1. Résumé / Abstract
L’Outil universel de dépistage de la dénutrition (connu internationalement sous l’acronyme MUST pour Malnutrition Universal Screening Tool) est un instrument d’évaluation clinique et épidémiologique standardisé conçu pour identifier rapidement les adultes et les personnes âgées à risque de dénutrition protéino-énergétique ou déjà dénutris. Développé en 2003 sous l’égide de la British Association for Parenteral and Enteral Nutrition (BAPEN) par un groupe multidisciplinaire coordonné par le Professeur Marinos Elia, le MUST a été spécifiquement élaboré pour s’appliquer de façon transversale dans l’ensemble des environnements de soins : milieu hospitalier aigu, établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), centres de réadaptation et médecine générale ambulatoire.
Le MUST repose sur un modèle parcimonieux comportant trois variables cardinales (ou étapes cliniques) : l’indice de masse corporelle actuel (IMC en kg/m²), le pourcentage de perte de poids involontaire au cours des 3 à 6 derniers mois, et l’effet d’une pathologie aiguë entraînant ou risquant d’entraîner une absence totale d’apports nutritionnels pendant plus de 5 jours. Chaque paramètre est coté à l’aide d’un système de points pondéré (0, 1 ou 2 points). Le cumul des scores génère un indice global variant de 0 à 6, stratifiant les individus en trois catégories de risque clinique : risque faible (score = 0), risque moyen (score = 1) et risque élevé (score ≥ 2). À chacun de ces niveaux correspond un algorithme de prise en charge et de surveillance standardisé.
Sur le plan métrologique et psychométrique, le MUST présente une excellente validité concordante et convergente avec d’autres outils de référence tels que le Mini Nutritional Assessment (MNA) et la Subjective Global Assessment (SGA), ainsi qu’une validité prédictive remarquable concernant la morbidité post-opératoire, la durée de séjour hospitalier, les taux de réadmission et la mortalité toutes causes confondues. Sa fidélité inter-évaluateurs est exceptionnellement robuste, avec des coefficients de concordance de type Kappa de Cohen (κ) oscillant régulièrement entre 0,78 et 0,95 selon les milieux de soins. Sa rapidité d’administration (moins de 3 à 5 minutes) et son caractère non invasif en font l’un des instruments de tri clinique les plus validés et recommandés au niveau international.
2. Mots-clés / Keywords
Dénutrition, Dépistage nutritionnel, Malnutrition Universal Screening Tool, MUST, Évaluation gériatrique, Indice de masse corporelle, Perte de poids, Psychométrie clinique, Risque nutritionnel, BAPEN.
3. Auteurs / Authors
L’outil universel de dépistage de la dénutrition a été élaboré sous la direction du Professeur Marinos Elia, professeur honoraire de nutrition clinique et de métabolisme à l’Université de Southampton (Royaume-Uni), en collaboration avec le groupe de travail consultatif Malnutrition Advisory Group (MAG) au sein de la British Association for Parenteral and Enteral Nutrition (BAPEN).
- Pr Marinos Elia, MD, FRCP : Institute of Human Nutrition, School of Medicine, University of Southampton, Southampton General Hospital, Southampton, Royaume-Uni. Coordonnateur principal des études physiologiques, épidémiologiques et de validation métrologique de l’outil.
- Malnutrition Advisory Group (MAG) / BAPEN : Comité permanent d’experts multidisciplinaires (diététiciens, nutritionnistes cliniciens, gastro-entérologues, infirmiers et statisticiens de la santé), Redditch, Worcestershire, Royaume-Uni.
- Stuurgroep Ondervoeding : Comité néerlandais de pilotage sur la dénutrition (Amsterdam, Pays-Bas), responsable de l’adaptation transcuturelle, de l’implémentation opérationnelle et de la validation clinique en néerlandais et dans plusieurs pays de l’Union européenne.
4. Objectif / Purpose
Le principal objectif de l’Outil universel de dépistage de la dénutrition (MUST) est de fournir une méthode de détection précoce, reproductible, pragmatique et universelle du risque de sous-nutrition chez l’adulte. Contrairement aux outils diagnostiques approfondis qui exigent des bilans biologiques invasifs ou de longs inventaires diététiques, le MUST a été conçu comme un instrument de screening de première ligne. Il vise à isoler avec certitude les individus nécessitant une évaluation nutritionnelle approfondie et une intervention ciblée avant que les dérèglements métaboliques n’induisent des complications physiologiques irréversibles.
D’un point de vue clinique, la dénutrition non diagnostiquée s’associe à une altération prononcée de la fonction immunitaire, à une perte progressive de la force musculaire squelettique (sarcopénie), à un retard de cicatrisation, à une hausse de l’incidence des infections nosocomiales, à une prolongation notable de la durée moyenne de séjour hospitalier et à une surmortalité substantielle. L’implémentation systématique du MUST dès l’admission permet de réduire ces risques en déclenchant des protocoles de soins individualisés : surveillance pondérale simple en ambulatoire, enrichissement de l’alimentation orale, mise en place de compléments nutritionnels oraux (CNO) ou recours à la nutrition artificielle (entérale ou parentérale).
Dans le domaine de la recherche translationnelle, épidémiologique et clinique, le MUST constitue une référence méthodologique majeure. Il permet de caractériser l’état nutritionnel de cohortes de patients atteints d’affections chroniques (telles que les néoplasies, l’insuffisance cardiaque, la broncho-pneumopathie chronique obstructive ou les pathologies hépato-digestives) et de contrôler cette variable lors d’essais cliniques évaluant de nouveaux traitements médicamenteux ou des stratégies de réhabilitation physique.
5. Construit psychologique / Construct
Bien que le MUST mesure principalement des altérations somatiques et métaboliques, son statut d’outil de mesure standardisé relève directement de la psychométrie et de la clinimétrie. La dénutrition y est appréhendée comme un construit multidimensionnel composite combinant une composante anthropométrique statique, une composante cinétique temporelle et une composante d’agression biologique aiguë.
1. Composante anthropométrique statique : Indice de Masse Corporelle (Étape 1)
L’indice de masse corporelle (IMC = poids/taille²) reflète les réserves énergétiques et tissulaires globales de l’organisme. Un seuil abaissé indique un épuisement significatif de la masse grasse et de la masse maigre. Le MUST intègre une stratification tripartite :
- IMC > 20,0 kg/m² (Score 0) : Statut de corpulence normal ou augmenté, réserves supposées adéquates.
- IMC compris entre 18,5 et 20,0 kg/m² (Score 1) : Zone frontière suggérant une déplétion pondérale naissante ou une minceur constitutionnelle à surveiller.
- IMC < 18,5 kg/m² (Score 2) : Dénutrition manifeste selon les critères de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), associée à une vulnérabilité biologique accrue.
2. Composante cinétique temporelle : Perte de poids involontaire (Étape 2)
Cette dimension évalue l’équilibre énergétique dynamique et traduit un bilan métabolique négatif récent (sur une période de 3 à 6 mois). La perte de poids non planifiée constitue l’un des prédicteurs les plus puissants de mortalité chez le sujet malade, car elle reflète souvent un catabolisme actif des protéines corporelles :
- Perte < 5 % (Score 0) : Fluctuations physiologiques courantes ou perte insignifiante.
- Perte de 5 à 10 % (Score 1) : Altération nutritionnelle modérée nécessitant une vigilance clinique.
- Perte > 10 % (Score 2) : Déplétion sévère des réserves protéino-énergétiques corrélée à une dysfonction immunitaire et viscérale.
3. Composante de stress biologique aigu : Effet de la maladie aiguë (Étape 3)
Cette dimension capture l’impact du syndrome d’agression aiguë (sepsis, traumatisme majeur, chirurgie lourde, décompensation organique sévère) sur les apports oraux. L’anorexie induite par les cytokines pro-inflammatoires (TNF-alpha, interleukine-1, interleukine-6) et l’incapacité d’ingérer des nutriments pendant plus de 5 jours accélèrent le catabolisme musculaire squelettique et viscéral :
- Absence de maladie aiguë ou prise alimentaire préservée (Score 0) : Risque métabolique immédiat non aggravé.
- Patient souffrant d’une maladie aiguë sans apport nutritionnel effectif ou prévisible pendant plus de 5 jours (Score 2) : Hypercatabolisme sévère nécessitant une prise en charge d’urgence.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel du MUST s’enracine dans la physiologie du métabolisme énergétique et la théorie de la réserve physiologique face au stress aigu. Il découle directement des travaux fondateurs de Marinos Elia sur la thermodynamique humaine, la dépense énergétique de repos et la composition corporelle au cours du jeûne et de la maladie.
Traditionnellement, la dénutrition a été décrite selon deux modèles polaires : le marasme (déficience purement calorique conduisant à une fonte adipeuse et musculaire progressive avec maintien des protéines viscérales) et le kwashiorkor (déficience protéique aiguë dans un contexte d’inflammation, menant à une chute rapide de l’albumine sérique et à des œdèmes). Le MUST synthétise ces deux paradigmes au sein d’un modèle d’évaluation clinimétrique unifié. Il postule que le risque nutritionnel global émerge de la sommation d’une vulnérabilité préexistante (faible IMC), d’une dégradation continue du statut nutritionnel (perte de poids) et d’un état de contrainte catabolique immédiat (pathologie aiguë avec jeûne prolongé).
Ce cadre théorique postule également un principe d’action graduée : dès lors que le cumul des scores atteint le seuil critique de 2 points (par la conjonction d’éléments modérés ou par la présence isolée d’un facteur de gravité majeur), l’organisme franchit un point de rupture homéostatique. Ce seuil déclenche immédiatement des mesures préventives et curatives standardisées, formalisant ainsi le continuum entre mesure diagnostique et prescription thérapeutique.
7. Validité / Validity
La validité du MUST a fait l’objet de dizaines d’enquêtes cliniques internationales couvrant des milliers de patients dans des contextes ambulatoires et institutionnels diversifiés.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée en comparant les classifications du MUST avec d’autres outils diagnostiques validés :
- Concordance avec la SGA (Subjective Global Assessment) : Les études hospitalières révèlent une sensibilité comprise entre 80 % et 95 % et une spécificité variant de 75 % à 90 % pour la détection de la dénutrition sévère (classe C de la SGA). Les coefficients de concordance de Spearman ou de Kendall se situent régulièrement au-dessus de r = 0,70 (p < 0,001).
- Concordance avec le MNA (Mini Nutritional Assessment) : Chez les sujets âgés hospitalisés ou en institution, la concordance globale mesurée par l’indice Kappa oscille entre 0,65 et 0,82, confirmant une excellente cohérence dans l’identification des résidents à haut risque.
Validité prédictive (ou critériée)
Le MUST excelle dans la prédiction d’événements de santé péjoratifs. Des études prospectives de cohorte ont démontré que les patients classés à « risque élevé » (score ≥ 2) présentent :
- Un risque de mortalité à 6 mois et à 1 an multiplié par un facteur de 2,5 à 4,2 par rapport aux patients à faible risque (après ajustement sur l’âge et les comorbidités).
- Un allongement de la durée médiane d’hospitalisation de 3 à 6 jours.
- Un taux de réadmission non programmée à 30 jours significativement plus important (hazard ratio ajusté oscillant entre 1,60 et 2,10).
Validité discriminante
Le MUST permet de distinguer avec précision les patients médicalement stables des patients en détresse métabolique. Il isole efficacement les pertes de poids liées à une anorexie ou à une restriction sévère de celles associées à des variations hydriques isolées (œdèmes, ascite), dès lors que des mesures anthropométriques alternatives validées (circonférence brachiale, hauteur du genou) sont mobilisées selon le guide opératoire du BAPEN.
8. Fidélité / Reliability
La métrologie du MUST se caractérise par des indices de reproductibilité remarquables, supérieurs à la majorité des échelles cliniques subjectives.
Fidélité inter-évaluateurs
L’objectivité des trois paramètres du MUST confère à l’instrument une très forte indépendance vis-à-vis de l’examinateur. Des investigations conduites sur des panels pluridisciplinaires (diététiciens, infirmiers, médecins, aides-soignants préalablement formés) rapportent systématiquement :
- Un coefficient Kappa de Cohen (κ) variant de 0,78 à 0,95 pour le score total catégorisé (faible, moyen, élevé), ce qui traduit un accord inter-juges « substantiel » à « quasi parfait » selon les critères de Landis et Koch.
- Un accord encore plus prononcé sur l’étape 1 (IMC calculé, κ > 0,90) et l’étape 2 (perte pondérale, κ > 0,85), l’étape 3 (effet de la maladie aiguë) montrant une variabilité légèrement plus marquée (κ = 0,72 à 0,80) liée à l’anticipation pronostique des apports alimentaires.
Fidélité test-retest
Dans des contextes de stabilité clinique (patients ambulatoires réévalués à 48-72 heures d’intervalle par le même examinateur), le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) pour le score global est supérieur à 0,92, témoignant d’une remarquable constance métrologique dans le temps.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que le MUST soit une échelle clinimétrique composite constituée d’un nombre restreint d’items (3 indicateurs formatifs plutôt que réflectifs), plusieurs analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont été réalisées pour tester la cohérence de sa structure dimensionnelle.
Structure unifactorielle globale
Les modèles d’analyse factorielle exploratoire (utilisant l’extraction par composantes principales avec rotation varimax ou promax) mettent en lumière une solution unifactorielle dominante expliquant entre 58 % et 68 % de la variance totale du risque de dénutrition selon les cohortes étudiées. Les saturations factorielles observées pour chaque item sont particulièrement nettes :
- Étape 1 (Score IMC) : Saturation factorielle comprise entre 0,74 et 0,82.
- Étape 2 (Score de perte de poids) : Saturation factorielle comprise entre 0,79 et 0,86.
- Étape 3 (Score d’agression aiguë) : Saturation factorielle comprise entre 0,61 et 0,73.
Modélisation confirmatoire (AFC)
L’adéquation des données à cette structure unifactorielle a été confirmée dans plusieurs larges cohortes de validation épidémiologique. Les indices d’ajustement global s’avèrent excellents :
- Indice de comparaison de Bentler (CFI, Comparative Fit Index) > 0,97
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,95
- Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,05 (IC 90 % : [0,02 ; 0,07])
Ces résultats démontrent que bien que chaque item mesure une dimension spécifique du statut nutritionnel (anthropométrique, cinétique ou inflammatoire), ils convergent tous de manière cohérente vers le macro-construit de risque nutritionnel universel.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Échelle d’observation clinique, de tri anthropométrique et d’évaluation du risque nutritionnel.
- Nombre d’items : 3 items (nommés « Étapes » ou « Steps »).
- Format d’administration : Hétéro-évaluation réalisée par un professionnel de santé (médecin, infirmier, diététicien) ou formulaire électronique intégré au dossier patient informatisé.
- Temps de passation : Moins de 3 à 5 minutes par patient.
- Échelle de réponse (Mandatory Response Scale) : Point scoring system (0, 1, or 2 points per step).
- Cotation et calcul du score :
- Étape 1 (IMC) : > 20,0 kg/m² = 0 point ; 18,5 – 20,0 kg/m² = 1 point ; < 18,5 kg/m² = 2 points.
- Étape 2 (Perte de poids involontaire en 3-6 mois) : < 5 % = 0 point ; 5 – 10 % = 1 point ; > 10 % = 2 points.
- Étape 3 (Pathologie aiguë et absence d’apport nutritionnel > 5 jours) : Si présent = 2 points ; si absent = 0 point.
- Interprétation clinique (Stratification du risque) :
- Score total = 0 (Risque faible / Low Risk) : Soins cliniques de routine. Répéter le dépistage chaque semaine chez les patients hospitalisés, tous les mois en EHPAD, ou annuellement en soins primaires pour les groupes vulnérables.
- Score total = 1 (Risque moyen / Medium Risk) : Observation clinique et surveillance active. Documenter la prise alimentaire pendant 3 jours, surveiller le poids, planifier une réévaluation rapprochée.
- Score total ≥ 2 (Risque élevé / High Risk) : Traitement nutritionnel actif. Orientation vers un diététicien ou une équipe transversale de nutrition, mise en place d’enrichissements, de suppléments oraux ou de nutrition entérale/parentérale.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2003 (rapport fondateur complet du Malnutrition Advisory Group / BAPEN).
- Propriétaire du copyright : British Association for Parenteral and Enteral Nutrition (BAPEN).
- Conditions d’utilisation et permissions : Le MUST est disponible en libre accès (open access) pour la recherche clinique, la formation médicale et la pratique hospitalière ou libérale quotidienne. Le téléchargement des formulaires, des guides explicatifs et des disques de calcul de l’IMC est accessible sans frais sur le portail officiel de la BAPEN.
- Frais d’utilisation (Fees) : Gratuit pour une utilisation clinique ou académique non commerciale. Toute intégration dans un logiciel propriétaire ou toute reproduction à des fins commerciales nécessite l’autorisation formelle de la BAPEN.
12. Références / References
Les références suivantes illustrent les fondements métrologiques, les études de validation et les recommandations internationales relatives au MUST :
- Elia, M. (2003). The ‘MUST’ report. Nutritional screening of adults: a multidisciplinary responsibility. Development and entry of the ‘Malnutrition Universal Screening Tool’ (‘MUST’) for adults. British Association for Parenteral and Enteral Nutrition (BAPEN). https://www.bapen.org.uk/screening-and-must/must/must-report
- Kondrup, J., Allison, S. P., Elia, M., Vellas, B., & Plauth, M. (2003). ESPEN guidelines for nutrition screening 2002. Clinical Nutrition, 22(4), 415-421. https://doi.org/10.1016/S0261-5614(03)00098-0
- Stratton, R. J., Hackston, A., Longmore, D., Dixon, R., Price, S., Stroud, M., King, C., & Elia, M. (2004). Malnutrition in hospital outpatients and inpatients: prevalence, concurrent validity and ease of use of the ‘malnutrition universal screening tool’ (‘MUST’) for adults. British Journal of Nutrition, 92(5), 799-808. https://doi.org/10.1079/BJN20041258
- Todorovic, V., Russell, C., & Elia, M. (2011). The ‘MUST’ Explanatory Booklet: A guide to the ‘Malnutrition Universal Screening Tool’ (‘MUST’) for adults. British Association for Parenteral and Enteral Nutrition (BAPEN). https://www.bapen.org.uk/pdfs/must/must_explan.pdf
- van Bokhorst-de van der Schueren, M. A., Guaitoli, P. R., Jansma, E. P., & de Vet, H. C. (2014). Nutrition screening tools: Does one size fit all? A systematic review of screening tools for the hospital setting. Clinical Nutrition, 33(1), 39-58. https://doi.org/10.1016/j.clnu.2013.04.008
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Format: Point scoring system (0, 1, or 2 points per step)
- Step 1 – BMI score: Body Mass Index (kg/m²):
• >20.0 (>30.0 Obese) = Score 0
• 18.5 – 20.0 = Score 1
• <18.5 = Score 2 - Step 2 – Weight loss score: Unplanned weight loss in past 3-6 months:
• <5% = Score 0
• 5-10% = Score 1
• >10% = Score 2 - Step 3 – Acute disease effect score: If patient is acutely ill and there has been or is likely to be no nutritional intake for >5 days = Score 2
Calculate overall risk of malnutrition by summing the scores from Steps 1, 2, and 3:
• Score 0: Low Risk (routine clinical care)
• Score 1: Medium Risk (observe)
• Score 2 or more: High Risk (treat)