Mesure de la tolérance à la détresse

Découvrez la Mesure de la tolérance à la détresse (Distress Tolerance Measure ; Lass et al., 2023) : analyse qualitative, propriétés psychométriques, fidélité inter-codeurs (RE de Maxwell = 0,95) et questionnaire complet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

La Mesure de la tolérance à la détresse (en anglais, Distress Tolerance Measure), élaborée par Alisson N. S. Lass, Jennifer C. Veilleux, Hilary L. DeShong et E. Samuel Winer en 2023, constitue un instrument d’évaluation qualitatif conçu pour examiner la façon dont les individus définissent, interprètent et conceptualisent leur capacité perçue à supporter des états émotionnels aversifs ou inconfortables. Contrairement aux inventaires quantitatifs traditionnels basés sur des échelles de type Likert, cet outil a été spécifiquement développé pour combler un vide méthodologique et épistémologique au sein de la littérature psychologique : comprendre ce que les termes « détresse », « stress » et « bouleversement » (upset) signifient concrètement pour les participants lorsqu’ils répondent à des auto-questionnaires standardisés.

L’instrument se compose de 11 items principaux ouverts, l’item 8 comportant plusieurs sous-parties conditionnelles (selon une réponse affirmative ou négative à une question dichotomique initiale). Administré sous format électronique auprès d’une cohorte d’étudiants universitaires nord-américains, le protocole recueille des descriptions textuelles approfondies (généralement composées de 2 à 4 phrases par question). L’analyse des données repose sur les protocoles d’analyse thématique formalisés par Braun et Clarke (2006) ainsi que Nowell et al. (2017), garantissant une rigueur inductive et déductive dans le codage des unités de sens.

Sur le plan psychométrique, en raison de sa nature essentiellement qualitative, l’instrument ne comporte pas de calcul traditionnel de validité factorielle (AFE/AFC) ni de consistance interne par alpha de Cronbach. En revanche, sa fidélité repose sur une évaluation rigoureuse de l’accord inter-juges. Le calcul du coefficient RE de Maxwell (Maxwell, 1977) à travers l’ensemble des catégories thématiques a atteint une moyenne exceptionnelle de 0,95 (écart-type = 0,05), attestant d’une concordance inter-codeurs remarquable. Cet outil éclaire de manière inédite la variabilité sémantique intrapersonnelle et interpersonnelle de la détresse et offre une base critique pour affiner les modèles théoriques de la régulation émotionnelle.

2. Mots-clés / Keywords

Tolérance à la détresse, régulation émotionnelle, psychométrie qualitative, analyse thématique, accord inter-juges, fidélité inter-codeurs, conceptualisation sémantique, stress perçu, affectivité négative, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

La conception et la validation empirique de la Mesure de la tolérance à la détresse sont attribuables à une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie clinique, en psychopathologie cognitive et en psychométrie :

  • Alisson N. S. Lass, Ph.D. : Département de psychiatrie et de psychologie, Mayo Clinic, Rochester, Minnesota, États-Unis. Identifiant ORCID : 0000-0002-5263-7228. Adresse institutionnelle : Mayo Clinic, Department of Psychiatry and Psychology, 200 First St. SW, Rochester, MN 55902. Courriel : [email protected].
  • Jennifer C. Veilleux, Ph.D. : Département de psychologie, Université de l’Arkansas (University of Arkansas), Fayetteville, Arkansas, États-Unis. Spécialiste reconnue de la tolérance à la détresse et des processus d’autorégulation émotionnelle. Courriel institutionnel non publicisé.
  • Hilary L. DeShong, Ph.D. : Département de psychologie, Université d’État du Mississippi (Mississippi State University), Starkville, Mississippi, États-Unis. Experte des traits de personnalité, des troubles de la personnalité et de la vulnérabilité émotionnelle.
  • E. Samuel Winer, Ph.D. : Département de psychologie, The New School for Social Research, New York, NY, États-Unis. Identifiant ORCID : 0000-0002-3817-874X. Ses travaux portent sur les biais attentionnels, l’anhédonie et le traitement des affects négatifs.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Mesure de la tolérance à la détresse développée par Lass et ses collaborateurs (2023) est d’explorer la variabilité sémantique, conceptuelle et expérientielle qui sous-tend les auto-évaluations de la tolérance à la détresse. Depuis plusieurs décennies, la littérature en psychopathologie s’appuie massivement sur des échelles fermées quantitatives, telles que la Distress Tolerance Scale (DTS ; Simons & Gaher, 2005) ou la Frustration Discomfort Scale (FDS ; Harrington, 2005). Or, ces outils reposent sur un postulat implicite souvent non vérifié : l’hypothèse selon laquelle les répondants attribuent tous une signification homogène aux concepts de « détresse », de « bouleversement » ou de « tension émotionnelle ».

La finalité de cet instrument est donc triple :

  • Explorer la définition subjective des termes opérationnels : L’outil interroge directement la signification sémantique que les individus attribuent aux mots-clés utilisés dans les protocoles d’évaluation standardisés. Il met en lumière les frontières conceptuelles — souvent poreuses ou hétérogènes — entre le « stress » ordinaire, la « détresse » psychologique aiguë et le fait d’être « bouleversé » (upset).
  • Examiner la stabilité perçue versus la variabilité contextuelle : L’instrument vise à déterminer si les participants conçoivent leur capacité à supporter la détresse comme un trait de personnalité stable et immuable ou, au contraire, comme un état dynamique influencé par le contexte environnemental (ex. milieu familial, sphère académique, cadre professionnel) et temporel.
  • Identifier les comportements de coping spontanés : En interrogeant les actions entreprises par l’individu face à un état de détresse (item 2) ou de bouleversement (item 5), l’échelle permet de caractériser les conduites d’évitement expérientiel, les comportements de décharge comportementale ou les stratégies d’acceptation adaptatives.

Sur le plan des applications pratiques, cette mesure qualitative offre des retombées directes pour la recherche méthodologique et la pratique clinique. En recherche, elle sert de grille d’audit sémantique afin d’améliorer la formulation d’items psychométriques futurs et d’éviter les biais de mauvaise interprétation. En clinique, l’analyse qualitative des réponses permet aux praticiens (notamment dans le cadre des thérapies comportementales et cognitives et de la thérapie comportementale dialectique) d’adapter les interventions psychoéducatives en identifiant précisément les croyances dysfonctionnelles ou rigides que le patient entretient vis-à-vis de ses affects aversifs.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique ciblé par cette mesure est la tolérance à la détresse (TD), traditionnellement définie en psychologie clinique comme la capacité perçue ou objective d’un individu à expérimenter et supporter un état psychologique négatif, aversif ou inconfortable sans s’engager dans des comportements d’évitement inadaptés ou impulsifs (Simons & Gaher, 2005 ; Leyro et al., 2010). Toutefois, l’instrument de Lass et collaborateurs (2023) aborde ce construit sous un angle métacognitif et qualitatif, en décortiquant plusieurs facettes sous-jacentes :

1. Définition sémantique et différenciation terminologique

Cette dimension évalue la précision linguistique et conceptuelle de l’individu. Les auteurs explorent si les participants opèrent une distinction qualitative entre le stress (généralement perçu comme une réponse adaptative ou de tension liée à des exigences externes) et la détresse (associée à un débordement émotionnel intolérable ou à une souffrance interne aiguë). Par exemple, certains participants définissent la détresse comme une crise existentielle ou une angoisse désorganisatrice, tandis que d’autres la réduisent à un simple cumul de contrariétés quotidiennes.

2. Réponses comportementales et régulatrices immédiates

Au-delà de l’état affectif, le construit englobe les réponses motrices, cognitives et interpersonnelles mises en œuvre lorsque la détresse survient. Cette dimension cartographie les répertoires d’action : retrait social, recherche de soutien affectif, rumination, consommation de substances, ou pratiques d’ancrage corporel. Elle permet de mesurer l’interférence fonctionnelle générée par la détresse au cours d’une journée type.

3. Dynamique de la stabilité temporelle et de la plasticité ontogénétique

Cette facette explore la trajectoire longitudinale de la tolérance à la détresse telle qu’elle est perçue par l’individu. La détresse est-elle vue comme une vulnérabilité figée ou modifiable ? L’outil recueille des narrations sur les moments de vie où le seuil de tolérance s’est modifié, révélant si les apprentissages antérieurs, les traumatismes ou les expériences de résilience ont renforcé ou affaibli la capacité d’endurance émotionnelle.

4. Sensibilité aux contextes et modulateurs situationnels

Enfin, l’instrument saisit les modérateurs extrinsèques et intrinsèques qui augmentent la difficulté à tolérer la détresse (ex. fatigue physique, privation de sommeil, faim, isolement) ainsi que la variabilité de la tolérance selon l’écologie sociale (le domicile familial considéré comme un espace permissif vs l’environnement universitaire ou professionnel exigeant une contention stricte des émotions).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la Mesure de la tolérance à la détresse s’inscrit au croisement de plusieurs cadres théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :

Le modèle métacognitif et sémantique de la régulation émotionnelle

Le cadre théorique repose sur l’approche de la construction des émotions formulée par Lisa Feldman Barrett (théorie de l’émotion construite). Selon cette perspective, les émotions ne sont pas des entités biologiques discrètes et universelles, mais des constructions cérébrales reposant sur le concept d’intéroception et la catégorisation linguistique. Dès lors, demander à un individu d’évaluer sa « tolérance à la détresse » sans sonder sa conceptualisation sémantique expose les mesures psychométriques à des erreurs de catégorisation substantielles. Lass et al. (2023) postulent que les biais de réponse dans les inventaires classiques découlent en partie de la granularité émotionnelle inégale des répondants.

La thérapie comportementale dialectique (TCD) et la tolérance à la détresse

Sur le plan clinique, le concept de tolérance à la détresse a été initialement formalisé et popularisé par Marsha M. Linehan dans le cadre de la thérapie comportementale dialectique appliquée au trouble de la personnalité limite. Dans le modèle de Linehan, la tolérance à la détresse correspond à la capacité d’accepter de manière non évaluative et non réactive une douleur psychologique inévitable, sans adopter de comportements autodestructeurs. L’outil de Lass et al. interroge précisément cette dialectique entre l’acceptation expérientielle et la volonté de supprimer immédiatement l’inconfort.

L’approche contextuelle-comportementale et l’évitement expérientiel

L’instrument s’enracine également dans le paradigme de la science comportementale contextuelle (CBS) et de la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) développée par Steven C. Hayes. Au sein de ce cadre, l’intolérance à la détresse est intimement liée à l’évitement expérientiel, défini comme l’indisposition à demeurer en contact avec des sensations physiques, des pensées ou des émotions pénibles. L’outil cherche à clarifier la façon dont les règles verbales régissent l’évitement et comment les contingences contextuelles (école, travail, maison) modulent la flexibilité psychologique de l’individu.

7. Validité / Validity

Dans la méthodologie psychométrique classique appliquée aux échelles quantitatives, l’évaluation de la validité repose sur des critères statistiques standardisés : validité de construit, validité convergente, discriminante et critériée (analysée via des matrices de corrélation de Pearson ou des modèles d’équations structurelles). Dans le cadre de l’article princeps de Lass, Veilleux, DeShong et Winer (2023), l’instrument a été conçu spécifiquement comme un outil de recherche qualitative par enquête ouverte. Par conséquent, aucune validité statistique quantitative formelle n’a été calculée ou indiquée dans la publication originale.

Toutefois, la validité de l’instrument doit être analysée à travers le prisme de la validité qualitative et de la rigueur épistémique :

  • Validité de contenu (Content Validity) : Les 11 questions ont été formulées de manière à couvrir l’ensemble des dimensions critiques des mesures actuelles de la tolérance à la détresse (DTS, FDS). Les questions interrogent directement les composants cognitifs (« que signifie… »), comportementaux (« que faites-vous… »), temporels (« décrivez une période… ») et situationnels (« comment cela change-t-il dans différents contextes »), conférant à l’instrument une représentativité exhaustive du domaine conceptuel.
  • Validité écologique et authenticité phénoménologique : Le format de réponse libre (2 à 4 phrases rédigées) évite le confinement des réponses dans des catégories d’ancrage préétablies par les chercheurs. Cette approche garantit une validité écologique maximale en recueillant le lexique naturel et les théories naïves développées spontanément par les participants.
  • Validité méthodologique du codage : Pour pallier l’arbitraire subjectif, l’analyse des réponses textuelles a été soumise aux directives rigoureuses d’analyse thématique de Braun et Clarke (2006) et aux critères de crédibilité et de confirmabilité établis par Nowell et al. (2017). Ces procédures systématiques assurent que les thèmes extraits reflètent fidèlement les déclarations brutes des répondants.

8. Fidélité / Reliability

Étant donné la nature ouverte des données recueillies par la Mesure de la tolérance à la détresse, les indices de cohérence interne classiques tels que le coefficient alpha de Cronbach ou l’oméga de McDonald ne sont ni pertinents ni applicables. La fidélité de cet instrument repose sur l’évaluation standardisée de la fidélité inter-codeurs (Intercoder Reliability ou Interrater Reliability).

Afin de quantifier le degré de concordance entre les juges indépendants lors du codage thématique des réponses textuelles des participants, les auteurs ont utilisé le coefficient RE de Maxwell (Maxwell, 1977). Ce coefficient est particulièrement adapté pour évaluer le niveau d’accord au-delà du hasard dans les grilles de classification qualitatives complexes.

Les résultats statistiques rapportés par Lass et al. (2023) sont les suivants :

  • Valeur moyenne du RE de Maxwell : 0,95 à travers l’ensemble des catégories thématiques codées.
  • Dispersion statistique : Un écart-type (SD) de 0,05.

Selon les conventions méthodologiques de la recherche qualitative et psychométrique, une valeur moyenne de 0,95 atteste d’une fidélité inter-juges excellente. Cette très faible variabilité (SD = 0,05) démontre que les catégories de sens extraites des réponses aux 11 items sont stables, objectives et reproductibles, minimisant ainsi de façon drastique les biais interprétatifs individuels des chercheurs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Conformément aux indications de l’étude princeps, aucune analyse factorielle (ni analyse factorielle exploratoire [AFE], ni analyse factorielle confirmatoire [AFC]) n’a été réalisée sur cet instrument.

Cette absence s’explique par les choix méthodologiques fondamentaux guidant la recherche :

  • Format des variables : L’analyse factorielle linéaire classique requiert des variables quantitatives continues ou ordinales (échelles de Likert d’au moins 4 à 5 points) permettant le calcul de matrices de variance-covariance ou de corrélations polychoriques. La Mesure de la tolérance à la détresse produit des corpus narratifs qualitatifs et des réponses discursives ouvertes qui ne se prêtent pas à une réduction factorielle numérique brute.
  • Postulat non-réductionniste : L’intention des chercheurs n’était pas d’isoler un ou plusieurs facteurs latents universels qui prédiraient un score total, mais précisément de déconstruire le postulat selon lequel la tolérance à la détresse serait une entité unidimensionnelle monolithique.
  • Organisation thématique qualitative : En lieu et place de composantes ou de facteurs mathématiques, la structure de l’instrument s’organise selon un réseau de thèmes inductifs et déductifs issus de l’analyse thématique formalisée, cartographiant les définitions, les déclencheurs situationnels, les répertoires comportementaux et les contextes écologiques.

10. Instrument de mesure / Instrument

La structure formelle de la Mesure de la tolérance à la détresse présente les caractéristiques méthodologiques suivantes :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’enquête qualitatif auto-rapporté (qualitative self-report survey instrument).
  • Nombre d’items : 11 questions numérotées, l’item 8 comportant un embranchement conditionnel : une question filtre dichotomique (Oui / Non) suivie de sous-questions distinctes (8 N1, 8 N2, 8 N3 en cas de réponse négative ; 8 Y1 en cas de réponse affirmative). Au total, selon le parcours du répondant, le test comprend entre 11 et 14 énoncés distincts.
  • Format de réponse : Champs de texte libre (réponses ouvertes). Les participants reçoivent pour consigne de formuler des réponses approfondies et réfléchies, idéalement constituées de 2 à 4 phrases complètes par item. L’item 8 débute par un format de réponse dichotomique (Oui / Non) avant de renvoyer à un champ textuel ouvert adapté.
  • Modalité d’administration : Administration électronique en ligne (plateforme informatisée sécurisée), passation auto-administrée en passation individuelle.
  • Langue disponible : Anglais (version originale sous le titre Distress Tolerance Measure).
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus), hommes et femmes issus de la population générale ou clinique. L’échantillon princeps de validation était constitué d’étudiants universitaires aux États-Unis.
  • Temps de passation estimé : Environ 15 à 25 minutes selon la prolixité rédactionnelle et la vitesse de frappe du répondant.
  • Procédure de cotation et d’analyse : Les protocoles textuels ne font pas l’objet d’un score numérique cumulatif. La cotation repose sur une grille d’analyse thématique (Braun & Clarke, 2006) avec vérification de l’accord inter-codeurs via le coefficient RE de Maxwell.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Les données administratives, juridiques et financières relatives à l’utilisation de l’instrument sont résumées ci-dessous :

  • Année de publication du test : 2023.
  • Permissions d’utilisation : L’instrument peut être utilisé librement à des fins exclusives de recherche scientifique, académique et d’enseignement (Research / Teaching). Les auteurs autorisent l’emploi des items dans des contextes non commerciaux sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse de la publication princeps (Lass et al., 2023).
  • Frais et tarification (Fee) : Aucun. L’instrument est totalement gratuit d’accès pour les chercheurs et les praticiens du secteur public et universitaire.
  • Utilisation commerciale : Non autorisée (Commercial: No). Toute intégration dans une suite logicielle commerciale, un outil d’évaluation RH payant ou un produit clinique lucratif nécessite un accord contractuel explicite avec les auteurs ou l’éditeur institutionnel.
  • Localisation officielle du texte original des items : Journal of Contextual Behavioral Science, Volume 29, Table 1, Page 25 (Code de localisation documentaire : 2023-80921-001).

12. Références / References

Les sources bibliographiques mobilisées pour l’élaboration, la contextualisation et l’analyse psychométrique de la mesure sont répertoriées ci-dessous conformément aux normes de l’American Psychological Association (APA, 7e édition) :

  • Braun, V., & Clarke, V. (2006). Using thematic analysis in psychology. Qualitative Research in Psychology, 3(2), 77–101. https://doi.org/10.1191/1478088706qp063oa
  • Harrington, N. (2005). The Frustration Discomfort Scale: Development and psychometric properties. Clinical Psychology & Psychotherapy, 12(5), 374–387. https://doi.org/10.1002/cpp.465
  • Lass, A. N. S., Veilleux, J. C., DeShong, H. L., & Winer, E. S. (2023). What is distress tolerance? Presenting a need for conceptual clarification based on qualitative findings. Journal of Contextual Behavioral Science, 29, 23–32. https://doi.org/10.1016/j.jcbs.2023.05.003
  • Leyro, T. M., Zvolensky, M. J., & Bernstein, A. (2010). Distress tolerance and psychopathological symptoms and disorders: A review of the empirical literature among adults. Psychological Bulletin, 136(4), 576–600. https://doi.org/10.1037/a0019712
  • Maxwell, A. E. (1977). Coefficients of agreement between observers and their interpretation. British Journal of Psychiatry, 130(1), 79–83. https://doi.org/10.1192/bjp.130.1.79
  • Nowell, L. S., Norris, J. M., White, D. E., & Moules, N. J. (2017). Thematic analysis: Striving to meet the trustworthiness criteria. International Journal of Qualitative Methods, 16(1), 1–13. https://doi.org/10.1177/1609406917733847
  • Simons, J. S., & Gaher, R. M. (2005). The Distress Tolerance Scale: Development and validation of a self-report measure. Motivation and Emotion, 29(2), 83–102. https://doi.org/10.1007/s11031-005-7955-3

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les consignes d’administration et les énoncés officiels du questionnaire, tels qu’ils ont été présentés aux participants dans la version originale en langue anglaise, sont retranscrits dans leur intégralité ci-après :

Instructions provided to participants:

The following questions will ask you to describe terms and answer questions in your own words. Please think carefully about each question and provide thorough and thoughtful responses. Try to provide 2–4 sentences for each question.


  1. What does the term “distress” mean to you?
  2. What do you do when you are distressed?
  3. What is the most distressing part of your day?
  4. What does term “upset” mean to you?
  5. What do you do when you are upset?
  6. What is the most upsetting part of your day?
  7. What kinds of things do you find upsetting?
  8. Do the terms “stress” and “distress” mean the same thing to you? [Yes / No]

    If you answered NO to question 8, please answer the following questions:

    1. 8 N1: How do you differentiate between the terms stress and distress?
    2. 8 N2: What kinds of things do you find distressing?
    3. 8 N3: What kinds of things do you find stressful?

    If you answered YES to question 8, please answer the following question:

    • 8 Y1: What kinds of things do you find to be stressful/distressing?
  9. Describe a time in your life when you noticed changes in the types of things you found distressing (i.e., things that didn’t used to be distressing became distressing or you used to be distressed by something, but stopped finding it distressing).
  10. What things make it more difficult for you to tolerate distress?
  11. How does your ability to tolerate distress change in different settings (i.e., at home vs. school; home vs. work)?
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Looti, M. (2026, octobre 14). Mesure de la tolérance à la détresse. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=mesure-de-la-tolerance-a-la-detresse
Looti, Mohammed. “Mesure de la tolérance à la détresse.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=mesure-de-la-tolerance-a-la-detresse.
Looti, Mohammed. “Mesure de la tolérance à la détresse.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=mesure-de-la-tolerance-a-la-detresse.