1. Résumé / Abstract
L’échelle d’orientation vers la performance des employés (désignée sous l’acronyme LO pour Leistungsorientierung) constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé initialement en contexte germanophone par Hans-Jürgen Hippler et Thomas Krüger en 1982. Ce questionnaire a été conçu pour mesurer les attitudes professionnelles et les symptômes comportementaux associés à la motivation d’accomplissement en milieu organisationnel, spécifiquement lors des phases d’insertion professionnelle, de transition de poste ou de développement de carrière. L’instrument est composé de 26 énoncés répartis en trois dimensions théoriquement et empiriquement distinctes : (1) l’orientation vers la carrière (13 items), reflétant l’ambition professionnelle, le positionnement compétitif et la quête d’avancement hiérarchique ; (2) les attitudes de travail favorables à la performance et au succès (7 items), caractérisées par la persévérance face aux difficultés, l’auto-efficacité perçue et le perfectionnisme professionnel ; et (3) la peur de l’échec (6 items), captant l’anxiété d’évaluation, la crainte de la perte de réputation statutaire et la tendance à privilégier des tâches sécurisantes et prévisibles.
L’évaluation s’effectue via une échelle de réponse ordinale de type Likert en 7 points, s’étendant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les propriétés métrologiques de l’instrument démontrent une consistance interne satisfaisante à excellente, avec un coefficient alpha de Cronbach global de 0,85 et des indices oscillant entre 0,74 et 0,87 pour les sous-échelles individuelles. Les analyses factorielles en composantes principales avec rotation Varimax confirment une structure tri-factorielle expliquant 45,5 % de la variance totale observée. L’outil présente des preuves solides de validité critériée et de validité de construit, démontrées par ses corrélations différentielles avec l’engagement organisationnel, les conflits de rôle perçus, le genre et le niveau d’expérience professionnelle. L’échelle offre ainsi aux chercheurs en psychologie du travail et des organisations et aux praticiens des ressources humaines un cadre quantitatif robuste pour évaluer les composantes multidimensionnelles de l’effort et de la motivation au travail.
2. Mots-clés / Keywords
Orientation vers la performance, motivation d’accomplissement, orientation de carrière, peur de l’échec, attitudes au travail, psychométrie organisationnelle, évaluation des compétences, comportement organisationnel, transition professionnelle, persévérance au travail, engagement professionnel, auto-efficacité.
3. Auteurs / Authors
L’échelle d’orientation vers la performance (Leistungsorientierung – LO) a été conceptualisée et validée scientifiquement par les chercheurs allemands :
- Hans-Jürgen Hippler : Psychologue et méthodologue de recherche quantitative, historiquement affilié au ZUMA (Zentrum für Umfragen, Methoden und Analysen, aujourd’hui intégré au sein du GESIS – Leibniz-Institut für Sozialwissenschaften) à Mannheim, Allemagne. Spécialiste reconnu de la méthodologie d’enquête et des processus cognitifs de réponse aux questionnaires d’attitude.
- Thomas Krüger : Chercheur en psychologie sociale et du travail, ayant collaboré avec l’Université de Mannheim et diverses structures d’études organisationnelles dans l’analyse de l’intégration professionnelle et de la motivation des travailleurs.
Aucune adresse électronique directe ou active n’est répertoriée dans la documentation originale pour ces auteurs.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’orientation vers la performance des employés est de fournir une mesure standardisée, fiable et valide des manifestations cognitives, attitudinales et comportementales associées à la recherche de réussite dans l’environnement professionnel. Alors que les approches traditionnelles de la motivation s’appuyaient largement sur des mesures projectives indirectes ou des théories de traits statiques, cet instrument a été développé dans l’optique opérationnelle de saisir la manière dont les individus perçoivent et expriment leur motivation d’accomplissement à travers des « symptômes » comportementaux explicites et conscients dans leur quotidien professionnel.
Sur le plan de la justification théorique, le postulat de base repose sur le constat empirique selon lequel, sous des conditions de travail et des exigences professionnelles objectives identiques, les individus manifestent des degrés de performance, d’endurance, de rigueur et d’engagement substantiellement hétérogènes. Hippler et Krüger ont conçu cette échelle afin de capturer ces disparités individuelles non pas comme des pulsions inconscientes génériques, mais comme un ensemble articulé d’attitudes de travail, d’aspirations stratégiques et d’inhibitions liées à l’anxiété de performance. L’outil s’intéresse tout particulièrement aux phases critiques de l’intégration dans de nouveaux champs d’activité, que ce soit à la suite d’un changement d’emploi, d’une restructuration de poste ou de l’entrée initiale sur le marché du travail après la fin d’une formation professionnelle ou universitaire.
Dans le domaine de la recherche en psychologie organisationnelle, l’échelle permet de tester des modèles prédictifs complexes reliant la personnalité axée sur l’accomplissement à des variables critiques telles que la résistance au stress, la tolérance à l’ambiguïté des rôles, la fidélité organisationnelle et la trajectoire ascendante de carrière. Elle offre une granularité indispensable en décomposant l’orientation générale vers la performance en composantes d’approche (promotion de carrière, maîtrise intrinsèque du travail) et d’évitement (peur paralysante de l’échec et du discrédit public).
Dans la pratique clinique du travail, du coaching exécutif et du conseil en gestion des carrières, l’instrument trouve de multiples applications :
- Diagnostic des profils motivationnels : Déterminer si la pulsion de travail d’un collaborateur est prioritairement stimulée par une dynamique intrinsèque de maîtrise technique, une ambition compétitive axée sur le pouvoir statutaire, ou au contraire restreinte par une anxiété de performance masquée.
- Accompagnement des transitions de carrière : Évaluer la capacité d’adaptation et le niveau d’aspiration d’un salarié lors d’une promotion vers des fonctions d’encadrement stratégique requérant une forte prise de risque décisionnelle.
- Prévention des risques psychosociaux : Identifier les profils présentant une combinaison paradoxale de forte orientation de carrière et d’anxiété d’échec aiguë, configurations fréquemment associées au présentéisme pathologique, au perfectionnisme inadapté et à l’épuisement professionnel (burnout).
- Gestion des talents et développement du leadership : Ajuster les conditions de feedback, d’autonomie et de soutien managérial en fonction des profils d’attitudes professionnelles dominants.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique central mesuré par cet instrument est la Leistungsorientierung (orientation vers la performance), définie opérationnellement par Hippler et Krüger comme l’agrégat des attitudes, prédispositions et réactions comportementales individuelles mobilisées en contexte de travail. Contrairement aux approches réductionnistes qui envisagent la motivation comme un construit unidimensionnel, l’instrument opérationnalise trois sous-dimensions distinctes :
1. Orientation vers la carrière (Karriereorientierung)
Cette dimension (13 items) regroupe les orientations principalement extrinsèques envers le succès professionnel, ainsi que les symptômes comportementaux et stratégiques qui le favorisent. Elle englobe une perspective temporelle à long terme, la capacité à planifier ses étapes professionnelles avec calcul, une endurance face aux obstacles concurrentiels, une volonté affirmée de s’imposer sur le plan social et une appétence pour les projets prestigieux permettant une distinction statutaire visible. Les individus obtenant un score élevé sur cet axe considèrent souvent leur poste actuel comme un tremplin fonctionnel vers des échelons supérieurs, recherchent activement les défis complexes pour valoriser leurs compétences et n’hésitent pas à assumer une charge de travail disproportionnée ou à pointer les faiblesses techniques d’autrui lors de réunions d’affaires pour asseoir leur suprématie. Cette composante incarne de façon très nette le stéréotype du cadre ou manager performant, axé sur l’ascension sociale et le pouvoir organisationnel.
2. Attitudes de travail favorisant la performance et le succès (Leistungs- und erfolgsfördernde Arbeitshaltungen)
Cette deuxième dimension (7 items) quantifie les orientations intrinsèques directement focalisées sur la qualité, la maîtrise et l’exécution professionnelle de la tâche. Elle valorise au premier plan la persévérance inébranlable (ténacité face aux problèmes techniques épineux), la rigueur absolue dans l’exécution spécialisée des mandats confiés (niveau d’exigence et standards qualitatifs élevés), l’auto-efficacité professionnelle (se sentir pleinement compétent pour son travail) et la résilience face aux contrariétés. Contrairement à l’orientation de carrière pure, cette composante ne vise pas prioritairement le prestige hiérarchique mais l’excellence opératoire et le dépassement personnel au travers de la maîtrise artisanale ou technique de la tâche.
3. Peur de l’échec (Furcht vor Misserfolg)
Cette troisième composante (6 items) s’articule autour des aspects d’évitement et d’inhibition psychologique face à la situation d’évaluation. Elle traduit l’anxiété anticipatoire avant les échéances critiques, l’appréhension diffuse de subir une humiliation publique (« se blâmer »), la terreur de voir sa réputation ou son estime sociale compromise en cas d’erreur opérationnelle, ainsi que l’inclination à privilégier des missions sécurisantes, routinières ou délimitées dont l’issue et le terme temporel sont prévisibles à l’avance. Cette dimension intègre également des conduites de surcompensation défensive, telles que le fait de dissimuler scrupuleusement un état de fatigue ou de vulnérabilité physique à ses collègues et supérieurs hiérarchiques par crainte du jugement dépréciateur.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage conceptuel de l’échelle d’orientation vers la performance s’inscrit au carrefour des théories classiques de la motivation d’accomplissement (achievement motivation) et des modèles interactionnistes de la psychologie de la personnalité au travail. Les auteurs se réfèrent explicitement aux travaux fondateurs de David McClelland, John William Atkinson, et plus particulièrement aux théorisations approfondies de Heinz Heckhausen (1963, 1989).
Dans la perspective développée par Heckhausen, le motif d’accomplissement n’est pas homogène ; il est structurellement clivé en deux tendances motivationnelles fondamentales et antagonistes :
- L’espoir de succès (Hoffnung auf Erfolg) : Dynamique d’approche orientée vers la recherche de défis stimulants, caractérisée par une fixation d’objectifs réalistes mais ambitieux, une attribution causale interne des réussites (compétence, effort) et un affect anticipatoire positif face à la difficulté.
- La peur de l’échec (Furcht vor Misserfolg) : Dynamique d’évitement guidée par l’anticipation affective de la honte consécutive à une contre-performance, conduisant à des stratégies d’auto-protection cognitive (choix de tâches soit extrêmement simples pour garantir le succès, soit excessivement impossibles pour préserver l’estime de soi en invoquant la difficulté de la tâche).
Hippler et Krüger (1982) ont prolongé ces principes théoriques en s’appuyant sur les contributions méthodologiques de Tent (1963) concernant l’hétérogénéité structurelle du motif d’accomplissement, ainsi que sur les inventaires d’Ehlers (1965) et de Vontobel (1970). Ils ont également intégré les modèles de contingence situationnelle et motivationnelle formalisés par Johnson et Stinson (1975). Leur innovation théorique réside dans le refus de traiter le motif d’accomplissement comme une simple disposition intrapsychique occulte accessible uniquement par des tests thématiques projectifs (comme le TAT). Au contraire, les auteurs soutiennent que l’orientation vers la performance se manifeste phénoménologiquement sous forme de croyances réflexives, de schémas d’attribution et de comportements observables que l’individu perçoit directement en lui-même lorsqu’il anticipe, vit ou remémore des situations professionnelles exigeantes.
Ce cadre théorique postule que les traits d’orientation vers la performance modulent activement l’expérience psychologique de l’environnement de travail. Plutôt que de subir passivement les caractéristiques organisationnelles, les travailleurs dotés d’une forte orientation vers la carrière ou d’attitudes de travail axées sur la maîtrise transforment, interprètent et absorbent les contraintes contextuelles (telles que l’incertitude décisionnelle ou le déficit d’encadrement hiérarchique) comme des opportunités de différenciation et d’avancement personnel.
7. Validité / Validity
Les études empiriques conduites par Hippler et Krüger (1982) fournissent des preuves convergentes substantielles quant à la validité de construit, la validité différentielle et la validité critériée de l’échelle d’orientation vers la performance (LO) :
Validité liée aux critères organisationnels
- Conflits de rôle perçus et déficit de feedback : Des différences de moyennes statistiquement significatives ont été observées concernant les conflits d’émetteurs (Senderkonflikte) et les déficits de rétroaction organisationnelle en fonction des scores aux attitudes de travail favorisant la performance. Ce résultat confirme l’hypothèse théorique selon laquelle l’orientation individuelle vers la performance façonne directement la perception cognitive des caractéristiques contraignantes de la situation professionnelle. Les individus affichant une haute orientation de carrière démontrent une capacité accrue à absorber l’ambiguïté des tâches et à capitaliser stratégiquement sur le manque de leadership ou de directives fermes de leurs supérieurs hiérarchiques pour étendre leur champ d’influence autonome.
- Attachement et engagement organisationnel : L’analyse a révélé des écarts significatifs de loyauté organisationnelle en lien direct avec l’orientation de carrière. De façon remarquable, ces données ont permis d’infirmer l’hypothèse sociologique conventionnelle (e.g., Naase, 1978) prétendant que les profils fortement orientés vers la carrière manifestent une déloyauté chronique envers leur employeur en considérant l’entreprise comme un simple instrument passager. Les résultats indiquent au contraire qu’une forte orientation de carrière s’associe à un investissement institutionnel soutenu dès lors que la structure offre des perspectives d’évolution compatibles avec leurs ambitions.
Validité différentielle de groupe (Critères démographiques et structurels)
- Différences selon le genre : Les investigations ont mis en évidence des variations statistiques significatives entre les hommes et les femmes. Dans les cohortes étudiées, les répondantes présentaient en moyenne des scores d’orientation vers la carrière moins élevés que leurs homologues masculins, mais manifestaient en revanche des niveaux significativement plus marqués sur l’échelle de peur de l’échec. Ces observations corroborent la littérature sociologique et psychologique de l’époque relative aux biais de socialisation professionnelle et aux freins psychologiques intériorisés face aux risques de carrière.
- Expérience professionnelle : Des écarts de moyennes hautement significatifs ont été documentés sur la dimension des attitudes de travail favorisant la performance et le succès. Les débutants professionnels (nouveaux diplômés intégrant leur premier emploi) présentaient des scores nettement inférieurs à ceux des salariés expérimentés, traduisant le fait que l’auto-efficacité technique, la ténacité méthodique et la maîtrise professionnelle se consolident progressivement au contact prolongé des épreuves du terrain.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne de l’échelle d’orientation vers la performance a été évaluée rigoureusement au moyen du coefficient d’alpha de Cronbach au sein des échantillons de développement empirique :
- Échelle totale (26 items) : $\alpha = 0,85$, témoignant d’une excellente consistance interne globale pour l’ensemble de l’instrument.
- Dimension I – Orientation vers la carrière (13 items) : $\alpha = 0,87$, reflétant une homogénéité élevée des items mesurant l’ambition professionnelle et la dynamique compétitive.
- Dimension II – Attitudes de travail favorables à la performance (7 items) : $\alpha = 0,74$, atteignant un seuil de cohérence interne très satisfaisant pour une sous-échelle opérationnelle brève.
- Dimension III – Peur de l’échec (6 items) : $\alpha = 0,74$, démontrant une fidélité robuste pour la quantification des manifestations d’anxiété d’évaluation et d’évitement.
L’analyse des corrélations item-total corrigées ($r_{it}$), calculée sur le deuxième échantillon de validation ($N = 87$), met en lumière une excellente discrimination pour la grande majorité des énoncés. Les coefficients de corrélation item-total s’échelonnent entre 0,36 et 0,73. Les items centraux de l’orientation de carrière et de la peur du regard d’autrui présentent un pouvoir discriminant remarquable, à l’instar de l’item 11 (« Peur que la réputation ne souffre d’un échec » : $r_{it} = 0,73$), de l’item 22 (« Recherche de tâches difficiles pour mesurer ses aptitudes » : $r_{it} = 0,69$) ou de l’item 01 (« Planification à long terme de l’avenir professionnel » : $r_{it} = 0,63$). Aucun item ne se situe en deçà du seuil critique standard de 0,30 généralement requis en psychométrie clinique et organisationnelle.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle sous-jacente au questionnaire d’orientation vers la performance a été examinée empiriquement au moyen d’une analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation orthogonale Varimax, administrée auprès du deuxième échantillon de validation ($N = 87$, salariés d’organisations commerciales et industrielles).
Les résultats de la décomposition factorielle confirment sans ambiguïté l’existence de trois composantes principales distinctes, rendant compte conjointement de 45,5 % de la variance totale des réponses :
| Facteur | Désignation de la Dimension | Part de Variance Expliquée (%) |
|---|---|---|
| Facteur I | Orientation vers la carrière (Karriereorientierung) | 53,8 % |
| Facteur II | Attitudes de travail favorisant la performance (Arbeitshaltungen) | 29,1 % |
| Facteur III | Peur de l’échec (Furcht vor Misserfolg) | 17,2 % |
Note : Les pourcentages ci-dessus représentent la contribution relative de chaque facteur au sein de l’espace des facteurs extraits (représentant 45,5 % de la variance globale du système d’items).
Les profils de saturation factorielle démontrent une forte clarté conceptuelle : les items axés sur la vision stratégique de carrière et la compétition interindividuelle saturent lourdement sur le Facteur I, les énoncés décrivant la ténacité technique, la rigueur artisanale et l’endurance s’agrègent distinctement sur le Facteur II, tandis que les énoncés reflétant la préoccupation du jugement social, la honte potentielle et l’évitement de l’incertitude saturent de façon exclusive sur le Facteur III.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le questionnaire d’orientation vers la performance des employés présente les caractéristiques formelles suivantes :
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (inventaire de personnalité et d’attitudes professionnelles).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée/en ligne ; passation individuelle ou collective.
- Temps de passation : Approximativement 8 à 12 minutes.
- Nombre d’items : 26 items formulés sous la forme d’affirmations comportementales à la première personne du singulier.
- Échelle de réponse : Échelle catégorielle de type Likert en 7 points avec ancrages verbaux explicites aux extrémités :
- 1 = Pas du tout d’accord (stimme überhaupt nicht zu)
- 2 à 6 = Degrés d’accord intermédiaires gradués
- 7 = Tout à fait d’accord (stimme voll und ganz zu)
- Cotation et calcul des scores :
- Deux items présentent une formulation inversée et doivent impérativement faire l’objet d’un recodage préalable avant sommation ($Score_{recodacute{e}} = 8 – Score_{brut}$) : l’item 23 (dimension II) et l’item 24 (dimension I).
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient par l’addition simple (somme non pondérée) des points accordés aux items correspondants :
- Score I (Orientation vers la carrière) : Somme des items 1, 7, 12, 13, 14, 16, 17, 18, 19, 20, 22, 24 (inversé), 25, 26 (Étendue possible : 13 à 91 points).
- Score II (Attitudes de travail favorables à la performance) : Somme des items 2, 3, 4, 5, 6, 21, 23 (inversé) (Étendue possible : 7 à 49 points).
- Score III (Peur de l’échec) : Somme des items 8, 9, 10, 11, 15 (Étendue possible : 5 à 35 points – Note : selon les découpages initiaux de 6 items).
- Distribution des scores et étalonnage : Les distributions observées sur les échantillons d’ingénieurs et d’employés scientifiques présentent une légère asymétrie à droite (tendance à l’autocensure ou scores d’ambition plus modérés), alors que les salariés du secteur marchand privé (échantillon 2) suivent une distribution normale conforme à la courbe de Gauss.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 1982.
- Statut des droits d’auteur : Les items ont été initialement publiés dans le cadre de travaux scientifiques académiques documentés par le GESIS (ZUMA-Handbuch Sozialwissenschaftlicher Skalen). L’utilisation des items originaux à des fins de recherche fondamentale non commerciale est généralement autorisée dans le cadre du droit de citation scientifique, sous réserve de référencer fidèlement les auteurs originaux (Hippler & Krüger, 1982).
- Tarifs d’utilisation : Aucun droit de licence commercial n’est perçu pour l’usage académique et universitaire. Pour toute intégration au sein d’une plateforme d’évaluation commerciale ou d’un progiciel RH, il convient de se référer aux archives du GESIS Leibniz Institute for the Social Sciences.
12. Références / References
- Atkinson, J. W. (1964). An introduction to motivation. D. Van Nostrand Co.
- Ehlers, W. (1965). Experimentelle Untersuchungen zur Messung des Leistungsmotivs [Thèse de doctorat non publiée]. Université de Marburg.
- Heckhausen, H. (1963). Hoffnung und Furcht in der Leistungsmotivation. Ernst Klett.
- Heckhausen, H. (1989). Motivation und Handeln (2e éd.). Springer-Verlag. https://doi.org/10.1007/978-3-642-75961-1
- Herrmann, T. (1991). Lehrbuch der empirischen Persönlichkeitsforschung (5e éd.). Hogrefe.
- Hippler, H.-J., & Krüger, T. (1982). Leistungsorientierung (LO). ZUMA-Handbuch Sozialwissenschaftlicher Skalen. GESIS Datenarchiv, Köln. https://www.gesis.org/
- Johnson, T. W., & Stinson, J. E. (1975). Role ambiguity, role conflict, and satisfaction: Moderating effects of individual differences. Journal of Applied Psychology, 60(3), 329–333. https://doi.org/10.1037/h0076754
- Naase, F. (1978). Karriereorientierung und Mobilitätsbereitschaft von Führungskräften. Campus Verlag.
- Tent, L. (1963). Untersuchungen zur Erfassung des Leistungsmotivs. Archiv für die gesamte Psychologie, 115, 105–150.
- Vontobel, J. (1970). Leistungsbedürfnis und soziale Umwelt. Beltz Verlag.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions aux participants / Instruktion für die Befragten :
Auf den folgenden Seiten ist eine Reihe von Aussagen zur beruflichen Tätigkeit aufgeführt. Bitte, geben Sie anhand der untenstehenden Skala an, inwieweit Sie jeder dieser Aussagen zustimmen. Tragen Sie dabei zu jeder Äußerung nur einen Skalenwert, und zwar denjenigen, der Ihr normales Verhalten am besten wiedergibt, in das jeweils dafür vorgesehene Kästchen ein.
(Sur les pages suivantes figure une série d’affirmations relatives à votre activité professionnelle. Veuillez indiquer, à l’aide de l’échelle ci-dessous, dans quelle mesure vous êtes d’accord avec chacune d’elles. N’inscrivez qu’une seule valeur par affirmation, celle qui décrit le mieux votre comportement habituel.)
Échelle de réponse / Antwortskala :
- 1 = Stimme überhaupt nicht zu (Pas du tout d’accord)
- 2 = Stimme größtenteils nicht zu (Très peu d’accord)
- 3 = Stimme eher nicht zu (Plutôt pas d’accord)
- 4 = Neutral / Unentschieden (Neutre / Partagé)
- 5 = Stimme eher zu (Plutôt d’accord)
- 6 = Stimme größtenteils zu (En grande partie d’accord)
- 7 = Stimme voll und ganz zu (Tout à fait d’accord)
Légende des sous-échelles / Subskalen :
- I = Karriereorientierung (Orientation vers la carrière)
- II = Leistungs- und erfolgsfördernde Arbeitshaltungen (Attitudes de travail favorables à la performance et au succès)
- III = Furcht vor Misserfolg (Peur de l’échec)
- (+) = Item direct / standard
- (-) = Item inversé (nécessite une inversion des scores avant cotation : 1=7, 2=6, 3=5, 4=4, 5=3, 6=2, 7=1)
- Ich plane meine berufliche Zukunft langfristig voraus. (+, Dim. I)
(Je planifie mon avenir professionnel à long terme.) - Ich führe immer alle Aufgaben äußerst fachgerecht aus. (+, Dim. II)
(J’exécute toujours toutes les tâches de manière extrêmement professionnelle et conforme aux règles de l’art.) - Wenn bei meiner Arbeit ein kniffliges Problem auftritt, knoble ich so lange daran, bis ich es gelöst habe. (+, Dim. II)
(Lorsqu’un problème complexe surgit dans mon travail, je cogite dessus jusqu’à ce que je l’aie résolu.) - Ich setze mich auch gegen Widerstände durch. (+, Dim. II)
(Je parviens à m’imposer, même face aux résistances.) - Für die Tätigkeit, die ich gegenwärtig ausübe, fühle ich mich hundertprozentig qualifiziert. (+, Dim. II)
(Pour l’activité que j’exerce actuellement, je me sens qualifié à cent pour cent.) - Durch Rückschläge lasse ich mich nicht entmutigen. (+, Dim. II)
(Je ne me laisse pas décourager par les revers.) - Meine jetzige Tätigkeit dient mir als Sprungbrett für mein berufliches Fortkommen. (+, Dim. I)
(Mon activité actuelle me sert de tremplin pour mon avancement professionnel.) - Vor wichtigen Ereignissen mache ich mir immer Sorgen, ob auch alles klappt. (+, Dim. III)
(Avant les événements importants, je m’inquiète toujours pour savoir si tout va bien se dérouler.) - Ich bevorzuge überschaubare Arbeiten, bei denen ich das Ende immer genau absehen kann. (+, Dim. III)
(Je préfère les tâches faciles à appréhender, dont je peux toujours prévoir précisément l’issue.) - Wenn ich einmal nicht ganz fit bin, reiße ich mich am Riemen, damit die Kollegen und Vorgesetzten nichts bemerken. (+, Dim. III)
(Si je ne suis pas tout à fait en forme, je prends sur moi pour que mes collègues et supérieurs ne s’en aperçoivent pas.) - Wenn mir eine Aufgabe nicht besonders gut gelingt, habe ich Angst, dass mein Ansehen darunter leidet. (+, Dim. III)
(Si je ne réussis pas particulièrement bien une tâche, j’ai peur que ma réputation en souffre.) - Ich habe feste Vorstellungen, welche berufliche Position ich in etwa fünf Jahren erreicht haben kann. (+, Dim. I)
(J’ai des idées très précises sur la position professionnelle que je souhaite avoir atteinte d’ici environ cinq ans.) - Mich reizen besonders solche Aufgaben, mit denen man sich beruflich profilieren kann. (+, Dim. I)
(Je suis particulièrement attiré par les tâches qui permettent de se profiler et de se démarquer professionnellement.) - Wenn ich mit anderen zusammenarbeite, übernehme ich meist den größten Teil der Arbeit. (+, Dim. I)
(Lorsque je collabore avec d’autres, je prends généralement en charge la majeure partie du travail.) - Mich bedrückt der Gedanke, mich in schwierigen Situationen zu blamieren. (+, Dim. III)
(L’idée de me couvrir de ridicule dans des situations difficiles m’angoisse.) - Auch bei der Erledigung meiner derzeitigen Aufgaben habe ich stets mein berufliches Fortkommen im Auge. (+, Dim. I)
(Même dans l’accomplissement de mes tâches quotidiennes, je garde constamment à l’esprit mon avancement professionnel.) - Ich brauche öfters Erfolgserlebnisse, um mich beruflich zu bestätigen. (+, Dim. I)
(J’ai régulièrement besoin de réussites concrètes pour me conforter professionnellement.) - Es reizt mich manchmal, in geschäftlichen Besprechungen fachliche Schwächen bei anderen aufzudecken. (+, Dim. I)
(Il m’est stimulant, lors de réunions d’affaires, de mettre en évidence les faiblesses techniques des autres.) - Ich bearbeite meine Aufgaben so konzentriert, dass ich Störungen als Ärgernis empfinde. (+, Dim. I)
(Je traite mes dossiers avec une concentration telle que je perçois toute interruption comme un réel désagrément.) - Erfolge bei anspruchsvollen Aufgaben sind für mich wichtiger, als erfolgreich bewältigte Routineaufgaben. (+, Dim. I)
(Le succès dans des tâches complexes et exigeantes est plus important pour moi que la réussite de tâches de routine.) - Ich bin in meinem Beruf sehr ehrgeizig. (+, Dim. II)
(Je suis très ambitieux dans mon métier.) - Ich suche mir gern schwierige Aufgaben, um daran meine Fähigkeiten und Kenntnisse zu messen. (+, Dim. I)
(J’aime choisir des tâches difficiles afin de mesurer l’étendue de mes compétences et de mes connaissances.) - Wenn mir eine Arbeit misslungen ist, halte ich mich in Zukunft am liebsten von ähnlichen Aufgaben fern. (-, Dim. II)
(Si j’ai échoué dans un travail, je préfère à l’avenir me tenir à l’écart des tâches similaires.) [Item inversé] - Ich habe kein Interesse an einer beruflichen Karriere. (-, Dim. I)
(Je ne porte aucun intérêt à faire une carrière professionnelle.) [Item inversé] - Es reizt mich manchmal herauszufinden, was ich auch unter ungünstigen Bedingungen zuwege bringe. (+, Dim. I)
(Il m’est parfois stimulant de découvrir ce dont je suis capable d’accomplir, même dans des conditions défavorables.) - Ich bin verstimmt, wenn in geschäftlichen Besprechungen meine Vorschläge keine Berücksichtigung finden. (+, Dim. I)
(Je suis contrarié lorsque mes propositions ne sont pas prises en considération lors des réunions professionnelles.)