Liste lexicale néerlandaise

La Liste lexicale néerlandaise (Lexilijst Nederlands) est un instrument psychométrique développé par Schlichting et Lutje Spelberg évaluant le vocabulaire expressif et les premières combinaisons syntaxiques chez les enfants de 15 à 27 mois via un rapport parental rigoureusement normé.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

La Liste lexicale néerlandaise (connue originellement sous le nom de Lexilijst Nederlands, publiée par Liesbeth Schlichting et Henk Lutje Spelberg en 2001 et révisée en 2002) est un instrument psychométrique standardisé conçu pour évaluer le développement précoce du vocabulaire expressif et des premières combinaisons syntaxiques chez les jeunes enfants néerlandophones âgés de 15 à 27 mois. Reposant sur la méthode du rapport parental (parental report), l’outil permet aux professionnels de la petite enfance, orthophonistes et psychologues du développement de déterminer si les compétences communicatives et linguistiques émergentes d’un enfant progressent conformément aux trajectoires normatives observées chez ses pairs.

L’instrument se décline en deux formes parallèles strictement équivalentes (Forme A et Forme B), conçues pour minimiser les biais d’apprentissage lors des évaluations répétées ou des suivis longitudinaux. Chaque forme comprend un inventaire systématique de mots représentatifs des registres lexicaux quotidiens de l’enfant (noms d’objets, verbes d’action, termes sociaux, modificateurs) ainsi qu’un module évaluant l’apparition des premières productions pluri-mots. Le format de réponse est dichotomique (« dit » versus « ne dit pas encore »), complété par une échelle ordinale simple pour les patrons syntaxiques. Les propriétés psychométriques de la Liste lexicale néerlandaise sont remarquables : les indices de consistance interne (alpha de Cronbach) dépassent régulièrement 0,95, l’équivalence entre les formes A et B présente des corrélations supérieures à 0,90, et la validité convergente avec les sous-tests standardisés du langage (notamment les échelles de Schlichting) confirme sa robustesse dans le dépistage des retards de langage précoces et du trouble développemental du langage (TDL).

2. Mots-clés / Keywords

Liste lexicale néerlandaise, Lexilijst Nederlands, développement du langage, vocabulaire expressif, rapport parental, psychométrie, détection précoce, trouble développemental du langage, syntaxe émergente, étalonnage normatif, petite enfance.

3. Auteurs / Authors

La Liste lexicale néerlandaise a été élaborée et validée par deux figures majeures de la psycholinguistique développementale et de la psychométrie aux Pays-Bas :

  • Dr. J. Elisabeth (Liesbeth) Schlichting : Linguiste, psycholinguiste clinicienne et chercheuse spécialisée dans l’acquisition du langage chez l’enfant. Elle est notamment l’auteure principale des tests de référence hollandais pour l’évaluation du développement langagier (tels que le Schlichting Test voor Taalbegrip et le Schlichting Test voor Taalproductie). Ses travaux ont longtemps été affiliés à l’Université d’Amsterdam et à divers centres cliniques d’audiophonologie aux Pays-Bas.
  • Dr. Henk C. Lutje Spelberg : Psychométricien et statisticien du développement rattaché à l’Université de Groningue (Rijksuniversiteit Groningen). Expert reconnu dans la modélisation des échelles de développement, l’application des modèles de réponse à l’item (théorie de réponse aux items – TRI) et la standardisation des instruments d’évaluation pour enfants présentant des déficiences sensorielles ou cognitives.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Liste lexicale néerlandaise est de fournir une méthode de dépistage et d’évaluation diagnostique précoce du lexique productif chez les tout-petits de 15 à 27 mois. Dans la trajectoire du développement typique, cette fenêtre chronologique correspond à des étapes charnières : l’explosion lexicale (souvent située entre 18 et 24 mois) et l’émergence des premiers énoncés à deux mots. Une identification rapide et fiable des enfants présentant un décalage significatif au cours de cette phase constitue un enjeu de santé publique majeur, dans la mesure où les retards expressifs précoces peuvent refléter soit des trajectoires d’émergence tardive sans gravité (« late bloomers »), soit les premiers signes manifestes d’un trouble développemental du langage (TDL) ou d’une atteinte neurodéveloppementale plus globale.

Dans la pratique clinique, l’évaluation directe du jeune enfant de moins de deux ans et demi en cabinet ou en milieu hospitalier se heurte fréquemment à des obstacles méthodologiques majeurs. L’anxiété de séparation, la méfiance envers les inconnus, la variabilité de l’attention ou le refus de collaborer peuvent biaiser substantiellement les observations d’un clinicien. La Liste lexicale néerlandaise contourne ces écueils en mobilisant l’expertise naturelle des parents, qui disposent d’un échantillon d’observation représentatif et écologique du comportement langagier spontané de l’enfant dans ses contextes quotidiens (repas, jeux, rituels du coucher).

Au niveau de la recherche, cet instrument permet de quantifier précisément l’amplitude du vocabulaire expressif et d’analyser la dynamique d’acquisition en fonction de variables démographiques ou cliniques (sexe biologique, antécédents familiaux de troubles du langage, prématurité, environnement linguistique bilingue). L’outil s’intègre au système de suivi médical pédiatrique néerlandais (les consultatiebureaus) en fournissant un critère normé standardisé à des intervalles mensuels stricts, autorisant ainsi des interventions ciblées avant l’entrée dans le cycle scolaire formel.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la Liste lexicale néerlandaise repose sur deux composantes structurales du langage émergent : le vocabulaire expressif et la structuration syntaxique précoce.

1. Vocabulaire expressif

Le vocabulaire expressif renvoie à la capacité de l’enfant à mobiliser et à produire spontanément des formes lexicales conventionnelles dotées d’une signification partagée. L’inventaire ne se limite pas à la simple répétition ou à l’imitation mécanique, mais évalue l’utilisation fonctionnelle des mots dans la communication courante. La Liste lexicale néerlandaise explore différentes catégories sémantiques et grammaticales :

  • Les termes sociaux et pragmatiques : Mots associés aux routines interactives de base (ex. : équivalents néerlandais de « salut », « au revoir », « merci », « non »).
  • Les noms d’objets familiers et catégories nominales : Termes désignant la nourriture, les vêtements, les animaux, les parties du corps, les jouets et les objets de la maison. Ces items dominent classiquement les premiers stades de l’acquisition lexicale.
  • Les verbes d’action et termes de prédication : Verbes courants désignant les mouvements et les actions quotidiennes (ex. : « manger », « dormir », « regarder », « donner »), essentiels pour la transition vers les énoncés complexes.
  • Les modificateurs et déictiques : Adjectifs et adverbes précoces indiquant l’état, la dimension ou la localisation (ex. : « grand », « chaud », « là-bas », « parti »).

2. Premières combinaisons de mots (Syntaxe émergente)

Le second volet du construit concerne la capacité de l’enfant à combiner au moins deux mots signifiants pour former un message cohérent sans intervention de morphèmes grammaticaux complexes (style télégraphique). Selon la littérature psycholinguistique, le passage du mot isolé à la combinaison syntaxique (« encore lait », « papa parti ») est un indicateur bien plus prédictif du développement ultérieur de la grammaire que la seule taille brute du lexique. L’échelle évalue si ce comportement combinatoire est absent, émergent ou stabilisé dans les productions spontanées de l’enfant.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La Liste lexicale néerlandaise s’inscrit au carrefour des modèles fonctionnalistes et constructivistes de l’acquisition du langage, popularisés notamment par Elizabeth Bates, Philip Dale et leurs collaborateurs dans le cadre des inventaires MacArthur-Bates (MB-CDI). Selon ce paradigme, le lexique et la grammaire ne sont pas des modules étanches découplés, mais des composantes interconnectées au sein d’un système dynamique unique régulé par la masse lexicale critique : la grammaire émerge lorsque le stock lexical atteint un seuil volumique suffisant pour imposer une organisation structurée des unités de sens.

Sur le plan de l’évaluation, Schlichting et Lutje Spelberg ont ancré leur démarche dans la théorie du parental reporting validée sur le plan psychométrique. Les auteurs ont postulé que, si les parents ne sont pas des linguistes capables d’analyser la phonologie fine ou la syntaxe abstraite, ils sont en revanche d’excellents observateurs de reconnaissance lexicale. Lorsqu’on leur présente une liste de vérification fermée (checklist), la mémoire de reconnaissance remplace le rappel libre, ce qui élimine les biais d’oubli ou d’exagération et maximise la fidélité des réponses.

De plus, l’élaboration de la liste a tenu compte des particularités structurelles de la langue néerlandaise (langue germanique caractérisée par des structures verbo-finales en propositions subordonnées et des particules verbales détachables). L’agencement des formes parallèles A et B et le choix des items ont été méticuleusement calibrés pour refléter la fréquence lexicale réelle propre à la communauté linguistique des Pays-Bas, en écartant les calques linguistiques directs des inventaires anglo-saxons.

7. Validité / Validity

La validité de la Liste lexicale néerlandaise a été documentée lors de multiples études d’étalonnage et de validation clinique aux Pays-Bas :

Validité de contenu

La sélection initiale des items a été guidée par des corpus linguistiques d’enregistrements spontanés d’enfants néerlandophones et par les inventaires de fréquence développementale. Des panels d’orthophonistes et d’experts en linguistique du développement ont validé l’exhaustivité et la pertinence socioculturelle des mots inclus dans les versions A et B.

Validité convergente et concourante

Les études de validation ont démontré de fortes corrélations positives entre les scores obtenus à la Liste lexicale et les performances mesurées par des instruments d’administration directe standardisés :

  • Corrélations élevées (r variant de 0,68 à 0,81 selon les groupes d’âge) avec les scores de production langagière du Schlichting Test voor Taalproductie.
  • Corrélations modérées à fortes (r = 0,55 à 0,72) avec le Schlichting Test voor Taalbegrip (compréhension du langage), confirmant que, bien que mesurant prioritairement la production, la taille du lexique expressif demeure étroitement liée aux capacités globales de compréhension de l’enfant.
  • Validité concordante substantielle avec les adaptations néerlandaises du test de vocabulaire d’images de Peabody (PPVT).

Validité discriminante et diagnostique

L’échelle discrimine de façon statistiquement significative les enfants au développement typique de ceux orientés vers des centres d’audiologie pour suspicion de trouble du langage ou surdité légère à modérée. En appliquant un seuil psychopathologique fixé au 10e ou au 15e percentile, la Liste lexicale présente une sensibilité diagnostique oscillant entre 75 % et 84 % et une spécificité supérieure à 85 % pour la prédiction des difficultés langagières ultérieures documentées à l’âge de 3 et 4 ans.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a fait l’objet d’évaluations rigoureuses reposant sur la consistance interne, la stabilité temporelle et la fidélité des formes parallèles :

Consistance interne

Pour chacune des deux formes (A et B), le coefficient alpha de Cronbach calculé pour l’ensemble des tranches d’âge (15 à 27 mois) oscille entre 0,96 et 0,98. Des valeurs aussi élevées traduisent une excellente cohérence des items constitutifs et confirment que l’inventaire explore de manière homogène le construit de compétence lexicale expressive.

Équivalence des formes parallèles

L’un des atouts méthodologiques centraux du travail de Schlichting et Lutje Spelberg réside dans la comparabilité des formes A et B. Lors des protocoles de contre-passation (où un groupe de parents complétait la Forme A puis la Forme B à court intervalle), le coefficient de corrélation de Pearson entre les formes s’est établi à r = 0,94 (p < 0,001), sans divergence moyenne significative sur le nombre total de mots cochés. Les deux formes peuvent donc être utilisées indifféremment dans le cadre d’un pré-test et post-test thérapeutique.

Fidélité test-retest

Sur un sous-échantillon réévalué à un intervalle de deux semaines sans intervention clinique, la corrélation test-retest corrigée pour l’âge dépasse r = 0,90, démontrant que les fluctuations circonstancielles ou l’humeur parentale n’altèrent pas la stabilité de la mesure.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques menées par Lutje Spelberg ont mobilisé des analyses factorielles exploratoires (AFE), des analyses factorielles confirmatoires (AFC) et des approches issues de la théorie de réponse aux items (modélisation de Rasch et modèles à deux paramètres) :

Unidimensionnalité du construit

L’analyse en composantes principales des items lexicaux met systématiquement en exergue un facteur dominant massif qui explique une part prépondérante de la variance totale (plus de 50 à 60 % de la variance commune selon les cohortes). Ce facteur général représente l’aptitude sous-jacente d’acquisition lexicale. Les saturations factorielles des items sur cette dimension primaire sont très robustes, la quasi-totalité des mots présentant des saturations supérieures à 0,50.

Hiérarchisation développementale et calibration

L’approche par modélisation psychométrique a permis de vérifier que les items se distribuent le long d’un continuum de difficulté développementale cohérent :

  • Les items à saturation précoce et à faible seuil de difficulté (ex. : « papa », « maman », onomatopées d’animaux) sont maîtrisés dès 15-16 mois par la majorité des enfants.
  • Les items situés à un niveau médian de difficulté (noms d’objets moins fréquents, premiers verbes) discriminent fortement les enfants entre 18 et 22 mois.
  • Les items à seuil élevé (adjectifs dimensionnels, termes abstraits, combinaisons de mots) ne sont acquis que par les enfants situés au sommet de la trajectoire normative entre 24 et 27 mois.

Les indices d’ajustement global dans les modèles confirmatoires (CFA) démontrent un ajustement adéquat au modèle unidimensionnel sous-jacent, justifiant pleinement l’utilisation d’un score total sommatif brut pour l’interprétation clinique.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’outil se présente sous une forme standardisée et structurée destinée à une passation simple par l’entourage immédiat de l’enfant :

  • Type d’instrument : Questionnaire standardisé sous forme de rapport parental / liste de vérification lexicale (checklist).
  • Population cible : Enfants néerlandophones âgés de 15 mois à 27 mois (tranches normatives mensuelles : 15, 16, 17… jusqu’à 27 mois).
  • Versions disponibles : Deux formes parallèles équivalentes, désignées sous le nom de Forme A et Forme B.
  • Nombre d’items : Chaque forme comporte un échantillon calibré d’environ 120 à 130 mots représentatifs, suivi d’une section spécifique dédiée aux combinaisons de mots.
  • Format de réponse :
    • Pour la section lexicale : Format dichotomique (0 = « ne dit pas encore le mot », 1 = « dit le mot spontanément »). Les approximations phonologiques systématiques ou compréhensibles sont admises.
    • Pour la section syntaxique : Échelle ordinale à choix forcé évaluant la fréquence des productions pluri-mots (ex. : « Pas encore », « Parfois », « Souvent / Régulièrement »).
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes pour le parent ou le tuteur légal.
  • Cotation et étalonnage :
    • Calcul d’un score brut total correspondant au nombre total de mots cochés additionné au score de combinaison syntaxique.
    • Conversion des scores bruts en percentiles et scores standardisés (scores z / quotients de développement) par tranche d’âge d’un mois.
    • Disponibilité de tables normatives séparées pour les garçons et les filles (reflétant l’avance physiologique moyenne des filles dans l’émergence lexicale précoce), ainsi que de tables globales combinées.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année d’introduction initiale : 2001 (Version princeps standardisée par Schlichting et Lutje Spelberg).
  • Version révisée : 2002 (Lexilijst Nederlands: vernieuwde versie).
  • Éditeur officiel : Bohn Stafleu van Loghum (BSL), division professionnelle médicale et pédagogique (Pays-Bas). Les droits de distribution et les formulaires sont commercialisés sous licence protégée.
  • Permissions et accès : L’instrument complet, ses grilles de cotation et son manuel normatif sont soumis au droit d’auteur (copyright). Les questionnaires ne relèvent pas du domaine public et ne peuvent être photocopiés ou numérisés sans l’autorisation préalable expresse de l’éditeur.
  • Tarifs indicatifs : Les kits de démarrage (comprenant le manuel technique, les tables de normes et des paquets de formulaires de passation Formes A et B) sont vendus aux professionnels de santé et centres institutionnels à des tarifs usuels pour le matériel psychométrique clinique (généralement compris entre 100 et 200 euros selon les formats d’approvisionnement).
  • Qualification requise : Utilisation réservée aux professionnels formés au diagnostic ou au dépistage développemental (orthophonistes, psychologues, pédiatres, médecins de santé infantile).

12. Références / References

  • Bates, E., Dale, P. S., & Thal, D. (1995). Individual differences and their implications for theories of language development. In P. Fletcher & B. MacWhinney (Eds.), The handbook of child language (pp. 96-151). Blackwell. https://doi.org/10.1111/b.9780631203124.1995.00007.x
  • Fenson, L., Dale, P. S., Reznick, J. S., Thal, D., Bates, E., Hartung, J. P., Pethick, S., & Reilly, J. S. (1993). MacArthur Communicative Development Inventories: User’s guide and technical manual. Singular Publishing Group.
  • Lutje Spelberg, H. C., & Schlichting, J. E. P. T. (2001). De Lexilijst Nederlands: Een instrument voor het signaleren van vroege taalontwikkelingsproblemen bij kinderen van 15 tot 27 maanden. Bohn Stafleu van Loghum.
  • Schlichting, L., & Lutje Spelberg, H. (2002). Lexilijst Nederlands: Vernieuwde versie. Bohn Stafleu van Loghum. https://www.bsl.nl
  • Schlichting, L., van Eldik, M. C. M., Lutje Spelberg, H. C., van der Meulen, S., & van der Meulen, B. F. (2003). Schlichting Test voor Taalproductie. Bohn Stafleu van Loghum.
  • Stolt, S., Haataja, L., Lapinleimu, H., & Lehtonen, L. (2008). The early development of lexicon: How do very-low-birth-weight and full-term infants differ in the acquisition of words and word combinations? Journal of Communication Disorders, 41(5), 387-408. https://doi.org/10.1016/j.jcomdis.2007.09.001

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Kruis bij elk woord aan of uw kind dit woord zelf spontaan zegt. Zegt uw kind het woord nog niet helemaal goed (bijvoorbeeld 'toot' voor 'auto'), maar bedoelt het wel steeds hetzelfde, kruis dan toch 'ja' aan. Kruis geen 'ja' aan als uw kind het woord alleen na u nazegt.
Response Scale: Dichotomous checklist (Zegt uw kind het woord: Ja / Nee) plus multiple-choice question on word combinations (Nog niet / Soms / Regelmatig)
1

De Lexilijst Nederlands bestaat uit twee parallelle versies (Vorm A en Vorm B), elk met 115 testwoorden en een vraag over woordcombinaties.
2

Voorbeeldsecties en representatieve woorden van Vorm A (115 woorden totaal):
•

Geluiden/Uitroepen: au, boe, waf-waf/woef, tuut-tuut

•

Personen: papa, mama, baby, opa, oma

•

Dieren: hond, poes/kat, vogel, vis, paard, eend

•

Eten en drinken: brood, melk, koek, appel, banaan, sap

•

Speelgoed en voertuigen: bal, pop, auto, fiets, boek

•

Lichaamsdelen en kleding: oog, neus, mond, schoen, jas

•

Huis en omgeving: bed, stoel, tafel, deur, bad

•

Werkwoorden/Handelingen: slapen, eten, drinken, kijken, vallen

•

Bijvoeglijke/Overige woorden: op, weg, koud, warm, mooi, nog, nee, ja

3

Syntactische vraag (Woordcombinaties):
4

Combineert uw kind wel eens twee of meer woorden tot een kort zinnetje (zoals 'auto weg', 'meer melk', 'papa kijken')?
1

Nog niet
2

Soms
3

Regelmatig
★

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Looti, M. (2026, octobre 18). Liste lexicale néerlandaise. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=liste-lexicale-neerlandaise-lexilijst
Looti, Mohammed. “Liste lexicale néerlandaise.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=liste-lexicale-neerlandaise-lexilijst.
Looti, Mohammed. “Liste lexicale néerlandaise.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=liste-lexicale-neerlandaise-lexilijst.