des indices d’adéquation très satisfaisants (RMSEA < 0,08, CFI > 0,93), certains chercheurs ont exploré des modèles bi-factoriels distinguant :

  • Un premier facteur d’auto-efficacité pour les activités physiques et instrumentales (items 2, 5, 10).
  • Un second facteur d’auto-efficacité psychosociale et de coping interne (items 1, 3, 4, 6, 7, 8, 9).

Néanmoins, en raison de l’inter-corrélation extrêmement élevée entre ces deux composantes (r > 0,85), la grande majorité des psychométriciens et des comités de consensus recommandent de maintenir le modèle unifactoriel initial pour préserver la parcimonie et l’interprétabilité clinique.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le PSEQ se présente comme un auto-questionnaire standardisé court, d’une grande simplicité logistique.

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et fonctionnelle (papier-crayon ou administration numérique informatisée).
  • Format d’administration : Auto-passation individuelle. Le patient lit chaque énoncé et sélectionne la valeur correspondant le mieux à sa situation actuelle. La durée moyenne de passation est d’environ 2 minutes.
  • Nombre d’items : 10 énoncés formulés à la première personne du singulier.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 7 points, cotée de 0 à 6 :
    0 = « Pas du tout confiant » (Not at all confident)
    1 = Très peu confiant
    2 = Modérément peu confiant
    3 = Moyennement confiant
    4 = Modérément confiant
    5 = Très confiant
    6 = « Tout à fait confiant » (Completely confident)
  • Méthode de cotation (Scoring) : Le score total est calculé par la sommation directe des points obtenus aux 10 items :
    $$\text{Score PSEQ} = \sum_{i=1}^{10} \text{Item}_i$$
    L’intervalle possible du score total s’étend de 0 à 60. Aucun item n’est inversé (aucun score négatif ou reverse-scoring).
  • Directives pour les données manquantes : Si un seul item est manquant, la moyenne des 9 autres items peut être imputée. Si deux items ou plus sont omis, le score total ne doit pas être calculé et le protocole est invalidé.
  • Interprétation clinique des scores :
    • Scores inférieurs à 20 : Sentiment d’auto-efficacité très faible. Le patient perçoit la douleur comme un obstacle insurmontable à son fonctionnement. Risque élevé d’invalidité sévère, de dépression et d’usage massif de soins.
    • Scores entre 20 et 39 : Sentiment d’auto-efficacité modéré à faible. Conduites d’évitement présentes mais des marges de négociation fonctionnelle subsistent. Réadaptation recommandée avec soutien cognitif.
    • Scores de 40 et plus : Sentiment d’auto-efficacité satisfaisant à élevé (seuil normatif de réinsertion). Les patients dans cette zone sont capables de maintenir leurs rôles sociaux et professionnels en présence de douleur persistante.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2007 (validé formellement dans l’article de référence du European Journal of Pain, bien que des versions préliminaires aient circulé dans des protocoles de recherche dès la fin des années 1980 et 1990).
  • Titulaire des droits d’auteur : Professeur Michael K. Nicholas et The University of Sydney / Pain Management Research Institute.
  • Statut d’accès et droits d’utilisation : Le PSEQ est généralement accessible sans frais (libre de droits d’auteur sous condition) pour une utilisation clinique non commerciale ainsi que pour les projets de recherche académique menés par des institutions publiques ou universitaires. L’utilisation dans le cadre d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ou commerciale nécessite une autorisation explicite préalable et peut être soumise à des redevances de licence.
  • Procédure de demande : Il convient de citer adéquatement la publication princeps de Nicholas (2007) dans tout rapport ou publication scientifique utilisant l’outil. Les versions linguistiques officielles peuvent être sollicitées auprès du Pain Management Research Institute de Sydney.

12. Références / References

Voici la liste complète des publications scientifiques citées, respectant les normes bibliographiques de l’APA (7e édition) :

  • Adams, N., & Williams, A. C. de C. (2003). What can psychological assessment contribute to pain management? In T. S. Jensen, P. R. Wilson, & A. S. Rice (Eds.), Chronic Pain and Brain (pp. 215–224). Cambridge University Press.
  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Cohen, M. L., Nicholas, M. K., & Blanch, A. (2000). Medical assessment and management of work-related musculoskeletal pain and disability. Journal of Occupational Rehabilitation, 10(1), 37–49. https://doi.org/10.1023/A:1009470823528
  • Couglan, G. M., Ridout, K. L., Williams, A. C. de C., & Richardson, P. H. (1995). Predictors of return to work after multidisciplinary pain management. Pain, 62(1), 89–95.
  • Nicholas, M. K. (2007). The pain self-efficacy questionnaire: Taking pain into account. European Journal of Pain, 11(2), 153–163. https://doi.org/10.1016/j.ejpain.2005.12.008
  • Vlaeyen, J. W. S., & Linton, S. J. (2000). Fear-avoidance and its consequences in chronic musculoskeletal pain: A state of the art. Pain, 85(3), 317–332. https://doi.org/10.1016/S0304-3959(99)00242-0
  • Vong, S. K. S., Cheing, G. L. Y., Chan, C. C. H., Chan, F., & Leung, A. S. L. (2009). Measurement structure of the Pain Self-Efficacy Questionnaire in a sample of Chinese patients with chronic pain. Clinical Rehabilitation, 23(11), 1034–1043. https://doi.org/10.1177/0269215509337448

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les consignes et les 10 énoncés originaux standardisés du Pain Self-Efficacy Questionnaire (PSEQ) tels qu’administrés aux participants :

Instructions:

Please rate how confident you are that you can do the following things at present, despite the pain. To indicate your answer, select one of the numbers on the scale under each item, from 0 (« Not at all confident ») to 6 (« Completely confident »).

Rating scale:
0 = Not at all confident
1 = Very little confidence
2 = Slightly confident
3 = Moderately confident
4 = Quite confident
5 = Very confident
6 = Completely confident

  1. I can enjoy things, despite the pain.
    (0   1   2   3   4   5   6)
  2. I can do most of the household chores (e.g. tidying-up, washing dishes, etc.), despite the pain.
    (0   1   2   3   4   5   6)
  3. I can socialise with my friends or family members as often as I used to do, despite the pain.
    (0   1   2   3   4   5   6)
  4. I can cope with my pain in most situations.
    (0   1   2   3   4   5   6)
  5. I can do some form of work, despite the pain. (‘work’ includes housework, paid and unpaid work).
    (0   1   2   3   4   5   6)
  6. I can still do many of the things I enjoy doing, such as hobbies or leisure activity, despite pain.
    (0   1   2   3   4   5   6)
  7. I can cope with my pain without medication.
    (0   1   2   3   4   5   6)
  8. I can still accomplish most of my goals in life, despite the pain.
    (0   1   2   3   4   5   6)
  9. I can live a normal lifestyle, despite the pain.
    (0   1   2   3   4   5   6)
  10. I can gradually become more active, despite the pain.
    (0   1   2   3   4   5   6)
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Looti, M. (2026, octobre 16). Questionnaire d’auto-efficacité face à la douleur (PSEQ). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-auto-efficacite-douleur-pseq
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’auto-efficacité face à la douleur (PSEQ).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-auto-efficacite-douleur-pseq.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’auto-efficacité face à la douleur (PSEQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-auto-efficacite-douleur-pseq.