1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire d’ascendance-soumission (Ascendance-Submission Questionnaire), développé par les psychologues S. Stansfeld Sargent et Katharine Pease Beardsley en 1960, est un instrument psychométrique conçu pour évaluer la propension d’un individu à adopter des comportements d’ascendance (affirmation, domination sociale, prise d’initiative) ou de soumission (passivité, conformisme, effacement) au sein de contextes relationnels spécifiques. Issu d’une volonté d’affiner les travaux précurseurs de Gordon W. Allport et Floyd H. Allport sur l’étude des réactions d’ascendance-soumission (Allport & Allport, 1928), cet outil se distingue par son ancrage contextuel et situationnel, ciblant initialement une population d’étudiantes universitaires de premier cycle.
L’inventaire comprend 36 items répartis de façon équilibrée à travers six scénarios sociaux distincts : trois situations impliquant des interactions dyadiques (en tête-à-tête) et trois situations se déroulant au sein de groupes restreints ou élargis. Ces scénarios permettent d’examiner six facettes comportementales opérationnelles : l’expression verbale spontanée (« Speaking Out »), l’initiative dans l’action (« Initiating Action »), la tendance au conformisme (« Conforming »), la propension à se faire remarquer ou à adopter une conduite non conventionnelle (« Being Conspicuous or Unconventional »), la défense active de ses droits personnels (« Standing Up for One’s Rights ») et la défense active des droits d’autrui (« Standing Up for the Rights of Others »).
Chaque item est coté sur une échelle de Likert à 5 points variant de « Toujours » (pondéré à 4 points, reflétant une ascendance maximale) à « Jamais » (pondéré à 0 point, reflétant une soumission marquée). Les scores totaux oscillent ainsi entre 0 et 144, où un score élevé indique une forte ascendance comportementale et un score faible traduit des conduites de soumission ou d’inhibition. Du point de vue de ses propriétés psychométriques fondamentales, l’instrument présente une cohérence interne satisfaisante, attestée par un coefficient de fidélité de 0,83 calculé à l’aide de la méthode d’analyse de variance de Hoyt (Hoyt, 1941). Bien qu’aucune analyse factorielle confirmatoire ou étude approfondie de validité de construit n’ait été initialement formalisée selon les critères contemporains, cet instrument constitue une étape historique charnière dans la transition entre les théories dispositionnelles pures du trait de personnalité et les approches interactionnistes du rôle social.
2. Mots-clés / Keywords
Ascendance, soumission, rôles sociaux, psychométrie, affirmation de soi, comportement interpersonnel, méthode de Hoyt, domination sociale, psychologie de la personnalité, statut social, interactionnisme, femmes universitaires.
3. Auteurs / Authors
Le Questionnaire d’ascendance-soumission a été élaboré et normalisé par deux figures majeures de la recherche en psychologie sociale et clinique de l’après-guerre :
- S. Stansfeld Sargent, Ph.D. : Psychologue clinicien et social, rattaché à l’époque de la publication au Veterans Administration Hospital (Phoenix, Arizona, États-Unis) et ancien professeur associé à l’Université Columbia. Auteur reconnu pour ses travaux pionniers sur l’intégration des rôles sociaux et des dynamiques culturelles dans la théorie de la personnalité, il a notamment publié le manuel de référence Social Psychology: An Integrative Interpretation.
- Katharine Pease Beardsley, Ph.D. : Psychologue clinicienne et psychomotricienne affiliée à l’American University et à divers services de conseil psychologique universitaire à Washington, D.C. Spécialiste de l’adaptation psychologique et de la mesure des attitudes chez les étudiants de l’enseignement supérieur, elle a concentré ses recherches sur les déterminants contextuels du comportement féminin en milieu académique.
4. Objectif / Purpose
L’objectif primordial du Questionnaire d’ascendance-soumission est de quantifier et d’objectiver le positionnement comportemental des individus sur le continuum bipolaire opposant l’ascendance à la soumission dans des contextes de vie réelle standardisés. Historiquement, la psychologie différentielle mesurait les traits de domination ou de docilité comme des entités monolithiques, indépendantes du cadre social dans lequel s’exprimait le sujet. Sargent et Beardsley (1960) ont cherché à surmonter cette limitation majeure en développant une mesure capable d’analyser la façon dont les individus — et particulièrement les jeunes femmes engagées dans l’enseignement supérieur au milieu du XXe siècle — modulent leur leadership, leur assertivité et leur retenue selon la nature de l’environnement social.
Justification théorique et contextuelle
À la fin des années 1950, l’intégration croissante des femmes dans les sphères universitaires et professionnelles a suscité de vives interrogations quant à la rigidité des stéréotypes de genre relatifs à la passivité féminine. Les auteurs postulaient que l’ascendance n’est pas un trait invariable, mais une réponse dynamique conditionnée par les attentes de rôles (théorie des rôles sociaux). L’outil a été spécifiquement calibré pour répondre à deux questions empiriques fondamentales :
- Une personne dominante dans une relation en tête-à-tête (dyadique) conserve-t-elle le même degré d’ascendance lorsqu’elle doit s’imposer devant un groupe de pairs ?
- La défense de ses propres prérogatives relève-t-elle de la même dynamique psychologique que la défense des droits d’autrui ou la rupture des conventions établies ?
Applications en recherche et en pratique
Sur le plan de la recherche, le questionnaire a servi d’instrument d’investigation privilégié pour explorer les interactions entre la structure de la personnalité et les pressions normatives. Il a permis de vérifier empiriquement dans quelle mesure les normes sociales restreignent ou encouragent l’expression de l’autorité chez les femmes selon la taille du groupe d’appartenance.
Dans le domaine appliqué et clinique, l’échelle offre des perspectives fécondes pour le bilan psychologique individuel, les programmes de développement du leadership et les protocoles d’entraînement à l’affirmation de soi (assertivité). En identifiant avec précision les situations où le sujet bascule dans une conduite de soumission excessive (par exemple, le refus de prendre la parole en assemblée versus l’incapacité à faire valoir ses droits face à un supérieur hiérarchique direct), les praticiens peuvent concevoir des interventions comportementales ciblées et contextualisées.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit central mesuré par l’inventaire repose sur la dimension bipolaire ascendance versus soumission. L’ascendance est conceptualisée comme la tendance active à dominer, structurer, influencer et diriger son environnement social, tandis que la soumission correspond à la propension à se plier aux exigences d’autrui, à céder face aux pressions extérieures et à éviter les situations de confrontation.
Plutôt que d’envisager ce construit sous un angle abstrait, Sargent et Beardsley ont opérationnalisé le comportement social à travers deux axes orthogonaux : le type d’arène sociale (dyade vs groupe) et les facettes comportementales (6 facettes distinctes).
Les six facettes comportementales opérationnelles
- 1. Prendre la parole (Speaking Out) : Cette composante mesure l’aisance verbale et la promptitude à verbaliser une opinion ou une objection sans invitation préalable. L’individu ascendant prend spontanément la parole au cours d’une réunion ou interpelle directement son interlocuteur, tandis que l’individu subordonné retient ses arguments par peur du jugement ou du désaccord.
- 2. Initier l’action (Initiating Action) : Cette facette évalue la capacité à structurer l’activité collective, à proposer des solutions pratiques et à endosser le rôle de catalyseur de décisions. Elle distingue les meneurs proactifs, qui comblent l’incertitude par des propositions claires, des suiveurs passifs qui attendent les instructions d’autrui.
- 3. Se conformer (Conforming) : Traitée en cotation inverse, cette dimension mesure la perméabilité à la pression de conformité sociale. Les comportements d’ascendance se traduisent par une indépendance de jugement et une résistance aux normes de la majorité, alors que les comportements de soumission se manifestent par un alignement systématique sur l’avis du groupe pour éviter le rejet.
- 4. Être non conventionnel ou se faire remarquer (Being Conspicuous or Unconventional) : Cette facette renvoie à la tolérance à la visibilité sociale et à l’affirmation de sa singularité. L’individu ascendant assume de déroger aux usages ou de focaliser l’attention générale sur sa personne, tandis que le sujet subordonné cherche l’invisibilité et l’effacement.
- 5. Défendre ses propres droits (Standing Up for One’s Rights) : Composante canonique de l’assertivité, elle évalue l’intolérance aux injustices subies personnellement. Cela inclut le fait de protester face à un service insatisfaisant, de refuser une requête abusive ou d’exiger le respect de ses prérogatives contractuelles ou morales.
- 6. Défendre les droits d’autrui (Standing Up for the Rights of Others) : Cette facette examine l’interventionnisme altruiste et l’usage de son pouvoir personnel au bénéfice de tiers marginalisés ou lésés. L’ascendance prend ici une forme prosociale et protectrice, révélant un statut de leader ou de défenseur légitime au sein de la communauté.
La modulation par les scénarios situationnels
L’originalité psychométrique majeure de l’échelle réside dans l’intégration de ces six facettes au sein de six macro-scénarios :
- Trois scénarios dyadiques : Conflit ou négociation avec un colocataire, échange formel avec un enseignant ou figure d’autorité académique, discussion intime avec un pair du même statut.
- Trois scénarios de groupe : Réunions d’associations étudiantes ou clubs, assemblées générales ou cours magistraux participatifs, interactions informelles au sein d’un grand groupe récréatif.
Cette taxonomie croisée permet de cartographier avec exactitude si l’ascendance relève d’une disposition globale ou de compétences de rôle spécifiquement modulées par l’audience.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel du Questionnaire d’ascendance-soumission s’enracine au confluent de deux courants théoriques majeurs de la psychologie américaine du XXe siècle : l’approche dispositionnelle des traits de personnalité formulée par Gordon Allport et la théorie des rôles sociaux issue de la psychologie sociale interactionniste (Linton, 1936 ; Mead, 1934).
De l’A-S Reaction Study d’Allport à l’interactionnisme
En 1928, Gordon et Floyd Allport ont introduit le célèbre A-S Reaction Study (Ascendance-Submission Reaction Study). Dans la vision allportienne originelle, l’ascendance était conçue comme un trait fondamental, quasi constitutionnel, défini comme la tendance dispositionnelle habituelle d’un individu à dominer son vis-à-vis dans la plupart des interactions quotidiennes. Bien que révolutionnaire à son époque, le test d’Allport reposait sur des postulats universalistes et présentait deux formes distinctes (une forme pour les hommes et une forme pour les femmes), entérinant de facto les conventions sexospécifiques de l’époque sans analyser finement la structure des situations.
Sargent et Beardsley (1960) ont opéré une révision théorique substantielle en s’appuyant sur les travaux de S. Stansfeld Sargent relatifs à la conceptualisation des rôles sociaux. Selon Sargent, le comportement humain ne peut être adéquatement compris comme le simple déploiement mécanique de traits de personnalité sous-jacents ; il résulte d’un compromis constant entre les prédispositions de l’individu, les attentes normatives associées à la position qu’il occupe dans la structure sociale, et les propriétés géométriques de la situation (présence d’un public, hiérarchie explicite, degré d’intimité).
L’influence de la psychologie de terrain et de Lewin
L’échelle incorpore également les apports de la psychologie topologique et de la dynamique des groupes de Kurt Lewin, qui énonçait la formule célèbre selon laquelle le comportement est une fonction de la personne et de son environnement, $B = f(P, E)$. En mesurant séparément les réactions individuelles dans des formats dyadiques et groupaux, Sargent et Beardsley ont introduit l’hypothèse interactionniste selon laquelle la saillance de l’ascendance est modulée par le « champ psychologique » : un groupe impose une pression de conformité supérieure et accroît le coût psychologique de l’opposition verbale ou de la singularité, alors qu’une relation dyadique favorise une confrontation plus directe mais exige d’autres compétences interpersonnelles.
7. Validité / Validity
L’évaluation de la validité du Questionnaire d’ascendance-soumission reflète fidèlement l’état méthodologique de la psychométrie au tournant des années 1960. Dans leur publication inaugurale au sein de l’International Journal of Social Psychiatry, Sargent et Beardsley (1960) ont prioritairement insisté sur la validité de contenu et la représentativité situationnelle de leur instrument.
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu a été établie par une démarche d’échantillonnage écologique rigoureuse des situations sociales vécues par la population cible. Les auteurs ont colligé des observations de terrain, des auto-descriptions narratives et des incidents critiques recueillis auprès d’étudiantes universitaires afin de sélectionner les six scénarios les plus fréquents et discriminants. Les 36 items ont été formulés de manière à couvrir équitablement les dimensions théoriques de l’affirmation, en évitant le recours à des formulations trop abstraites ou décontextualisées. Chaque comportement décrit correspond à un événement concret de la vie académique ou résidentielle (ex. : faire face à une remarque injuste, animer une discussion, choisir de ne pas suivre la mode vestimentaire majoritaire).
Validité convergente et de construit
Bien que l’article princeps de 1960 ne fournisse pas de matrice complète de corrélations avec d’autres échelles standardisées, la validité de construit découle de l’alignement théorique direct avec les dimensions mesurées par l’Allport A-S Reaction Study et par les échelles d’ascendance ultérieures, comme l’échelle d’ascendance du Guilford-Zimmerman Temperament Survey (Guilford & Zimmerman, 1949). Les observations rapportées démontrent que les scores à l’échelle varient significativement en fonction du statut social et des antécédents d’engagement dans des postes de gouvernance étudiante (présidence de comités, rôles de déléguée), apportant une première démonstration de validité discriminante par la méthode des groupes connus.
Limites méthodologiques contemporaines
D’un point de vue contemporain, l’échelle souffre de l’absence de formalisation empirique de sa validité factorielle confirmatoire, de sa validité prédictive à long terme et de sa validité transculturelle. Les auteurs reconnaissaient d’ailleurs que les résultats observés au sein d’un échantillon d’étudiantes américaines de classe moyenne ne pouvaient être généralisés sans adaptation préalable à des populations masculines ou à des contextes professionnels non académiques.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du Questionnaire d’ascendance-soumission a fait l’objet d’une analyse quantitative précise lors de la phase de validation initiale auprès de l’échantillon normatif d’étudiantes universitaires.
Cohérence interne et méthode d’analyse de variance de Hoyt
La consistance interne des 36 items a été estimée à l’aide de la méthode novatrice pour l’époque développée par Cyril J. Hoyt (Hoyt, 1941). La technique de Hoyt est une approche basée sur l’analyse de variance (ANOVA) qui permet d’estimer la fidélité d’un test sans recourir aux aléas du découpage en deux moitiés (split-half) propre à la formule de Spearman-Brown, fournissant un équivalent direct du coefficient de Kuder-Richardson ou de l’alpha de Cronbach pour des données à cotations multiples :
$$r_{tt} = \frac{MS_{\text{sujets}} – MS_{\text{résiduelle}}}{MS_{\text{sujets}}}$$
Le coefficient de fidélité rapporté par Sargent et Beardsley s’établit à 0,83. Une telle valeur témoigne d’une cohérence interne robuste, largement supérieure au seuil usuel de 0,70 requis pour la recherche fondamentale en sciences sociales, et proche des normes exigées pour les instruments d’évaluation individuelle (habituellement fixées à 0,85 ou 0,90).
Stabilité temporelle (Test-Retest)
L’article original de 1960 ne consigne pas de coefficient de fidélité test-retest à moyen ou long terme. Cependant, les inférences théoriques des auteurs suggèrent que si l’ascendance présente une relative stabilité au niveau des scores globaux sur des périodes courtes, les scores spécifiques aux sous-scénarios (dyadique vs groupe) sont plus sensibles aux apprentissages relationnels, aux expériences de leadership et aux modifications de l’environnement éducatif des participantes.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Dans la monographie originale de 1960, aucune analyse factorielle (ni exploratoire, ni confirmatoire) n’a été conduite par Sargent et Beardsley. Cette absence s’explique par les contraintes matérielles de calcul informatique propres à l’époque de la publication, où les analyses en composantes principales de matrices 36 × 36 étaient encore exceptionnelles dans la littérature clinique courante.
Structure conceptuelle versus structure factorielle empirique
Bien qu’aucune matrice de saturation factorielle n’ait été publiée, la conception de l’instrument implique une structure dimensionnelle a priori rigoureusement modélisée :
- Modèle bifactoriel de contexte : Un premier niveau d’analyse postule l’existence de deux macro-facteurs orthogonaux ou corrélés correspondant aux situations d’interaction : l’Ascendance dyadique (18 items répartis sur les 3 scénarios en tête-à-tête) et l’Ascendance collective/groupale (18 items répartis sur les 3 scénarios de groupe).
- Modèle à six facteurs comportementaux : Un modèle alternatif plus granulaire reposerait sur les six facettes comportementales spécifiées par les auteurs (Expression, Initiative, Conformisme inverse, Non-conventionnalité, Défense de ses droits, Défense d’autrui), chaque facteur regroupant 6 items issus des différents scénarios.
Perspectives psychométriques modernes
Dans l’optique d’une réactualisation contemporaine de l’outil, la littérature moderne recommande de tester un modèle hiérarchique ou bifactoriel (bifactor model) par modélisation d’équations structurelles (SEM). Un tel modèle permettrait d’extraire un facteur général d’ascendance sociale ($G$) tout en contrôlant la variance spécifique liée à la taille de l’arène sociale (facteurs de groupe) et aux modes d’affirmation verbale ou motrice.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le Questionnaire d’ascendance-soumission se présente sous la forme d’un inventaire auto-administré sur support papier-crayon, structuré de façon uniforme pour faciliter la passation collective ou individuelle.
- Type de test : Inventaire de personnalité / Questionnaire d’auto-évaluation comportementale contextuelle.
- Nombre total d’items : 36 items standardisés.
- Distribution des items :
- 6 items par situation sociale (3 situations dyadiques = 18 items ; 3 situations de groupe = 18 items).
- 6 items dédiés à chacune des 6 facettes de comportement opérationnelles.
- Format des réponses : Échelle de fréquence de type Likert à 5 points ordonnée comme suit :
- Toujours (Always)
- Souvent (Often)
- Parfois (Sometimes)
- Rarement (Rarely)
- Jamais (Never)
- Système de cotation (Scoring) :
- Les items formulés dans le sens de l’ascendance sont cotés de 4 points (« Toujours ») à 0 point (« Jamais »).
- Les items formulés dans le sens de la soumission ou du conformisme sont inversés lors du calcul (4 points pour « Jamais » et 0 point pour « Toujours »).
- Étendue du score total : De 0 à 144 points.
- Interprétation des scores :
- Scores élevés (≥ 108) : Profil hautement ascendant, caractérisé par un leadership spontané, une prise de parole aisée, une forte tolérance à l’exposition et une affirmation constante de ses droits.
- Scores intermédiaires (54 – 107) : Profil adaptatif équilibré, l’individu alternant ascendance et retenue en fonction des contraintes perçues du rôle social et du public en présence.
- Scores faibles (≤ 53) : Profil subordonné/soumis, dénotant une inhibition sociale prononcée, une propension marquée au conformisme et une difficulté à défendre ses intérêts personnels face à autrui.
- Temps d’administration : Environ 15 à 20 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement et de publication originale : 1960.
- Statut des droits d’auteur : Les droits d’auteur de l’article scientifique princeps et de l’instrument originel sont détenus par l’éditeur de l’International Journal of Social Psychiatry (SAGE Publications) et les ayants droit des auteurs originaux.
- Accès pour la recherche académique : L’instrument complet n’est pas commercialisé sous la forme d’un kit de test autonome par un éditeur commercial (comme Pearson ou PAR). L’accès aux descriptions originales de l’outil et aux protocoles méthodologiques relève de la consultation des archives de l’article scientifique dans un cadre strict de recherche non commerciale.
- Tarifs / Coûts d’utilisation : Aucun tarif commercial officiel n’est appliqué pour l’usage expérimental ou pédagogique, sous réserve d’obtention préalable de l’autorisation auprès des détenteurs des droits de reproduction ou de citation académique de la publication source.
12. Références / References
Les publications fondatrices et ouvrages de référence relatifs à la genèse et au développement du Questionnaire d’ascendance-soumission comprennent :
- Allport, G. W., & Allport, F. H. (1928). The A-S Reaction Study: A scale for measuring ascendance-submission in personality. Houghton Mifflin.
- Guilford, J. P., & Zimmerman, W. S. (1949). The Guilford-Zimmerman Temperament Survey: Manual of instructions and interpretations. Sheridan Supply Company.
- Hoyt, C. J. (1941). Test reliability estimated by analysis of variance. Psychometrika, 6(3), 153–160. https://doi.org/10.1007/BF02288567
- Linton, R. (1936). The Study of Man: An Introduction. Appleton-Century.
- Rathus, S. A. (1973). A 30-item schedule for assessing assertive behavior. Behavior Therapy, 4(3), 398–406. https://doi.org/10.1016/S0005-7894(73)80120-0
- Sargent, S. S. (1950). Social Psychology: An Integrative Interpretation. Ronald Press Company.
- Sargent, S. S., & Beardsley, K. P. (1960). Social roles and personality traits. International Journal of Social Psychiatry, 6(1-2), 66–70. https://doi.org/10.1177/002076406000600109
- Wiggins, J. S. (1979). A psychological taxonomy of trait-descriptive terms: The interpersonal domain. Journal of Personality and Social Psychology, 37(3), 395–412. https://doi.org/10.1037/0022-3514.37.3.395