1. Résumé / Abstract
La Mesure de la tenue en laisse des chiens (Dog Leashing Measure), développée par van Eeden et al. (2023), est un instrument psychométrique conçu pour évaluer les attitudes, les croyances normatives et les croyances comportementales associées à la tenue en laisse des chiens domestiques (Canis lupus familiaris) ainsi qu’aux restrictions d’accès qui leur sont imposées dans les zones naturelles protégées. Cet outil a été élaboré dans le cadre d’une vaste étude menée dans l’État de Victoria, en Australie, auprès d’un échantillon diversifié d’adultes comprenant à la fois des propriétaires de chiens et des personnes ne possédant pas de chien. L’objectif fondamental de cet instrument est de décrypter les mécanismes psychosociaux et cognitifs qui régissent le respect ou l’infraction des réglementations environnementales encadrant la divagation canine dans des écosystèmes sensibles, tels que les parcs nationaux, les réserves côtières et les plages abritant des espèces vulnérables.
Le questionnaire est composé d’un ensemble de 15 items originaux administrés selon une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de « fortement en désaccord » (1) à « fortement d’accord » (5). L’analyse de la structure de l’instrument a permis d’isoler quatre sous-échelles distinctes : (1) les normes sociales relatives à la tenue en laisse, (2) les croyances concernant le contrôle exercé sur l’animal lorsqu’il n’est pas attaché, (3) la perception d’une discrimination à l’égard des chiens dans les espaces naturels, et (4) les croyances relatives aux bienfaits de la liberté sans laisse pour le bien-être canin. Deux items supplémentaires, mesurant des dimensions attitudinales spécifiques, ont été conservés dans la mesure finale bien qu’ils ne s’alignent pas directement sur ces quatre facteurs consolidés. Sur le plan des propriétés métrologiques, l’échelle démontre une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant entre .705 et .822 pour les différents facteurs. Cet instrument s’impose ainsi comme une référence méthodologique majeure en psychologie de la conservation et en gestion de la faune sauvage.
2. Mots-clés / Keywords
Tenue en laisse des chiens, Psychologie de la conservation, Normes sociales, Croyances comportementales, Gestion des aires protégées, Faune sauvage, Conflits d’usage récréatif, Théorie du comportement planifié, Responsabilité environnementale, Bien-être canin, Écologie urbaine, Préservation de la biodiversité.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs affiliés à des institutions de premier plan en recherche environnementale et écologique en Australie :
- Lily M. van Eeden : Arthur Rylah Institute for Environmental Research, Department of Environment, Land, Water and Planning (DELWP), Heidelberg, Victoria, Australie. Identifiant ORCID : 0000-0002-0456-9670. Adresse de correspondance : [email protected].
- Andrew Geschke : Arthur Rylah Institute for Environmental Research, Department of Environment, Land, Water and Planning, Heidelberg, Victoria, Australie.
- Fern Hames : Arthur Rylah Institute for Environmental Research, Department of Environment, Land, Water and Planning, Heidelberg, Victoria, Australie.
- Zoe E. Squires : Arthur Rylah Institute for Environmental Research, Department of Environment, Land, Water and Planning, Heidelberg, Victoria, Australie.
- Michael A. Weston : Deakin University, School of Life and Environmental Sciences, Burwood, Victoria, Australie. Identifiant ORCID : 0000-0002-8717-0410.
4. Objectif / Purpose
La Mesure de la tenue en laisse des chiens répond à une problématique critique et croissante en gestion environnementale : la cohabitation conflictuelle entre les activités récréatives humaines impliquant des animaux de compagnie et les impératifs de préservation des écosystèmes sensibles. La présence de chiens non tenus en laisse dans les espaces naturels engendre des répercussions écologiques sévères et documentées, notamment la prédation directe, la transmission d’agents pathogènes, le stress physiologique et le dérangement comportemental de la faune sauvage, tout particulièrement les oiseaux nicheurs au sol (tels que le Pluvier à camail, Thinornis cucullatus) et les petits mammifères indigènes. Malgré l’instauration fréquente de réglementations restrictives ou d’obligations formelles de tenue en laisse par les autorités gestionnaires de parcs, les taux de non-conformité demeurent particulièrement élevés à l’échelle internationale.
L’objectif fondamental de cet instrument est d’élucider les facteurs psychologiques, sociocognitifs et attitudinaux qui sous-tendent les choix comportementaux des propriétaires de chiens. Plutôt que de traiter le non-respect des règles comme un simple déficit d’information ou un acte d’incivisme délibéré, la mesure vise à quantifier les déterminants internes qui motivent le comportement de détachement de l’animal. Elle permet d’évaluer dans quelle mesure l’adhésion aux normes sociales perçues, l’illusion d’un contrôle parfait sur l’animal, la perception d’une stigmatisation institutionnelle ou le souci prépondérant du bien-être de l’animal prévalent sur le respect des consignes environnementales.
Sur le plan des applications pratiques et de la recherche, cet instrument s’avère particulièrement utile dans plusieurs contextes :
- Diagnostic et segmentation des usagers : Permettre aux gestionnaires d’aires protégées d’identifier les profils attitudinaux prédominants au sein des communautés locales et des usagers récréatifs, afin d’adapter les stratégies de médiation.
- Conception d’interventions comportementales ciblées : Élaborer des campagnes de communication persuasives et de marketing social environnemental fondées sur les leviers psychologiques réels (par exemple, déconstruire l’illusion de contrôle ou mobiliser les normes descriptives positives) plutôt que sur des approches purement punitives ou informatives souvent inefficaces.
- Évaluation de programmes d’intervention : Mesurer l’efficacité pré- et post-intervention des politiques publiques, des patrouilles d’écogardes ou des modifications d’infrastructures (création d’espaces sans laisse dédiés hors des réserves sensibles) sur l’évolution des croyances et des normes déclarées.
- Recherche fondamentale en dimensions humaines de la faune : Contribuer à la modélisation théorique des interactions homme-nature-animal domestique dans les contextes d’écologie récréative et d’urbanisation périphérique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par la Mesure de la tenue en laisse des chiens est multidimensionnel. Il appréhende le réseau complexe de perceptions, de représentations cognitives et d’obligations morales ressenties qui gouvernent le comportement de conduite canine dans les milieux naturels. L’instrument s’articule autour de quatre dimensions théoriques majeures, complétées par deux items indépendants :
1. Normes sociales relatives à la tenue en laisse (Social norms about dog leashing)
Cette dimension évalue l’impact de l’environnement social sur le propriétaire. Elle intègre à la fois les normes injonctives (la perception de ce que les pairs significatifs, les autres promeneurs ou la communauté attendent et approuvent en matière de tenue en laisse) et les normes descriptives (l’observation des comportements effectivement adoptés par les autres usagers dans ces mêmes espaces). Un score élevé sur cette échelle indique que l’individu perçoit une forte attente collective en faveur du respect des règles et anticipe une réprobation sociale en cas d’infraction, ce qui constitue un puissant régulateur externe du comportement.
2. Croyances relatives au contrôle de son chien sans laisse (Beliefs about control over one’s dog while off-leash)
Cette composante explore le sentiment d’auto-efficacité et de maîtrise perçue du propriétaire sur le comportement de son animal en l’absence de contention physique. Elle capture le degré de confiance accordé au rappel vocal, à l’obéissance de l’animal et à sa prétendue innocuité vis-à-vis de l’environnement et de la faune. En psychologie cognitive, cette dimension reflète souvent un biais d’optimisme et une illusion de contrôle : le propriétaire estime que, bien que les autres chiens puissent poser un risque pour les espèces protégées, son propre chien est parfaitement dressé, réceptif et inoffensif, justifiant ainsi l’affranchissement de la règle.
3. Perception de discrimination envers les chiens dans les espaces naturels (Perception that dogs are discriminated against in natural areas)
Cette sous-échelle mesure le sentiment de victimisation ou d’injustice perçu par les propriétaires face aux régulations imposées par les pouvoirs publics et les agences environnementales. Elle quantifie la croyance selon laquelle les chiens et leurs propriétaires sont indûment stigmatisés, marginalisés ou privés d’accès aux aménités naturelles au profit exclusif de la faune sauvage ou des usagers sans animaux. Ce sentiment de traitement inéquitable favorise l’émergence d’une résistance psychologique et d’attitudes d’opposition envers les autorités gestionnaires des parcs.
4. Croyances sur les bénéfices de la liberté sans laisse pour le chien (Beliefs about the benefits to dogs of being off-leash in natural areas)
Cette dimension évalue l’attribution par l’humain d’un besoin physiologique, psychologique et comportemental fondamental pour le chien d’évoluer en liberté totale. Les propriétaires adhérant fortement à ces croyances considèrent que le bien-être, la dépense énergétique, la socialisation canine et le bonheur de leur animal dépendent impérativement de sa liberté d’exploration sans contrainte physique. Lorsque cette dimension est prépondérante, l’obligation de tenir l’animal en laisse est interprétée comme une forme de cruauté ou de négligence envers les besoins naturels du compagnon à quatre pattes, neutralisant ainsi les considérations de conservation biologique.
Items complémentaires non alignés
Deux items additionnels, non rattachés aux quatre facteurs précédents lors des corrélations de groupe, ont été maintenus en raison de leur pertinence clinique et conceptuelle pour évaluer les compromis attitudinaux globaux et l’arbitrage direct entre liberté canine et protection des habitats naturels sensibles.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de la Mesure de la tenue en laisse des chiens s’enracine principalement dans la Théorie du comportement planifié (Theory of Planned Behavior – TPB) formulée par Icek Ajzen (1991), tout en intégrant des concepts issus de la Théorie de la réactance psychologique de Jack Brehm (1966) et des modèles récents de la psychologie de la conservation.
Dans le cadre de la théorie d’Ajzen, le comportement humain est directement déterminé par l’intention comportementale, elle-même fonction de trois composantes fondamentales :
- L’attitude envers le comportement : Façonnée ici par l’évaluation des conséquences de la tenue en laisse. Les croyances relatives aux bénéfices de l’exercice libre pour le chien génèrent une attitude défavorable envers la laisse, perçue comme entravant l’épanouissement animal.
- La norme subjective : Représentée fidèlement par la dimension des normes sociales. L’individu évalue la pression sociale exercée par les autres propriétaires, les associations environnementales et les gestionnaires forestiers ou côtiers.
- Le contrôle comportemental perçu : Reconceptualisé de manière singulière dans ce contexte. Il ne s’agit pas uniquement de la facilité perçue à attacher son animal, mais du contrôle perçu sur le chien lui-même (capacité à rappeler l’animal immédiatement s’il approche un nid ou un animal sauvage). Si le propriétaire perçoit un contrôle absolu sur son chien sans laisse, la fonction utilitaire attribuée à la laisse s’effondre.
Parallèlement, la dimension de « perception de discrimination » convoque directement la Théorie de la réactance psychologique de Brehm. Selon cette approche, lorsqu’un individu ressent qu’une liberté d’action légitime lui est confisquée ou menacée (en l’occurrence, le droit historique d’accéder à la nature avec son animal), un état motivationnel aversif s’enclenche, poussant l’individu à restaurer activement sa liberté par l’infraction délibérée des interdictions. Cette réactance est exacerbée par les phénomènes d’attachement anthropomorphique décrits en études des relations humain-animal : de nombreux propriétaires assimilent leur chien à un membre à part entière de la famille (« un enfant à fourrure »), projetant sur lui des droits moraux équivalents à ceux des humains pour profiter de l’espace public naturel.
Enfin, la théorie de la dissonance cognitive de Festinger (1957) permet de comprendre comment les propriétaires, souvent favorables de manière abstraite à la protection de l’environnement, résolvent le conflit moral lié aux dégradations causées par leur animal en minimisant la vulnérabilité de la faune locale et en maximisant la perception des besoins de leur compagnon domestique.
7. Validité / Validity
L’évaluation des propriétés de validité de la Mesure de la tenue en laisse des chiens dans l’étude princeps de van Eeden et al. (2023) offre un cadre prometteur pour l’analyse des dimensions humaines associées à la faune, bien que certaines données psychométriques traditionnelles nécessitent des investigations complémentaires approfondies :
Validité de contenu et d’apparence
La validité de contenu a été garantie par une démarche de conception pluridisciplinaire combinant l’expertise d’écologues spécialistes de la faune aviaire menacée (notamment les équipes de recherche sur les oiseaux côtiers de Deakin University), de spécialistes des politiques publiques environnementales du gouvernement de Victoria et de sociologues de l’environnement. Les 15 items ont été méticuleusement rédigés pour recouvrir l’intégralité du spectre des tensions éthiques, pratiques et normatives documentées sur le terrain au cours de décennies de gestion de parcs littoraux et périurbains.
Validité de construit
La validité de construit a été explorée à travers l’analyse des corrélations inter-items au sein d’un échantillon stratifié d’adultes avec et sans chiens. Les associations logiques attendues ont été confirmées : les individus présentant des scores élevés de perception de discrimination envers les chiens manifestent également des croyances très affirmées quant aux bénéfices indispensables de la liberté sans laisse pour l’animal, tout en affichant un rejet prononcé des normes sociales favorables aux restrictions d’accès. La distinction nette entre le groupe des propriétaires de chiens et celui des non-propriétaires apporte une preuve additionnelle de validité de groupes connus (known-groups validity), les non-propriétaires attribuant une valeur significativement supérieure aux normes pro-conservation et exprimant une plus grande préoccupation pour l’impact écologique de la divagation canine.
Validité prédictive et écologique
L’instrument démontre une excellente validité écologique et de critère en prédisant avec précision les comportements réels de tenue en laisse rapportés par les propriétaires dans différents types d’espaces naturels (plages, réserves fermées, sentiers polyvalents). Les scores combinés sur les sous-échelles de contrôle perçu et de bénéfices pour l’animal sont des prédicteurs hautement significatifs de la propension à détacher son animal en zone interdite, corroborant les observations comportementales in situ effectuées par les gestionnaires des réserves naturelles.
Limites psychométriques actuelles
Dans la publication originale de 2023, aucune démarche d’analyse factorielle confirmatoire formelle n’a été rapportée pour tester l’adéquation structurelle globale (indices CFI, TLI, RMSEA). De même, les données de validité convergente avec des échelles standardisées de connexion à la nature (comme la Connectedness to Nature Scale) ou d’orientation vers la dominance sociale restent à explorer dans des réplications transculturelles.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de la Mesure de la tenue en laisse des chiens a été documentée principalement par l’analyse de sa cohérence interne au moyen du coefficient alpha de Cronbach (van Eeden et al., 2023) :
- Sous-échelle 1 : Normes sociales relatives à la tenue en laisse : $\alpha = .785$, témoignant d’une excellente cohésion interne des énoncés mesurant la pression normative perçue.
- Sous-échelle 2 : Croyances relatives au contrôle de son chien sans laisse : $\alpha = .705$, indiquant une cohérence interne satisfaisante, franchissant le seuil académique usuel de .70 recommandé pour les instruments de recherche exploratoire.
- Sous-échelle 3 : Perception de discrimination envers les chiens : $\alpha = .822$, révélant une très forte homogénéité des items évaluant le ressentiment face aux politiques de restriction d’accès.
- Sous-échelle 4 : Croyances sur les bénéfices de la liberté sans laisse : $\alpha = .764$, attestant d’une robustesse adéquate pour la mesure des perceptions relatives au bien-être physique et psychologique du chien.
L’échantillon d’évaluation en Australie comprenait plusieurs centaines de répondants adultes issus de la population générale, assurant une représentativité adéquate tant en termes de genre que de distribution géographique périurbaine et côtière. Aucune donnée relative à la fidélité test-retest (stabilité temporelle) n’a été consignée dans l’article initial, ce qui invite à la prudence quant à l’évaluation de la stabilité des attitudes individuelles face aux variations saisonnières ou après la survenue d’incidents médiatisés de prédation de faune par des chiens.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le processus de réduction des données employé par van Eeden et al. (2023) s’est distingué des procédures classiques d’analyse factorielle exploratoire (AFE) par analyse en composantes principales ou factorisation en axes principaux. Les auteurs ont adopté une démarche pragmatique d’agrégation d’items basée sur l’examen rigoureux de la matrice de corrélations :
Les 15 énoncés d’attitudes et de croyances ont d’abord été soumis à une analyse bivariée des inter-corrélations. Les énoncés présentant des corrélations positives statistiquement significatives et conceptuellement cohérentes ont ensuite été regroupés pour former les quatre facteurs composites. Les scores factoriels individuels ont été générés en calculant la moyenne arithmétique des scores obtenus sur les items constitutifs de chaque regroupement.
Ce protocole analytique a mis en évidence deux items qui ne présentaient pas de corrélations suffisantes ou directes avec l’un ou l’autre des quatre pôles d’attraction factoriels. Plutôt que d’éliminer artificiellement ces énoncés et de restreindre le champ descriptif de l’instrument, les chercheurs ont fait le choix méthodologique délibéré de les conserver dans le questionnaire global. Ces deux items orphelins sont donc analysés individuellement lors des modélisations de régression afin de capter des variances comportementales résiduelles non redondantes.
Pour les futures études psychométriques s’appuyant sur cette échelle, il apparaît impératif de soumettre la structure à une modélisation par équations structurelles (SEM). Une analyse factorielle confirmatoire (AFC) permettra d’éprouver l’invariance de mesure à travers les genres, les statuts de possession d’un chien et les contextes géographiques internationaux, tout en précisant la covariance entre les quatre sous-échelles latentes.
10. Instrument de mesure / Instrument
La Mesure de la tenue en laisse des chiens est un inventaire d’auto-évaluation structuré se présentant sous les caractéristiques opérationnelles suivantes :
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-administré (auto-évaluation sur support papier ou numérique).
- Nombre total d’items : 15 items au total (13 items regroupés au sein des quatre sous-échelles factorielles, et 2 items d’attitude indépendants).
- Format des réponses : Échelle de type Likert en 5 points ordonnés :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral / Neither agree nor disagree)
- 4 = D’accord (Agree)
- 5 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Population cible : Adultes âgés de 18 ans et plus (hommes et femmes, propriétaires de chiens et non-propriétaires).
- Temps de passation : Approximativement 5 à 10 minutes.
- Modalités de cotation :
- Chaque item est coté de 1 à 5 points.
- Les scores de sous-échelles sont obtenus en calculant la moyenne des items constitutifs du facteur respectif (les scores s’étalent donc de 1.0 à 5.0).
- Les deux items indépendants sont traités isolément en conservant leur valeur brute (1 à 5).
- Un score élevé sur un facteur reflète une forte adhésion au construit psychologique mesuré (par exemple, un score élevé sur « Perception de discrimination » indique un fort ressentiment vis-à-vis des restrictions d’accès).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 2023.
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle des auteurs originaux et de l’éditeur académique (Taylor & Francis / Human Dimensions of Wildlife).
- Frais d’utilisation : Gratuit pour la recherche académique, scientifique et les applications non commerciales de gestion environnementale publique.
- Procédure d’autorisation : Les chercheurs et les praticiens désireux d’administrer l’instrument complet ou de l’adapter à un autre contexte linguistique doivent solliciter l’autorisation formelle auprès de l’auteure correspondante : Dr Lily M. van Eeden (Arthur Rylah Institute for Environmental Research, Department of Environment, Land, Water and Planning, Victoria, Australie ; email : [email protected]).
12. Références / References
Les sources académiques fondamentales étayant le développement, la contextualisation théorique et l’évaluation psychométrique de cette mesure sont les suivantes :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
- Clayton, S., & Myers, G. (2009). Conservation psychology: Understanding and promoting human care for nature. Wiley-Blackwell. https://doi.org/10.1002/9781444310030
- Festinger, L. (1957). A theory of cognitive dissonance. Stanford University Press.
- Manfredo, M. J. (2008). Who cares about wildlife? Social science concepts for exploring human-wildlife relationships and conservation issues. Springer. https://doi.org/10.1007/978-0-387-77040-6
- van Eeden, L. M., Geschke, A., Hames, F., Squires, Z. E., & Weston, M. A. (2023). The leashing behavior of dog owners in different types of natural areas. Human Dimensions of Wildlife, 28(4), 356–371. https://doi.org/10.1080/10871209.2022.2077482
- Weston, M. A., Dodge, F., Bunce, A., Nimmo, D. G., & Miller, K. K. (2014). Do temporary beach closures for conservation affect the participation or satisfaction of dog walkers? Journal of Environmental Planning and Management, 57(12), 1843–1858. https://doi.org/10.1080/09640568.2013.840643
- Williams, K. J. H., Weston, M. A., Henry, S., & Maguire, G. S. (2009). Birds and beaches, dogs and leashes: Complex dog-walking behaviors and attitudes in a coastal nature reserve. Coastal Management, 37(6), 515–530. https://doi.org/10.1080/08920750903161422