1. Résumé / Abstract
Le questionnaire de l’Orientation fondamentale des relations interpersonnelles (Fundamental Interpersonal Relationship Orientation – Behavior ou FIRO-B) est un instrument psychométrique développé initialement par le psychologue américain William Schutz à la fin des années 1950. Conçu pour explorer la dynamique des relations interindividuelles et la prédiction de la compatibilité au sein des groupes restreints, le FIRO-B évalue la manière dont une personne oriente ses conduites selon trois besoins interpersonnels fondamentaux : l’Inclusion (le besoin d’appartenance, d’interaction et de reconnaissance sociale), le Contrôle (le besoin de pouvoir, d’autorité, de responsabilité et de prise de décision) et l’Affection (le besoin d’intimité émotionnelle, de proximité affective et de chaleur relationnelle). Chacune de ces trois dimensions est analysée sous deux angles comportementaux complémentaires : le comportement exprimé (expressed behavior, $e$), qui correspond à ce que l’individu manifeste activement envers autrui, et le comportement désiré ou recherché (wanted behavior, $w$), qui désigne ce que l’individu attend ou souhaite recevoir d’autrui. L’instrument est composé de 54 items répartis en six sous-échelles de 9 items structurées selon le modèle de l’échelle de Guttman cumulée. Les formats de réponse s’articulent autour d’échelles de fréquence en six points (allant de « Jamais » à « Habituellement ») et d’échelles ciblant l’étendue des partenaires sociaux (de « Personne » à « La plupart des gens »). Les propriétés métrologiques de l’instrument démontrent une excellente cohérence interne au sens de la reproductibilité de Guttman, avec des coefficients moyens de reproductibilité atteignant 0,94 (les coefficients oscillant entre 0,93 et 0,94 selon les sous-échelles), ainsi qu’une stabilité temporelle adéquate lors de passations test-retest à un mois d’intervalle, affichant des coefficients compris entre 0,71 et 0,82 (moyenne de 0,76). Utilisé mondialement en psychologie organisationnelle, en coaching exécutif, en psychothérapie de couple et en dynamique d’équipe, le FIRO-B demeure un étalon d’évaluation des interactions humaines.
2. Mots-clés / Keywords
FIRO-B, William Schutz, relations interpersonnelles, inclusion, contrôle, affection, comportement exprimé, comportement désiré, échelle de Guttman, psychométrie, dynamique d’équipe, compatibilité interpersonnelle, leadership, psychologie organisationnelle
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu par le docteur William Carl Schutz (1923–2002), psychologue américain et figure pionnière du mouvement du potentiel humain, chercheur associé aux institutions prestigieuses de l’Université de Californie à Berkeley, de l’Université Harvard et plus tard enseignant au sein de l’institut Esalen à Big Sur. Ses recherches originelles ont bénéficié du soutien de l’Office of Naval Research (Département de la Défense des États-Unis) dans le but d’analyser et de prédire l’efficacité des équipages opérationnels soumis à un confinement prolongé et à un stress élevé. Les révisions ultérieures du manuel et l’étalonnage normatif ont été administrés par Consulting Psychologists Press (CPP, Inc., désormais The Myers-Briggs Company), sise à Sunnyvale et Palo Alto, Californie, États-Unis.
4. Objectif / Purpose
La finalité première de l’inventaire de l’Orientation fondamentale des relations interpersonnelles est de quantifier, classifier et expliciter la nature des transactions comportementales entre les individus au sein d’une structure dyadique ou groupale. Schutz a postulé que chaque être humain possède une configuration singulière de besoins interpersonnels qui guide la totalité de ses interactions sociales. La méconnaissance de ces besoins est fréquemment source de conflits, de malentendus, de baisse de productivité collective et d’isolement psychologique.
Sur le plan de la justification théorique, le FIRO-B ne cherche pas à mesurer des traits de personnalité globaux ou statiques comme le modèle des Big Five, mais s’intéresse spécifiquement aux schémas d’action interpersonnelle observables et prévisibles. L’outil quantifie le différentiel entre les initiatives prises par le sujet envers l’environnement social ($e$) et ses attentes implicites ou explicites vis-à-vis des conduites d’autrui envers lui ($w$). Cette distinction conceptuelle permet de cartographier avec une précision remarquable le degré de congruence comportementale interne ainsi que le niveau de compatibilité interpersonnelle entre deux collaborateurs ou au sein d’une équipe entière.
Dans les applications organisationnelles contemporaines, le FIRO-B est largement mobilisé dans le cadre du développement du leadership, de la gestion des conflits, de la formation managériale et de la composition d’équipes pluridisciplinaires ou virtuelles. Il offre aux dirigeants une grille de lecture diagnostique pour comprendre pourquoi certains subordonnés réclament un encadrement directif tandis que d’autres exigent une autonomie opérationnelle absolue, ou encore pourquoi certaines équipes souffrent d’un manque d’engagement communicatif. En milieu clinique et de conseil psychologique, l’échelle est employée pour la thérapie de couple et les thérapies de groupe, permettant aux partenaires d’objectiver leurs divergences en matière d’intimité, d’hégémonie décisionnelle ou d’insertion dans le tissu social élargi.
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle tridimensionnel de Schutz postule que tout individu navigue dans l’espace social à travers trois besoins interpersonnels irréductibles : l’Inclusion, le Contrôle et l’Affection. Chaque dimension est déclinée en comportement exprimé (Expressed) et comportement désiré (Wanted), générant ainsi six matrices comportementales distinctes mesurées sur une échelle allant de 0 à 9 points.
1. La dimension d’Inclusion ($I$)
L’Inclusion renvoie au besoin fondamental de former et de maintenir des relations satisfaisantes avec les autres en termes d’interaction, de sociabilité, de participation et d’appartenance collective. Elle concerne la frontière entre le groupe et l’individu, déterminant qui fait partie du système (« dedans ») et qui en est exclu (« dehors »).
- Inclusion Exprimée ($e^I$) : Mesure le degré auquel un individu fait activement des efforts pour s’associer avec les autres, intégrer des groupes, engager des conversations et organiser des rassemblements. Une note élevée indique un comportement grégaire, extraverti et un désir prononcé de communion sociale, tandis qu’une note faible caractérise une tendance au retrait, à la réserve et à l’isolement volontaire.
- Inclusion Désirée ($w^I$) : Mesure le désir de la personne d’être invitée, acceptée et incluse par son entourage. Une note élevée traduit un profond souhait d’être sollicité par les autres pour participer à leurs activités, alors qu’une note faible reflète une indifférence quant à l’approbation sociale et un confort dans la solitude non subie.
2. La dimension de Contrôle ($C$)
Le Contrôle renvoie au besoin d’établir et de préserver un équilibre satisfaisant relatif au pouvoir, à la domination, à la prise de décision, à l’autorité et à l’influence mutuelle. Il traite de la dynamique hiérarchique verticale (« en haut » contre « en bas »).
- Contrôle Exprimé ($e^C$) : Indique la mesure dans laquelle un individu cherche à diriger, assumer la responsabilité, imposer des règles et influencer les actions d’autrui. Une note élevée est corrélée à un style de leadership autoritaire ou directif, prompt à prendre les commandes. Une note basse désigne une posture de non-intervention, de permissivité et un refus de diriger ou d’exercer une pression normative sur autrui.
- Contrôle Désiré ($w^C$) : Désigne la volonté d’être guidé, supervisé, structuré et pris en charge par des figures d’autorité. Un score élevé signale un besoin marqué de directives claires, de règles établies et de délégation descendante de la responsabilité. À l’opposé, un score bas démontre une forte aversion pour le micro-management, une indépendance farouche et une résistance aux injonctions hiérarchiques.
3. La dimension d’Affection ($A$)
L’Affection, parfois désignée ultérieurement sous le vocable d’Ouverture ou de Proximité, correspond au besoin de nouer des liens émotionnels intimes, chaleureux, authentiques et affectifs. Elle se focalise sur la distance émotionnelle interindividuelle (« près » contre « loin »).
- Affection Exprimée ($e^A$) : Révèle le niveau d’ouverture émotionnelle, d’empressement amical et de tendresse qu’une personne manifeste envers autrui. Une note élevée indique une propension à partager des confidences personnelles, à démontrer de la bienveillance affective et à cultiver des amitiés étroites. Une note basse dénote une attitude distante, impersonnelle, réservée et formelle.
- Affection Désirée ($w^A$) : Capture le désir que les autres fassent preuve de chaleur, de tendresse, d’attachement intime et d’affection envers soi. Un score élevé exprime un besoin vital d’être aimé, valorisé affectivement et rassuré sur le plan émotionnel, alors qu’un score faible suggère une préférence pour des rapports neutres et une méfiance envers les démonstrations excessives d’intimité sentimentale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique de l’orientation fondamentale des relations interpersonnelles puise ses racines dans l’intersection de la psychanalyse freudienne révisée, des théories néo-psychanalytiques des relations d’objet (notamment les travaux de Karen Horney sur les mouvements « vers l’humain », « contre l’humain » et « hors de portée de l’humain »), et des débuts de la dynamique des groupes de Kurt Lewin.
Dans son ouvrage séminal de 1958, FIRO: A Three-Dimensional Theory of Interpersonal Behavior, Schutz avance l’hypothèse audacieuse que les trois besoins d’Inclusion, de Contrôle et d’Affection constituent des nécessités biologiques et psychologiques universelles, équivalentes sur le plan relationnel aux besoins physiologiques d’air, d’eau et de nourriture. La privation ou la frustration de ces besoins fondamentaux engendre une angoisse existentielle majeure : l’angoisse d’insignifiance (Inclusion), l’angoisse d’incompétence ou d’impuissance (Contrôle), et l’angoisse de non-aimabilité ou de rejet (Affection).
Schutz articule également une théorie développementale ontogénétique de la constitution des groupes. Tout comme l’enfant traverse chronologiquement la découverte de son appartenance à la famille (Inclusion), l’affirmation de sa volonté face à l’autorité parentale (Contrôle) puis le développement de relations d’attachement intimes (Affection), tout groupe humain franchit invariablement ces trois stades séquentiels lors de son cycle de vie. Au moment de la dissolution ou de la séparation du groupe, ce processus s’inverse de manière symétrique : d’abord le désengagement affectif, puis la rupture des structures de contrôle, et enfin l’exclusion physique des membres.
Un apport théorique majeur du FIRO est le concept de compatibilité interpersonnelle. Schutz distingue trois types mathématiques de compatibilité régissant le fonctionnement de deux partenaires (notés $i$ et $j$) :
- La compatibilité réciproque ($K_r$) : Correspondance entre ce qu’une personne exprime et ce que l’autre désire : $K_r = |e_i – w_j| + |e_j – w_i|$. Plus l’écart est faible, plus l’échange est harmonieux.
- La compatibilité d’origine ($K_o$) : Complémentarité entre deux individus quant à l’initiative des comportements. Deux personnes dotées d’un contrôle exprimé très élevé entreront inévitablement en collision compétitive pour le leadership (incompatibilité d’origine compétitive), alors que deux personnes au contrôle exprimé nul généreront un vide décisionnel (incompatibilité d’origine apathique).
- La compatibilité d’échange ($K_e$) : Concordance sur l’intensité globale d’énergie investie dans un domaine : $K_e = |(e_i + w_i) – (e_j + w_j)|$. Elle prédit le confort mutuel selon que les individus partagent la même préférence pour une interaction dense ou distanciée.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du FIRO-B a fait l’objet de plus d’un demi-siècle de vérifications empiriques, documentées extensivement dans les manuels techniques successifs (Schutz, 1978) et dans une abondante littérature universitaire indépendante.
Validité de contenu et de structure
La validité de contenu repose sur l’opérationnalisation scrupuleuse des domaines sémantiques associés à chaque besoin. Schutz a utilisé des listes de descripteurs comportementaux polarisés : pour l’Inclusion, des termes comme participer, communiquer, compagnie versus solitaire, rejeté ; pour le Contrôle, des termes tels que pouvoir, autorité, diriger versus soumission, anarchie, suiveur ; et pour l’Affection, des notions comme intime, chaleureux, ami versus froid, distant, détester. Les items ont été affinés pour assurer une progressivité univariée stricte au sens du scalogramme de Guttman.
Validité convergente et discriminante
De nombreuses recherches ont exploré les corrélations entre le FIRO-B et d’autres instruments psychologiques étalonnés, notamment l’Indicateur de type Myers-Briggs (MBTI) et le Questionnaire de personnalité 16PF de Cattell :
- L’Inclusion Exprimée ($e^I$) présente de fortes corrélations positives avec l’échelle d’Extraversion du MBTI ($r = 0,65$ à $0,78$) et des corrélations négatives avec les échelles de retrait social.
- Le Contrôle Exprimé ($e^C$) est corrélé significativement avec les échelles de Dominance du 16PF ($r = 0,55$) et les styles de leadership directif mesurés par le LBDQ (Leader Behavior Description Questionnaire).
- L’Affection Exprimée et Désirée ($e^A$, $w^A$) converge modérément avec la dimension « Sentiment » (Feeling) du MBTI et les échelles d’amabilité du modèle des Big Five ($r = 0,42$ à $0,58$).
Validité prédictive et critères empiriques
Le manuel de 1978 répertorie les profils types du FIRO-B au sein de 12 groupes professionnels distincts (militaires de l’US Air Force, directeurs d’école, infirmières, administrateurs universitaires, ingénieurs), confirmant la sensibilité de l’instrument aux contraintes professionnelles. Les études de Gracia (2006) sur les surintendants scolaires du Michigan et de Mulinaro (1990) sur les doyens de facultés démontrent que les scores de Contrôle Exprimé et d’Inclusion prédisent significativement les styles d’administration perçus et l’efficacité dans la conduite du changement organisationnel. Dans les contextes modernes de travail hybride, Jesnster (2010) a confirmé que les profils de compatibilité FIRO au sein des équipes virtuelles prédisent la motivation intrinsèque, la cohésion d’équipe et la performance globale des projets.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique du FIRO-B a été examinée sous le double prisme du modèle cumulatif de Guttman et de la stabilité temporelle par test-retest.
Coefficient de reproductibilité de Guttman
L’inventaire ayant été élaboré selon les principes de l’analyse de scalogramme de Louis Guttman plutôt que selon la théorie classique du modèle de Likert à sommation simple, l’indicateur d’homogénéité privilégié est le coefficient de reproductibilité ($R$). Ce coefficient mesure la proportion dans laquelle les réponses individuelles à un ensemble ordonné d’items peuvent être déduites exactement à partir du score total obtenu. La valeur d’acceptabilité minimale d’un scalogramme valide est conventionnellement fixée à 0,90.
Sur l’échantillon normatif initial de William Schutz regroupant plus de 1 000 participants (comprenant une cohorte universitaire diversifiée et un sous-groupe de militaires de l’armée de l’air américaine), les résultats ont révélé une cohérence remarquable :
- Les coefficients de reproductibilité pour chacune des six sous-échelles oscillent entre 0,93 et 0,94.
- La moyenne générale des coefficients de reproductibilité pour l’ensemble des six échelles est de 0,94.
Stabilité test-retest
La fidélité temporelle a été documentée lors d’études longitudinales rigoureuses. Sur un échantillon d’étudiants de l’Université Harvard soumis à une ré-administration du questionnaire après un intervalle d’un mois sans intervention intermédiaire :
- Les coefficients de corrélation test-retest s’échelonnent entre 0,71 et 0,82 selon les dimensions.
- Le coefficient de fidélité test-retest moyen s’établit à 0,76.
Ces indices chiffrés attestent que les schémas comportementaux mesurés par le FIRO-B reflètent des dispositions stables de l’adulte, tout en conservant une plasticité suffisante pour enregistrer des réorientations à la suite d’interventions thérapeutiques ou de séminaires de développement managérial.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que le FIRO-B ait été initialement construit sur la base de la logique déterministe d’échelonnement de Guttman, de nombreux psychométriciens ont par la suite soumis sa matrice de 54 items à des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) pour tester la robustesse de sa topographie dimensionnelle.
Les études factorielles menées par Schutz et confirmées par des chercheurs indépendants révèlent de manière récurrente une partition sous-jacente en trois ou six facteurs principaux :
- Structure à 3 macro-facteurs : Lorsqu’une analyse en composantes principales avec rotation varimax ou promax est contrainte à trois facteurs, les items se regroupent nettement autour des pôles théoriques de l’Inclusion, du Contrôle et de l’Affection, expliquant généralement entre 45 % et 55 % de la variance totale observée. Les items d’inclusion et d’affection présentent parfois une corrélation inter-facteurs modérée à élevée ($r \approx 0,40$ à $0,55$), traduisant une proximité naturelle entre la sociabilité générale et la recherche d’intimité interpersonnelle.
- Structure à 6 facteurs corrélés : L’analyse factorielle confirmatoire démontre la supériorité d’un modèle hexagonal distinguant rigoureusement les comportements exprimés des comportements désirés au sein de chaque besoin. Les saturations factorielles des items sur leurs facteurs cibles oscillent typiquement entre 0,52 et 0,84, avec de très faibles saturations croisées (inférieures à 0,25) sur les facteurs non pertinents.
Certaines controverses psychométriques ont émergé concernant le degré d’indépendance de la sous-échelle d’Inclusion Désirée ($w^I$) par rapport à l’Affection Désirée ($w^A$), conduisant Schutz à reformuler ultérieurement certains postulats lors de l’élaboration de son instrument révisé, l’Element B, qui affine le libellé des items et élimine certaines redondances factorielles.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’inventaire FIRO-B est un auto-questionnaire standardisé sur support papier-crayon ou format informatisé. Ses caractéristiques structurelles se résument comme suit :
- Nom complet : Fundamental Interpersonal Relationship Orientation – Behavior (FIRO-B)
- Nombre total d’items : 54 énoncés comportementaux brefs formulés à la première personne du singulier.
- Architecture interne : 6 sous-échelles de 9 items chacune :
- Inclusion Exprimée ($e^I$) : items mesurant la tendance à initier le contact social.
- Inclusion Désirée ($w^I$) : items mesurant le souhait d’être intégré par les autres.
- Contrôle Exprimé ($e^C$) : items évaluant la tendance à diriger et exercer le pouvoir.
- Contrôle Désiré ($w^C$) : items mesurant la volonté d’être guidé et encadré.
- Affection Exprimée ($e^A$) : items mesurant la propension à manifester de la proximité émotionnelle.
- Affection Désirée ($w^A$) : items mesurant l’attente de chaleur et de proximité affective de la part d’autrui.
- Format des échelles de réponse : L’inventaire utilise deux formats de réponse distincts en six points selon le positionnement de l’item :
- Pour les items 1 à 16 et 41 à 54 :
- 1 = Jamais (Never)
- 2 = Rarement (Rarely)
- 3 = À l’occasion (Occasionally)
- 4 = Quelquefois (Sometimes)
- 5 = Souvent (Often)
- 6 = Habituellement (Usually)
- Pour les items 17 à 40 :
- 1 = Personne (Nobody)
- 2 = Une ou deux personnes (One or Two People)
- 3 = Quelques personnes (A Few People)
- 4 = Certaines personnes (Some People)
- 5 = Beaucoup de personnes (Many People)
- 6 = La plupart des gens (Most People)
- Pour les items 1 à 16 et 41 à 54 :
- Système de cotation (Scoring) : Les items sont dépouillés à l’aide de grilles de correction Guttman (scoring templates) transformant les réponses de 1 à 6 en scores dichotomiques (0 ou 1) selon des seuils de coupure définis dans le manuel. Chaque sous-échelle produit ainsi un score brut entier compris entre 0 et 9. Les scores de 0 à 2 sont qualifiés de faibles, de 3 à 6 de modérés, et de 7 à 9 d’élevés.
- Durée d’administration : Environ 15 à 20 minutes en passation autonome.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 1958 (monographie princeps de William Schutz) ; première parution commerciale du manuel et des grilles en 1978 par Consulting Psychologists Press (CPP).
- Éditeur officiel et détention des droits : The Myers-Briggs Company (anciennement CPP, Inc., Palo Alto / Sunnyvale, CA). Tous droits réservés. FIRO-B est une marque déposée.
- Conditions d’accès et qualifications : L’administration et l’interprétation professionnelle du FIRO-B requièrent une qualification psychométrique de Niveau B (réservée aux professionnels titulaires d’une maîtrise en psychologie, d’une formation universitaire en psychométrie ou d’une certification spécifique délivrée par l’éditeur agréé).
- Tarification commerciale : L’achat de livrets de test, de profils de dépouillement en ligne (plateforme Elevate) ou de rapports interprétatifs personnalisés s’effectue sous licence payante. Des tarifs préférentiels pour la recherche académique ou les thèses doctorales peuvent être octroyés sur demande motivée auprès du département de recherche de The Myers-Briggs Company.
- Évolution de l’instrument : Schutz a ultérieurement développé l’échelle Element B: Behavior au sein de la série The Human Element, introduite pour corriger les asymétries de formulations et moderniser le format de réponse en dix points.
12. Références / References
Les travaux académiques, monographies et thèses suivants constituent les références fondamentales relatives au FIRO-B et à ses applications :
- Gracia, A. (2006). A correlational study of a random stratified sample of superintendents in Michigan: Analyzing the relationship between MBTI (R) reported personality preference types and FIRO-B (TM) interpersonal leadership styles, MBTI (R) perceived and reported personality preference types, and MBTI (R) perceived personality preference types and FIRO-B (TM) interpersonal leadership styles (Doctoral dissertation, Bowling Green State University). ProQuest Dissertations & Theses Global.
- Hammer, A. L., & Schnell, E. R. (2000). FIRO-B technical guide. Consulting Psychologists Press.
- Jesnster, N. P. (2010). Leadership impact on motivation, cohesiveness and effectiveness in virtual teams: A FIRO perspective (Doctoral dissertation, D.B.A. Grenoble École de Management, France).
- Mulinaro, M. E. (1990). Relationship between the interpersonal relationship variables of inclusion, control and openness and self-perceived preferred leadership styles of deans and department chairpersons in the public and private colleges of West Virginia (Doctoral dissertation, West Virginia University). ProQuest Dissertations & Theses Global.
- Schmuldt, L. M. (2006). An investigation of altruism and personality variables among beginning counseling students (Doctoral dissertation, University of Central Florida). Electronic Theses and Dissertations.
- Schutz, W. C. (1958). FIRO: A three-dimensional theory of interpersonal behavior. Rinehart & Company.
- Schutz, W. (1978). FIRO Awareness Scales manual. Consulting Psychologists Press.
- Schutz, W. (1994). The Human Element: Productivity, self-esteem, and the bottom line. Jossey-Bass.
- Waterman, J. A., & Rogers, V. B. (1996). Introduction to the FIRO-B instrument in organizations. Consulting Psychologists Press.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale for items 1–16 and 41–54:
1 = Never; 2 = Rarely; 3 = Occasionally; 4 = Sometimes; 5 = Often; 6 = Usually
Response scale for items 17–40:
1 = Nobody; 2 = One or Two People; 3 = A Few People; 4 = Some People; 5 = Many People; 6 = Most People
- I try to be with people.
- I let other people decide what to do.
- I join social groups.
- I try to have close relationships with people.
- I tend to join social organizations when I have an opportunity.
- I let other people strongly influence my actions.
- I try to be included in informal social activities.
- I try to have close, personal relationships with people.
- I try to include other people in my plans.
- I let other people control my actions.
- I try to have people around me.
- I try to get close and personal with people.
- When people are doing things together I tend to join them.
- I am easily led by people.
- I try to avoid being alone.
- I try to participate in group activities.
- I try to be friendly to people.
- I let other people decide what to do.
- My personal relations with people are cool and distant.
- I let other people take charge of things.
- I try to have close relationships with people.
- I let other people strongly influence my actions.
- I try to get close and personal with people.
- I let other people control my actions.
- I act cool and distant with people.
- I am easily led by people.
- I try to have close, personal relationships with people.
- I like people to invite me to things.
- I like people to act close and personal with me.
- I try to influence strongly other people’s actions.
- I like people to invite me to join in their activities.
- I like people to act close toward me.
- I try to take charge of things when I am with people.
- I like people to include me in their activities.
- I like people to act cool and distant toward me.
- I try to have other people do things the way I want them done.
- I like people to ask me to participate in their discussions.
- I like people to act friendly toward me.
- I like people to invite me to participate in their activities.
- I like people to act distant toward me.
- I try to be the dominant person when I am with people.
- I like people to invite me to things.
- I like people to act close toward me.
- I try to have other people do things I want done.
- I like people to invite me to join their activities.
- I like people to act cool and distant toward me.
- I try to influence strongly other people’s actions.
- I like people to include me in their activities.
- I like people to act close and personal with me.
- I try to take charge of things when I’m with people.
- I like people to invite me to participate in their activities.
- I like people to act distant toward me.
- I try to have other people do things the way I want them done.
- I take charge of things when I’m with people.