PsySafety-Check (PS-C)

Le PsySafety-Check (PS-C) est une échelle psychométrique standardisée mesurant la sécurité psychologique au sein des équipes. Disponible en version longue (7 items) et courte (4 items), elle présente de solides propriétés de fidélité et de validité.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le PsySafety-Check (PS-C) est un instrument psychométrique standardisé conçu pour évaluer la sécurité psychologique au sein des équipes de travail. Développé initialement en langue allemande par le Dr. Josef A. Fischer et le Dr. Hendrik Hüttermann sur la base des travaux fondateurs d’Amy Edmondson, le PS-C mesure la croyance partagée par les membres d’une équipe selon laquelle le groupe constitue un espace sécurisant pour la prise de risques interpersonnels, où l’expression d’opinions divergentes, le signalement d’erreurs ou la formulation de propositions novatrices n’entraînent ni rejet, ni humiliation, ni sanctions informelles.

L’instrument se décline en deux variantes complémentaires : une version intégrale comprenant sept items (version longue) et une version abrégée composée de quatre items (version courte). La version longue comprend quatre items formulés positivement et trois items inversés (items 3, 5 et 6), tandis que la version courte ne retient que les quatre formulations positives afin de faciliter un dépistage rapide lors d’interventions en entreprise, de sessions de coaching ou d’ateliers d’équipe. Les réponses sont recueillies sur une échelle de Likert en sept points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les scores sont calculés par la moyenne non pondérée des items après inversion des énoncés négatifs.

Sur le plan psychométrique, le questionnaire repose sur une étude de validation rigoureuse menée auprès de 325 professionnels issus de secteurs industriels et technologiques variés. L’analyse factorielle exploratoire et l’analyse factorielle confirmatoire démontrent une structure unidimensionnelle robuste. La version longue affiche un indice d’ajustement satisfaisant (CFI = 0,950 ; RMSEA = 0,079 ; SRMR = 0,044) avec des saturations factorielles comprises entre 0,50 et 0,72. La version courte présente quant à elle des indices exceptionnels (CFI = 1,000 ; RMSEA = 0,000 ; SRMR = 0,010) avec des saturations oscillant entre 0,61 et 0,73. La consistance interne est solide pour les deux versions, tant au niveau du coefficient alpha de Cronbach (α = 0,81 pour la version longue et α = 0,74 pour la version courte) que de l’oméga de McDonald (ω = 0,81 et ω = 0,74 respectivement). La validité convergente, discriminante et critériée est solidement étayée par des corrélations substantielles avec la justice procédurale, le traitement de l’information en équipe, l’identification organisationnelle et les différentes typologies de conflits intragroupes.

2. Mots-clés / Keywords

Sécurité psychologique, climat d’équipe, dynamique de groupe, prise de risque interpersonnel, apprentissage organisationnel, culture de l’erreur, psychométrie du travail, efficacité collective, justice procédurale, résolution des conflits intragroupes.

3. Auteurs / Authors

Le PsySafety-Check (PS-C) a été élaboré et validé par une équipe de chercheurs spécialisés en comportement organisationnel, en leadership et en psychologie du travail :

  • Dr. Josef A. Fischer — Chercheur et praticien en psychologie organisationnelle et diagnostic d’équipe. Courriel : [email protected]
  • Dr. Hendrik Hüttermann — Institut de leadership et de gestion des ressources humaines (I.FPM-HSG), Université de Saint-Gall (Universität St. Gallen), Suisse. Courriel : [email protected]

4. Objectif / Purpose

Le PsySafety-Check (PS-C) a été élaboré pour pallier le manque d’instruments germanophones standardisés, économiquement viables et psychométriquement validés destinés à quantifier la sécurité psychologique au niveau groupal. Dans les environnements organisationnels contemporains, caractérisés par une complexité accrue, une volatilité permanente et une interdépendance fonctionnelle élevée, la capacité des collaborateurs à communiquer ouvertement, à partager des informations critiques et à questionner les pratiques établies constitue un levier déterminant d’adaptation et de performance.

L’objectif fondamental de cet outil est double : fournir aux chercheurs un instrument d’une fidélité éprouvée pour les protocoles scientifiques en psychologie organisationnelle, et offrir aux praticiens (consultants, psychologues du travail, responsables des ressources humaines, coachs agiles) un outil d’audit diagnostique rapide, direct et opérationnel. L’évaluation de la sécurité psychologique répond à des impératifs stratégiques précis :

  • Identification des dysfonctionnements relationnels latents : L’outil met en lumière les réticences des équipiers à solliciter de l’aide, leurs craintes d’être blâmés en cas d’erreur ou le sentiment d’exclusion éprouvé par les profils atypiques.
  • Diagnostic de la culture de l’erreur : Le questionnaire permet de déterminer si l’erreur est perçue comme une opportunité d’apprentissage ou comme une faute sanctionnée, conditionnant ainsi la capacité de l’équipe à s’engager dans des démarches d’amélioration continue.
  • Accompagnement des transformations agiles : Dans les méthodologies agiles (Scrum, Kanban) où les réunions de rétrospective et l’autonomie collective sont centrales, un niveau élevé de sécurité psychologique est un prérequis incontournable pour que l’auto-évaluation critique soit productive et non toxique.
  • Soutien aux équipes opérant dans des contextes à haut risque : Dans les unités de soins intensifs, les blocs opératoires, les centres de commandement policier ou militaire, ainsi que dans la recherche et développement (R&D), l’absence d’inhibition dans la prise de parole directe conditionne la sécurité des personnes et la réussite des missions critiques.

Le PS-C s’applique à toute configuration d’équipe : groupes de projets temporaires, départements d’entreprises industrielles, administrations publiques, équipes soignantes ou comités de direction. La disponibilité de deux versions distinctes optimise l’utilisabilité : la version longue (sept items) est privilégiée pour les bilans organisationnels approfondis nécessitant une granularité maximale, tandis que la version courte (quatre items) est idéale pour les suivis longitudinaux (« pulse surveys »), les baromètres d’équipe récurrents ou les interventions en temps limité.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept central mesuré par le PS-C est la sécurité psychologique d’équipe (team psychological safety), formalisé de manière séminale par la professeure Amy Edmondson (1999). Ce construit ne se réduit pas à une simple forme de confiance interpersonnelle bilatérale ou à une atmosphère de complaisance bienveillante. Il s’agit d’une propriété émergente au niveau du groupe, définie comme la croyance partagée que l’équipe est un environnement sûr pour la prise de risque interpersonnel.

Ce construit s’articule autour de plusieurs composantes cognitives, émotionnelles et comportementales interdépendantes :

1. L’expression libre et la transparence communicationnelle (Speaking Up)

Cette dimension renvoie à la possibilité pour chaque membre d’aborder ouvertement les problèmes épineux, les doutes, les incertitudes et les sujets controversés sans craindre de faire l’objet de représailles, de sarcasmes ou d’isolement social. Dans une équipe psychologiquement sûre, le silence organisationnel est brisé : les collaborateurs expriment leurs désaccords constructifs de manière précoce, évitant l’amplification d’erreurs stratégiques ou opérationnelles.

2. La gestion bienveillante des erreurs et la non-culpabilisation

Un environnement psychologiquement sûr se caractérise par une déstigmatisation de l’erreur involontaire. L’échec n’est pas instrumentalisé comme un levier de reproche individuel ou une source de dévalorisation publique, mais analysé collectivement comme une rétroaction informationnelle riche, propice à l’apprentissage réflexif (team learning behavior).

3. La confiance dans l’intégrité mutuelle et l’absence de malveillance

Les membres de l’équipe ont l’assurance partagée qu’aucun collègue n’agira délibérément pour saboter leur travail, miner leur crédibilité ou s’attribuer indûment leurs réussites. Cette composante neutralise l’hypervigilance défensive et libère les ressources cognitives des employés, qui cessent de consacrer leur énergie à des stratégies d’autoprotection pour se focaliser sur l’accomplissement de la tâche collective.

4. La tolérance à la diversité et l’inclusivité interpersonnelle

La sécurité psychologique requiert que les différences individuelles — qu’il s’agisse de profils cognitifs, de perspectives méthodologiques, de parcours d’expertise ou de caractéristiques sociodémographiques — ne conduisent pas à des attitudes de rejet ou de condescendance. L’équipe valorise activement la divergence intellectuelle comme un catalyseur d’innovation plutôt que comme une menace pour la cohésion groupale.

5. La vulnérabilité acceptée et la demande d’aide

Dans un groupe où la sécurité psychologique est faible, demander de l’aide ou avouer son incompétence sur un sujet donné est perçu comme un aveu de faiblesse préjudiciable à la réputation professionnelle. À l’inverse, un niveau élevé de sécurité psychologique normalise la dépendance mutuelle et facilite le recours spontané à l’assistance des pairs face à des défis complexes.

6. La valorisation et l’exploitation synergique des compétences uniques

Chaque membre de l’équipe ressent que ses talents spécifiques, son expertise distinctive et ses aptitudes singulières sont reconnus, respectés et intégrés de façon féconde dans les flux de travail collectifs, renforçant le sentiment d’efficacité personnelle et l’autonomie collective.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique du PsySafety-Check s’inscrit au confluent de la psychologie des organisations, de la théorie sociocognitive et des modèles de dynamique des groupes. Les fondements conceptuels majeurs reposent sur les paradigmes suivants :

Les travaux pionniers de Schein et Bennis (1965)

Bien avant la vulgarisation managériale du terme, Edgar Schein et Warren Bennis ont introduit la notion de sécurité psychologique dans le cadre des processus de changement organisationnel planifié. Selon Schein, tout apprentissage transformationnel génère une « anxiété d’apprentissage » (la peur de paraître incompétent, de perdre son statut ou son contrôle face à l’inconnu). Pour surmonter cette barrière défensive sans abaisser le niveau d’exigence, l’organisation doit instaurer un niveau de sécurité psychologique suffisant, créant ainsi un environnement soutenant où la déstabilisation cognitive temporaire est tolérée.

Le modèle d’apprentissage en équipe d’Amy Edmondson (1999)

Dans son article fondamental publié dans Administrative Science Quarterly, Edmondson a conceptualisé la sécurité psychologique comme une croyance partagée à l’échelle de l’équipe (team-level construct). Elle a postulé et démontré que la sécurité psychologique agit comme un médiateur essentiel entre les conditions structurelles de l’équipe (conception de la tâche, contexte organisationnel, leadership d’encadrement) et les comportements d’apprentissage collectif (expérimentation, discussion des erreurs, recherche de rétroaction). À leur tour, ces comportements d’apprentissage déterminent la performance globale de l’équipe. Edmondson met en évidence que sans sécurité psychologique, les biais de conformisme et la peur du ridicule inhibent l’échange critique de données.

La théorie de l’échange social (Blau, 1964) et la réciprocité de Gouldner (1960)

Le PS-C s’appuie également sur la théorie de l’échange social. Lorsque les membres d’une équipe constatent que leurs collègues adoptent des comportements d’accueil bienveillants et s’abstiennent de toute exploitation opportuniste de leurs vulnérabilités, une norme implicite de réciprocité positive s’établit. Les individus se sentent moralement obligés de s’engager dans des comportements prosociaux, de signaler proactivement les risques systémiques et de coopérer sans réserve.

Le modèle Entrée-Processus-Sortie (I-P-O / IMO) en dynamique de groupe

Dans la théorie classique des équipes (Marks et al., 2001 ; McGrath, 1964), la sécurité psychologique s’insère à la fois comme un état émergent affectivo-cognitif (processus intermédiaire) et comme un modulateur clé des processus d’action et de transition. Elle permet à l’équipe de naviguer efficacement dans des environnements incertains en transformant les ressources individuelles (connaissances, talents) en résultats opérationnels supérieurs.

7. Validité / Validity

L’évaluation des qualités métrologiques du PsySafety-Check (PS-C) a fait l’objet d’un examen empirique approfondi visant à documenter sa validité de construit (convergente et discriminante) ainsi que sa validité critériée sur un échantillon hétérogène de salariés (N = 325).

Validité convergente

La validité convergente a été examinée en analysant les relations entre le score de sécurité psychologique et la justice procédurale au sein de l’équipe, mesurée par l’échelle de Li et Cropanzano (2009). Selon la théorie de la justice organisationnelle (Colquitt, 2001), la justice procédurale reflète l’équité perçue des règles de prise de décision, caractérisée par la transparence, la cohérence et la possibilité de faire entendre sa voix (voice). Sur le plan théorique, les équipes jouissant d’une forte sécurité psychologique débattent ouvertement des critères décisionnels, ce qui favorise la transparence et le respect perçu des règles communes. Conformément aux hypothèses :

  • La corrélation de Pearson entre la version longue du PS-C et la justice procédurale est très élevée : r = 0,71 (p < 0,01).
  • Pour la version courte, cette corrélation demeure substantielle : r = 0,66 (p < 0,01).

Ces associations statistiques confirment que le PS-C capte fidèlement un climat d’équité et d’ouverture partagée.

Validité divergente (discriminante)

Pour démontrer que le construit mesuré se distingue nettement d’autres états affectifs négatifs ou de tensions internes, les auteurs ont confronté les versions longue et courte du PS-C aux trois types de conflits intragroupes théorisés par Jehn (1995 ; Jehn & Mannix, 2001) : le conflit de tâche, le conflit de processus et le conflit relationnel.

L’hypothèse théorique stipulait que, bien que des corrélations négatives soient attendues avec l’ensemble des conflits, la corrélation négative avec le conflit relationnel (caractérisé par des frictions interpersonnelles, de l’animosité et des attaques affectives) devrait être significativement plus marquée qu’avec les conflits de tâche (désaccords sur le contenu du travail) et les conflits de processus (désaccords sur la logistique et l’allocation des rôles). Les données confirment cette hypothèse différentielle :

  • Version longue :
    • Conflit relationnel : r = -0,66 (p < 0,01)
    • Conflit de processus : r = -0,51 (p < 0,01)
    • Conflit de tâche : r = -0,45 (p < 0,01)
  • Version courte :
    • Conflit relationnel : r = -0,58 (p < 0,01)
    • Conflit de processus : r = -0,40 (p < 0,01)
    • Conflit de tâche : r = -0,44 (p < 0,01)

Ces données démontrent que la sécurité psychologique n’exclut pas le débat d’idées vigoureux sur la tâche, mais protège l’équipe contre la dégénérescence des débats intellectuels en querelles affectives délétères, étayant rigoureusement la validité discriminante du questionnaire.

Validité critériée (concomitante et prédictive)

La validité critériée a été évaluée à travers l’association du PS-C avec deux critères organisationnels majeurs documentés dans la littérature :

  1. Le traitement de l’information en équipe (team information processing) : Évalué via les échelles de Homan et al. (2007) et de Kearney et Gebert (2009), ce construit mesure l’intégration synergique et la fertilisation croisée des connaissances distinctes des équipiers. Les corrélations obtenues sont hautement significatives : r = 0,71 (p < 0,01) pour la version longue et r = 0,66 (p < 0,01) pour la version courte.
  2. L’identification à l’équipe (team identification) : Mesurée à l’aide de l’échelle d’appartenance sociale de Mael et Ashforth (1992), cette dimension est positivement liée au score du PS-C : r = 0,32 (p < 0,01) pour la version longue et r = 0,26 (p < 0,01) pour la version courte.

La version longue présente systématiquement des corrélations légèrement supérieures à celles de la version courte, ce qui s’explique par sa plus grande amplitude sémantique (inclusion des facettes négatives et de la vulnérabilité). La validité critériée des deux versions s’avère donc pleinement confirmée.

8. Fidélité / Reliability

L’estimation de la précision de mesure et de la cohérence interne du PsySafety-Check s’appuie sur deux indicateurs statistiques complémentaires : le coefficient classique α de Cronbach et le coefficient robuste ω de McDonald. Ce dernier est particulièrement recommandé en psychométrie moderne car il ne postule pas une tau-équivalence stricte entre les items.

Coefficients de cohérence interne

  • Version longue (7 items) :
    • Alpha de Cronbach : α = 0,81
    • Oméga de McDonald : ω = 0,81
  • Version courte (4 items) :
    • Alpha de Cronbach : α = 0,74
    • Oméga de McDonald : ω = 0,74

Ces valeurs dépassent le seuil méthodologique conventionnel de 0,70 recommandé par Nunnally et Bernstein (1994) pour la recherche fondamentale et le diagnostic appliqué, témoignant d’une excellente homogénéité du construit sans redondance sémantique excessive.

Indice de discrimination des items (corrélations item-total corrigées)

Selon les critères méthodologiques de Bortz et Döring (2009), la corrélation item-total corrigée de la partie (part-whole-corrected item discrimination) doit idéalement être supérieure à 0,50, les valeurs inférieures à 0,30 étant considérées comme problématiques. Pour le PS-C (échantillon N = 325), les coefficients de discrimination démontrent une excellente adéquation :

  • Item 1 : 0,63 (version longue) ; 0,59 (version courte)
  • Item 2 : 0,56 (version longue) ; 0,50 (version courte)
  • Item 3 : 0,54 (version longue uniquement)
  • Item 4 : 0,57 (version longue) ; 0,59 (version courte)
  • Item 5 : 0,52 (version longue uniquement)
  • Item 6 : 0,54 (version longue uniquement)
  • Item 7 : 0,43 (version longue) ; 0,44 (version courte)

Tous les items affichent une capacité discriminative robuste, seul l’item 7 se situant légèrement en deçà du seuil de 0,50 mais nettement au-dessus du seuil critique de 0,30, justifiant pleinement son maintien dans les deux versions de l’outil.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture latente du PsySafety-Check a été investiguée à l’aide d’une démarche séquentielle rigoureuse, combinant l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et la modélisation par équations structurelles via l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse des axes principaux a été conduite sur l’ensemble des sept items de la version longue avec une rotation oblique Promax (κ = 4) afin de tenir compte des éventuelles intercorrélations. Les résultats révèlent l’extraction d’un facteur unique dont la valeur propre est supérieure à 1 (critère de Kaiser-Guttman). Ce facteur unitaire explique à lui seul 47 % de la variance totale. Les communalités des items s’échelonnent entre 0,33 et 0,58, confirmant que chaque item contribue significativement à la définition du domaine latent commun.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’ajustement du modèle unidimensionnel aux données empiriques (N = 325) a été estimé par la méthode du maximum de vraisemblance (ML) sous IBM SPSS Amos 25 et JASP 0.11.1, en référence aux seuils méthodologiques stricts définis par Schermelleh-Engel et al. (2003) : un modèle est considéré comme très bon lorsque CFI > 0,95, RMSEA < 0,05 et SRMR ≤ 0,08 ; il est jugé acceptable pour un CFI ≥ 0,90, RMSEA < 0,10 et SRMR ≤ 0,10.

Modèle de la version longue (7 items, unidimensionnel) :

  • Chi-carré : χ² = 42,433
  • Degrés de liberté : df = 14 (p < 0,001)
  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) : CFI = 0,950
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : RMSEA = 0,079
  • Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : SRMR = 0,044
  • Saturations factorielles standardisées (λ) : oscillent entre 0,50 et 0,72.

Ce modèle présente un ajustement globalement satisfaisant et robuste aux critères psychométriques en vigueur.

Modèle de la version courte (4 items, unidimensionnel) :

  • Chi-carré : χ² = 0,433
  • Degrés de liberté : df = 2 (p = 0,80)
  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) : CFI = 1,000
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : RMSEA = 0,000
  • Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : SRMR = 0,010
  • Saturations factorielles standardisées (λ) : comprises entre 0,61 et 0,73.

La version courte démontre un ajustement quasi parfait, soulignant la grande homogénéité des quatre items positivement orientés.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le PsySafety-Check est un instrument psychométrique auto-rapporté administrable individuellement ou collectivement, par questionnaire électronique (CSAQ) ou au format papier-crayon. Il peut également servir de grille de discussion structurée dans le cadre d’un atelier de coaching d’équipe.

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation du climat psychosocial d’équipe.
  • Nombre d’items :
    • Version longue : 7 items (4 items positifs : 1, 2, 4, 7 ; 3 items inversés : 3, 5, 6).
    • Version courte : 4 items (items 1, 2, 4, 7 exclusivement positifs).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 paliers ordonnés :
    • 1 = Pas du tout d’accord (stimme ganz und gar nicht zu)
    • 2 = En grande partie pas d’accord (stimme weitgehend nicht zu)
    • 3 = Plutôt pas d’accord (stimme eher nicht zu)
    • 4 = Neutre (bin neutral)
    • 5 = Plutôt d’accord (stimme eher zu)
    • 6 = En grande partie d’accord (stimme weitgehend zu)
    • 7 = Tout à fait d’accord (stimme voll und ganz zu)
  • Durée d’administration : Environ 3 minutes pour la version longue ; moins de 1 minute pour la version courte.
  • Règles de cotation et de calcul des scores :
    • Inversion : Pour la version longue, recoter impérativement les items 3, 5 et 6 selon la formule : Score_inversé = 8 - Réponse_brute (ex. 1 devient 7, 2 devient 6, etc.).
    • Calcul de l’indice : Calculer la moyenne arithmétique non pondérée de l’ensemble des items (après inversion des items négatifs).
    • Gestion des données manquantes : Un score d’échelle individuel n’est valide que si au moins la moitié des items a été complétée, soit au moins 4 items pour la version longue et au moins 2 items pour la version courte.
    • Agrégation au niveau de l’équipe : Pour obtenir l’indice de sécurité psychologique de l’équipe, calculer la moyenne des scores individuels des membres. Il est préconisé de vérifier au préalable l’homogénéité intra-groupe (indicateurs rwg, ICC(1) et ICC(2)) avant l’agrégation statistique.
  • Statistiques descriptives de référence (N = 325) :
    • Version longue : Moyenne = 5,52 (ET = 0,97) ; Asymétrie = -0,97 ; Aplatissement = 0,94.
    • Version courte : Moyenne = 5,34 (ET = 1,06) ; Asymétrie = -0,90 ; Aplatissement = 0,75.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : Données empiriques recueillies entre 2011 et 2012 ; publication et diffusion continue dans les référentiels de diagnostic organisationnel.
  • Statut des droits et conditions d’accès : L’outil a été développé pour un usage scientifique et pratique ouvert. L’utilisation du PsySafety-Check est libre de droits pour la recherche académique non commerciale, l’enseignement universitaire et les interventions organisationnelles internes, sous réserve de citer scrupuleusement les auteurs originaux (Fischer & Hüttermann) et le modèle princeps d’Edmondson (1999).
  • Tarification : Accès libre (gratuit) pour les versions standardisées présentées dans la documentation scientifique. Aucune redevance n’est exigée pour l’administration dans le cadre de diagnostics d’équipe autonomes.
  • Contact et renseignements : Pour des projets d’étalonnage à grande échelle ou des collaborations de recherche, contacter Dr. Hendrik Hüttermann ([email protected]) ou Dr. Josef A. Fischer ([email protected]).

12. Références / References

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13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instruktion für die Teilnehmenden:
Ziel der Befragung ist es, Ihre Wahrnehmung der Zusammenarbeit in folgendem Team zu erfassen: [Name des Teams eintragen].
Bitte kreuzen Sie jeweils das Antwortfeld an, das am besten beschreibt, inwieweit Sie der jeweiligen Aussage zustimmen.

Antwortskala (7-stufige Likert-Skala):

  • (1) = stimme ganz und gar nicht zu
  • (2) = stimme weitgehend nicht zu
  • (3) = stimme eher nicht zu
  • (4) = bin neutral
  • (5) = stimme eher zu
  • (6) = stimme weitgehend zu
  • (7) = stimme voll und ganz zu

Items des PsySafety-Checks (PS-C) :

  1. In diesem Team kann man auch Probleme und schwierige Themen offen ansprechen.
    [Polung: + | Enthalten in: Langversion, Kurzversion]
  2. Niemand in diesem Team würde absichtlich etwas tun, das meiner Arbeit schadet.
    [Polung: + | Enthalten in: Langversion, Kurzversion]
  3. Wenn man in diesem Team einen Fehler macht, dann wird einem das oft vorgehalten.
    [Polung: – (Invertiertes Item) | Enthalten in: Langversion]
  4. In diesem Team kann man sich trauen, ein persönliches Risiko einzugehen.
    [Polung: + | Enthalten in: Langversion, Kurzversion]
  5. Die Mitglieder dieses Teams sind manchmal TeamkollegInnen gegenüber abweisend, die anders sind.
    [Polung: – (Invertiertes Item) | Enthalten in: Langversion]
  6. In diesem Team ist es schwierig, andere Teammitglieder um Hilfe zu bitten.
    [Polung: – (Invertiertes Item) | Enthalten in: Langversion]
  7. Bei der Zusammenarbeit in diesem Team werden meine besonderen Fähigkeiten und Begabungen wertgeschätzt und genutzt.
    [Polung: + | Enthalten in: Langversion, Kurzversion]
★

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Looti, M. (2026, octobre 16). PsySafety-Check (PS-C). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=psysafety-check-ps-c
Looti, Mohammed. “PsySafety-Check (PS-C).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=psysafety-check-ps-c.
Looti, Mohammed. “PsySafety-Check (PS-C).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=psysafety-check-ps-c.