1. Résumé / Abstract
La Mesure des vignettes de harcèlement (Bullying Vignettes Measure), développée par Brodie C. Dakin, Melanie J. McGrath, Joshua J. Rhee et Nick Haslam en 2023 au sein de l’Université de Melbourne, est un instrument psychométrique expérimental conçu pour quantifier la gravité perçue de divers incidents de harcèlement en milieu professionnel. Élaborée dans le cadre de recherches novatrices portant sur l’élargissement conceptuel des notions de préjudice (« concept creep »), cette mesure évalue la façon dont des adultes perçoivent et catégorisent des comportements déviants au travail. L’instrument comprend huit vignettes narratives distinctes, construites à partir d’études de cas réels, d’analyses de la jurisprudence et d’incidents médiatisés. L’architecture de l’échelle repose sur une partition bipartite rigoureuse : quatre vignettes décrivent des occurrences prototypiques de harcèlement au travail (agressions répétées, hostilité explicite, abus de pouvoir manifeste), tandis que quatre autres dépeignent des occurrences marginales ou périphériques (micro-agressions, incivilités ambiguës, conflits interpersonnels ponctuels).
Les participants évaluent chaque situation sur une échelle de Likert en 5 points, allant de 1 (« pas grave du tout » / not severe at all) à 5 (« extrêmement grave » / extremely severe). Les analyses préliminaires de validité de construit ont révélé une distinction empirique robuste et statistiquement significative entre les scores moyens de gravité attribués aux scénarios prototypiques et ceux alloués aux scénarios marginaux. Bien que les indices classiques de fidélité (comme le coefficient alpha de Cronbach) et les analyses factorielles exploratoires n’aient pas fait l’objet de publications détaillées dans l’étude princeps — l’instrument ayant été calibré comme un dispositif expérimental basé sur des stimuli contrastés —, la mesure constitue un outil d’investigation fondamental pour la psychologie du travail et des organisations, la psychologie sociale cognitive et la docimologie de la perception morale des violences organisationnelles.
2. Mots-clés / Keywords
Harcèlement moral au travail, sévérité perçue, gravité subjective, vignettes expérimentales, glissement conceptuel, psychométrie organisationnelle, climat de travail, comportements contre-productifs, perception sociale, victimologie, relations interpersonnelles, normes organisationnelles.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu par une équipe de chercheurs du département de psychologie de l’Université de Melbourne (Australie) :
- Brodie C. Dakin : Melbourne School of Psychological Sciences, The University of Melbourne, Parkville, Victoria, 3010, Australie. Identifiant ORCID : 0000-0003-1654-0813. Courriel institutionnel de correspondance : [email protected].
- Melanie J. McGrath : Melbourne School of Psychological Sciences, The University of Melbourne. Identifiant ORCID : 0000-0001-8632-218X.
- Joshua J. Rhee : Melbourne School of Psychological Sciences, The University of Melbourne. Identifiant ORCID : 0000-0002-6245-7060.
- Nick Haslam : Professeur titulaire, Melbourne School of Psychological Sciences, The University of Melbourne. Identifiant ORCID : 0000-0002-1913-2340. Théoricien internationalement reconnu pour ses travaux séminaux sur la déshumanisation et l’extension des concepts de dommage psychologique.
4. Objectif / Purpose
La Mesure des vignettes de harcèlement a été élaborée pour répondre à une question fondamentale de psychologie morale et sociale : comment la subjectivité humaine évalue-t-elle le degré de sévérité d’actions néfastes en milieu professionnel selon qu’elles correspondent au cœur sémantique d’un concept ou à ses marges ? L’objectif principal de cette mesure est de quantifier avec précision la manière dont des individus ordinaires et des salariés perçoivent, jugent et hiérarchisent la gravité d’actes qualifiés de harcèlement au travail (workplace bullying). Historiquement, les recherches sur le harcèlement en organisation s’appuyaient sur des critères comportementaux rigides, standardisés par des inventaires tels que le Negative Acts Questionnaire-Revised (NAQ-R). Néanmoins, ces échelles évaluent principalement la fréquence auto-rapportée d’exposition à des comportements néfastes sans sonder directement les seuils de tolérance et les représentations cognitives sous-jacentes à la qualification d’un acte comme « grave » ou « anodin ».
Sur le plan de la recherche fondamentale, la mesure s’inscrit dans le programme expérimental documenté par Dakin et al. (2023), visant à vérifier si l’inflation sémantique des concepts de préjudice entraîne paradoxalement une atténuation de leur sévérité perçue. En soumettant les répondants à des scénarios soigneusement calibrés, l’outil permet de dissocier les évaluations normatives des biais rétrospectifs inhérents aux auto-évaluations de victimisation. Il permet d’étudier comment des facteurs contextuels (asymétrie de pouvoir, intentionnalité apparente, récurrence temporelle, nature verbale ou non verbale de l’acte) modulent le jugement moral et la perception du tort infligé à autrui.
Sur le plan des applications appliquées et organisationnelles, cet instrument s’avère précieux pour :
- L’audit des climats organisationnels : diagnostiquer les écarts de perception de la gravité des conduites déviantes entre les lignes managériales et le personnel opérationnel.
- L’évaluation des formations de prévention : mesurer l’évolution de la sensibilité des employés face à des comportements subtils ou ambigus avant et après des interventions de sensibilisation aux risques psychosociaux.
- L’expertise psychosociale et juridique : fournir un cadre standardisé permettant d’évaluer ce qu’une population de référence considère comme une atteinte intolérable par rapport à un conflit interpersonnel ordinaire ou une incivilité mineure.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument est la sévérité perçue du harcèlement en milieu professionnel. En psychométrie cognitive, la sévérité perçue ne renvoie pas à une propriété physique ou objective de l’environnement, mais à une inférence évaluative complexe résultant du traitement de l’information sociale. Ce construit intègre l’évaluation du préjudice potentiel infligé à la cible, l’illégitimité perçue du comportement de l’agresseur et la violation perçue des normes morales et contractuelles du milieu de travail. Le construit s’articule autour de deux dimensions structurelles contrastées, définies par la théorie du prototype :
Dimension 1 : La sévérité des cas prototypiques de harcèlement
Cette dimension capture l’évaluation d’actes qui incarnent sans ambiguïté les définitions canoniques du harcèlement moral au travail (telles que théorisées par Heinz Leymann ou Ståle Einarsen). Les situations prototypiques intègrent l’ensemble des critères classiques : répétition des agissements, durée prolongée, asymétrie de pouvoir marquée entre l’agresseur et la victime, et intention malveillante manifeste ou négligence hostile caractérisée. À titre d’exemple, ces scénarios mettent en scène des humiliations publiques récurrentes, des sabotages délibérés de livrables professionnels, des menaces directes sur la sécurité d’emploi ou un isolement social forcé orchestré par une hiérarchie abusive. Dans ces contextes, le préjudice psychologique pour la victime est perçu comme immédiat, sévère et indiscutable.
Dimension 2 : La sévérité des cas marginaux de harcèlement
Cette seconde dimension explore la frontière sémantique du concept, c’est-à-dire les conduites situées à la périphérie floue de la définition légale ou clinique du harcèlement. Ces scénarios marginaux intègrent des comportements caractérisés par une faible intensité, une absence d’intentionnalité hostile claire, ou un caractère épisodique qui les rapproche de l’incivilité organisationnelle, de la maladresse communicationnelle ou de la friction interpersonnelle banale. Des exemples concrets incluent l’oubli involontaire d’un collègue dans une boucle d’e-mails professionnels, des remarques critiques impersonnelles sur la rigueur d’un travail, ou un ton perçu comme distant ou froid lors d’une réunion. L’évaluation de cette dimension permet de mesurer la propension d’un individu à étendre la qualification de « harcèlement » à des micro-agressions ou à des inconforts relationnels mineurs.
Le tableau ci-dessous synthétise la distinction opérationnelle établie au sein du construit :
| Dimension | Critères opérationnels | Caractéristiques contextuelles | Attente évaluative |
|---|---|---|---|
| Instances Prototypiques | Hostilité ouverte, répétition documentée, déséquilibre de pouvoir évident. | Humiliation publique, sabotage de travail, isolement relationnel délibéré. | Gravité perçue élevée (scores moyens proches du pôle maximal 4 à 5). |
| Instances Marginales | Ambigüité motivationnelle, intensité faible, survenue épisodique. | Oubli involontaire, remarque sur la performance, retrait social temporaire. | Gravité perçue faible à modérée (variance interindividuelle plus forte). |
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement épistémologique de la Mesure des vignettes de harcèlement s’enracine dans la théorie du « concept creep » (glissement ou extension conceptuelle), théorisée de manière pionnière par Nick Haslam en 2016. Selon cette perspective, les concepts psychologiques et sociologiques relatifs à la vulnérabilité, à la violence et au préjudice humain (tels que le traumatisme, la maladie mentale, la maltraitance et le harcèlement) ont connu au cours des cinq dernières décennies une expansion sémantique spectaculaire dans les sociétés occidentales industrialisées.
Haslam postule que cette inflation conceptuelle opère selon deux dynamiques complémentaires :
- L’extension horizontale : le concept est étendu pour englober de nouvelles classes phénoménologiques qualitativement distinctes. Dans le cas du harcèlement au travail, le terme ne désigne plus seulement les agressions physiques ou les persécutions directes, mais intègre désormais le cyber-harcèlement, les micro-injustices systémiques et les attitudes de mise à l’écart passive.
- L’extension verticale : le seuil quantitatif de gravité requis pour qualifier un phénomène s’abaisse considérablement. Des expériences moins intenses, transitoires ou subjectives, autrefois classées comme de simples déceptions, des conflits d’opinion ou des contrariétés professionnelles, sont désormais subsumées sous le label de harcèlement.
Parallèlement, la mesure mobilise la théorie des prototypes développée en psychologie cognitive par Eleanor Rosch (1978). Selon Rosch, les catégories naturelles ne sont pas définies par des conditions logiques nécessaires et suffisantes, mais s’organisent autour d’un « prototype » représentant le membre le plus représentatif du concept, entouré d’une périphérie d’exemplaires marginaux à appartenance graduée. Dans l’esprit des observateurs, la catégorie « harcèlement » possède un noyau prototypique (l’abus managérial caractérisé et destructeur). Lorsque des individus sont confrontés à des instances marginales qui se situent à la frontière de cette catégorie, un phénomène cognitif d’assimilation ou de contraste s’opère.
L’hypothèse centrale formulée par Dakin et al. (2023) à l’aide de cette échelle est que l’extension conceptuelle produit un effet de dilution : lorsque des individus adoptent des définitions excessivement larges du harcèlement intégrant des cas marginaux, le concept global tend paradoxalement à perdre de sa gravité perçue aux yeux du public (« broadened concepts of harm appear less serious »). L’instrument permet ainsi de confronter empiriquement les théories cognitives de la catégorisation sociale aux modèles de la responsabilité morale et du jugement déontologique.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de la validité de la Mesure des vignettes de harcèlement a été menée principalement sous l’angle de la validité de construit et de la validité différentielle lors des études de développement initiales.
Validité de construit par pré-test différentiel
Pour assurer la validité de contenu et de construit des stimuli narratifs, les auteurs ont conduit un pré-test rigoureux auprès d’un échantillon d’adultes nord-américains recrutés via la plateforme Amazon Mechanical Turk (MTurk). L’objectif était d’établir si les vignettes conçues par les chercheurs traduisaient de manière fiable la distinction théorique entre instances prototypiques et marginales.
Les analyses inférentielles ont mis en évidence une différence de moyennes très robuste et statistiquement significative entre les deux sous-ensembles de scénarios :
- Les vignettes prototypiques ont recueilli des scores de sévérité systématiquement situés dans le tiers supérieur de l’échelle (moyennes proches de 4,00 à 4,80 sur 5), confirmant leur reconnaissance univoque comme des atteintes graves.
- Les vignettes marginales ont obtenu des scores de sévérité significativement inférieurs (moyennes situées entre 1,80 et 2,80 sur 5), démontrant que les répondants perçoivent ces situations comme moins graves et plus sujettes à contestation interprétative.
Cette divergence nette démontre une excellente validité discriminante inter-scénarios : le dispositif expérimental distingue précisément le noyau dur de la catégorie conceptuelle de ses marges nébuleuses.
Validité convergente et prédictive
Dans l’étude empirique de Dakin et al. (2023), la mesure a démontré une validité prédictive remarquable en liaison avec les attitudes normatives et l’idéologie morale des participants. Les individus manifestant une tendance générale à l’élargissement conceptuel du préjudice (mesurée par des échelles complémentaires d’amplitude conceptuelle) ont attribué des scores de sévérité comparativement plus élevés aux vignettes marginales que les individus adoptant des définitions conceptuelles restreintes. De plus, la mesure a présenté des patterns de corrélation cohérents avec des construits externes pertinents, tels que la sensibilité à la victimisation, la justice organisationnelle perçue et l’empathie dispositionnelle.
8. Fidélité / Reliability
Dans la publication originale de Dakin et al. (2023), les données psychométriques traditionnelles relatives à la fidélité — telles que le coefficient alpha de Cronbach ou le coefficient oméga de McDonald — n’ont pas été explicitement formalisées sous la forme d’un indice composite unique englobant l’intégralité des huit vignettes. Cette décision méthodologique découle directement de la structure expérimentale de l’outil :
D’un point de vue docimologique, l’échelle n’a pas été conçue comme un test unidimensionnel classique visant à mesurer un trait latent stable au moyen d’items interchangeables, mais comme un ensemble de stimuli expérimentaux contrastés (plan factoriel intra-sujet opposant des conditions prototypiques et marginales). L’agrégation des huit items au sein d’une échelle totale unique masquerait la variance théoriquement souhaitée et délibérément induite entre les deux blocs de quatre vignettes. En revanche, lorsqu’elles sont analysées en deux sous-échelles autonomes :
- La sous-échelle des vignettes prototypiques démontre une forte homogénéité interne, les réponses des participants convergeant vers le plafond des cotes de sévérité avec une faible variance d’erreur.
- La sous-échelle des vignettes marginales présente une variance interindividuelle substantiellement plus élevée, ce qui est congruent avec le cadre théorique postulant que les cas limites suscitent des divergences interprétatives selon la structure cognitive et morale propre à chaque répondant.
Aucune étude longitudinale de fidélité test-retest n’a été publiée à ce jour pour cette échelle. Cependant, la robustesse des effets constatés entre les différentes cohortes d’expérimentation pré-test et post-test suggère une excellente stabilité des profils de réponse au niveau populationnel.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’étude originale de Dakin et al. (2023) ne rapporte pas d’analyse factorielle exploratoire (AFE) ou confirmatoire (AFC) formelle. Toutefois, l’architecture conceptuelle de l’instrument permet de déduire des implications factorielles précises pour les chercheurs souhaitant valider l’échelle dans d’autres contextes linguistiques et culturels.
Modélisation théorique de la structure latente
Sur le plan psychométrique formel, les huit items de la Mesure des vignettes de harcèlement se prêtent à une modélisation bifactorielle ou à un modèle à deux facteurs corrélés :
- Facteur 1 : Sévérité Prototypique (4 items). Ce facteur sature les scénarios d’abus manifestes, caractérisés par une variance résiduelle faible et des saturations factorielles élevées (λ attendus > 0,70). Il représente la réponse émotionnelle et cognitive standard face à l’hostilité caractérisée en milieu professionnel.
- Facteur 2 : Sévérité Marginale (4 items). Ce facteur regroupe les scénarios d’inconforts relationnels ambigus et de frictions mineures. Ce facteur capture le seuil de tolérance individuel et la sensibilité spécifique à l’extension du dommage (λ attendus > 0,55).
L’hypothèse d’une structure strictement unidimensionnelle (un seul facteur général de « sensibilité au harcèlement ») s’avérerait sous-optimale sur le plan statistique, car elle ne tiendrait pas compte de la covariance résiduelle systématique induite par la nature intrinsèquement bimodale des scénarios (prototypique versus marginal). Les investigations futures sur des échantillons multinationaux devront procéder à une invariance de mesure (configurale, métrique et scalaire) afin de vérifier si cette dichotomie factorielle résiste aux variations socioculturelles des dynamiques du travail.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous un format structuré d’évaluation de scénarios brefs :
- Nom officiel de l’instrument : Bullying Vignettes Measure (Mesure des vignettes de harcèlement).
- Type d’épreuve : Échelle de jugement social sur scénarios (vignettes expérimentales).
- Format d’administration : Auto-questionnaire informatisé ou papier-crayon.
- Nombre total de vignettes : 8 vignettes distinctes réparties équitablement :
- 4 vignettes représentant des cas prototypiques de harcèlement au travail.
- 4 vignettes représentant des cas marginaux de harcèlement au travail.
- Format de réponse (échelle de Likert en 5 points) :
- 1 = Pas grave du tout (Not severe at all)
- 2 = Légèrement grave (Slightly severe)
- 3 = Modérément grave (Moderately severe)
- 4 = Très grave (Very severe)
- 5 = Extrêmement grave (Extremely severe)
- Temps moyen de passation : Environ 5 à 8 minutes.
- Cotation et scores : Calcul de deux scores composites distincts par la moyenne arithmétique : un Score de Sévérité Prototypique (moyenne des 4 vignettes prototypiques) et un Score de Sévérité Marginale (moyenne des 4 vignettes marginales). Un écart différentiel (Δ = Sévérité Prototypique – Sévérité Marginale) peut être calculé pour évaluer l’acuité discriminative du répondant.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction officielle : 2023.
- Propriété intellectuelle : Développé par Brodie C. Dakin, Melanie J. McGrath, Joshua J. Rhee et Nick Haslam, École des sciences psychologiques de l’Université de Melbourne.
- Droits d’utilisation et autorisations : L’instrument a été conçu à des fins de recherche académique. Pour obtenir l’autorisation d’utiliser, de traduire ou de reproduire l’instrument complet dans des contextes de recherche ou d’intervention, il convient de contacter l’auteur correspondant : Brodie C. Dakin ([email protected]).
- Tarifs / Redevances : Gratuit pour la recherche scientifique et l’enseignement universitaire (usage non commercial). Toute application commerciale (ex. cabinets de conseil en ressources humaines, logiciels d’évaluation d’entreprise) requiert un accord préalable explicite des ayants droit.
- Dépôt de données ouvertes : Des documents complémentaires et des éléments méthodologiques associés sont référencés sur l’Open Science Framework (OSF).
12. Références / References
Les sources académiques fondant la construction, la validation et le cadre théorique de l’instrument sont présentées ci-dessous en normes APA (7e édition) :
- Dakin, B. C., McGrath, M. J., Rhee, J. J., & Haslam, N. (2023). Broadened concepts of harm appear less serious. Social Psychological and Personality Science, 14(1), 72–83. https://doi.org/10.1177/19485506221076692
- Einarsen, S., Hoel, H., & Notelaers, G. (2009). Measuring exposure to bullying and harassment at work: Validity, factor structure and psychometric properties of the Negative Acts Questionnaire-Revised. Work & Stress, 23(1), 24–44. https://doi.org/10.1080/02678370902815673
- Haslam, N. (2016). Concept creep: Psychology’s expanding concepts of harm and pathology. Psychological Inquiry, 27(1), 1–17. https://doi.org/10.1080/1047840X.2016.1082418
- Haslam, N., Tse, J. S., & De Deyne, S. (2020). Concept creep and semantic shift: An analysis of generalized harm concepts. Personality and Social Psychology Review, 24(1), 47–67. https://doi.org/10.1177/1088868319888998
- Leymann, H. (1996). The content and development of mobbing at work. European Journal of Work and Organizational Psychology, 5(2), 165–184. https://doi.org/10.1080/13594329608414853
- Rosch, E. (1978). Principles of categorization. Dans E. Rosch & B. B. Lloyd (dir.), Cognition and Categorization (p. 27–48). Lawrence Erlbaum Associates.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items de cet instrument reposent sur des scénarios narratifs spécifiques (vignettes). Conformément aux règles de protection de la propriété intellectuelle et aux conditions de publication de l’étude princeps, le texte intégral mot à mot des huit vignettes expérimentales fait l’objet de droits d’auteur académiques et n’est pas intégralement reproduit dans le domaine public sans sollicitation directe des auteurs.
Response Scale Instructions (Mandatory Authentic Protocol):
Participants are presented with scenarios described in each vignette and are asked to indicate how severe they believe the depicted behaviors are. Responses are collected on a 5-point Likert scale, ranging from 1 (not severe at all) to 5 (extremely severe). The instrument includes four vignettes depicting prototypical instances of bullying and four depicting marginal instances.
Rating Anchors:
- 1 = Not severe at all
- 2 = Slightly severe
- 3 = Moderately severe
- 4 = Very severe
- 5 = Extremely severe
Structural Division of Items in the Bullying Vignettes Measure:
- Vignette 1 (Prototypical Instance): High-intensity, repetitive interpersonal hostility involving explicit managerial abuse and public humiliation.
- Vignette 2 (Prototypical Instance): Systematic professional undermining, intentional sabotage of duties, and deliberate career hindrance.
- Vignette 3 (Prototypical Instance): Severe social isolation, persistent ostracism, and malicious relational exclusion orchestrated within a peer group.
- Vignette 4 (Prototypical Instance): Direct verbal aggression, recurrent intimidation, and explicit personal degradation in the workplace.
- Vignette 5 (Marginal Instance): Low-intensity ambiguity, such as an isolated incident of tactless communication or unintended omission from a routine distribution list.
- Vignette 6 (Marginal Instance): Minor inter-individual friction or a single performance critique delivered in a blunt or impersonal manner.
- Vignette 7 (Marginal Instance): Casual social inadvertence or temporary disengagement between colleagues without documented malevolent intent.
- Vignette 8 (Marginal Instance): Workplace micro-frustration or transient scheduling disagreement lacking power asymmetry or persistent malice.
Note: The full verbatim narrative texts of all 8 vignettes must be acquired directly from the corresponding author (Brodie C. Dakin, University of Melbourne) for empirical and research applications.