1. Résumé / Abstract
La Mesure des points de vue éthiques (couramment désignée sous l’acronyme anglophone Measure of Ethical Viewpoints ou MEY) est un instrument psychométrique développé par F. Neil Brady et Gloria E. Wheeler en 1996. Conçue initialement dans le champ du comportement organisationnel, de la psychologie du travail et de l’éthique des affaires, cette échelle évalue les prédispositions cognitives et normatives mobilisées par les individus — notamment les employés, gestionnaires et décideurs — lorsqu’ils formulent des jugements moraux en contexte professionnel et social. L’instrument opérationnalise deux grands paradigmes philosophiques : l’utilitarisme (approche conséquentialiste orientée vers la maximisation du bien-être collectif et l’évaluation des actions en fonction de leurs résultats) et le formalisme (approche déontologique axée sur la conformité aux devoirs universels, aux principes intangibles et aux règles formelles).
La structure méthodologique de la MEY se distingue par une approche multimodale à deux volets complémentaires. Le premier volet s’appuie sur une méthode de scénarios ou vignettes : il présente 7 situations problématiques concrètes et dilemmes éthiques, chacune suivie de 4 affirmations distinctes (2 modélisant une rationalité et une solution utilitaristes, et 2 modélisant une rationalité et une solution formalistes), soit un ensemble de 28 items cotés sur une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « pas du tout comme ma façon de penser » à 7 = « tout à fait comme ma façon de penser »). Le second volet propose une évaluation directe de 13 traits de caractère professionnels et personnels (7 traits utilitaristes orientés vers l’efficacité et les résultats, et 6 traits formalistes ancrés dans l’intégrité et le respect des normes), évalués sur une échelle de Likert en 7 points (1 = « pas important pour moi » à 7 = « très important pour moi »).
Sur le plan métrologique, l’outil bénéficie de propriétés psychométriques robustes documentées dans la littérature académique (Brady & Wheeler, 1996 ; Schminke, Ambrose, & Noel, 1997). La cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach varie de .85 à .86 pour la sous-échelle d’utilitarisme et de .74 à .75 pour celle de formalisme. La fidélité test-retest atteint une moyenne de .70 pour les vignettes et de .77 pour l’évaluation des traits. La validité de construit et la validité critériée ont mis en évidence des associations théoriquement cohérentes mais distinctives avec la perception de la justice distributive et procédurale au sein des organisations.
2. Mots-clés / Keywords
Éthique organisationnelle, Prise de décision éthique, Utilitarisme, Formalisme, Déontologie, Psychométrie, Jugement moral, Comportement éthique, Dilemmes éthiques, Justice organisationnelle, Évaluation psychologique, Mesure des points de vue éthiques.
3. Auteurs / Authors
L’instrument Measure of Ethical Viewpoints (MEY) a été conçu et validé par :
- F. Neil Brady, Ph.D. : Professeur émérite en gestion et comportement organisationnel au sein de la Marriott School of Business à l’Université Brigham Young (Brigham Young University – BYU), Provo, Utah, États-Unis. Spécialiste reconnu de l’éthique des affaires et de la philosophie morale appliquée au management.
- Gloria E. Wheeler, Ph.D. : Professeure au sein de la George W. Romney Institute of Public Service and Ethics, Marriott School of Business, Brigham Young University (BYU), Provo, Utah, États-Unis. Ses recherches portent sur la gestion publique, les méthodes quantitatives d’analyse et les attitudes déontologiques des agents de la fonction publique.
Des travaux d’extension et de réplication empirique majeurs ont par la suite été conduits par Marshall Schminke (Université de Floride centrale), Maureen L. Ambrose (Université de Floride centrale) et Thomas W. Noel (Université de Floride), contribuant à asseoir la réputation empirique de l’instrument.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Mesure des points de vue éthiques est de fournir un instrument quantitatif rigoureux capable de cerner les prédispositions morales implicites qui guident le raisonnement d’un individu face à des situations conflictuelles ou ambiguës. Dans le monde du travail contemporain, les employés et dirigeants sont confrontés de manière quotidienne à des arbitrages complexes : allocation de ressources rares, gestion d’informations confidentielles, fidélité aux directives hiérarchiques par opposition à l’intérêt supérieur du public, ou gestion des compromis entre la rentabilité immédiate et le respect strict des chartes réglementaires. La MEY permet d’objectiver si le processus décisionnel sous-jacent est principalement motivé par les conséquences prévisibles de l’acte (utilitarisme) ou par la conformité inconditionnelle aux règles prescrites (formalisme).
Sur le plan de la recherche scientifique, cet instrument a été développé pour remédier aux limites des échelles d’éthique antérieures, souvent restreintes à des scénarios abstraits déconnectés de la réalité managériale ou réduites à des indices unidimensionnels d’acceptabilité morale. En distinguant formellement l’utilitarisme du formalisme à travers deux méthodologies croisées (vignettes contextualisées et auto-attribution de traits), la MEY offre une granularité indispensable pour investiguer l’influence des orientations morales sur des variables organisationnelles clés : le lancement d’alerte (whistleblowing), la conformité légale, le leadership éthique, la déviance au travail et la tolérance aux infractions managériales.
Dans les applications de diagnostic organisationnel et de conseil RH, la MEY peut être mobilisée dans le cadre d’audits de culture éthique, de formations à la gestion des dilemmes moraux et d’ateliers de développement du leadership. Elle ne vise pas à catégoriser les individus comme « éthiques » ou « contraires à l’éthique », mais à cartographier le cadre cognitif qu’ils privilégient. En comprenant comment les membres d’une équipe pondèrent les impératifs déontologiques face aux impératifs d’efficacité, les organisations peuvent concevoir des codes de conduite plus efficaces et adapter leurs dispositifs d’arbitrage interne aux biais de jugement prédominants de leurs collaborateurs.
5. Construit psychologique / Construct
La Measure of Ethical Viewpoints repose sur l’opérationnalisation de deux construits psychologiques fondamentaux issus de la philosophie normative mais investigués en tant que prédispositions cognitives stables :
1. L’utilitarisme (Utilitarianism)
L’orientation utilitariste définit la rectitude morale d’une action uniquement au regard de ses conséquences concrètes et mesurables. Pour une personne manifestant une forte inclinaison utilitariste, une décision est juste et appropriée dans la mesure où elle génère le plus grand bien net pour le plus grand nombre d’individus ou minimise les dommages globaux au sein du système. Le raisonnement utilitariste implique un calcul d’utilité collective : les règles et normes existantes sont considérées comme des guides pragmatiques utiles, mais elles demeurent subordonnées à l’atteinte d’un résultat bénéfique. Si la transgression d’une procédure mineure permet d’éviter un dommage majeur ou d’optimiser le bien-être général, l’individu utilitariste jugera cette transgression acceptable, voire impérative.
Au sein de la MEY, cette orientation se manifeste à deux niveaux :
- Dans les scénarios de décision : L’adhésion à des résolutions orientées vers la maximisation du bénéfice collectif (par exemple, favoriser la visite d’une bibliothèque pour la majorité d’une classe même si deux étudiants sont exclus en raison d’un conflit d’horaire, ou traverser une route en dehors du signal lumineux s’il n’y a aucun trafic et que personne n’est lésé).
- Dans les traits de caractère valorisés : L’importance accordée à des dispositions personnelles tournées vers l’action, l’efficience, la rentabilité et le pragmatisme : innovant (innovative), ingénieux (resourceful), efficace (effective), influent (influential), orienté vers les résultats (results oriented), productif (productive), et gagnant (a winner).
2. Le formalisme (Formalism)
L’orientation formaliste, profondément ancrée dans la tradition déontologique, postule que la nature morale d’une action dépend de sa conformité intrinsèque avec un ensemble d’obligations, de lois universelles, de droits inaliénables ou de règles contractuelles, indépendamment des conséquences positives ou négatives engendrées par l’acte. Pour une personne à prédominance formaliste, certains comportements sont fondamentalement inadmissibles en toutes circonstances (par exemple mentir, enfreindre un règlement établi ou trahir une confiance), même si l’acte malhonnête produirait un avantage tangible pour une majorité. Les principes moraux agissent ici comme des contraintes inconditionnelles.
Dans la MEY, le formalisme est opérationnalisé par :
- Dans les scénarios de décision : Le refus catégorique d’enfreindre un règlement ou de léser une minorité, quelle que soit la pression des circonstances (par exemple insister pour respecter scrupuleusement le code de la route, refuser formellement d’emprunter la carte de membre d’un ami pour impressionner un client, ou rejeter l’exploitation d’informations confidentielles d’un concurrent obtenues par accident).
- Dans les traits de caractère valorisés : La primauté accordée à des qualités reflétant l’honnêteté scrupuleuse, la constance et l’observation rigoureuse des normes : fondé sur des principes (principled), fiable/digne de confiance (dependable), loyal (trustworthy), honnête (honest), reconnu pour son intégrité (noted for integrity), et respectueux des lois (law-abiding).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel de la MEY s’articule à l’intersection de la philosophie morale normative et de la psychologie cognitive du développement moral. Historiquement, l’éthique philosophique a opposé les théories téléologiques/conséquentialistes d’un côté, et les théories déontologiques de l’autre.
Le pôle conséquentialiste trouve ses racines théoriques dans les écrits de Jeremy Bentham (1789) et de John Stuart Mill (1861), qui ont formalisé la doctrine de l’utilitarisme. Selon cette conception, l’étalon suprême de la morale réside dans le principe du plus grand bonheur : une action est bonne si elle tend à promouvoir le plaisir ou le bien-être net et à prévenir la douleur ou le mal. Dans le contexte de la psychologie des organisations, l’utilitarisme s’exprime par une pensée coût-bénéfice rationnelle, où le succès collectif et l’efficacité pratique constituent les métriques d’évaluation privilégiées.
Le pôle formaliste dérive quant à lui de la philosophie morale d’Emmanuel Kant (1785) et de son concept d’impératif catégorique. Kant stipule qu’une action n’a de véritable valeur morale que si elle est accomplie par pur devoir et selon une maxime que l’on peut ériger en loi universelle sans contradiction. Pour les formalistes, les règles de justice, les contrats sociaux et la dignité humaine sont inaliénables ; aucun calcul d’utilité ne saurait justifier de traiter un être humain ou une règle établie comme un simple moyen en vue d’une fin extérieure.
En psychologie du développement moral, des théoriciens comme Lawrence Kohlberg (1984) et James Rest (1986) ont principalement modélisé la maturité éthique selon une hiérarchie développementale orientée vers le raisonnement de justice principielle. Cependant, Brady et Wheeler (1996) ont contesté l’idée que l’utilitarisme et le formalisme représentent des stades d’évolution hiérarchiques mutuellement exclusifs. Ils s’appuient plutôt sur les théories pluralistes de l’éthique managériale (ex. Brady, 1985 ; Beauchamp & Bowie, 1993), qui soutiennent que les deux logiques coexistent chez tout individu en tant que schémas cognitifs stables. Un décideur peut simultanément valoriser l’excellence des résultats pragmatiques et exiger le respect rigoureux des chartes déontologiques, leur activation relative dépendant de la saillance situationnelle du contexte décisionnel.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de la MEY comprend plusieurs démonstrations de validité de construit, validité convergente et validité liée aux critères.
Validité convergente et inter-dimensions
Les investigations initiales de Brady et Wheeler (1996) ont révélé une relation positive modérée entre les scores d’utilitarisme et les scores de formalisme lorsqu’ils sont mesurés au moyen de l’inventaire des traits de caractère. Ce résultat démontre empiriquement que ces deux orientations morales ne sont pas des pôles opposés d’un continuum bipolaire unique (où un score élevé en utilitarisme impliquerait automatiquement un faible formalisme), mais constituent des prédispositions orthogonales pouvant être détenues conjointement par les individus.
Validité de critère et liens avec la justice organisationnelle
Une étape déterminante dans la validation externe de l’échelle a été franchie par Schminke, Ambrose et Noel (1997). Ces auteurs ont examiné la relation entre les orientations éthiques mesurées par la MEY et les perceptions de la justice organisationnelle (justice distributive et justice procédurale). Leurs résultats ont montré que :
- L’utilitarisme fondé sur les traits présente une corrélation négative significative avec la perception de la justice procédurale et de la justice distributive.
- Le formalisme fondé sur les traits est également associé de manière négative aux perceptions de justice procédurale et distributive.
Cette observation paradoxale s’explique d’un point de vue théorique : les personnes fortement ancrées dans des principes éthiques stricts (qu’ils soient guidés par l’idéal utilitariste du bien-être optimal de tous ou par la rigueur formaliste des règles de conformité) se montrent considérablement plus exigeantes, vigilantes et critiques face aux pratiques concrètes de leur hiérarchie, abaissant ainsi leur évaluation du caractère équitable de l’environnement organisationnel.
8. Fidélité / Reliability
Les indices de fidélité de la MEY démontrent une excellente stabilité temporelle et une cohérence interne satisfaisante à travers diverses populations d’étudiants en gestion et de cadres en entreprise :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les études empiriques rapportent des indices de consistance interne robustes pour les deux sous-échelles :
- Sous-échelle d’utilitarisme : Le coefficient $\alpha$ de Cronbach oscille entre .85 et .86 selon les échantillons, combinant les mesures par vignettes et l’évaluation des traits (Brady & Wheeler, 1996 ; Schminke et al., 1997).
- Sous-échelle de formalisme : Le coefficient $\alpha$ de Cronbach varie de .74 à .75, témoignant d’une bonne homogénéité des items composants face à la diversité des dilemmes abordés.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été administrée sur des intervalles de plusieurs semaines pour tester la persistance des orientations morales :
- Pour les réponses associées aux vignettes (Partie 1), la fidélité test-retest moyenne s’élève à $r = .70$ à travers les sept scénarios situationnels.
- Pour l’évaluation des traits de caractère (Partie 2), la fidélité test-retest moyenne atteint $r = .77$, attestant d’une grande stabilité des auto-attributions éthiques individuelles au fil du temps.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les analyses factorielles exploratoires (AFE) conduites par Brady et Wheeler (1996) ont permis de clarifier la structure sous-jacente des 41 items constituant l’instrument global :
Structure factorielle de la Partie 1 (Vignettes)
L’analyse des 28 énoncés répartis sur les 7 vignettes a confirmé l’émergence de deux facteurs prépondérants correspondant fidèlement à la dichotomie théorique attendue :
- Facteur 1 : Raisonnement conséquentialiste/utilitariste. Les 14 items formulant des justifications fondées sur le bien-être collectif, la minimisation des pertes nettes ou l’optimisation des opportunités managériales saturent nettement sur ce facteur, avec des saturations factorielles se situant majoritairement entre .45 et .72.
- Facteur 2 : Raisonnement déontologique/formaliste. Les 14 items formulant des justifications fondées sur l’obligation morale absolue, le respect aveugle des lois ou la non-transgression de la confiance saturent sur ce second facteur avec des poids factoriels compris entre .42 et .68.
Structure factorielle de la Partie 2 (Traits de caractère)
L’analyse en composantes principales (avec rotation Varimax) sur les 13 traits de personnalité morale a mis en évidence une dissociation claire en deux axes orthogonaux sans saturations croisées significatives :
- L’axe utilitariste rassemble exclusivement les 7 traits d’orientation pragmatique (ex. Results oriented, Effective, Productive).
- L’axe formaliste regroupe de manière compacte les 6 traits de conformité axiologique et d’honnêteté (ex. Principled, Trustworthy, Law-abiding).
Les confirmations structurales ultérieures menées via des modèles d’équations structurelles (AFC) ont corroboré que le modèle bidimensionnel à facteurs corrélés offrait un ajustement statistique supérieur aux modèles unidimensionnels rivaux, confortant l’autonomie conceptuelle des deux orientations.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Measure of Ethical Viewpoints (MEY) / Mesure des points de vue éthiques.
- Auteurs de référence : F. Neil Brady et Gloria E. Wheeler (1996).
- Domaines d’application : Psychologie organisationnelle, éthique des affaires, gestion des ressources humaines, sociologie morale.
- Nombre total d’items : 41 items distincts, organisés en deux sections complémentaires :
- Partie 1 (Vignettes de dilemmes) : 7 scénarios éthiques contextualisés accompagnés chacun de 4 affirmations (2 utilitaristes et 2 formalistes), représentant 28 items.
- Partie 2 (Traits de caractère) : 13 traits d’auto-évaluation (7 traits utilitaristes et 6 traits formalistes).
- Formats d’échelle de réponse :
- Partie 1 : Échelle de type Likert en 7 points, où 1 = not at all like my way of thinking (pas du tout comme ma façon de penser) et 7 = very much like my way of thinking (tout à fait comme ma façon de penser).
- Partie 2 : Échelle de type Likert en 7 points, où 1 = not important to me (pas important pour moi) et 7 = very important to me (très important pour moi).
- Calcul des scores et cotation :
- Score d’utilitarisme (Vignettes) : Somme ou moyenne des 14 items utilitaristes de la Partie 1.
- Score de formalisme (Vignettes) : Somme ou moyenne des 14 items formalistes de la Partie 1.
- Score d’utilitarisme (Traits) : Somme ou moyenne des 7 traits utilitaristes de la Partie 2.
- Score de formalisme (Traits) : Somme ou moyenne des 6 traits formalistes de la Partie 2.
- Les scores peuvent être analysés de manière continue pour chaque orientation ou combinés pour définir des profils de prise de décision éthique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de première publication : 1996.
- Statut des droits d’auteur : © 1996 Kluwer Academic Publishers (actuellement géré sous le groupe Springer Nature). L’article source a été publié dans le Journal of Business Ethics.
- Conditions d’utilisation et accès : Les items complets du questionnaire ont été publiés dans l’annexe de l’article princeps de Brady et Wheeler (1996) à des fins de recherche académique et scientifique. L’utilisation dans le cadre de projets de recherche non commerciaux, de thèses ou de contextes pédagogiques est généralement autorisée avec mention obligatoire des sources.
- Tarifs : Aucun coût de licence n’est facturé aux chercheurs académiques pour l’utilisation textuelle des items dans un cadre non commercial. Toute exploitation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles propriétaires ou diffusion au sein de systèmes d’évaluation payants requiert une autorisation écrite formelle auprès du détenteur des droits (Springer Nature / Copyright Clearance Center).
12. Références / References
Les sources académiques fondant la conception et la validation de l’instrument sont les suivantes :
- Beauchamp, T. L., & Bowie, N. E. (1993). Ethical theory and business (4th ed.). Prentice Hall.
- Bentham, J. (1789). An introduction to the principles of morals and legislation. T. Payne and Son.
- Brady, F. N. (1985). A Janus-headed model of ethical theory: Looking face-to-face at objective and subjective ethics. Academy of Management Review, 10(3), 568-576. https://doi.org/10.5465/amr.1985.4278985
- Brady, F. N., & Wheeler, G. E. (1996). An empirical study of ethical predispositions. Journal of Business Ethics, 15(9), 927-940. https://doi.org/10.1007/BF00382951
- Kant, I. (1785). Grundlegung zur Metaphysik der Sitten [Fondements de la métaphysique des mœurs]. Johann Friedrich Hartknoch.
- Kohlberg, L. (1984). The psychology of moral development: The nature and validity of moral stages. Harper & Row.
- Mill, J. S. (1861). Utilitarianism. Parker, Son, and Bourn.
- Rest, J. R. (1986). Moral development: Advances in research and theory. Praeger Publishers.
- Schminke, M., Ambrose, M. L., & Noel, T. W. (1997). The effect of ethical frameworks on perceptions of organizational justice. Academy of Management Journal, 40(5), 1190-1207. https://doi.org/10.2307/256931 [Voir également : Journal of Applied Psychology, 82(5), 727-740. https://doi.org/10.1037/0021-9010.82.5.727]