1. Résumé / Abstract
La Mesure des inquiétudes liées à la COVID-19 (COVID-19-Related Worries Measure), développée par Semeraro et al. (2023), est un instrument d’auto-évaluation psychométrique composé originellement de 9 items. Conçu dans le contexte des répercussions psychologiques de la pandémie de coronavirus, cet outil évalue avec précision l’intensité des inquiétudes multidimensionnelles éprouvées par les individus au cours des deux semaines précédant la passation. Ces inquiétudes recouvrent des domaines majeurs tels que la contrainte de l’isolement social ou de la quarantaine obligatoire, l’accès incertain aux denrées de première nécessité, la précarité et les retombées économiques personnelles, la peur du déconfinement et de la reprise des interactions sociales (syndrome de la cabane), la réorganisation du temps personnel au détriment des loisirs et la perturbation des perspectives d’avenir et d’accomplissement des objectifs personnels.
Chaque énoncé fait l’objet d’une évaluation sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout ») à 5 (« Énormément »). L’instrument a initialement été développé et administré en ligne auprès d’un échantillon représentatif d’adultes italiens dans le cadre d’un modèle structurel complexe examinant l’interaction entre les traits de personnalité inadaptés (détachement, affect négatif, psychoticisme), la dysrégulation émotionnelle et le stress perçu. Les analyses psychométriques initiales indiquent une excellente consistance interne globale, objectivée par un coefficient alpha de Cronbach de 0,81. Utilisable tant dans la recherche fondamentale en psychologie de la santé qu’en milieu clinique pour le dépistage de l’anxiété sanitaire réactive, cette mesure offre une perspective quantitative fine sur les sources d’appréhension contextuelles générées par les crises sanitaires d’envergure internationale.
2. Mots-clés / Keywords
Inquiétudes liées à la COVID-19, Anxiété sanitaire, Évaluation psychométrique, Psychologie de la santé, Auto-évaluation, Stress psychologique, Régulation émotionnelle, Isolement social, Peur du déconfinement, Crise sanitaire, Échelle de Likert, Psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs en psychologie du développement, psychologie clinique et sciences de l’éducation en Italie :
- Cristina Semeraro : Université de Bari Aldo Moro, Département des Sciences de l’Éducation, de la Psychologie et de la Communication, Bari, Italie. Courriel : [email protected] (Auteure correspondante).
- David Giofrè : Université de Gênes, Département des Sciences de l’Éducation, Gênes, Italie.
- Gabrielle Coppola : Université de Bari Aldo Moro, Département des Sciences de l’Éducation, de la Psychologie et de la Communication, Bari, Italie.
- Veronica Verri : Université de Bari Aldo Moro, Département des Sciences de l’Éducation, de la Psychologie et de la Communication, Bari, Italie.
- Morena Bottalico : Université de Bari Aldo Moro, Département des Sciences de l’Éducation, de la Psychologie et de la Communication, Bari, Italie.
- Rosalinda Cassibba : Université de Bari Aldo Moro, Département des Sciences de l’Éducation, de la Psychologie et de la Communication, Bari, Italie.
- Alessandro Taurino : Université de Bari Aldo Moro, Département des Sciences de l’Éducation, de la Psychologie et de la Communication, Bari, Italie.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Mesure des inquiétudes liées à la COVID-19 est de quantifier de manière opérationnelle et standardisée l’intensité des craintes et ruminations anxieuses suscitées par les contingences directes et indirectes de la pandémie de SARS-CoV-2 sur une période temporelle récente circonscrite aux quatorze derniers jours. Alors que la majorité des outils psychologiques déployés durant la crise sanitaire mondiale se sont focalisés sur la peur biologique de la contagion physique ou les symptômes de panique somatique (comme le Fear of COVID-19 Scale), Semeraro et ses collaborateurs ont conçu cet instrument pour cerner l’étendue systémique des perturbations induites dans la vie quotidienne, relationnelle, logistique et professionnelle des individus.
Sur le plan de la recherche scientifique, cet instrument a été élaboré pour agir en tant que variable médiatrice déterminante au sein de modèles de trajectoires développementales et pathologiques. Plus spécifiquement, il a permis de comprendre comment des facteurs de vulnérabilité structurels — tels que les facettes dysfonctionnelles de la personnalité définies dans le modèle alternatif du DSM-5 (notamment le psychoticisme, le détachement social et l’affectivité négative) — se traduisent par une élévation du stress psychologique subjectif. L’échelle démontre que ce ne sont pas uniquement les traits de personnalité stables en soi qui génèrent la détresse, mais la manière dont ils amplifient les inquiétudes cognitives ciblées relatives aux incertitudes socio-économiques et relationnelles de la crise pandémique.
En pratique clinique et épidémiologique, l’outil s’avère précieux pour plusieurs applications majeures :
- Le dépistage ciblé des profils à risque : Permettre aux professionnels de la santé mentale de repérer les patients subissant une saturation cognitive liée aux contraintes sanitaires, afin de prévenir l’épuisement émotionnel ou l’installation de troubles anxieux généralisés chroniques.
- L’évaluation des transitions de vie : L’outil mesure spécifiquement la détresse associée au déconfinement et à l’obligation de réinsertion dans la routine pré-pandémique, souvent désignée sous le terme clinique de « syndrome de la cabane » ou anxiété de réintégration.
- Le ciblage des interventions thérapeutiques : Différencier l’inquiétude économique de l’appréhension sociale ou matérielle autorise l’adaptation des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), en orientant le travail soit vers la restructuration des distorsions cognitives catastrophistes, soit vers l’exposition graduelle in vivo, soit vers l’apprentissage de stratégies d’adaptation et de régulation émotionnelle adaptative.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique appréhendé par cette échelle est celui des « inquiétudes spécifiques liées à la pandémie » (COVID-19-related worries). Dans la tradition de la psychologie de la santé et de la psychopathologie cognitive, l’inquiétude se définit comme une chaîne de pensées et d’images verbales négatives, relativement incontrôlables, orientées vers l’anticipation d’événements futurs incertains perçus comme menaçants. Dans le cas spécifique de la pandémie de COVID-19, ces inquiétudes ne forment pas une entité monolithique restreinte au pathogène microbien, mais constituent un syndrome d’appréhensions multifactorielles imbriquées :
1. L’inquiétude liée à l’isolement imposé et à la rupture sociale
Cette dimension évalue la détresse psychologique anticipée ou vécue en regard de la perte d’autonomie et de la séparation physique forcée. La mise en quarantaine obligatoire, en cas de suspicion d’infection ou de positivité avérée, active des mécanismes de vulnérabilité liés à la claustration, au sentiment de solitude existentielle et à la stigmatisation perçue. L’individu s’inquiète de la désynchronisation avec son réseau de soutien relationnel.
2. L’anxiété de pénurie matérielle et logistique
Ce volet mesure l’incertitude quant à la capacité de subsistance élémentaire de la collectivité et de l’individu. Durant les phases aiguës de confinement, l’accès aux denrées alimentaires, aux vêtements, aux produits pharmaceutiques indispensables et aux équipements de protection individuelle (masques, gel hydroalcoolique) a constitué une source aiguë d’hypervigilance. Cette inquiétude traduit une réactivation archaïque de la peur du manque et de l’effondrement des chaînes logistiques.
3. La précarité et l’insécurité économique personnelle
La dimension financière capture l’appréhension liée à la dégradation des revenus, à la fermeture temporaire ou définitive des lieux d’emploi, et à l’instabilité professionnelle générée par les restrictions sanitaires. L’inquiétude économique constitue l’un des prédicteurs les plus robustes de la détresse psychologique durable chez l’adulte, menaçant directement la sécurité matérielle du foyer.
4. L’anxiété de réémergence et d’évitement de l’extérieur
Cette dimension reflète la peur paradoxale de quitter le domicile sécurisant pour se confronter à nouveau à l’environnement extérieur et réintégrer le rythme de vie antérieur. Ce phénomène clinique, souvent documenté sous l’appellation d’agoraphobie situationnelle ou de syndrome de la cabane, se caractérise par une perception du monde extérieur comme hostile, imprévisible et contaminé, entraînant une résistance psychologique marquée à la normalisation post-confinement.
5. Le conflit temporel et la perte des bénéfices secondaires du télétravail
Ce facteur novateur évalue la tension liée à la réappropriation du temps. De nombreux individus ayant découvert, lors des confinements, un ralentissement du rythme quotidien et des opportunités d’investir leurs passions personnelles ou familiales au domicile ont éprouvé une anxiété prospective marquée à l’idée que le retour au présentiel n’anéantisse ces nouveaux équilibres de vie.
6. L’entrave aux objectifs de vie et la projection dans l’avenir
Cette facette aborde l’impact de la pandémie sur le sentiment d’efficacité personnelle et la trajectoire développementale. L’impossibilité de planifier à moyen et long terme, le report des étapes professionnelles ou éducatives majeures et la sensation de stagnation générationnelle engendrent une inquiétude existentielle quant à la réalisation des buts fondamentaux.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La modélisation conceptuelle sous-tendant la Mesure des inquiétudes liées à la COVID-19 s’inscrit au confluent de plusieurs théories majeures de la psychologie contemporaine :
Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman)
Selon la théorie transactionnelle de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress psychologique ne réside ni exclusivement dans l’environnement ni uniquement dans l’organisme, mais dans la relation dynamique qui s’établit entre les deux. Face à un stresseur macro-environnemental tel qu’une pandémie, l’évaluation primaire (primary appraisal) consiste à juger de la gravité de la menace pour le bien-être individuel. Les 9 énoncés de l’échelle mesurent précisément les manifestations concrètes de cette évaluation cognitive primaire menaçante. L’individu évalue dans quelle mesure les retombées de la crise affectent ses ressources fondamentales : survie matérielle, sécurité financière, liens sociaux et liberté de mouvement.
Le modèle alternatif des troubles de la personnalité du DSM-5 (AMPD)
L’étude princeps de Semeraro et collaborateurs (2023) ancre l’utilisation de cet outil dans le modèle dimensionnel de la personnalité inadaptée (Section III du DSM-5). Dans cette perspective psychopathologique, les traits dysfonctionnels tels que l’affectivité négative (propension à ressentir de l’anxiété, de la labilité émotionnelle), le détachement (retrait social, anhédonie) et le psychoticisme (processus cognitifs excentriques et dysrégulés) constituent des vulnérabilités individuelles préexistantes. Selon le modèle de vulnérabilité-stress, ces traits ne déclenchent pas le stress de manière linéaire directe : ils biaisent le traitement des informations environnementales, favorisant l’émergence d’inquiétudes catastrophistes démesurées. La mesure de Semeraro et al. opérationnalise précisément cette variable charnière de cognition anxieuse médiatrice.
La théorie de la régulation émotionnelle de Gross
Le cadre théorique convoque également le modèle des processus de régulation émotionnelle développé par James Gross. Face aux stresseurs pandémiques, les individus dotés de capacités d’autorégulation émotionnelle efficientes (par exemple via la réévaluation cognitive) parviennent à atténuer leurs appréhensions. À l’inverse, ceux présentant une dysrégulation émotionnelle (recours à la suppression expressive, rumination compulsive) voient leurs inquiétudes liées à la COVID-19 s’amplifier de façon exponentielle, menant à une augmentation critique des scores de stress perçu.
7. Validité / Validity
L’évaluation des qualités psychométriques d’un instrument requiert l’examen approfondi de ses diverses formes de validité. Dans le travail séminal de Semeraro et al. (2023), la validité de l’outil a été examinée principalement sous l’angle de la validité de construit et de la validité nomologique à travers la modélisation en équations structurelles :
Validité de contenu et d’apparence
Les 9 énoncés ont été rédigés ad hoc par un panel d’experts en psychologie clinique et du développement afin de refléter fidèlement les répercussions écologiques et les stresseurs réels vécus par la population durant les confinements et déconfinements successifs en Italie. La représentativité des domaines couverts — matériel, économique, psychosocial, temporel et existentiel — garantit une excellente pertinence clinique apparente.
Validité convergente et nomologique
La validité nomologique a été solidement étayée par l’insertion de l’échelle au sein d’un réseau théorique complexe testé par modélisation par médiation structurelle (structural equation modeling). Les résultats empiriques démontrent que la mesure entretient des corrélations positives statistiquement significatives avec des construits théoriquement associés :
- Corrélation avec les traits inadaptés du DSM-5 : L’intensité des inquiétudes liées à la COVID-19 s’est révélée positivement et significativement corrélée avec l’affectivité négative, le détachement et le psychoticisme, démontrant que les personnes présentant une instabilité émotionnelle ou des pensées idiosyncrasiques éprouvent des niveaux de préoccupation contextuelle bien plus intenses.
- Corrélation avec la dysrégulation émotionnelle : Des associations robustes ont été observées avec les scores de difficultés de régulation des émotions (DERS), confirmant que l’incapacité à moduler les affects négatifs favorise l’expansion des ruminations ciblées sur la pandémie.
- Corrélation avec le stress psychologique perçu : L’échelle présente une corrélation forte avec les mesures standardisées du stress général (comme le Perceived Stress Scale, PSS), corroborant sa pertinence comme déterminant proximal de la détresse psychologique.
Validité discriminante
Bien que fortement corrélée aux variables de détresse générale, l’échelle se distingue conceptuellement de l’anxiété-trait généralisée en mesurant spécifiquement des déclencheurs situationnels exogènes liés aux perturbations sanitaires pandémiques, conservant ainsi sa spécificité de domaine.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité d’un instrument psychométrique renvoie à la précision de sa mesure et à son degré d’homogénéité interne. Dans la publication princeps de Semeraro et al. (2023), la consistance interne de la Mesure des inquiétudes liées à la COVID-19 a fait l’objet d’une estimation rigoureuse auprès de la cohorte d’adultes italiens :
Consistance interne
La cohérence interne globale de l’échelle a été quantifiée à l’aide du coefficient alpha de Cronbach. L’analyse a révélé un indice $\alpha = 0{,}81$. Selon les standards psychométriques établis (Nunnally & Bernstein, 1994 ; George & Mallery, 2003) :
- Une valeur d’alpha comprise entre 0,80 et 0,90 est qualifiée de bonne à excellente.
- Ce score confirme que les 9 items de l’échelle partagent une variance commune substantielle et convergent harmonieusement vers l’estimation d’un construit psychologique cohérent, tout en évitant la redondance excessive qui caractérise souvent les échelles dépassant 0,90.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Étant donné la nature dynamique, hautement évolutive et dépendante du contexte épidémiologique des inquiétudes mesurées, aucune analyse de stabilité test-retest à long terme n’a été menée dans l’étude d’origine. La consigne temporelle de l’échelle circonscrivant l’évaluation aux « deux dernières semaines », l’instrument est avant tout conçu comme une mesure d’état sensible aux fluctuations environnementales plutôt que comme une mesure de trait immuable.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Dans l’article de référence publié dans Personality and Individual Differences (Semeraro et al., 2023), l’instrument a été traité sur le plan opérationnel comme une échelle globale unidimensionnelle évaluant le fardeau total des inquiétudes contextuelles au sein du modèle de médiation structurelle global. Cependant, l’examen de la formulation des items et des fondements théoriques de l’outil ouvre des perspectives psychométriques précises :
Structure sous-jacente et analyse factorielle exploratoire (AFE)
Bien que les données factorielles exhaustives (telles que le tableau détaillé des saturations croisées de l’AFE item par item) ne figurent pas intégralement dans le corps principal de l’article princeps et soient réservées aux analyses structurelles de second ordre, la distribution thématique des énoncés suggère une structure potentiellement multifactorielle de second ordre ou bifactorielle comprenant :
- Facteur 1 : Appréhensions logistiques et sanitaires (peur de la pénurie alimentaire/médicale, quarantaine obligatoire).
- Facteur 2 : Impact socio-économique et avenir (précarité économique personnelle, remise en question des objectifs futurs).
- Facteur 3 : Anxiété de transition et de déconfinement (peur du retour à la vie sociale extérieure, perte du temps alloué aux activités personnelles à domicile).
Modélisation en équations structurelles (AFC)
Au sein du modèle d’équations structurelles (SEM) employé par Semeraro et ses collègues, le score d’inquiétudes liées à la COVID-19 s’insère comme une variable latente robuste reliant les traits de personnalité inadaptés (détachement : $\beta = 0{,}18$ ; affectivité négative : $\beta = 0{,}31$ environ) aux symptômes finaux de stress perçu. Les indices d’ajustement globaux du modèle structurel incluant ce construit (tels que le RMSEA, le CFI et le TLI) ont attesté d’une adéquation statistique rigoureuse aux données empiriques recueillies auprès de l’échantillon adulte italien.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques formelles de passation et d’administration de l’instrument sont résumées ci-dessous :
- Nom de l’instrument : Mesure des inquiétudes liées à la COVID-19 (COVID-19-Related Worries Measure).
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
- Nombre d’items : 9 items originaux développés ad hoc.
- Format de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points graduée comme suit :
- 1 = Pas du tout (Not at all)
- 2 = Un peu (A little)
- 3 = Modérément (Moderately)
- 4 = Beaucoup (Much)
- 5 = Énormément / Très fortement (Very much)
- Fenêtre temporelle d’évaluation : Les quatorze derniers jours (deux semaines précédant l’administration).
- Population cible : Adultes (18 ans et plus), incluant les jeunes adultes (18-29 ans), adultes trentenaires (30-39 ans), personnes d’âge moyen (40-64 ans) et personnes âgées (65 ans et plus).
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Mode d’administration : Initialement administré en ligne (format numérique) ; transposable sur support papier-crayon.
- Calcul du score : Le score total s’obtient par la sommation directe (ou le calcul de la moyenne arithmétique) de l’ensemble des items. Un score plus élevé reflète une intensité plus marquée des inquiétudes et ruminations liées à la pandémie.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Les modalités juridiques et d’accès à l’instrument se déclinent ainsi :
- Année de publication : 2023.
- Permissions d’utilisation : L’outil est librement accessible à des fins de recherche académique, scientifique et d’enseignement non commercial, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de référence.
- Utilisation commerciale : Non autorisée sans accord écrit formel préalable des auteurs détenteurs des droits moraux.
- Tarification : Utilisation gratuite (aucun frais de licence pour la recherche fondamentale).
- Contact pour autorisations : Dr. Cristina Semeraro, Université de Bari Aldo Moro, Département des Sciences de l’Éducation, de la Psychologie et de la Communication, Palazzo Chiaia-Napolitano, Via Scipione Crisanzio 42, 70122 Bari, Italie. Courriel : [email protected].
12. Références / References
Voici les références bibliographiques académiques normées selon le style APA (7e édition) relatives à cet instrument et à son cadre conceptuel :
- American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.). American Psychiatric Publishing. https://doi.org/10.1176/appi.books.9780890425596
- George, D., & Mallery, P. (2003). SPSS for Windows step by step: A simple guide and reference. 11.0 update (4th ed.). Allyn & Bacon.
- Gross, J. J. (2015). Emotion regulation: Current status and future prospects. Psychological Inquiry, 26(1), 1–26. https://doi.org/10.1080/1047840X.2014.940781
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
- Semeraro, C., Giofrè, D., Coppola, G., Verri, V., Bottalico, M., Cassibba, R., & Taurino, A. (2023). The role of maladaptive personality traits on psychological stress the mediating effects of COVID-19-related worries and emotional dysregulation. Personality and Individual Differences, 213, Article 112270. https://doi.org/10.1016/j.paid.2023.112270
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de cette mesure sont issus du protocole de recherche de Semeraro et al. (2023). L’instrument complet compte 9 items documentés dans le matériel supplémentaire de l’étude (référence APA 2023-98991-001, Supplemental Material, page 3). Les énoncés disponibles dans la documentation source publiée en langue anglaise sont reproduits ci-dessous pour l’administration auprès des participants.
Instructions to respondents:
Please express on a scale ranging from 1 to 5 how intense these concerns have been for you over the past two weeks.
- 1 = Not at all
- 2 = A little
- 3 = Moderately
- 4 = Much
- 5 = Very much
- I’ll have to socially isolate myself because of suspected or certain positivity for COVID-19 (mandatory quarantine)
- I am afraid that basic necessities (e.g., food, clothes, medicines, masks, sanitizers) [will not be available] sufficiently for the whole population
- I am concerned about my current economic condition
- I am afraid to relate to the outside world, to leave home, and to return to my « old » everyday life
- I am worried because when I return to my « old » daily routine I will not have enough time for my passions or activities that I used to do while working or studying at home
- I am worried about achieving my future goals
Note: The full 9-item inventory comprises additional specific formulations detailing physical and relational impacts, available via the author correspondence and the official supplementary publication material.