1. Résumé
La Mesure d’applicabilité de la COVID-19 (COVID-19 Applicability Measure), élaborée par Markus Antonius Wirtz, Andrea Heiberger, Carolin Dresch et Anja Alexandra Schulz (2023), est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour quantifier la faisabilité perçue et le degré de réussite dans la mise en œuvre pratique des directives de prévention sanitaire face à la pandémie de COVID-19 dans le quotidien individuel. Développé initialement en langue allemande auprès d’une cohorte particulièrement vulnérable composée de femmes enceintes et de mères de nourrissons en Allemagne, cet inventaire comprend 20 items explorant cinq dimensions latentes fondamentales : l’application des mesures d’hygiène (Apply hygiene measures), l’évitement des contacts interpersonnels (Avoid contact with other people), le renoncement aux transports en commun (Avoid public transportation), le confinement à domicile (Stay at home) et la vérification du statut infectieux (Check infection status).
Les répondants évaluent leur niveau de réussite rétrospectif au moyen d’une échelle ordinale en six points s’étendant de 1 (« très bien » / sehr gut) à 6 (« très mal » / sehr schlecht). Sur le plan des qualités psychométriques, l’analyse factorielle exploratoire ordinale avec rotation GEOMIN confirme une structure pentafactorielle cohérente, expliquant 62 % de la variance totale des données, soutenue par d’excellents indices d’ajustement global (CFI = 0,977 ; TLI = 0,957 ; SRMR = 0,036). Les indices de consistance interne des sous-échelles oscillent entre un niveau modeste et satisfaisant, avec des coefficients alpha de Cronbach compris entre α = 0,562 et α = 0,777. Cet instrument apporte une contribution méthodologique essentielle pour la psychologie de la santé et la santé publique en permettant de distinguer l’adhésion cognitive aux normes prophylactiques de leur applicabilité comportementale réelle en contexte de contraintes écologiques majeures.
2. Mots-clés
Mesures de prévention de la COVID-19, applicabilité comportementale, respect des gestes barrières, santé publique, psychométrie, analyse factorielle ordinale, femmes enceintes, mères de nourrissons, fidélité psychométrique, comportements de santé, santé maternelle, épidémiologie comportementale.
3. Auteurs
Le développement et la validation psychométrique de la Mesure d’applicabilité de la COVID-19 sont l’œuvre d’une équipe de chercheurs affiliés à l’Université des sciences de l’éducation de Fribourg (Pädagogische Hochschule Freiburg), en Allemagne :
- Markus Antonius Wirtz : Professeur des universités, Faculté des mathématiques, des sciences naturelles et de la technologie, Département des méthodes de recherche en sciences de la santé, Université des sciences de l’éducation de Fribourg, Fribourg-en-Brisgau, Allemagne. Identifiant ORCID : 0000-0002-9392-0484. Courriel institutionnel : [email protected]. Adresse postale : Kunzenweg 21, 79117 Freiburg, Allemagne.
- Andrea Heiberger : Chercheuse, Département des méthodes de recherche en sciences de la santé, Université des sciences de l’éducation de Fribourg, Fribourg-en-Brisgau, Allemagne. Identifiant ORCID : 0000-0002-2446-9626.
- Carolin Dresch : Chercheuse, Département des méthodes de recherche en sciences de la santé, Université des sciences de l’éducation de Fribourg, Fribourg-en-Brisgau, Allemagne. Identifiant ORCID : 0000-0001-5593-2954.
- Anja Alexandra Schulz : Chercheuse, Département des méthodes de recherche en sciences de la santé, Université des sciences de l’éducation de Fribourg, Fribourg-en-Brisgau, Allemagne.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la Mesure d’applicabilité de la COVID-19 est d’évaluer de manière empirique, standardisée et rigoureuse la capacité effective des individus à transposer les recommandations épidémiologiques institutionnelles dans les routines de leur vie quotidienne. Durant les premières vagues pandémiques de SARS-CoV-2, les instances gouvernementales et sanitaires internationales ont promulgué des ensembles complexes d’interventions non pharmaceutiques (mesures barrières, distanciation physique, limitation drastique des déplacements, télétravail forcé, aération systématique). Cependant, la recherche en santé publique a fréquemment commis l’écueil de confondre l’approbation théorique de ces mesures (l’importance accordée) avec leur faisabilité concrète (l’applicabilité vécue).
Sur le plan théorique et épidémiologique, une recommandation sanitaire peut jouir d’une acceptabilité morale et cognitive maximale tout en s’avérant virtuellement inapplicable en raison de barrières matérielles, professionnelles ou familiales indépassables. La COVID-19 Applicability Measure a précisément été conçue pour combler cet angle mort de la littérature en mesurant non pas l’intention ou l’opinion politique, mais l’évaluation fonctionnelle de l’action : jusqu’à quel point le sujet a-t-il réussi à exécuter chaque directive sanitaire sans rupture majeure de son fonctionnement existentiel ?
Les applications de cet outil se situent à l’intersection de la recherche en psychologie de la santé, de la sociologie médicale et de l’optimisation des politiques d’urgence sanitaire :
- Diagnostic des vulnérabilités contextuelles : L’outil met en lumière les disparités d’applicabilité au sein de groupes spécifiques confrontés à des contraintes structurelles aiguës. L’étude princeps de Wirtz et al. (2023) s’est concentrée sur les femmes enceintes et les mères de nourrissons, une population caractérisée par une dépendance accrue au système médical, des obligations de soins infirmiers et un besoin impérieux de soutien intrafamilial pour la garde d’enfants.
- Modélisation de l’observance prophylactique : En recherche clinique et comportementale, l’échelle permet de dissocier les déterminants motivationnels internes des obstacles environnementaux externes, affinant ainsi les prédictions relatives aux contaminations sporadiques ou à l’épuisement pandémique (« pandemic fatigue »).
- Rétro-ingénierie des politiques publiques : En identifiant avec précision les directives présentant les taux d’échec d’application les plus prononcés, les autorités sanitaires peuvent calibrer des aides compensatoires ciblées (aides à la garde, aménagement des horaires de transports, distribution gratuite de matériel de protection) au lieu d’intensifier inutilement des injonctions moralisatrices inopérantes.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique mesuré par cet instrument est l’applicabilité perçue des comportements de prévention épidémique. Il s’agit d’une variable latente multidimensionnelle reflétant l’efficacité avec laquelle un individu négocie les contraintes de son environnement matériel, social et professionnel pour adopter avec constance les comportements prophylactiques prescrits.
Contrairement aux échelles d’attitudes ou de croyances relatives à la santé, ce construit relève du champ de l’évaluation pragmatique et comportementale auto-rapportée. L’opérationnalisation développée par Wirtz et al. (2023) structure ce domaine en cinq dimensions latentes corrélées, chacune ciblant un pan écologique de la vie quotidienne :
1. Application des mesures d’hygiène (Apply hygiene measures)
Cette dimension englobe l’intégration active et répétée des réflexes sanitaires micro-environnementaux. Elle s’articule autour de comportements tels que le lavage fréquent et scrupuleux des mains avec de l’eau et du savon, l’usage régulier de solutions hydroalcooliques désinfectantes, le port rigoureux du masque de protection naso-buccale lors de rencontres fortuites dans l’espace public, ainsi que l’aération périodique (toutes les 20 minutes environ) des pièces closes partagées avec d’autres personnes. Un score défavorable sur cette dimension révèle une incapacité logistique ou un inconfort matériel perturbant l’automatisation de ces gestes barrières.
2. Évitement des contacts interpersonnels (Avoid contact with other people)
Ce facteur évalue l’aptitude du répondant à réduire drastiquement la densité de son réseau social immédiat. Les items représentatifs explorent la minimisation du nombre de personnes fréquentées, la sélection exclusive d’interlocuteurs observant scrupuleusement les règles sanitaires, et le respect inconditionnel de la distance physique minimale de sécurité (1,5 mètre). Cette dimension engage des mécanismes de régulation sociale intenses, exigeant souvent de renégocier les frontières relationnelles avec les pairs ou les collègues.
3. Évitement des transports en commun (Avoid public transportation)
Dimension ciblée sur la mobilité urbaine et périurbaine, elle mesure le succès avec lequel l’individu est parvenu à se soustraire à l’emprunt des bus, métros, trams ou trains, traditionnellement identifiés comme des vecteurs majeurs de transmission aéroportée. Pour les ménages non motorisés ou les personnes contraintes de se rendre à des rendez-vous médicaux périnataux réguliers, la navigabilité de cet évitement constitue une épreuve de force logistique.
4. Maintien au domicile (Stay at home)
Ce domaine fonctionnel mesure le repli spatial sécuritaire au sein du foyer. Il synthétise l’aptitude à basculer ses activités en distanciel (télétravail lorsque possible), l’évitement des lieux publics et établissements récréatifs ou culturels (bibliothèques, restaurants), le contournement des heures de pointe pour les achats de première nécessité, l’adoption de dispositifs marchands dématérialisés (« click-and-collect », livraisons à domicile) et la substitution des interactions présentielles par des outils de communication virtuels (Zoom, Skype). Il intègre également la renonciation aux déplacements interrégionaux et le sacrifice complexe consistant à refuser l’aide des grands-parents ou amis proches pour la garde des enfants en bas âge.
5. Vérification du statut infectieux (Check infection status)
Cette sous-échelle évalue la posture de vigilance proactive face au risque de transmission virale. Elle examine le recours intentionnel aux tests diagnostiques préalablement à toute interaction avec des sujets vulnérables (« at-risk patients »), l’utilisation quotidienne d’applications numériques d’alerte et de traçage des contacts (Corona-Warn-App), ainsi que la recherche méthodique d’informations fiables sur l’évolution constante des décrets législatifs et réglementaires en vigueur.
6. Cadre théorique
L’architecture conceptuelle de la COVID-19 Applicability Measure s’enracine principalement dans la théorie sociocognitive d’Albert Bandura (1986, 1997) et plus particulièrement dans le concept d’auto-efficacité comportementale (self-efficacy). Selon la modélisation bandurienne, l’adoption effective d’un comportement ne découle pas uniquement de la conviction qu’une conduite engendre un résultat bénéfique (attente d’issue ou outcome expectancy), mais repose de manière prépondérante sur la confiance qu’a l’individu en ses capacités matérielles et psychologiques à orchestrer et exécuter la conduite ciblée face aux obstacles (efficacité d’action).
En contexte pandémique, la théorie sociocognitive postule une distinction nette entre l’évaluation normative d’une règle (ex. « aérer régulièrement est vital pour la collectivité ») et l’agentivité pratique (ex. « je dispose de fenêtres adaptées dans mon bureau et mon environnement de travail permet d’aérer sans générer de conflit »). L’applicabilité mesure directement le résultat de cette confrontation entre la capacité d’action individuelle et les contraintes physiques du milieu.
L’instrument s’articule également avec la Théorie du comportement planifié (TCP) développée par Icek Ajzen (1991). Dans la TCP, le contrôle comportemental perçu (perceived behavioral control) constitue un prédicteur direct, indépendant de l’intention comportementale, de l’exécution de l’action. Wirtz et al. (2023) enrichissent cette perspective en formalisant l’applicabilité comme l’expression rétrospective du contrôle comportemental contextualisé : l’individu ne formule pas une projection abstraite, mais quantifie l’écart effectif entre ses intentions d’évitement du virus et les réalités coercitives imposées par ses rôles sociaux (maternité, responsabilités professionnelles, hébergement exigu).
Enfin, l’approche intégrative des auteurs s’appuie sur le modèle socio-écologique de Bronfenbrenner (1979). Les comportements de santé sont façonnés par l’interaction dynamique entre le microsystème (le foyer familial et ses exigences de soins aux nouveau-nés), le mésosystème (le milieu professionnel et ses flexibilités en matière de travail à distance), l’exosystème (les réseaux d’approvisionnement commercial et les transports publics) et le macrosystème (les lois et régulations pandémiques étatiques). La COVID-19 Applicability Measure capture les manifestations concrètes de cette négociation multi-niveaux.
7. Validité
Dans l’article princeps de Wirtz, Heiberger, Dresch et Schulz (2023) publié au sein de la revue psychométrique Diagnostica, les investigations de validité s’articulent autour de l’analyse structurelle interne, de la validité de contenu et d’approches de classification en variables latentes :
Validité de contenu
L’instrument a été élaboré selon une méthodologie rigoureuse garantissant une adéquation écologique et clinique élevée. Les items ont été formulés à partir d’un croisement minutieux entre :
- Les directives officielles de prévention promulguées par les autorités sanitaires allemandes (Robert Koch Institut) et fédérales au début de l’année 2021 ;
- Les supports d’information institutionnelle distribués au grand public ;
- Des entretiens qualitatifs conduits auprès de la population cible (femmes enceintes et jeunes mères d’enfants en bas âge), permettant de transcrire les recommandations sanitaires abstraites en scénarios concrets de la vie quotidienne (ex. la garde du nourrisson par les grands-parents, les courses alimentaires, le travail à domicile).
Validité de construit et structurelle
La validité dimensionnelle a été démontrée empiriquement par la confirmation de l’organisation pentafactorielle via des modèles d’équations structurelles appliqués aux variables catégorielles ordinales. La concordance des indices d’ajustement aux normes psychométriques les plus exigeantes (CFI = 0,977 ; TLI = 0,957 ; SRMR = 0,036) confirme que la variance inter-items est adéquatement expliquée par les cinq dimensions latentes postulées, sans redondance colinéaire excessive.
En outre, les auteurs ont adossé l’analyse factorielle à une Latent Class Analysis (LCA, analyse de classes latentes). Cette modélisation typologique a révélé des sous-groupes homogènes de répondantes se différenciant significativement selon leurs profils conjoints d’importance perçue et d’applicabilité pratique. L’identification de profils spécifiques — caractérisés par exemple par une haute valorisation morale des directives sanitaires mais une faible applicabilité des règles d’isolement en raison d’enfants en bas âge non scolarisés — apporte une solide démonstration de validité différentielle et de construit pour l’instrument.
Bien que les données initiales rapportées dans le résumé psychométrique restreint fassent mention de l’absence de panels longitudinaux externes de validité de critère au moment du recueil initial, la validité interne du réseau nomologique est solidement établie par la cohérence entre les classes latentes observées et les caractéristiques sociodémographiques réelles des participantes.
8. Fidélité
L’estimation de la fidélité de la COVID-19 Applicability Measure s’est focalisée sur l’évaluation de la consistance interne des cinq sous-échelles factorielles au sein de l’échantillon d’étalonnage allemand :
- Étendue des coefficients : Les indices de fidélité estimés via le coefficient alpha de Cronbach (α) s’échelonnent entre 0,562 et 0,777 selon les dimensions considérées.
- Interprétation psychométrique : Conformément aux standards méthodologiques établis pour des instruments comportant un nombre restreint d’items par facette (certaines sous-échelles ne regroupant que deux à quatre indicateurs), ces valeurs reflètent une fidélité qualifiée d’« insuffisante à modérée » selon les seuils classiques de Nunnally (1978). Si les échelles situées aux alentours de α ≈ 0,78 fournissent une stabilité suffisante pour la recherche fondamentale et les comparaisons de groupes agrégés, les facteurs approchant α ≈ 0,56 appellent à la prudence dans le cadre d’un diagnostic individuel isolé.
- Hétérogénéité des composantes comportementales : Les auteurs soulignent que cette variabilité de la consistance interne découle intrinsèquement de la nature des conduites préventives. Des actes tels que « maintenir 1,5 m de distance » et « aérer une pièce toutes les 20 minutes » sont tributaires de contraintes environnementales disparates (infrastructure spatiale versus organisation temporelle), ce qui tend naturellement à abaisser la covariance statistique pure sans pour autant altérer la validité pragmatique de la mesure.
9. Analyse factorielle
La structure sous-jacente de l’instrument composé de 20 items a été examinée au moyen d’une Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) ordinale, spécifiquement calibrée pour traiter les données catégorielles et non linéaires issues d’échelles de type Likert ordonnées :
Critères de rétention et extraction factorielle
L’analyse empirique a conduit à l’extraction de cinq dimensions latentes, soutenue conjointement par :
- Le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à l’unité), présentant la séquence décroissante suivante pour les six premières composantes : 6,96 ; 1,61 ; 1,42 ; 1,29 ; 1,09 ; 0,89. Une rupture nette d’inflexion (scree plot) intervient précisément après le cinquième facteur.
- Le pourcentage cumulé de variance : Les cinq facteurs retenus parviennent à expliquer 62 % de la variance totale des données, attestant d’une excellente capacité de condensation de l’information brute.
Rotation et indices d’ajustement
Une rotation oblique de type GEOMIN a été appliquée afin de préserver l’interdépendance conceptuelle et écologique existant entre les différents comportements de protection sanitaire. Le modèle factoriel présente des indices d’adéquation globale remarquablement élevés :
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,977 (dépassant largement le seuil conventionnel d’excellence de 0,95) ;
- TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,957 (attestant d’une robustesse face à la parcimonie du modèle) ;
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,036 (nettement inférieur au seuil critique de 0,08, confirmant de très faibles résidus de covariance).
Cette configuration factorielle confirme la séparabilité empirique de comportements souvent agrégés à tort dans la littérature, démontrant que l’hygiène individuelle, l’isolement spatial, l’évitement des transports et la surveillance sérologique constituent des dimensions de gestion quotidienne fonctionnellement distinctes.
10. Instrument de mesure
- Dénomination officielle : Mesure d’applicabilité de la COVID-19 (COVID-19 Applicability Measure).
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation / Inventaire psychométrique standardisé (Original Inventory/Questionnaire).
- Nombre d’items : 20 items comportementaux standardisés (organisés en 5 sous-échelles).
- Population cible : Adultes (18 ans et plus), développé initialement auprès de femmes enceintes et de mères de nourrissons (Allemagne).
- Langue d’origine : Allemand (version de recherche anglaise disponible dans le matériel supplémentaire).
- Format de réponse : Échelle ordinale en 6 points :
- 1 = très bien (sehr gut)
- 2 = bien (gut)
- 3 = plutôt bien (eher gut)
- 4 = plutôt mal (eher schlecht)
- 5 = mal (schlecht)
- 6 = très mal (sehr schlecht)
- Cotation et calcul des scores : Les scores peuvent être calculés par sommation simple ou par moyenne des items composant chacune des cinq sous-échelles factorielles :
- Application des mesures d’hygiène
- Évitement des contacts avec autrui
- Évitement des transports en commun
- Maintien au domicile
- Vérification du statut infectieux
- Interprétation des scores : Une cotation standard attribue des valeurs de 1 à 6. Plus le score numérique est bas (tendant vers 1), plus le participant a réussi à mettre en œuvre la recommandation avec aisance (« très bien »). Inversement, un score élevé (tendant vers 6) témoigne d’une applicabilité déficiente et de barrières écologiques substantielles (« très mal »). Certains chercheurs procèdent à une inversion préalable des scores (6 – score brut + 1) pour aligner les valeurs élevées sur un niveau d’applicabilité supérieur.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication : 2023.
- Titulaire des droits d’auteur : Markus Antonius Wirtz, Andrea Heiberger, Carolin Dresch et Anja Alexandra Schulz / Hogrefe Verlag.
- Permissions d’utilisation : L’instrument est librement utilisable pour les activités académiques, la recherche non commerciale et l’enseignement universitaire.
- Licence de diffusion : Publié en libre accès sous licence internationale Creative Commons Attribution 4.0 (CC BY 4.0). Les chercheurs sont autorisés à partager, copier et adapter l’outil sous réserve de créditer explicitement l’étude originale.
- Usage commercial : Non autorisé sans un accord formel préalable des auteurs et de l’éditeur.
- Tarification : Accès entièrement gratuit (aucun frais de licence pour la recherche scientifique).
12. Références
Les sources théoriques et psychométriques encadrant cet instrument incluent :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
- Bronfenbrenner, U. (1979). The ecology of human development: Experiments by nature and design. Harvard University Press.
- Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2nd ed.). McGraw-Hill.
- Wirtz, M. A., Heiberger, A., Dresch, C., & Schulz, A. A. (2023). Assessment of the importance of COVID-19 prevention measures and their applicability in the daily life of pregnant women and mothers of infants: Ordinal factor analysis and latent class analysis. Diagnostica, 69(1), 14–24. https://doi.org/10.1026/0012-1924/a000293
13. Questions et items du questionnaire
COVID-19 Applicability Measure
Instruction:
We would like to ask you to put yourself back into the situation at the beginning of 2021. There was no vaccine against COVID-19 yet, and the incidence rates were high.
Please indicate how well you managed to implement the following measures in your daily life in January or February 2021:
Response scale:
Items are rated as follows: 1 = very good, 2 = good, 3 = rather good, 4 = rather poor, 5 = poor, 6 = very poor.
(Original German options: Sehr gut / Gut / Eher gut / Eher schlecht / Schlecht / Sehr schlecht)
- How well did you manage in your daily life to inform yourself about the current legal measures and regulations?
- How well did you manage in your daily life to always maintain the recommended minimum distance of 1.5 m?
- How well did you manage in your daily life to ventilate regularly (approx. every 20 minutes) when you were with other people in closed rooms?
- How well did you manage in your daily life to wear a mouth-nose mask?
- How well did you manage in your daily life to wear a mouth-nose mask when you met an acquaintance on the way and had a short conversation with them?
- How well did you manage in your daily life to wash your hands regularly?
- How well did you manage in your daily life to regularly use disinfectant?
- How well did you manage in your daily life to avoid public transport?
- How well did you manage in your daily life to avoid public places (e.g., city library, restaurant)?
- How well did you manage in your daily life to meet as few people as possible?
- How well did you manage in your daily life to meet only with people who adhered to the Corona measures?
- How well did you manage in your daily life to work from home if possible?
- How well did you manage in your daily life not to go shopping at peak times?
- How well did you manage in your daily life to use a Corona app?
- How well did you manage to get tested before meeting at-risk patients?
- How well did you manage to avoid grandparents or acquaintances looking after your child?
- How well did you manage in your daily life to avoid interregional travel?
- How well did you manage in your daily life to use online offers (Skype, Zoom, etc.) for communication?
- How well did you manage in your daily life to use order, pick-up, or delivery services for food and shopping (click and collect)?