Perceptions du climat de sécurité des travailleurs de l’entretien routier

Analyse psychométrique approfondie du questionnaire de Niskanen (1994) évaluant le climat de sécurité chez les travailleurs et conducteurs d’engins d’entretien routier.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le questionnaire sur les Perceptions du climat de sécurité des travailleurs de l’entretien routier (Road Maintenance Workers’ Perceptions of Safety Climate), développé par le chercheur finlandais Toivo Niskanen en 1994, constitue un outil psychométrique pionnier conçu pour évaluer les dimensions organisationnelles, psychosociales et individuelles influençant la sécurité au sein des environnements d’exploitation et d’entretien des infrastructures routières. Cet instrument auto-administré s’adresse spécifiquement aux populations professionnelles exposées à des risques d’accidents critiques, notamment les conducteurs de camions de déneigement et de salage, les opérateurs de niveleuses (scrapers), les conducteurs de tracteurs, les conducteurs de chargeuses sur pneus et le personnel de maintenance au sol travaillant en bordure de chaussée sous circulation active.

L’échelle explore un construit multidimensionnel englobant dix dimensions théoriques distinctes : les attitudes des superviseurs envers la sécurité, les attitudes des collègues de travail, les attitudes personnelles du travailleur, ses propres actions et comportements préventifs, les retours d’information (feedback) sur les performances de sécurité, l’impact des connaissances et des instructions formelles, la modalité pédagogique de transmission des consignes, l’importance accordée au jugement critique et à la vigilance continue, les répercussions potentielles des erreurs commises par autrui (collègues ou usagers de la route), ainsi que la valeur attribuée aux compétences professionnelles individuelles. Les réponses sont recueillies sur des échelles de type Likert graduées, permettant une modélisation quantitative fine du climat de sécurité perçu. L’instrument a démontré d’excellentes qualités de validité de construit, de cohérence interne et une sensibilité prononcée pour discriminer les profils de risque selon les types d’engins manœuvrés et les contextes organisationnels.

2. Mots-clés / Keywords

Climat de sécurité, entretien routier, ergonomie organisationnelle, perception du risque, conducteurs d’engins, sécurité au travail, attitudes face au risque, comportement préventif, psychologie du travail, Niskanen.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par Toivo Niskanen, chercheur en santé au travail et ergonomie industrielle au sein de l’Institut régional de santé au travail de Kuopio (Kuopio Regional Institute of Occupational Health) et rattaché au Ministère des Affaires sociales et de la Santé de Finlande. Ses travaux universitaires portent principalement sur l’analyse systémique des accidents industriels, l’économie de la prévention des risques, les politiques de gestion de la sécurité au travail et l’ergonomie cognitive des opérateurs d’engins mobiles lourds.

4. Objectif / Purpose

Le secteur de l’entretien routier présente des particularités ergonomiques et psychosociales extrêmes : les travailleurs opèrent souvent en conditions météorologiques dégradées (verglas, tempêtes de neige, visibilité réduite), manipulent des engins lourds à forte inertie et sont continuellement exposés au trafic automobile tiers, ce qui constitue une menace physique permanente et incontrôlable. Dans ce contexte à haute fiabilité requise, les mesures de sécurité purement techniques ou réglementaires s’avèrent insuffisantes si elles ne s’appuient pas sur des représentations partagées et des attitudes rigoureuses au niveau organisationnel.

L’objectif fondamental de cet instrument est de décomposer et d’analyser scientifiquement la manière dont les travailleurs de l’entretien routier interprètent leur environnement organisationnel et hiérarchique en matière de prévention des accidents. Plus précisément, l’échelle poursuit plusieurs visées de recherche et d’application pratique :

  • Diagnostic organisationnel préventif : Détecter les divergences perceptuelles entre les directives formelles édictées par les directions d’exploitation et les pratiques réelles observées sur le terrain, permettant de cibler les failles latentes du système de gestion de la sécurité.
  • Différenciation inter-métiers : Identifier les profils de perception différentiels selon les postes de travail (par exemple, comparer les conducteurs confinés dans des cabines d’engins motorisés et les agents de maintenance piétons exposés directement au flux de circulation).
  • Évaluation des interventions managériales : Mesurer l’impact de programmes de formation continue, de restructurations organisationnelles ou de nouvelles politiques de communication sur la vigilance perçue et le feedback managérial.
  • Recherche en accidentologie du travail : Fournir aux psychologues organisationnels un modèle empirique robuste reliant les perceptions du climat de sécurité aux comportements de déviance sécuritaire, aux quasi-accidents (near-misses) et aux taux réels de morbidité professionnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré correspond au concept de climat de sécurité (safety climate), défini comme l’ensemble des perceptions partagées par les salariés quant aux politiques, procédures, pratiques et valorisations réelles de la sécurité au sein de leur entreprise. Dans l’opérationnalisation menée par Niskanen (1994), ce concept est décliné en dix facettes interdépendantes articulant les dimensions individuelles, interpersonnelles, hiérarchiques et situationnelles :

1. Attitudes des superviseurs envers la sécurité

Cette dimension évalue la perception qu’ont les agents de l’engagement concret de la hiérarchie intermédiaire. Elle examine si le chef d’équipe ou le gestionnaire de secteur accorde la priorité absolue à la sécurité ou s’il encourage implicitement la prise de raccourcis opérationnels pour respecter des contraintes temporelles (par exemple, le déneigement rapide d’un axe prioritaire au mépris des temps de pause ou des distances de sécurité).

2. Attitudes des collègues de travail

Elle mesure les normes sociales informelles au sein du groupe de pairs. Un climat de travail où les pairs valorisent le port des équipements de protection individuelle (EPI) et soutiennent l’arrêt du travail en cas de danger grave renforce la conformité individuelle, tandis qu’un collectif permissif banalise les comportements à risque.

3. Propres attitudes du travailleur

Cette dimension saisit la disposition cognitive intrinsèque de l’opérateur envers la prévention, incluant sa sensibilité subjective aux dangers routiers et son adhésion personnelle aux règles sans nécessiter de surveillance hiérarchique externe continue.

4. Propres actions et comportements sécuritaires

Il s’agit de la dimension comportementale auto-rapportée : respect méthodique des procédures d’inspection pré-opérationnelle des véhicules, signalisation lumineuse adéquate, adaptation de la vitesse d’avancement des engins aux conditions de circulation et maintien d’une distance de sécurité active.

5. Effets du feedback sur la sécurité

Cette sous-échelle évalue la présence et l’efficacité des boucles de rétroaction communicationnelles : l’agent reçoit-il un retour constructif sur ses pratiques de conduite et d’intervention, ou la sécurité n’est-elle évoquée qu’à la suite d’un événement accidentel critique ?

6. Effets des connaissances et des instructions formelles

Elle mesure la clarté perçue, la pertinence pratique et l’actualisation des procédures opérationnelles standardisées (POS), des manuels d’entretien des engins et des règles de balisage des chantiers mobiles.

7. Modalités pédagogiques d’instruction

Cette facette s’intéresse à la forme prise par la transmission des consignes de sécurité : un style directif unilatéral et punitif s’oppose à une approche participative favorisant l’apprentissage réflexif et le partage d’expérience entre anciens et nouveaux conducteurs.

8. Effets du jugement et de l’attention continue

Cette dimension cognitive explore la valorisation de la concentration mentale, de la vigilance soutenue et de la prise de décision prudente dans des contextes d’hypovigilance (travail de nuit prolongé, monotonie des circuits de salage en conditions de blizzard).

9. Impact des erreurs d’autrui

Spécifique aux métiers de la route, cette dimension évalue la conscience et l’anticipation défensive des comportements imprévisibles ou dangereux des tiers (automobilistes en excès de vitesse, refus de priorité) ou des erreurs de coordination d’autres engins du même chantier.

10. Importance des compétences professionnelles

Cette sous-échelle mesure l’estime accordée à l’expertise technique, à la dextérité manuelle et à la maîtrise mécanique de l’engin lourd comme rempart fondamental contre les défaillances et les situations de perte de contrôle du véhicule.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle s’inscrit au carrefour de la psychologie du travail et des organisations et des sciences de l’ingénierie des facteurs humains. Son fondement conceptuel primaire découle des travaux pionniers de Dov Zohar (1980), qui a formellement introduit le concept de climat de sécurité comme une construction molaire de perceptions individuelles quant au rôle de la sécurité dans l’organisation. Selon Zohar, les employés développent des schémas cognitifs cohérents à partir des signaux quotidiens émis par le management, déduisant ainsi la politique réelle de l’entreprise par opposition aux discours formels.

Le cadre théorique convoque également la théorie sociotechnique des systèmes de travail complexes (Trist, Emery) et le modèle de causalité organisationnelle des accidents de James Reason (1990, 1997). Dans la modélisation de Reason (notamment le modèle de la plaque suisse ou Swiss Cheese Model), les défaillances actives des opérateurs de première ligne (erreurs de manœuvre, oubli d’une balise) ne sont que le symptôme terminal de conditions latentes préexistantes au sein de l’organisation : lacunes de formation, maintenance déficiente, pression temporelle excessive et absence de leadership sécuritaire.

Enfin, Niskanen intègre la Théorie de l’apprentissage social d’Albert Bandura (1977), démontrant que les normes comportementales des conducteurs d’engins routiers sont largement médiatisées par le modelage par les pairs et le renforcement vicariant. La perception de la manière dont les collègues réagissent aux risques façonne l’auto-efficacité de l’opérateur et sa propension à exercer un contrôle proactif sur son environnement de travail.

7. Validité / Validity

La validation empirique du questionnaire a été établie par Niskanen (1994) auprès d’un échantillon exhaustif de travailleurs de l’entretien des routes publiques en Finlande. Les démarches de vérification psychométrique ont couvert plusieurs axes méthodologiques :

  • Validité de contenu : Les items ont été formulés à partir d’analyses ergonomiques du travail réel, d’observations systématiques en cabine d’engins et d’entretiens semi-directifs approfondis avec des conducteurs, des chefs de district et des inspecteurs de sécurité, garantissant une représentativité écologique optimale des contraintes de l’entretien routier.
  • Validité de construit : Les analyses statistiques ont démontré que l’instrument captait de manière différenciée les dimensions organisationnelles (superviseurs, instructions), interpersonnelles (collègues, erreurs d’autrui) et cognitives/individuelles (jugement, compétences). Des contrastes significatifs sont apparus entre différentes catégories d’opérateurs : les conducteurs de niveleuses et de chargeuses ont rapporté une valorisation supérieure des compétences professionnelles et du jugement autonome en raison de la complexité technique de leurs tâches, tandis que les agents au sol ont manifesté une sensibilité accrue aux erreurs d’autrui et au balisage.
  • Validité critériée et prédictive : Les scores obtenus aux sous-échelles d’attitudes des superviseurs et de feedback se sont révélés être des prédicteurs statistiquement significatifs de la fréquence des incidents et des accidents mineurs déclarés au cours des périodes d’exploitation hivernale. Des scores de climat plus élevés étaient corrélés de façon robuste avec une réduction des comportements d’imprudence au volant et une meilleure observance du port de la ceinture et des gilets de haute visibilité.
  • Validité discriminante : L’analyse des corrélations inter-échelles a confirmé que les dimensions du climat de sécurité mesurées par l’outil se distinguaient nettement de construits généraux adjacents tels que la satisfaction globale au travail ou le sentiment d’appartenance institutionnelle, prouvant la spécificité du domaine sécuritaire évalué.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne des différentes sous-échelles du questionnaire de Niskanen (1994) a été évaluée à l’aide du coefficient alpha de Cronbach. Les résultats psychométriques obtenus témoignent d’une excellente stabilité interne globale :

  • Les coefficients alpha pour les dimensions managériales et organisationnelles (attitudes des superviseurs, mode d’instruction, feedback) oscillent généralement entre 0,78 et 0,87, démontrant une forte homogénéité des énoncés relatifs au leadership sécuritaire.
  • Les échelles mesurant les facteurs individuels et cognitifs (jugement et attention, compétences professionnelles, attitudes personnelles) présentent des coefficients satisfaisants compris entre 0,70 et 0,82.
  • La dimension relative à l’impact des erreurs des tiers et des collègues atteint une fidélité d’environ 0,73, ce qui est très acceptable compte tenu de l’hétérogénéité des sources potentielles de perturbations sur la voie publique (usagers civils versus coéquipiers de chantier).

La fidélité test-retest, évaluée sur un sous-échantillon d’opérateurs à plusieurs semaines d’intervalle sans intervention structurelle majeure, a confirmé la robustesse temporelle des représentations du climat de sécurité, avec des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) dépassant 0,75.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle sous-jacente du questionnaire a été examinée à l’origine par une analyse factorielle exploratoire (AFE) en composantes principales, suivie d’une rotation orthogonale Varimax pour maximiser l’interprétabilité des dimensions :

  • Extraction des facteurs : L’analyse factorielle a mis en évidence une structure multidimensionnelle claire expliquant une part substantielle de la variance totale des réponses (généralement supérieure à 55-60 % de la variance accumulée). Les critères de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1,0) et l’examen du graphique des éboulis (scree plot) de Cattell ont confirmé la pertinence de la partition en dix axes distincts.
  • Saturation des items (Factor Loadings) : Les saturations factorielles des items sur leurs dimensions respectives se sont avérées élevées, la grande majorité des énoncés présentant des saturations supérieures à 0,50 (et nombre d’entre eux supérieures à 0,65), sans phénomènes de saturations croisées (cross-loadings) problématiques.
  • Modélisation confirmatoire de second ordre : Des analyses factorielles confirmatoires ultérieures (AFC) menées dans des contextes similaires de travaux publics ont soutenu l’hypothèse d’un modèle hiérarchique où les dix sous-dimensions s’articulent sous deux macro-facteurs de second ordre : d’une part, le Climat organisationnel et hiérarchique de sécurité (englobant la supervision, l’instruction, le feedback et les procédures) et, d’autre part, l’Agentivité et conscience opérationnelle individuelle (regroupant les attitudes personnelles, l’attention, l’expertise professionnelle et la gestion défensive des erreurs d’autrui).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique auto-administré sur papier ou format informatisé, orienté vers la psychologie ergonomique et la sécurité du travail.
  • Population cible : Professionnels de l’exploitation et de la viabilité hivernale ou estivale des réseaux routiers (conducteurs de poids lourds, conducteurs de niveleuses/scrapers, conducteurs de tracteurs et d’engins d’accotement, opérateurs de chargeuses, agents techniques au sol).
  • Format des réponses : Échelle d’évaluation ordinale de type Likert en 5 points :
    1. 1 = Pas du tout d’accord / Jamais
    2. 2 = Plutôt pas d’accord / Rarement
    3. 3 = Neutre / Parfois
    4. 4 = Plutôt d’accord / Souvent
    5. 5 = Tout à fait d’accord / Toujours
  • Structure des sous-échelles : 10 dimensions théoriques évaluant les facettes managériales, collectives, cognitives et environnementales de l’activité.
  • Cotation et calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne arithmétique ou la somme des items constitutifs après inversion des items libellés de façon négative (items inversés). Un score global de climat de sécurité peut être agrégé au niveau de l’unité opérationnelle (district d’entretien) pour évaluer la variance intra-groupe et inter-groupes (statistiques de consensus de type rwg ou ICC).
  • Durée d’administration : Environ 15 à 25 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1994.
  • Droit d’auteur et propriété intellectuelle : Les droits scientifiques de l’instrument original et des études de validation sont détenus par l’auteur (Toivo Niskanen) et la maison d’édition scientifique Elsevier Science / Accident Analysis & Prevention.
  • Tarification et accès pour la recherche : L’outil est accessible à des fins de recherche académique non commerciale par le biais de la consultation de l’article princeps de 1994. Les adaptations industrielles ou les applications commerciales à grande échelle par des cabinets de conseil requièrent l’obtention préalable de l’autorisation des ayants droit ou de l’auteur.

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Social Learning Theory. Prentice-Hall.
  • Christian, M. S., Bradley, J. C., Wallace, J. C., & Burke, M. J. (2009). Workplace safety: A meta-analysis of the roles of person and situation factors. Journal of Applied Psychology, 94(5), 1103–1127. https://doi.org/10.1037/a0016172
  • Cooper, M. D. (2000). Towards a model of safety culture. Safety Science, 36(2), 111–136. https://doi.org/10.1016/S0925-7535(00)00035-7
  • Flin, R., Mearns, K., O’Connor, P., & Bryden, R. (2000). Measuring safety climate: Identifying the common features. Safety Science, 34(1–3), 177–192. https://doi.org/10.1016/S0925-7535(00)00012-6
  • Neal, A., & Griffin, M. A. (2006). A study of the lagged relationships among safety climate, safety motivation, safety behavior, and accidents at the individual and group levels. Journal of Applied Psychology, 91(4), 946–953. https://doi.org/10.1037/0021-9010.91.4.946
  • Niskanen, T. (1994). Assessing the safety environment in work organization of road maintenance jobs. Accident Analysis and Prevention, 26(1), 27–39. https://doi.org/10.1016/0001-4575(94)90066-3
  • Reason, J. (1990). Human Error. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9781139062367
  • Reason, J. (1997). Managing the Risks of Organizational Accidents. Ashgate Publishing.
  • Zohar, D. (1980). Safety climate in industrial organizations: Theoretical and applied implications. Journal of Applied Psychology, 65(1), 96–102. https://doi.org/10.1037/0021-9010.65.1.96

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Les items officiels complets de l’échelle élaborée par Toivo Niskanen (1994) sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur scientifique d’origine et ne peuvent être reproduits intégralement dans le domaine public ouvert sans licence formelle. L’inventaire intégral et textuel des questions doit être consulté directement dans l’article princeps publié par l’auteur dans la revue Accident Analysis and Prevention.

L’instrument opérationnalise l’évaluation empirique des participants à travers les dix domaines structurés suivants :

  1. Attitudes of supervisors:

    Statements assessing the degree to which direct superiors emphasize occupational safety over operational deadlines, provide proactive assistance in hazardous work conditions, and actively support safety-first interventions during severe weather incidents.
  2. Attitudes of coworkers:

    Statements measuring peer support for safe operating procedures, collective intolerance for reckless driving of maintenance vehicles, and positive peer encouragement regarding the deployment of safety perimeters and warning equipment.
  3. Respondent’s own attitudes:

    Statements capturing the individual operator’s personal prioritization of preventive routines, risk aversion, and internalized value regarding personal responsibility on public road networks.
  4. Respondent’s own actions:

    Statements examining concrete self-reported behaviors, including meticulous pre-shift equipment checks, adherence to regulatory speed limits when operating road scrapers or plow trucks, and consistent wearing of mandatory personal protective clothing.
  5. Effects of feedback:

    Statements evaluating the clarity, frequency, and constructively supportive nature of performance debriefs and safety-related communications delivered by maintenance depot managers.
  6. Effects of knowledge and instructions:

    Statements concerning the accessibility, comprehensiveness, and daily applicability of official written manuals, safety protocols, and emergency guidelines for heavy machinery operations.
  7. Effects of manner of instructing:

    Statements gauging whether training and instructional delivery by team leaders foster open dialogue, participatory problem-solving, and reciprocal respect rather than punitive command.
  8. Effects of judgement and attentiveness:

    Statements probing the recognized necessity of continuous situation awareness, focused concentration during nighttime snow-removal runs, and calculated risk judgement in low-visibility environments.
  9. Impact of errors of others:

    Statements examining the extent to which workers anticipate and defensively adapt to dangerous maneuvers executed by civilian drivers or coordination mistakes made by fellow machinery operators within the work zone.
  10. Importance of one’s own professional skills:

    Statements evaluating the reliance on specialized craft competence, machinery handling mastery, and situational experience as crucial defense mechanisms against physical accidents.

Response scale applied across all survey dimensions:

  • Option 1: Strongly disagree / Never
  • Option 2: Disagree / Seldom
  • Option 3: Neutral / Occasionally
  • Option 4: Agree / Often
  • Option 5: Strongly agree / Always
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Perceptions du climat de sécurité des travailleurs de l’entretien routier. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=perceptions-du-climat-de-securite-des-travailleurs-de-l-entretien-routier
Looti, Mohammed. “Perceptions du climat de sécurité des travailleurs de l’entretien routier.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=perceptions-du-climat-de-securite-des-travailleurs-de-l-entretien-routier.
Looti, Mohammed. “Perceptions du climat de sécurité des travailleurs de l’entretien routier.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=perceptions-du-climat-de-securite-des-travailleurs-de-l-entretien-routier.