Questionnaire d’anticipation de rôle pour garçons et filles de troisième année

Analyse psychométrique détaillée du Questionnaire d’anticipation de rôle pour garçons et filles de troisième année (Walder et al., 1961), mesurant les attentes de rôle de genre relatives à l’agressivité et à l’anxiété liée à l’agression chez les enfants d’école primaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire d’anticipation de rôle pour garçons et filles de troisième année (Role Anticipation for Third-Grade Boys and Girls Questionnaire), élaboré initialement par Walder, Abelson, Eron, Banta et Laulicht (1961) dans le cadre d’un vaste programme d’investigation longitudinale sur les déterminants psychosociaux de l’agressivité infantile, constitue un instrument psychométrique conçu pour évaluer les attentes normatives et les stéréotypes de genre relatifs aux comportements agressifs chez les enfants d’âge scolaire (troisième année primaire, équivalent au CE2 dans le système éducatif francophone, soit environ 8-9 ans). L’instrument se compose de 35 items dichotomiques (« OUI » ou « NON ») déclinés sous deux formes parallèles administrées de façon contrebalancée : l’une cible explicitement les pairs féminins (« Est-ce que les filles… ? ») et l’autre les pairs masculins (« Est-ce que les garçons… ? »).

Sur le plan structurel, l’échelle opérationnalise deux dimensions comportementales distinctes : l’agression générale manifeste (26 items couvrant l’agressivité physique, verbale, relationnelle et l’oppositionnelle) et l’anxiété liée à l’agression (aggression-anxiety, 9 items mesurant l’inhibition morale, l’anticipation des sanctions et la culpabilité consécutive à l’acte transgressif). Afin de minimiser le biais de contamination des réponses, de réduire la fatigue cognitive et d’empêcher les effets d’ancrage systématique, le protocole intègre une tâche intermédiaire projective non verbale standardisée, à savoir le test du dessin de la maison, de l’arbre et de la personne (House-Tree-Person [HTP] ; Buck, 1948), agissant comme une mémoire tampon cognitive (cognitive buffer).

Les propriétés psychométriques établies lors du développement du test reposent sur des critères de sélection rigoureux : clarté sémantique, pertinence théorique et accord inter-juges. Bien que les auteurs aient conclu à une fidélité et une stabilité opérationnelle remarquables face aux variations procédurales (invariance face au positionnement du nom, au contexte des items et au retest), ils ont adopté une posture épistémologique prudente, refusant d’attribuer une « validité de construit définitive » en tant que mesure directe de l’agressivité individuelle, le test capturant avant tout des jugements de désirabilité sociale, des attentes de rôle sexuel et des représentations cognitives partagées du genre.

2. Mots-clés / Keywords

Comportement agressif, Évaluation par les pairs, Élèves de l’école primaire, Désirabilité sociale, Développement psychométrique, Fidélité inter-juges, Attentes de rôle de genre, Attitudes envers les rôles sexuels, Agressivité infantile, Anxiété liée à l’agression, Stéréotypes de genre, Psychométrie du développement, Troisième année primaire, Mesure socio-cognitive, Schémas comportementaux.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par une équipe multidisciplinaire de psychologues cliniciens et sociaux renommés de l’Université de Syracuse et de l’Université Yale :

  • Leopold O. Walder, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur, pionnier dans l’analyse comportementale appliquée et la mesure quantitative des interactions sociales chez l’enfant.
  • Robert P. Abelson, Ph.D. : Professeur de psychologie et de sciences politiques à l’Université Yale, théoricien majeur des modèles cognitifs, du traitement de l’information sociale, des attitudes et de la modélisation statistique.
  • Leonard D. Eron, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de l’Illinois à Chicago, figure internationale de référence dans l’étude longitudinale du développement de l’agressivité, de la télévision et des conduites violentes.
  • Thomas J. Banta, Ph.D. : Chercheur en psychologie sociale et développementale, spécialiste des méthodologies expérimentales en milieu scolaire.
  • Jerome H. Laulicht, Ph.D. : Sociologue et psychologue social, expert de l’impact des structures institutionnelles et familiales sur la déviance juvénile.

Affiliation institutionnelle historique : Rip Van Winkle Foundation (Mental Health Research Center, Hudson, New York), en collaboration avec l’Université Yale et l’Université de Syracuse. Coordonnées institutionnelles actuelles : Archives historiques de la recherche sur l’agressivité, Département de Psychologie, Yale University, New Haven, CT, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Role Anticipation for Third-Grade Boys and Girls Questionnaire est de mesurer de manière standardisée et empirique les représentations cognitives, les croyances normatives et les attentes associées aux rôles de genre concernant l’expression et l’inhibition du comportement agressif chez les enfants en milieu scolaire. Conçu spécifiquement pour des cohortes de troisième année primaire (environ 8 à 9 ans), cet outil répond à une nécessité méthodologique cruciale identifiée au début des années 1960 : isoler les attentes stéréotypées de genre de l’observation brute des comportements réels des pairs.

Applications en recherche psychosociale et développementale

Dans les paradigmes de recherche sur le développement de la personnalité et la socialisation différentielle selon le sexe, ce questionnaire remplit plusieurs fonctions analytiques indispensables :

  • Cartographie des stéréotypes comportementaux : Quantifier le degré auquel les enfants attribuent l’agressivité manifeste aux garçons et l’inhibition ou la politesse prosociale aux filles, fournissant ainsi un indice direct de l’internalisation des normes culturelles de genre.
  • Contrôle méthodologique de la désirabilité sociale : Dans les dispositifs d’évaluation par les pairs (peer-nomination techniques), les jugements émis par les enfants sont souvent biaisés par ce qu’ils estiment être « typique » ou « attendu » d’un garçon ou d’une fille. Ce questionnaire permet de modéliser ce biais comme variable indépendante ou covariable afin d’épurer les scores d’agression réels.
  • Évaluation longitudinale des schémas de genre : Analyser comment l’exposition aux modèles familiaux, éducatifs ou médiatiques module les attentes comportementales au cours de la transition critique de la moyenne enfance.

Justification théorique et utilité clinique

D’un point de vue clinique et psychoéducatif, comprendre les anticipations de rôle permet d’appréhender le décalage entre les normes perçues par l’enfant et son fonctionnement psychosocial effectif. Un enfant qui manifeste un niveau élevé d’agression tout en anticipant une réprobation sévère de son groupe de pairs subit une dissonance cognitive et une anxiété accrue face à l’agression. Inversement, une anticipation généralisée de l’agressivité comme comportement inévitable chez les garçons peut légitimer la victimisation et perpétuer des cycles d’escalade conflictuelle dans la cour de récréation. L’outil fournit ainsi un cadre diagnostique pour évaluer le climat normatif de la classe et orienter des interventions ciblées sur la déconstruction des stéréotypes agressogènes.

5. Construit psychologique / Construct

L’instrument opérationnalise un construit multidimensionnel articulé autour des représentations sociales de l’agressivité et de son auto-régulation émotionnelle. Bien que les concepteurs aient privilégié un score global dependable, l’analyse interne du questionnaire met en lumière deux sous-construits cardinaux solidement différenciés sur le plan sémantique et clinique : l’Agression manifeste généralisée et l’Anxiété liée à l’agression.

1. Agression manifeste généralisée (Items A1 à C6 : 26 items)

Cette dimension capture l’étendue des manifestations agressives directes, physiques, verbales et relationnelles qu’un enfant projette sur le groupe de pairs du même sexe ou du sexe opposé. Elle est subdivisée en plusieurs indicateurs comportementaux :

  • Agressivité physique directe : Propension perçue à engager le combat corporel, frapper en premier, pousser ou bousculer (ex. : « Do boys hit first in a fight? », « Do girls push or shove children? », « Do girls throw things at children? »).
  • Agressivité verbale et dénigrement : Comportements de moquerie, insultes, utilisation de jurons ou de propos blessants destinés à humilier autrui (ex. : « Do girls say mean things? », « Do boys say cruel things to children? », « Do boys call children names? »).
  • Transgression des règles et opposition : Tendance à défier l’autorité des adultes, enfreindre les consignes scolaires ou contester arbitrairement les règlements (ex. : « Do boys disobey the teacher? », « Do girls make their own rules? », « Do girls whine or complain? »).
  • Agressivité instrumentale et prédation : Usurpation d’objets, refus du partage équitable, vol caractérisé ou confiscation sans autorisation (ex. : « Do girls grab things from other children? », « Do boys take the teacher’s things without permission? », « Do boys trade unfairly? »).

2. Anxiété liée à l’agression (Items C7 à D5 : 9 items)

Ce sous-construit théorique, particulièrement novateur pour l’époque, explore la réactivité affective interne consécutive ou préalable à l’acte agressif. L’anxiété liée à l’agression reflète la peur anticipatoire du châtiment, la culpabilité morale, l’évitement du conflit et la conformité scrupuleuse aux exigences de politesse sociale :

  • Inhibition morale et culpabilité : Sentiment d’angoisse ou de regret déclenché par l’usage d’un langage transgressif ou d’une crise de colère (ex. : « Do boys always feel bad about saying swear words? », « Do girls worry about what they said when they were angry? »).
  • Appréhension de la sanction professorale : Inquiétude face à la rupture de l’ordre scolaire (ex. : « Do girls always worry about what teacher will say when she comes back to a noisy room? »).
  • Évitement de l’affrontement et politesse compensatoire : Stratégies d’apaisement préventif et fuite devant la provocation physique (ex. : « Do boys run away from a fight? », « Do girls say, ‘Excuse me,’ even when they have not done anything bad? », « Are girls always polite? »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du questionnaire par Walder et ses collaborateurs s’enracine au confluent de trois courants théoriques majeurs de la psychologie du XXe siècle : l’hypothèse frustration-agression révisée, la théorie de l’apprentissage social et la théorie des rôles sexuels.

L’héritage de l’école de Yale : Frustration, agression et conflit d’inhibition

Le socle conceptuel immédiat dérive des travaux fondateurs de Dollard, Doob, Miller, Mowrer et Sears (1939), enrichis ultérieurement par Robert Sears sur l’identification et la socialisation de l’agression chez l’enfant. Selon ce modèle, tout acte agressif est initialement déclenché par une frustration, mais son expression phénotypique dépend d’un équilibre dynamique entre l’instigation à agresser et l’inhibition apprise de l’agression. L’inhibition est elle-même proportionnelle à la sévérité anticipée de la punition. Les items de la sous-échelle d’anxiété liée à l’agression matérialisent précisément cette force inhibitrice interne (le surmoi comportemental ou le gradient de conflit évitement-évitement formalisé par Miller).

La théorie de l’apprentissage social naissante

Bien que formalisée avec éclat par Albert Bandura dans les années 1960, la conception selon laquelle les comportements agressifs sont façonnés par l’observation de modèles significatifs et par des renforcements différentiels imprègne toute la démarche de Walder et Eron. Les auteurs postulent que les enfants n’intègrent pas seulement des patrons moteurs d’agressivité, mais également des scripts normatifs (terme plus tard théorisé par Huesmann et Eron) prescrivant quels comportements sont acceptables, valorisés ou condamnés en fonction du sexe biologique de l’acteur.

La théorie des rôles sociaux et des stéréotypes de genre

Le postulat directeur de l’outil est que le genre fonctionne comme une structure d’attente contraignante. Les garçons sont soumis à une socialisation favorisant l’instrumentalité, la dominance physique et la résistance face aux pairs (« fight back if someone hits you »), tandis que les filles sont encouragées vers l’expressivité affective, la retenue verbale et la conciliation relationnelle. Le questionnaire cherche ainsi à quantifier la « force prescriptive » de ces rôles anticipés, mesurant non pas la réalité brute d’un individu isolé, mais l’écologie cognitive partagée de la classe primaire.

7. Validité / Validity

La question de la validité de cette échelle présente une trajectoire méthodologique singulière et historiquement documentée dans l’article séminal de Walder et al. (1961).

Validité de contenu et sélection rationnelle des items

Le pool initial comprenait plusieurs centaines d’énoncés comportementaux recueillis lors d’observations directes en classe et d’entretiens exploratoires avec des élèves et des enseignants. Les items ont subi un processus de réduction séquentielle drastique fondé sur :

  • La clarté sémantique et lexicale : Les questions ont été reformulées afin d’éliminer toute ambiguïté syntaxique pour des enfants de 8-9 ans et testées lors d’entretiens pilotes individuels.
  • La pertinence conceptuelle : Un panel de psychologues cliniciens et de psychologues pour enfants a évalué chaque item pour déterminer s’il représentait un acte d’agression incontestable ou une manifestation probante d’anxiété inhibitrice.
  • La conformité inter-juges : Seuls les énoncés ayant recueilli un accord unanime ou quasi-unanime des juges experts ont été retenus pour la version finale à 35 items.

Statut épistémologique de la validité de construit

Un fait marquant dans la littérature psychométrique réside dans le fait que Walder et ses collègues ont explicitement refusé de considérer cette mesure comme « valide » au sens classique d’un test diagnostique d’agressivité personnelle. En effet, lors des analyses de corrélations croisées avec les nominations réelles des pairs (peer-rating measures où les élèves désignent nommément leurs camarades agressifs), le score d’anticipation de rôle a montré de faibles corrélations avec le comportement individuel effectif de l’enfant qui répondait.

Ce résultat n’est pas un défaut psychométrique, mais une découverte théorique majeure : le test ne mesure pas l’agressivité de l’enfant répondant, mais son système de croyances sur la désirabilité sociale et les rôles de sexe. La validité convergente s’établit donc non pas avec les conduites délinquantes ou agressives individuelles, mais avec les indices de conformisme social, de rigidité des stéréotypes de genre et de dépendance au regard d’autrui.

8. Fidélité / Reliability

L’étude psychométrique initiale a accordé une priorité absolue à la robustesse technique et à la fidélité de l’instrument, démontrant une résilience remarquable face à de nombreuses perturbations contextuelles expérimentales.

Fidélité inter-juges et consistance de sélection

Lors de la phase de développement, le taux d’accord inter-juges concernant la catégorisation des items (agressif vs non-agressif / anxiété) dépassait les 90 %. Ce processus rigoureux a permis de garantir que chaque énoncé reflétait de manière univoque le construit visé.

Stabilité procédurale et invariance du score

Les auteurs ont soumis le protocole à des variations expérimentales systématiques pour éprouver la solidité du score unique composite (dependability) :

  • Effet de la position du nom de l’élève : Le fait d’inscrire son nom tout en haut de la feuille ou à un emplacement plus discret ne modifie pas significativement la distribution des scores ni le taux d’approbation des items d’agressivité.
  • Effet de contexte et de présentation des items : L’inversion des blocs d’items ou l’utilisation des formes parallèles issues des pools A et B (Formes Agb vs Abg ; Bbg vs Bgb) n’entraîne aucune distorsion systématique des patterns de réponse.
  • Stabilité test-retest : Réadministré à intervalle court et moyen, le questionnaire présente une stabilité temporelle satisfaisante pour un public d’enfants d’école primaire, les distributions demeurant remarquablement homogènes au niveau du groupe-classe.

La standardisation stricte des consignes lues à voix haute par l’expérimentateur, l’utilisation d’exemples de démonstration au tableau noir et la présence de la tâche tampon HTP concourent directement à cette haute fiabilité instrumentale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Au moment de la publication initiale de Walder et al. en 1961, aucune analyse factorielle formelle (ni exploratoire, ni confirmatoire de type LISREL, apparu ultérieurement) n’a été rapportée pour cette échelle dans le texte source. La structuration de l’outil a reposé sur une méthode de sélection empirique et rationnelle guidée par la théorie (rational-theoretical construction).

Structure sous-jacente a priori

Bien que non vérifiée par extraction factorielle à l’époque, la composition interne de l’instrument s’articule de manière quasi-bifactorielle ou factorielle de second ordre :

  • Facteur I : Expression de l’agression normative (Items A1 à C6) — Regroupant 26 énoncés caractérisés par de fortes saturations théoriques sur la belligérance physique, l’impulsivité verbale et l’infraction aux normes de vie commune.
  • Facteur II : Inhibition affective et anxiété de socialisation (Items C7 à D5) — Comprenant 9 énoncés hautement spécifiques relatifs à la détresse morale consécutive à l’agression, la peur de l’autorité et la conformité cérémonielle (politesse).

Les réanalyses conceptuelles menées dans le champ de la psychologie différentielle soulignent que, si une analyse factorielle confirmatoire contemporaine était appliquée à ces données, un modèle à deux facteurs corrélés (Agression vs Anxiété liée à l’agression) ou un modèle hiérarchique avec un facteur général de « Tolérance normative perçue du rôle masculin/féminin » fournirait l’ajustement empirique le plus parcimonieux.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le questionnaire est un dispositif d’évaluation collective en classe, hautement structuré et administré oralement pour pallier les hétérogénéités de vitesse de lecture chez les jeunes élèves.

Caractéristiques techniques de l’instrument

  • Type d’outil : Questionnaire auto-rapporté d’attributions normatives et d’anticipation de rôle.
  • Population cible : Enfants scolarisés en troisième année primaire (8 à 9 ans).
  • Nombre total d’items : 35 items dichotomiques administrés deux fois (soit 70 jugements au total : 35 pour les filles et 35 pour les garçons).
  • Format de réponse : Choix forcé binaire (« OUI » ou « NON »). L’enfant trace un trait horizontal au crayon à papier sur la mention sélectionnée.
  • Matériel requis :
    • Un livret de réponse individuel de 3 pages : Page 1 (35 items OUI/NON pour le premier sexe évalué), Page 2 (page blanche réservée au dessin de la maison, de l’arbre et de la personne), Page 3 (35 items OUI/NON pour le second sexe évalué).
    • Craie et tableau noir pour les démonstrations de l’expérimentateur.
    • Une récompense / petit prix (prize) distribué à chaque élève pour maintenir la motivation extrinsèque et l’adhésion aux règles.
  • Tâche tampon (Cognitive Buffer) : Passation intercalée d’une version abrégée du test projectif House-Tree-Person (HTP ; Buck, 1948). L’enfant dispose d’un temps contraint (5 minutes au total) pour dessiner une maison, un arbre et une personne, brisant la monotonie des items verbaux et évitant le transfert automatique de réponses d’un sexe sur l’autre.
  • Système de cotation (Scoring) : Les réponses affirmant l’agressivité (réponse « OUI » sur les items A1-C6) reçoivent 1 point. Les items d’anxiété liée à l’agression (C7-D5) sont cotés séparément pour évaluer l’indice d’inhibition normative, ou inversés selon les objectifs de recherche pour former un score agrégé d’agressivité perçue du genre cible.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1961.
  • Statut du droit d’auteur : Domaine académique public / Open Access dans le cadre de l’utilisation scientifique et universitaire non commerciale. L’article original de 1961 et ses annexes instrumentales ont été publiés dans la revue Psychological Reports.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour l’enseignement, la recherche fondamentale et les applications éducatives. Aucun droit de licence commerciale n’est prélevé.
  • Conditions d’utilisation éthique : L’administration de ce test auprès de mineurs requiert l’autorisation institutionnelle des établissements scolaires, le consentement éclairé parental ainsi que l’assentiment verbal des enfants, conformément aux standards éthiques de l’American Psychological Association.

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements théoriques et méthodologiques du questionnaire :

  • Buck, J. N. (1948). The H-T-P technique: A qualitative and quantitative scoring manual. Journal of Clinical Psychology, 4(4), 317–396. https://doi.org/10.1037/10022-000
  • Eron, L. D., Walder, L. O., & Lefkowitz, M. M. (1971). Learning of aggression in children. Little, Brown and Company.
  • Huesmann, L. R., Eron, L. D., Lefkowitz, M. M., & Walder, L. O. (1984). Stability of aggression over time and generations. Developmental Psychology, 20(6), 1120–1134. https://doi.org/10.1037/0012-1649.20.6.1120
  • Walder, L. O., Abelson, R. P., Eron, L. D., Banta, T. J., & Laulicht, J. H. (1961). Development of a peer-rating measure of aggression. Psychological Reports, 9(3), 497–556. https://doi.org/10.2466/pr0.1961.9.3.497

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Cette section présente l’intégralité du matériel textuel et des questions d’administration telles que conçues par Walder et al. (1961). Le protocole comprend les consignes de passation standardisées lues à voix haute par l’expérimentateur, l’item d’exemple (X1), l’ensemble exhaustif des items de la Forme Agb (ciblant les filles) et de la Forme Bbg (ciblant les garçons), ainsi que la consigne intercalée du dessin HTP.

Form Agb Instructions and Practice

Form Agb instructions: « Look at the front page. Write your name on the line at the top, your first name and your last name. I’m going to ask you some more question games. This time the questions are about what you think girls your own age do and do not do. Do you see all the numbers, X1, and A1, A2, A3, and so on, with the words YES and NO after every number? For each question you will answer YES if you think girls your age do what I ask you; you will answer NO if you do not think girls your age do what I ask you.

« No one but myself will see your answers to these questions, not your teacher or your principal or your parents. It’s a secret between you and me. They are different from other questions you are asked in school because there are no answers which are right for everybody. Listen to each question and then make a line through either the YES or the NO that comes after the number. » (E demonstrates a horizontal line through a YES and a NO at the blackboard.)

« Do you see the numbers after your name? X1 is all alone off to one side. Put your finger under X1. I shall read you Question X1:

X1. Do girls run around a lot? »

« If you think girls your age do run around a lot, make a line through the word YES after the number X1. If you do not think girls your age run around a lot, make a line through the word NO. Has everybody made a line through either YES or NO?

« People have different ideas. Some people think girls your age do run around a lot, while other people think girls your age do not run around a lot. So the person sitting next to you may have made a line through NO, but you may have made a line through YES. You could both be right. You would be right if you made a line through YES because you think girls your age do the thing I ask about. The other person would also be right if he made a line through NO because he does not think girls your age do the thing I ask about.

« For all the questions I will ask you, make a line through either YES or NO-whichever is right for you.

« If you make a mistake and want to change your mark make a big wavy line through your old mark and then make another mark. » (E demonstrates at blackboard.)

« You know the rules by now: Do not look at your neighbor’s game. Do not answer out loud and remember, shaking your head is just as bad as answering out loud. Mark either YES or NO. Follow these easy rules and get a good prize.

« Now put your finger on A1. A1 is at the top of the first big column next to X1. Here is Question A1. »

Form Agb Items (Target: Girls)

Aggression Items (A1 – C6)

  1. A 1. Are girls smart alecks? [ YES / NO ]
  2. A 2. Do girls start a fight over nothing? [ YES / NO ]
  3. A 3. Do girls say mean things? [ YES / NO ]
  4. A 4. Do girls try to take other children’s things? [ YES / NO ]
  5. A 5. Do girls make it hard for children to get things done? [ YES / NO ]
  6. A 6. Do girls always scold when playing a game with other children? [ YES / NO ]
  7. A 7. Do girls always fight back if someone else hits them first? [ YES / NO ]
  8. A 8. Do girls take things ahead of their turns? [ YES / NO ]
  9. A 9. Do girls bother children? [ YES / NO ]
  10. A 10. Do girls push or shove children? [ YES / NO ]
  11. B 1. Do girls say things about a child that make other children laugh? [ YES / NO ]
  12. B 2. Do girls complain to the teacher when she tells them what to do? [ YES / NO ]
  13. B 3. Do girls trade unfairly? [ YES / NO ]
  14. B 4. Do girls get very, very mad at times? [ YES / NO ]
  15. B 5. Do girls make their own rules? [ YES / NO ]
  16. B 6. Do girls throw things at children? [ YES / NO ]
  17. B 7. Do girls often say something like, « I know something you don’t know? » [ YES / NO ]
  18. B 8. Do girls grab things from other children? [ YES / NO ]
  19. B 9. Do girls do things that bother others? [ YES / NO ]
  20. B 10. Do girls use bad words when another child bothers them? [ YES / NO ]
  21. C 1. Do girls spill things on children? [ YES / NO ]
  22. C 2. Do girls get angry easily? [ YES / NO ]
  23. C 3. Do girls whine or complain? [ YES / NO ]
  24. C 4. Do girls ever steal? [ YES / NO ]
  25. C 5. Do girls call children names? [ YES / NO ]
  26. C 6. Do girls throw dirt at children? [ YES / NO ]

Aggression-Anxiety Items (C7 – D5)

  1. C 7. Do girls always feel bad about saying swear words? [ YES / NO ]
  2. C 8. Do girls always worry about what teacher will say when she comes back to a noisy room? [ YES / NO ]
  3. C 9. Do girls ever get angry? [ YES / NO ]
  4. C 10. Do girls worry about what they said when they were angry? [ YES / NO ]
  5. D 1. Do girls fight when picked on? [ YES / NO ]
  6. D 2. Do girls argue when they are right? [ YES / NO ]
  7. D 3. Do girls run away from a fight? [ YES / NO ]
  8. D 4. Do girls say, « Excuse me, » even when they have not done anything bad? [ YES / NO ]
  9. D 5. Are girls always polite? [ YES / NO ]

Modified House-Tree-Person (HTP) Intermediate Activity

HTP Instructions: « I have asked you a lot of questions, and I will ask you some more questions soon. But, in the meantime, let’s do something different. Turn to the next page-it’s a blank page. Does everybody have a number two at the bottom of the page? Now write your name at the top of the page. You are going to draw some pictures. First draw a picture of a house, but just take a couple of minutes. As soon as you finish it, draw a picture of a tree, and then draw a picture of a person. Just take a few minutes to make each drawing. Do not ask any questions. (No questions aloud permitted.) I will tell you shortly before you are to stop. Draw a picture of a house, a tree, and a person. »

Procedural note: If questions are asked about what kind of drawing, answer: « Any kind of drawing you want so long as it is a house, tree, and person. » If questions are asked about erasing, permit it. Allow 5 minutes total for the drawing. After 4½ minutes say: « You will have to stop soon. »

Form Bbg Items (Target: Boys)

Transition instructions: « Now turn to the last page. Write your name at the top of page three, both your first and your last names. I am going to ask you the same kinds of questions but this time I’m going to ask about what you think boys your own age do or do not do. Remember, there are no answers that are right for everybody. Listen carefully to each question and make a mark through either the YES or the NO after deciding what is the right answer for you. Here is Question A1. »

Aggression Items (A1 – C6)

  1. A 1. Are boys pests? [ YES / NO ]
  2. A 2. Do boys forget to return borrowed things? [ YES / NO ]
  3. A 3. Do boys disobey the teacher? [ YES / NO ]
  4. A 4. Do boys spit at children? [ YES / NO ]
  5. A 5. Do boys get so mad at times that they do not know what they are doing? [ YES / NO ]
  6. A 6. Do boys say « please » when taking things? [ YES / NO ]
  7. A 7. Do boys play too rough? [ YES / NO ]
  8. A 8. Are boys rude to children? [ YES / NO ]
  9. A 9. Do boys hit first in a fight? [ YES / NO ]
  10. A 10. Do boys often say, « Give me that! »? [ YES / NO ]
  11. B 1. Do boys make marks on the desk? [ YES / NO ]
  12. B 2. Do boys pull children’s hair? [ YES / NO ]
  13. B 3. Do boys take the teacher’s things without permission? [ YES / NO ]
  14. B 4. Are boys always getting into trouble? [ YES / NO ]
  15. B 5. Do boys say things like, « My father can beat up your father? » [ YES / NO ]
  16. B 6. Do boys argue over nothing at all? [ YES / NO ]
  17. B 7. Do boys take other children’s things without asking? [ YES / NO ]
  18. B 8. Do boys fight a lot with other children? [ YES / NO ]
  19. B 9. Do boys say cruel things to children? [ YES / NO ]
  20. B 10. Are boys always looking for a fight? [ YES / NO ]
  21. C 1. Do boys tattle to the teacher? [ YES / NO ]
  22. C 2. Are boys rude to the teacher? [ YES / NO ]
  23. C 3. Do boys hit other children? [ YES / NO ]
  24. C 4. Do boys give dirty looks or stick out their tongues at other children? [ YES / NO ]
  25. C 5. Do boys make up stories and lies to get other children into trouble? [ YES / NO ]
  26. C 6. Do boys say mean things? [ YES / NO ]

Aggression-Anxiety Items (C7 – D5)

  1. C 7. Do boys always feel bad about saying swear words? [ YES / NO ]
  2. C 8. Do boys always worry about what teacher will say when she comes back to a noisy room? [ YES / NO ]
  3. C 9. Do boys ever get angry? [ YES / NO ]
  4. C 10. Do boys worry about what they said when they were angry? [ YES / NO ]
  5. D 1. Do boys fight when picked on? [ YES / NO ]
  6. D 2. Do boys argue when they are right? [ YES / NO ]
  7. D 3. Do boys run away from a fight? [ YES / NO ]
  8. D 4. Do boys say, « Excuse me, » even when they have not done anything bad? [ YES / NO ]
  9. D 5. Are boys always polite? [ YES / NO ]
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 15). Questionnaire d’anticipation de rôle pour garçons et filles de troisième année. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-anticipation-role-garcons-filles-troisieme-annee
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’anticipation de rôle pour garçons et filles de troisième année.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-anticipation-role-garcons-filles-troisieme-annee.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’anticipation de rôle pour garçons et filles de troisième année.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-anticipation-role-garcons-filles-troisieme-annee.