Questionnaire d’acceptabilité de la santé numérique (DHAQ)

Le Digital Health Acceptability Questionnaire (DHAQ) est un instrument psychométrique original développé par Haydon et al. (2023) pour évaluer l’acceptabilité des consultations de télémédecine (téléphone et vidéo). Fondé sur le Theoretical Framework of Acceptability (TFA), il comprend 10 items répartis en deux facteurs robustes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Digital Health Acceptability Questionnaire (DHAQ ; Haydon et al., 2023), traduit en français par le Questionnaire d’acceptabilité de la santé numérique, est un instrument psychométrique original développé pour évaluer l’acceptabilité des services de télémédecine auprès des usagers et patients. Conçu à partir d’une approche déductive rigoureuse ancrée dans le cadre théorique de l’acceptabilité (Theoretical Framework of Acceptability [TFA] ; Sekhon et al., 2017), le DHAQ répond à la nécessité d’évaluer de manière standardisée et multidimensionnelle l’expérience des patients recourant aux soins à distance. L’instrument a été structuré pour évaluer distinctement deux modalités majeures de prestation de télésanté : les consultations par téléphone (audio seule) et les consultations par visioconférence (audiovisuelle).

À partir d’un ensemble initial de 19 énoncés élaborés par un groupe d’experts interdisciplinaires du Centre for Online Health de l’Université du Queensland, deux sous-ensembles de questions adaptés aux spécificités de chaque canal de communication ont été testés auprès d’un échantillon représentatif au niveau national de consommateurs australiens ayant utilisé la télémédecine au cours des douze derniers mois. Les analyses factorielles exploratoires (AFE) menées avec rotation oblique ont mis en évidence, pour les deux versions (DHAQ-Téléphone et DHAQ-Visioconférence), une structure factorielle robuste à deux facteurs comprenant chacun 5 items, pour un total de 10 items par échelle. Les facteurs identifiés regroupent d’une part l’Attitude envers le service (englobant la perception d’adéquation aux besoins et la conformité aux idéaux de soins) et, d’autre part, la Capacité individuelle et l’effort perçu pour utiliser la télésanté (reflétant le fardeau ressenti, la facilité d’usage et l’auto-efficacité).

Les propriétés psychométriques du DHAQ démontrent une consistance interne exceptionnelle, avec un coefficient alpha de Cronbach (alpha de Cronbach) de 0,91 pour le questionnaire téléphonique et de 0,92 pour la version visioconférence. La variance totale expliquée par les deux facteurs s’élève respectivement à 70,355 % pour le volet téléphonique et à 67,312 % pour le volet visioconférence. Chaque item est évalué au moyen d’une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de « strongly disagree » (fortement en désaccord) à « strongly agree » (fortement d’accord). Le DHAQ constitue un outil précieux, bref, écologiquement valide et directement exploitable tant dans la recherche en services de santé que pour l’optimisation des parcours de soins numériques en pratique clinique courante.

2. Mots-clés / Keywords

Acceptabilité de la santé numérique, télémédecine, téléconsultation téléphonique, visioconférence médicale, Cadre théorique de l’acceptabilité (TFA), psychométrie, analyse factorielle exploratoire, attitude du consommateur, fardeau perçu, auto-efficacité numérique.

3. Auteurs / Authors

Le Digital Health Acceptability Questionnaire a été élaboré et validé par une équipe de chercheurs de référence affiliés au Centre for Online Health de la Faculty of Medicine de l’University of Queensland (Brisbane, Queensland, Australie) :

  • Helen M. Haydon (Auteure correspondante) — Centre for Online Health, University of Queensland, Ground Floor, Building 33, Princess Alexandra Hospital, Woolloongabba, Queensland, Australie, 4102. Courriel : [email protected]
  • Taylor Major — Centre for Online Health, University of Queensland. Identifiant ORCID : 0000-0002-2531-8221
  • Jaimon T. Kelly — Centre for Online Health, University of Queensland. Identifiant ORCID : 0000-0003-0232-5848
  • Soraia de C. Catapan — Centre for Online Health, University of Queensland.
  • Liam J. Caffery — Centre for Online Health, University of Queensland. Identifiant ORCID : 0000-0003-1899-7534
  • Anthony C. Smith — Centre for Online Health, University of Queensland. Identifiant ORCID : 0000-0002-7756-5136
  • Victor Gallegos-Rejas — Centre for Online Health, University of Queensland. Identifiant ORCID : 0000-0001-9856-4848
  • Emma E. Thomas — Centre for Online Health, University of Queensland.
  • Annie Banbury — Centre for Online Health, University of Queensland. Identifiant ORCID : 0000-0001-8841-1215
  • Centaine L. Snoswell — Centre for Online Health, University of Queensland. Identifiant ORCID : 0000-0002-4298-9369

4. Objectif / Purpose

Fondements et genèse de l’instrument

L’expansion fulgurante de la télémédecine et des services de télésanté, catalysée par la pandémie mondiale de COVID-19 et la restructuration subséquente des systèmes de distribution de soins, a profondément transformé la relation thérapeutique. Si la transition vers des modalités à distance a permis de préserver la continuité des prestations médicales et paramédicales, elle a également soulevé des questions cruciales quant à la pérennité de ces modes de consultation. Historiquement, l’évaluation des innovations technologiques en santé s’est largement focalisée sur des indicateurs d’adoption quantitative, de faisabilité technique ou de satisfaction globale des usagers. Or, la littérature contemporaine en sciences de l’implantation souligne qu’une satisfaction élevée ou une adoption forcée ne garantit nullement une acceptabilité authentique, durable et équitable.

C’est précisément pour combler ce vide méthodologique que le Questionnaire d’acceptabilité de la santé numérique (DHAQ) a été mis au point par Haydon et ses collaborateurs (2023). L’objectif principal de l’échelle est de quantifier avec précision le degré d’acceptabilité éprouvé par les usagers à l’égard des rendez-vous de télésanté, en discriminant explicitement deux modalités technologiques fondamentalement distinctes : les consultations purement audio (par téléphone traditionnel ou cellulaire) et les téléconsultations synchrones avec support vidéo (visioconférence). Les exigences cognitives, les barrières matérielles, la littératie numérique requise et la nature de l’interaction interpersonnelle variant substantiellement entre le téléphone et la vidéo, la mesure de l’acceptabilité exigeait des versions opérationnelles parallèles adaptées à chaque contexte.

Applications en recherche et en pratique clinique

Sur le plan des applications cliniques, le DHAQ permet aux gestionnaires de réseaux de santé, aux établissements hospitaliers et aux cliniciens en pratique de ville d’évaluer de manière itérative l’expérience des patients. En identifiant précocement si un patient perçoit les rendez-vous numériques comme une charge cognitive excessive ou s’il estime qu’ils desservent ses objectifs de santé, les équipes soignantes peuvent orienter les usagers vers la modalité la plus appropriée (présentiel, téléphone ou vidéo), évitant ainsi les ruptures de suivi et renforçant l’alliance thérapeutique.

Sur le plan de la recherche en services de santé, l’instrument offre une échelle standardisée, théoriquement étayée et psychométriquement validée pour mesurer les effets des interventions numériques. Il permet de tester des modèles prédictifs d’observance thérapeutique, d’analyser l’équité d’accès aux technologies selon les profils sociodémographiques (âge, ruralité, statut socioéconomique) et de réaliser des études comparatives rigoureuses. De surcroît, le format succinct à 10 items minimise le fardeau de réponse des participants dans le cadre d’enquêtes longitudinales ou de protocoles expérimentaux d’envergure.

5. Construit psychologique / Construct

L’acceptabilité d’une intervention de santé représente un construit psychologique complexe, subjectif et dynamique, reflétant le jugement global qu’un individu porte sur une intervention à laquelle il participe ou a participé. Dans le cadre du DHAQ, l’acceptabilité n’est pas traitée comme une variable unidimensionnelle de simple satisfaction, mais comme une structure cognitive et affective articulée autour de deux dimensions fondamentales mises au jour par l’analyse factorielle :

1. Attitude envers le service (Attitude toward the Service)

Cette première dimension rassemble les perceptions de l’usager quant à la congruence entre la consultation de télésanté et ses normes internes relatives à la dispensation des soins. Elle évalue dans quelle mesure le patient estime que la consultation numérique répond fidèlement à ses besoins de santé personnels, s’harmonise avec ses objectifs thérapeutiques à long terme et suscite une expérience affective favorable. Les composantes clés de ce facteur incluent :

  • Cohérence de l’intervention : L’alignement entre le format numérique et l’idéal que se fait l’usager de ce que doivent être d’excellents soins de santé (ex. : l’item énonçant que la télésanté correspond à la conception personnelle de soins de qualité).
  • Efficacité perçue : La conviction explicite que le rendez-vous à distance permet d’atteindre les objectifs cliniques fixés et de répondre adéquatement aux besoins médicaux actuels.
  • Attitude affective positive : Le sentiment d’agrément, de satisfaction et d’appréciation générale éprouvé lors de l’interaction à distance.

2. Capacité individuelle et effort perçu pour utiliser la télésanté (Individual Capacity and Effort to Use Telehealth)

La seconde dimension mesure la perception subjective des ressources personnelles, cognitives et temporelles mobilisées pour participer au rendez-vous à distance. Même lorsqu’un patient manifeste une attitude hautement positive envers le principe de la télésanté, des obstacles opératoires peuvent compromettre son acceptabilité globale. Ce facteur capture :

  • Le fardeau perçu (Burden) : L’absence d’efforts excessifs ressentis pour initier et mener à terme la consultation, et le constat que le processus n’a pas constitué une charge pesante.
  • L’économie de ressources : La perception nette d’un gain de temps et d’une optimisation logistique (absence de déplacement, flexibilité d’horaire).
  • L’auto-efficacité technologique : La confiance inébranlable du patient en ses capacités à configurer, connecter et gérer de façon autonome la plateforme téléphonique ou de visioconférence sans appréhension ni défaillance perçue.

L’interaction synergique entre ces deux facteurs détermine l’acceptabilité globale : un usager ayant une attitude favorable mais un fardeau perçu écrasant présentera une acceptabilité précaire, tout comme un individu maîtrisant parfaitement la technologie mais jugeant le service dénué de valeur clinique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le Cadre théorique de l’acceptabilité (TFA)

Le développement déductif du DHAQ prend racine dans le modèle conceptuel proposé par Sekhon, Cartwright et Francis (2017) : le Theoretical Framework of Acceptability (TFA). Sekhon et al. ont formulé une définition consensuelle de l’acceptabilité dans les interventions de santé : un construit multi-facette qui reflète l’évaluation cognitive et émotionnelle d’une intervention par ceux qui la reçoivent ou la délivrent, mesurable sur trois temporalités (prospective avant l’intervention, concurrente pendant la mise en œuvre, ou rétrospective après expérimentation). Le DHAQ se concentre spécifiquement sur l’acceptabilité rétrospective, évaluant l’expérience vécue des usagers ayant eu recours à la télémédecine.

Le cadre du TFA articule l’acceptabilité autour de sept composantes fondamentales :

  1. Attitude affective (Affective attitude) : Ce que l’usager ressent à l’égard de l’intervention.
  2. Fardeau (Burden) : La quantité d’effort perçue requise pour participer à l’intervention.
  3. Éthique (Ethicality) : L’adéquation de l’intervention avec le système de valeurs personnel de l’usager.
  4. Cohérence de l’intervention (Intervention coherence) : Le degré de compréhension qu’a l’usager du fonctionnement et des finalités de l’intervention.
  5. Coûts d’opportunité (Opportunity costs) : Les bénéfices, profits ou valeurs auxquels l’individu a dû renoncer pour s’engager dans l’intervention.
  6. Efficacité perçue (Perceived effectiveness) : La probabilité perçue que l’intervention atteigne son objectif visé.
  7. Auto-efficacité (Self-efficacy) : La confiance de l’usager en ses propres capacités à exécuter les comportements requis pour bénéficier de l’intervention.

Les concepteurs du DHAQ ont initialement opérationnalisé ces dimensions en 19 énoncés. Lors des étapes d’épuration psychométrique, ces composantes ont convergé vers deux macro-dimensions empiriques, démontrant comment, dans le domaine spécifique de la santé numérique, l’éthique, la cohérence et l’efficacité perçue fusionnent organiquement avec l’attitude générale, tandis que le fardeau, l’auto-efficacité et les coûts d’opportunité (gain de temps) se regroupent sous l’égide de la capacité individuelle et de l’effort.

Distinction avec les modèles d’adoption technologique (TAM et UTAUT)

Le DHAQ se distingue nettement des modèles classiques issus des sciences de l’information, tels que le Technology Acceptance Model (TAM ; Davis, 1989) ou la théorie unifiée de l’acceptation et de l’utilisation de la technologie (UTAUT ; Venkatesh et al., 2003). Si le TAM se focalise principalement sur deux déterminants cognitifs – l’utilité perçue (Perceived Usefulness) et la facilité d’utilisation perçue (Perceived Ease of Use) – en vue de prédire l’intention d’usage, il a été conçu à l’origine pour des environnements organisationnels bureautiques. En santé, la relation de soin implique une vulnérabilité ontologique, des considérations déontologiques et une anxiété liée à la maladie que le TAM ne capture que très imparfaitement. En s’appuyant sur le TFA, le DHAQ intègre explicitement l’adéquation thérapeutique et le fardeau ressenti dans le parcours de vie de l’usager, surpassant l’évaluation strictement ergonomique.

7. Validité / Validity

Validité de contenu et validité de construit

La validité de contenu du DHAQ a été établie dès sa phase initiale de conception déductive. Un panel multidisciplinaire de chercheurs et d’experts cliniques en télémédecine a généré 19 items directement dérivés des 7 domaines du cadre de Sekhon et al. (2017). Les formulations ont été minutieusement ajustées pour garantir leur clarté, éliminer les ambiguïtés sémantiques et s’assurer que les énoncés soient transposables avec une égale pertinence aux consultations téléphoniques et par vidéoconférence.

La validité de construit a été confirmée empiriquement au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) rigoureuses conduites sur un échantillon national représentatif de consommateurs australiens adultes ayant utilisé des services de télésanté au cours des 12 derniers mois. L’analyse factorielle a mis en évidence que les items se structurent de façon univoque et stable autour des deux facteurs théoriquement postulés, attestant que l’outil capte fidèlement les construits sous-jacents sans saturation croisée inopportune. Les solutions retenues pour les questionnaires téléphonique et visioconférence ont présenté une variance expliquée élevée (respectivement 70,355 % et 67,312 %), fournissant une preuve statistique solide de l’adéquation du modèle de mesure.

Validité convergente, discriminante et perspectives

Bien que l’étude princeps de Haydon et al. (2023) ait posé les fondations de la validité interne du DHAQ, les auteurs ont formellement identifié les jalons nécessaires pour consolider sa validité de critère. Les recherches futures suggérées prévoient notamment l’évaluation de la validité convergente en corrélant le DHAQ avec des échelles établies d’acceptation technologique, au premier rang desquelles figure le questionnaire TAM-21 (Davis, 1989). Une corrélation positive substantielle est attendue entre le facteur « Capacité individuelle et effort perçu » du DHAQ et la « Facilité d’utilisation perçue » du TAM, de même qu’entre l’« Attitude envers le service » et l’« Utilité perçue ».

En parallèle, l’évaluation de la validité prédictive représente un champ d’investigation majeur : démontrer qu’un score élevé au DHAQ prédit une probabilité significativement réduite de rendez-vous manqués (no-show) et une meilleure fidélisation dans les protocoles de surveillance à distance constituera l’ultime confirmation de sa pertinence clinique.

8. Fidélité / Reliability

Consistance interne

La fiabilité du DHAQ a été rigoureusement démontrée par l’analyse de sa consistance interne sur l’ensemble de l’échantillon de validation. Les estimations calculées à l’aide de l’alpha de Cronbach atteignent des niveaux d’excellence psychométrique largement supérieurs aux seuils conventionnels préconisés par Nunnally et Bernstein (1994), fixés à 0,70 pour la recherche et à 0,90 pour les décisions cliniques individuelles :

  • DHAQ-Téléphone (10 items) : $\alpha = 0,91$, reflétant une homogénéité remarquable des énoncés tout en conservant une diversité suffisante pour couvrir les deux sous-dimensions sans redondance stérile.
  • DHAQ-Visioconférence (10 items) : $\alpha = 0,92$, démontrant une fidélité quasi-identique et extrêmement robuste pour la modalité audiovisuelle.

Ces coefficients témoignent d’une variance d’erreur de mesure minime, assurant que les variations observées dans les scores totaux des participants reflètent de véritables différences individuelles dans l’acceptabilité ressentie plutôt que des fluctuations aléatoires imputables à des imperfections d’échantillonnage des items.

Stabilité temporelle et cohérence inter-échelles

Bien que les données de fidélité test-retest longitudinales n’aient pas fait l’objet de la première publication de 2023 – l’accent ayant été mis sur la représentativité transversale –, la conception même de l’instrument favorise une stabilité métrologique. Les coefficients oméga de McDonald ($\omega$) et la fidélité composite, lorsqu’ils sont extrapolés à partir des fortes saturations factorielles observées (dépassant généralement 0,65), confirment que les deux sous-échelles de 5 items possèdent une précision de mesure autonome suffisante pour être interprétées isolément par les cliniciens et les chercheurs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Méthodologie de l’analyse factorielle exploratoire

Afin de déterminer la dimensionalité sous-jacente des versions téléphonique et visioconférence du questionnaire, Haydon et al. (2023) ont soumis la matrice de corrélation des items initiaux à des analyses factorielles exploratoires (AFE). L’utilisation d’une méthode d’extraction en facteurs communs avec rotation oblique Oblimin direct a été sélectionnée de manière judicieuse. Sur le plan théorique et psychométrique, les dimensions d’acceptabilité (attitude affective/cohérence et effort/auto-efficacité) sont présumées être corrélées dans la réalité psychologique des usagers ; imposer une rotation orthogonale (de type Varimax) aurait artificiellement forcé une indépendance factorielle non conforme aux dynamiques cliniques réelles.

Structure factorielle et variance expliquée

L’analyse a révélé de manière convergente, pour les deux modalités technologiques, une solution bi-factorielle nette et élégante, chaque facteur conservant exactement 5 items après suppression des énoncés redondants ou à saturations multiples inadéquates :

  • Version Consultation Téléphonique (DHAQ-Telephone) : La solution à deux facteurs explique 70,355 % de la variance totale des données. Le premier facteur, « Attitude envers le service », regroupe les énoncés liés à la convenance vis-à-vis des soins, aux buts thérapeutiques, à la réponse aux besoins et au plaisir d’usage. Le second facteur, « Capacité individuelle et effort pour utiliser la télésanté », regroupe le faible effort requis, l’absence de fardeau, l’économie de temps, la simplicité d’utilisation et la confiance absolue en ses capacités de mise en place.
  • Version Consultation par Visioconférence (DHAQ-Videoconference) : La solution bi-factorielle reproduit scrupuleusement la même architecture sémantique et métrique, expliquant 67,312 % de la variance totale. Les saturations factorielles des items sur leur facteur cible sont particulièrement élevées, attestant d’une excellente pureté factorielle.

Cette symétrie structurelle parfaite entre les deux versions constitue un atout méthodologique majeur, permettant des comparaisons directes intra-individuelles ou inter-groupes sur les barrières spécifiques associées à l’audio par rapport à la vidéo.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Digital Health Acceptability Questionnaire (DHAQ) — Questionnaire d’acceptabilité de la santé numérique.
  • Variantes reconnues : DHAQ-Telephone Appointments (DHAQ-Téléphone) et DHAQ-Videoconference Appointments (DHAQ-Visioconférence).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation / Inventaire psychométrique autorapporté.
  • Nombre total d’items : 10 items par échelle (pour un format complet de 10 questions adaptables selon le canal utilisé).
  • Nombre de sous-échelles : 2 sous-échelles de 5 items chacune :
    • Facteur 1 : Attitude envers le service (Items 1, 2, 5, 9, 10).
    • Facteur 2 : Capacité individuelle et effort pour utiliser la télésanté (Items 3, 4, 6, 7, 8).
  • Format de réponse (MANDATOIRE) : Items are rated on a 5-point Likert scale, with response options including « strongly disagree, » « somewhat disagree, » « neither agree nor disagree, » « somewhat agree, » and « strongly agree. »
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus), hommes et femmes, ayant expérimenté une consultation de télémédecine (téléphonique ou vidéo).
  • Temps de passation : Environ 2 à 4 minutes, ce qui en fait un instrument particulièrement efficient pour l’intégration en routine clinique ou les enquêtes post-consultation à large échelle.
  • Cotation et calcul des scores : Chaque modalité de réponse Likert est généralement cotée de 1 (« strongly disagree ») à 5 (« strongly agree »). Il n’y a pas d’items inversés dans la version finale des 10 items, ce qui simplifie grandement la cotation. Deux approches de calcul sont préconisées :
    • Scores sous-dimensionnels : Moyenne ou somme des 5 items composant chaque dimension (score moyen de 1 à 5).
    • Score global d’acceptabilité : Moyenne générale des 10 items (score de 1 à 5) ou somme brute (score de 10 à 50). Un score plus élevé indique une acceptabilité numérique supérieure.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication officielle : 2023.
  • Statut des droits et autorisations : L’instrument est protégé par le droit d’auteur universitaire mais peut être utilisé librement à des fins de recherche académique et d’enseignement (« May be used for Research/Teaching purposes »).
  • Utilisation commerciale : Non autorisée sans accord préalable (« Commercial Use: No »). Toute exploitation commerciale, intégration dans un logiciel propriétaire payant ou application commerciale requiert l’autorisation formelle de l’Université du Queensland.
  • Frais d’utilisation (Tarif) : Gratuit (« Fee: No »). Aucun coût de licence n’est requis pour la communauté scientifique et les organismes publics de santé dans un cadre non marchand.
  • Demandes d’accès et correspondance : Dre Helen M. Haydon, Centre for Online Health, University of Queensland, Princess Alexandra Hospital, Woolloongabba, QLD 4102, Australie. Courriel : [email protected]

12. Références / References

Les références bibliographiques suivantes fournissent les sources méthodologiques, conceptuelles et psychométriques ayant présidé au développement et à l’analyse du DHAQ :

  • Boateng, G. O., Neilands, T. B., Frongillo, E. A., Melgar-Quiñonez, H. R., & Young, S. L. (2018). Best practices for developing and validating scales for health, social, and behavioral research: A primer. Frontiers in Public Health, 6, Article 149. https://doi.org/10.3389/fpubh.2018.00149
  • Davis, F. D. (1989). Perceived usefulness, perceived ease of use, and user acceptance of information technology. MIS Quarterly, 13(3), 319–340. https://doi.org/10.2307/249008
  • Haydon, H. M., Major, T., Kelly, J. T., Catapan, S. d. C., Caffery, L. J., Smith, A. C., Gallegos-Rejas, V., Thomas, E. E., Banbury, A., & Snoswell, C. L. (2023). Development and validation of the Digital Health Acceptability Questionnaire. Journal of Telemedicine and Telecare, 29(10, Suppl), 8S–15S. https://doi.org/10.1177/1357633X231202279
  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3e éd.). McGraw-Hill.
  • Sekhon, M., Cartwright, M., & Francis, J. J. (2017). Acceptability of healthcare interventions: An overview of reviews and development of a theoretical framework. BMC Health Services Research, 17(1), Article 88. https://doi.org/10.1186/s12913-017-2031-8
  • Venkatesh, V., Morris, M. G., Davis, G. B., & Davis, F. D. (2003). User acceptance of information technology: Toward a unified view. MIS Quarterly, 27(3), 425–478. https://doi.org/10.2307/30036540

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Thinking about all of the telehealth [phone/video] appointments that you have ever had, please choose the response [Strongly disagree through to Strongly agree] below that best fits your opinion.

Authentic Response Scale: Items are rated on a 5-point Likert scale, with response options including "strongly disagree," "somewhat disagree," "neither agree nor disagree," "somewhat agree," and "strongly agree."

  1. Telehealth fits with my idea of what good healthcare should be.
  2. Having [phone/video] appointments is in line with my healthcare goals.
  3. It took very little effort to have appointments via [phone/video].
  4. Having healthcare appointments via [phone/video] was not a burden.
  5. I believe [phone/video] appointments meet my healthcare needs.
  6. Having [phone/video] appointments saved me time.
  7. Telehealth [phone/video] was easy for me to use.
  8. I have no doubt in my ability to set up and have my healthcare appointments via [phone/video].
  9. I really enjoy having my healthcare appointments via [phone/video].
  10. I liked having my healthcare appointments via [phone/video].
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Looti, M. (2026, octobre 14). Questionnaire d’acceptabilité de la santé numérique (DHAQ). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-acceptabilite-sante-numerique-dhaq
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’acceptabilité de la santé numérique (DHAQ).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-acceptabilite-sante-numerique-dhaq.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’acceptabilité de la santé numérique (DHAQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=questionnaire-acceptabilite-sante-numerique-dhaq.