1. Résumé / Abstract
La Mesure des attitudes envers le travail du sexe (en anglais, Attitudes Toward Sex Work Measure), élaborée par Hanna Puffer, Gordon Hodson et Elvira Prusaczyk (2024), constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer de manière empirique et multidimensionnelle les attitudes du public envers l’engagement des femmes cisgenres dans diverses filières de l’industrie du sexe. Confrontant à la fois les formes dites traditionnelles et les modalités numériques contemporaines de prestation sexuelle tarifée, l’échelle examine quatre domaines distincts : le webcamming érotique (prestation par webcam interposée), les relations rémunérées ou compensées (sugar relationships), la prostitution de rue ou en établissement intérieur, et la pornographie filmée commerciale.
Afin de garantir que les évaluations reposent sur une compréhension claire et standardisée des pratiques analysées, les répondants sont d’abord invités à lire des vignettes descriptives détaillant les spécificités de chaque domaine avant de formuler leurs jugements. L’instrument comporte au total 24 items, structurés selon un découpage rigoureux de six items par domaine d’activité. Chaque secteur est appréhendé à travers deux composantes psychologiques orthogonales ou bifactorielles fondamentales : la dimension de l’agentivité (agency), qui reflète la perception selon laquelle la participation au travail du sexe confère autonomie financière, pouvoir d’action, indépendance et valorisation personnelle ; et la dimension du préjudice (harm), qui saisit la mesure dans laquelle cette participation est jugée intrinsèquement aliénante, violente, dangereuse ou exploitée.
Les participants évaluent chaque proposition à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points (variant de 1 = « pas du tout » à 7 = « extrêmement »). Initialement étalonnée auprès d’un échantillon représentatif d’adultes résidant aux États-Unis recrutés via la plateforme Amazon Mechanical Turk, l’échelle présente une consistance interne remarquable dans l’ensemble de ses sous-dimensions : pour le facteur Agentivité, les coefficients alpha de Cronbach (α) s’élèvent à 0,90 pour le webcamming, 0,89 pour la pornographie, 0,89 pour la prostitution et 0,78 pour les sugar relationships. Pour le facteur Préjudice, les indices α atteignent respectivement 0,86 pour le webcamming, 0,89 pour la pornographie, 0,87 pour la prostitution et 0,85 pour les relations compensées. Par son opérationnalisation nuancée, cette échelle permet de dépasser les approches réductrices et polarisées des débats sociétaux entourant le travail sexuel contemporain.
2. Mots-clés / Keywords
Attitudes envers le travail du sexe, agentivité, préjudice, prostitution, pornographie, webcamming, relations de type sugar dating, féminisme, sexisme ambivalent, psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs en psychologie sociale rattachée au département de psychologie de l’Université Brock (Ontario, Canada) :
- Hanna Puffer, M.A., Département de psychologie, Université Brock, St. Catharines, Ontario, Canada (Identifiant ORCID : 0000-0002-6902-6056).
- Gordon Hodson, Ph.D., Professeur titulaire de psychologie sociale, Laboratoire de relations intergroupes, Université Brock, St. Catharines, Ontario, Canada (chercheur émérite et figure de proue dans l’étude des préjugés, de l’idéologie politique et des conflits intergroupes ; décédé en 2023).
- Elvira Prusaczyk, Ph.D., Chercheuse postdoctorale et collaboratrice scientifique en psychologie sociale et cognitive, Département de psychologie, Université Brock, St. Catharines, Ontario, Canada.
Pour toute correspondance universitaire relative aux fondements méthodologiques et à l’accès au protocole d’enquête, les demandes peuvent être adressées aux membres du laboratoire ou via les archives numériques de recherche de l’Université Brock.
4. Objectif / Purpose
Le principal dessein de la Mesure des attitudes envers le travail du sexe est de fournir à la communauté scientifique un outil standardisé, fiable et moderne pour appréhender la complexité des perceptions contemporaines relatives à la participation des femmes cisgenres à l’industrie du sexe. Historiquement, la recherche en psychologie sociale et en criminologie a souvent abordé les attitudes envers le travail sexuel sous un angle monolithique, assimilant indistinctement l’ensemble des travailleuses du sexe à des victimes passives dénuées de pouvoir décisionnel ou, à l’inverse, à des déviantes morales transgressant les normes patriarcales de la décence féminine. De surcroît, les instruments psychométriques antérieurs se focalisaient quasi exclusivement sur la prostitution de rue traditionnelle, omettant l’émergence des technologies numériques et des nouvelles transactions relationnelles de l’ère Web 2.0.
Sur le plan théorique et empirique, la mesure vise à disséquer la tension fondamentale qui caractérise les controverses féministes et sociologiques modernes : le dilemme entre l’autodétermination économique (agentivité) et l’assujettissement structurel aux violences marchandes et patriarcales (préjudice). L’échelle ne postule pas que ces deux polarités s’excluent mutuellement sur un continuum unidimensionnel, mais permet au contraire d’analyser la coexistence d’attitudes ambivalentes chez un même individu. Ainsi, un évaluateur peut concevoir qu’une femme tire un bénéfice matériel et un contrôle réel sur son activité tout en reconnaissant qu’elle évolue dans un environnement hostile comportant des risques substantiels de stigmatisation ou d’exploitation.
Dans le domaine de la recherche, cet instrument permet de cartographier avec finesse les prédicteurs sociopolitiques et idéologiques des attitudes discriminatoires, tels que l’orientation à la dominance sociale (Social Dominance Orientation), l’autoritarisme de droite (Right-Wing Authoritarianism), le sexisme bienveillant et hostile (Ambivalent Sexism Theory) ou le conservatisme moral et religieux. Sur le plan des politiques publiques et des interventions communautaires, la mesure éclaire la manière dont le public différencie les filières du travail sexuel, offrant des données cruciales pour concevoir des campagnes de réduction de la stigmatisation, réformer les cadres législatifs répressifs ou abolitionnistes, et favoriser des politiques sanitaires respectueuses des droits fondamentaux des travailleuses du sexe.
5. Construit psychologique / Construct
L’instrument repose sur une modélisation bifactorielle appliquée à quatre domaines distincts de l’activité économique sexuelle. Les deux construits psychologiques cardinaux évalués sont l’agentivité et le préjudice.
1. L’Agentivité (Agency)
Le construit d’agentivité renvoie à la perception selon laquelle l’entrée et l’exercice d’une femme cisgenre dans une activité sexuelle tarifée procèdent d’un choix libre, réfléchi et valorisant, caractérisé par l’autonomie, l’auto-efficacité, la maîtrise de soi et l’émancipation financière. Dans ce cadre, la travailleuse du sexe n’est pas perçue comme un objet manipulé ou contraint par autrui, mais comme un sujet actif mobilisant son capital érotique et social dans une perspective de subsistance ou d’enrichissement délibéré.
- Exemples d’expressions du construit : juger qu’une créatrice de contenu pour adultes contrôle ses horaires et ses limites corporelles, estimer qu’une femme engagée dans un partenariat de type sugar dating négocie ses termes d’égal à égal avec son bienfaiteur, ou considérer que les gains financiers issus de la prostitution confèrent une réelle indépendance économique face aux contraintes du salariat précaire.
2. Le Préjudice (Harm)
Le construit de préjudice évalue dans quelle mesure l’observateur perçoit l’activité sexuelle rémunérée comme une pratique fondamentalement néfaste, traumatisante, risquée et constitutive d’exploitation patriarcale ou économique. Cette dimension saisit l’attribution de vulnérabilité psychologique, de dégradation de la dignité, de violences physiques ou sexuelles, et d’aliénation personnelle inhérente aux rapports marchands du corps.
- Exemples d’expressions du construit : considérer qu’une actrice de pornographie commerciale subit des pressions psychologiques coercitives et des sévices corporels banalisés, percevoir le webcamming comme une passerelle d’isolement social et de détresse affective, ou analyser la prostitution comme une forme institutionnalisée de violence masculine portant gravement atteinte à l’intégrité de la femme.
3. Les Quatre Domaines d’Application
Ces deux dimensions psychologiques sont déclinées systématiquement à travers quatre contextes spécifiques :
- Le Webcamming érotique : diffusion interactive en direct de performances érotiques ou intimes via des plateformes web contre rémunération numérique directe, caractérisée par une distance physique avec le consommateur mais une exposition publique virtuelle.
- Les Relations compensées (Sugar Relationships) : engagements dyadiques où un soutien financier, des cadeaux de luxe ou un mentorat matériel sont dispensés par un partenaire plus âgé et fortuné en échange de compagnie, d’intimité sociale et généralement de relations sexuelles.
- La Prostitution : échange physique direct et direct d’actes sexuels contre rémunération monétaire, que ce soit en contexte de rue, de salon de massage, d’escorting ou de maison close.
- La Pornographie : production, enregistrement et distribution audiovisuelle d’actes sexuels explicites destinés à la commercialisation de masse au sein d’une industrie médiatique régulée ou indépendante.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement épistémologique et théorique de la Mesure des attitudes envers le travail du sexe s’enracine au confluent de trois corpus majeurs de la psychologie sociale et des études de genre : les débats féministes sur la sexualité (« Feminist Sex Wars »), la théorie de l’objectification sexuelle et le modèle du sexisme ambivalent.
Le Conflit entre Féminisme Radical Abolitionniste et Féminisme Pro-Sexe / Libéral
Depuis la fin des années 1970, la théorisation féministe de la prostitution et de la pornographie est polarisée entre deux courants irréconciliables. D’un côté, le féminisme radical ou abolitionniste, représenté par des théoriciennes telles que Catharine MacKinnon et Andrea Dworkin, soutient que le travail du sexe constitue le paroxysme de l’oppression patriarcale. Dans cette perspective, toute marchandisation du corps féminin est intrinsèquement coercitive, l’inégalité structurelle entre les genres rendant caduque la notion même de « consentement libre » : le travail sexuel est donc par essence synonyme de préjudice et d’objectification destructive.
D’un autre côté, le féminisme pro-sexe (sex-positive feminism) et le féminisme libéral intersectionnel, incarnés notamment par Gayle Rubin, avancent que l’interdiction et la stigmatisation de ces activités relèvent d’un panique morale régulant la sexualité des femmes. Pour ces autrices, le travail du sexe peut représenter un choix rationnel, émancipateur et subversif, dotant les femmes d’une puissance économique et corporelle leur permettant de renverser le pouvoir masculin traditionnel. L’échelle de Puffer et al. (2024) matérialise directement cette controverse en opérationnalisant conjointement l’agentivité et le préjudice au lieu de contraindre les attitudes à un schéma unidimensionnel.
La Théorie de l’Objectification et la Perception de l’Esprit Humain
L’échelle s’appuie également sur la théorie de la perception de l’esprit (mind perception) développée par Kurt Gray et Daniel Wegner (2012), ainsi que sur la théorie de l’objectification de Fredrickson et Roberts (1997). Selon ces modèles, percevoir autrui comme un corps sexuel tend à réduire spontanément l’attribution d’aptitudes mentales complexes. La perception de l’esprit se subdivise en deux dimensions distinctes : l’« agentivité » (capacité à planifier, décider, agir) et l’« expérience » (capacité à ressentir la douleur, la joie, le préjudice). En appliquant ce cadre à l’évaluation du travail du sexe, l’instrument mesure dans quelle mesure les observateurs perçoivent les femmes comme des actrices détenant le pouvoir d’agir (agentivité) ou comme des patientes morales vulnérables exposées à la souffrance (préjudice).
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de la Mesure des attitudes envers le travail du sexe s’appuie sur une démarche de validité de contenu et d’analyse factorielle confirmatoire des domaines évalués lors de sa publication initiale par Puffer, Hodson et Prusaczyk (2024).
Validité de Contenu et Standardisation des Stimuli
La validité de contenu a été rigoureusement assurée par l’intégration préalable de descriptions standardisées pour chacun des quatre domaines (webcamming, sugar dating, prostitution, pornographie). En effet, l’hétérogénéité des représentations populaires pouvait constituer une menace majeure pour la validité interne, un participant pouvant confondre la pornographie commerciale institutionnelle avec la création de contenu amateur sur abonnement, ou assimiler à tort les relations de type sugar à de la prostitution de rue. La formulation de définitions objectives et neutres en amont de la passation garantit que les réponses reflètent fidèlement le construit théorique ciblé plutôt qu’une variabilité sémantique non contrôlée.
Validité de Construit et Structure Multidimensionnelle
L’investigation de la validité de construit démontre que l’agentivité et le préjudice constituent deux dimensions distinctes et non de simples pôles inverses d’une même ligne continue. Si des corrélations négatives modérées à fortes sont observées entre l’attribution d’agentivité et la perception de préjudice au sein d’un même domaine, ces corrélations ne sont pas redondantes, prouvant la discrimination nette entre les deux construits. De plus, les profils de réponses varient significativement selon les filières : le webcamming et les sugar relationships tendent à générer des scores moyens d’agentivité plus élevés et de préjudice plus faibles que la prostitution de rue traditionnelle, ce qui atteste la sensibilité différentielle de l’instrument aux particularités technologiques et relationnelles du travail sexuel contemporain.
Validité Convergente et Nomologique
Bien que les auteurs rapportent principalement la structure factorielle et la cohérence interne dans l’article princeps de 2024, les analyses corrélationnelles avec des construits idéologiques connexes soutiennent la validité du réseau nomologique : des niveaux élevés de conservatisme politique, d’autoritarisme de droite et de sexisme hostile sont positivement associés à une surestimation du préjudice et à un déni d’agentivité chez les femmes cisgenres exerçant ces métiers, tandis que l’adhésion au féminisme libéral et à la liberté sexuelle prédit positivement l’attribution d’agentivité.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument a été rigoureusement éprouvée sous l’angle de la consistance interne, mesurée par le coefficient alpha de Cronbach (α) pour chacune des sous-échelles réparties dans les quatre secteurs d’activité explorés. Les données recueillies auprès d’un large échantillon d’adultes américains attestent de propriétés psychométriques exceptionnelles, largement supérieures aux seuils conventionnels d’acceptabilité fixés à 0,70 par la littérature psychométrique.
Cohérence Interne du Facteur Agentivité (Agency)
Le facteur Agentivité démontre une excellente homogénéité conceptuelle à travers les différentes conditions :
- Webcamming : α = 0,90
- Pornographie : α = 0,89
- Prostitution : α = 0,89
- Sugar Relationships : α = 0,78
L’alpha légèrement plus modéré pour les sugar relationships (α = 0,78) reflète la complexité inhérente à cette forme d’échange relationnel, où la frontière entre séduction interpersonnelle, mécénat et transaction financière explicite suscite une plus grande dispersion dans l’appréciation de l’autonomie féminine.
Cohérence Interne du Facteur Préjudice (Harm)
Le facteur Préjudice affiche également une très haute précision de mesure, avec des indices remarquablement stables :
- Webcamming : α = 0,86
- Pornographie : α = 0,89
- Prostitution : α = 0,87
- Sugar Relationships : α = 0,85
Ces coefficients révèlent une erreur de mesure minimale et confirment que les six items alloués à chaque domaine capturent avec une robustesse remarquable la variance véritable des représentations quant à la dangerosité et l’exploitation vécues par les femmes.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture interne de la Mesure des attitudes envers le travail du sexe a été formellement validée par Puffer, Hodson et Prusaczyk (2024) au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) menées de manière indépendante pour chacun des quatre domaines étudiés.
Résultats de l’Extraction Factorielle
Pour chaque domaine (webcamming, sugar relationships, prostitution, pornographie), les matrices de corrélations inter-items ont été soumises à une extraction factorielle en composantes principales ou facteurs communs, accompagnée d’une rotation oblique (telle que Promax ou Oblimin), tenant compte de la corrélation naturelle attendue entre l’agentivité et le préjudice. Les critères de rétention factorielle (critère de Kaiser des valeurs propres supérieures à 1,0 et observation des ruptures sur le diagramme d’éboulis de Cattell) ont invariablement mis en évidence une structure bi-factorielle nette et invariante :
- Facteur 1 : Agentivité et Émancipation. Ce facteur regroupe systématiquement l’ensemble des items formulés positivement portant sur le pouvoir de négociation, l’indépendance financière, la prise de décision volontaire et l’épanouissement personnel. Les saturations factorielles (factor loadings) pour ces items s’avèrent très élevées, s’échelonnant généralement entre 0,70 et 0,92, sans saturation croisée notable sur le second facteur.
- Facteur 2 : Préjudice et Exploitation. Ce second facteur rassemble l’ensemble des items évaluant la coercition, la dangerosité corporelle, la dégradation morale, l’assujettissement aux demandes des clients et la vulnérabilité psychique. Les saturations factorielles sur cette composante atteignent également des niveaux remarquables, oscillant entre 0,68 et 0,90.
Cette réplication parfaite de la structure à deux dimensions au travers des quatre sphères du travail sexuel confirme que l’esprit humain traite de manière différenciée et systématique ces deux facettes psychologiques, quel que soit le degré d’innovation technologique de l’activité tarifée évaluée.
10. Instrument de mesure / Instrument
La passation et l’administration de l’instrument s’articulent selon les caractéristiques techniques suivantes :
- Nom complet de l’instrument : Mesure des attitudes envers le travail du sexe (Attitudes Toward Sex Work Measure).
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et sociologique (inventaire d’attitudes).
- Nombre total d’items : 24 items répartis de façon strictement symétrique (6 items par domaine : 3 items d’agentivité et 3 items de préjudice par secteur).
- Domaines évalués (4) :
- Webcamming érotique
- Relations de type sugar dating (Sugar relationships)
- Prostitution
- Pornographie commerciale
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points : 1 = « Not at all » (Pas du tout) à 7 = « Extremely » (Extrêmement).
- Mode d’administration : Questionnaire informatisé / électronique en ligne (compatible Qualtrics, Gorilla, LimeSurvey).
- Temps de passation estimé : Environ 10 à 15 minutes, incluant la lecture préalable des vignettes contextuelles décrivant chaque pratique.
- Procédure de cotation :
- Calcul des scores d’Agentivité par domaine : moyenne arithmétique des items mesurant l’autonomie et le pouvoir décisionnel (amplitude de 1 à 7).
- Calcul des scores de Préjudice par domaine : moyenne arithmétique des items mesurant la coercition et le danger (amplitude de 1 à 7).
- Possibilité de calculer des scores globaux transversaux d’Agentivité globale et de Préjudice global en moyennant les 4 domaines, bien que l’analyse désagrégée par domaine soit vivement recommandée compte tenu des spécificités structurelles de chaque secteur.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2024.
- Droits d’auteur : © 2024 Hanna Puffer, Gordon Hodson, Elvira Prusaczyk. Publié sous contrat éditorial avec Springer Nature dans la revue Archives of Sexual Behavior.
- Tarification et Accès : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique et scientifique non commerciale. L’article méthodologique princeps est distribué selon les termes de la licence internationale Creative Commons Attribution 4.0 (CC BY 4.0), autorisant l’utilisation, l’adaptation et la reproduction du questionnaire sous réserve d’attribuer adéquatement la paternité de l’œuvre aux auteurs originaux et de citer la publication source.
- Utilisation commerciale : Toute exploitation lucrative, commerciale ou intégration dans des outils propriétaires de recrutement ou de diagnostic privé nécessite une autorisation écrite préalable de l’éditeur ou des ayants droit.
12. Références / References
- Fredrickson, B. L., & Roberts, T. A. (1997). Objectification theory: Toward understanding women’s lived experiences and mental health risks. Psychology of Women Quarterly, 21(2), 173–206. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1997.tb00108.x
- Glick, P., & Fiske, S. T. (1996). An ambivalent sexism inventory: Differentiating hostile and benevolent sexism. Journal of Personality and Social Psychology, 70(3), 491–512. https://doi.org/10.1037/0022-3514.70.3.491
- Gray, K., Young, L., & Waytz, A. (2012). Mind perception is the essence of moral judgment. Psychological Inquiry, 23(2), 101–124. https://doi.org/10.1080/1047840X.2012.651387
- Puffer, H., Hodson, G., & Prusaczyk, E. (2024). Attitudes toward cisgender women’s participation in sex work: Opportunity for agency or harmful exchange? Archives of Sexual Behavior, 53(3), 1169–1185. https://doi.org/10.1007/s10508-023-02797-y
- Rubin, G. S. (1984). Thinking sex: Notes for a radical theory of the politics of sexuality. In C. S. Vance (Ed.), Pleasure and danger: Exploring female sexuality (pp. 267–319). Routledge & Kegan Paul.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels complets et les protocoles détaillés de l’instrument sont protégés par le droit d’auteur scientifique et sont décrits dans la publication universitaire de référence. Conformément aux directives éthiques et légales, la structure des échelles, les consignes d’administration et les dimensions évaluées sont présentées ci-dessous.
Response Scale:
All items are evaluated on a 7-point Likert scale (1 = not at all, 7 = extremely).
Instructions and Vignettes
Prior to completing each set of questions, participants read a standard descriptive vignette defining the specific sex work domain (Webcamming, Sugar Relationships, Prostitution, or Commercial Pornography).
Inventory Structure and Target Constructs (24 items total; 6 items per domain)
Domain 1: Webcamming (6 items)
- Agency Dimension: 3 items assessing the extent to which women who participate in webcamming are seen as empowered, gaining financial independence, in control of their choices, and experiencing personal agency.
- Harm Dimension: 3 items assessing the extent to which participation in webcamming is viewed as exploitative, putting women in danger, emotionally harmful, or degrading.
Domain 2: Sugar Relationships (6 items)
- Agency Dimension: 3 items assessing the degree to which women entering sugar relationships are perceived as making calculated, autonomous choices, gaining empowerment, and holding leverage.
- Harm Dimension: 3 items assessing the degree to which sugar relationships are seen as coercive, emotionally and physically risky, harmful, or economically exploitative.
Domain 3: Prostitution (6 items)
- Agency Dimension: 3 items evaluating perceptions of prostitution as an autonomous livelihood, providing agency, self-determination, and financial self-sufficiency.
- Harm Dimension: 3 items evaluating perceptions of prostitution as dangerous, abusive, degrading, or inherently victimizing and harmful to women.
Domain 4: Pornography (6 items)
- Agency Dimension: 3 items capturing perceptions that performing in commercial pornography provides empowerment, self-expression, bodily autonomy, and career agency.
- Harm Dimension: 3 items capturing perceptions that commercial pornography exploits women, inflicts psychological or bodily harm, and serves patriarchal subjugation.