1. Résumé / Abstract
Les échelles LAM (Literal, Antiliteral, Mythological Scales), initialement développées et formalisées par le psychologue et théologien Richard A. Hunt en 1972, constituent un instrument psychométrique pionnier destiné à évaluer le style interprétatif individuel vis-à-vis des énoncés bibliques, théologiques et religieux. Conçues pour pallier les limites substantielles inhérentes aux mesures conventionnelles de la religiosité — lesquelles confondaient systématiquement l’engagement religieux authentique avec une adhésion fondamentaliste et littérale aux dogmes —, les échelles LAM opérationnalisent trois orientations herméneutiques distinctes : l’orientation littérale (L), qui implique une acceptation directe et au premier degré des doctrines ; l’orientation anti-littérale (A), caractérisée par un rejet univoque, rationaliste ou matérialiste de ces assertions ; et l’orientation mythologique ou symbolique (M), qui transcende l’alternative binaire assentiment/rejet en réinterprétant les narratifs religieux sous un prisme métaphorique, existentiel ou ontologique profond.
L’instrument définitif comprend 17 thèses théologiques (extraites d’un ensemble préliminaire de 25 items), chacune assortie de trois à quatre interprétations représentatives des orientations L, A et M. Les modalités de cotation originelles proposées par Hunt reposent sur des formats ipsatifs (méthode de classement différentiel 2-1-0 ou sélection exclusive 1-0-0), bien que des versions adaptées sur échelle de Likert (de -2 à +2) aient été ultérieurement développées par Poythress (1975) et Orlowski (1979) afin de contourner les contraintes statistiques de l’ipsativité. Sur le plan psychométrique, les coefficients de fidélité par la méthode de variance-covariance de Gulliksen ou par cohérence interne corrigée selon la formule de Spearman-Brown attestent d’une bonne homogénéité pour les sous-échelles littérale (.83 à .94) et anti-littérale (.71 à .95), tandis que la sous-échelle mythologique présente des indices plus modérés (.67 à .77). Les analyses de validité convergente et de validité prédictive (vander Lans, 1991) confirment la pertinence du construit pour capter la complexité cognitive et l’ouverture herméneutique face aux symboles confessionnels, bien que des débats épistémologiques et dimensionnels persistent quant à la spécificité culturelle de la sous-échelle M.
2. Mots-clés / Keywords
Échelles LAM, Richard A. Hunt, psychologie de la religion, style interprétatif, herméneutique religieuse, orientation littérale, orientation anti-littérale, pensée mythologique, cognition symbolique, mesure de la religiosité, psychométrie, ipsativité.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par Richard A. Hunt, Ph.D., enseignant-chercheur en psychologie et sciences de la religion, rattaché au Department of Psychology de la Southern Methodist University (Dallas, Texas, États-Unis). Ses travaux ultérieurs et les extensions méthodologiques de l’instrument ont impliqué plusieurs contributeurs académiques majeurs au sein de la psychologie religieuse internationale :
- Norman G. Poythress : Chercheur en psychologie légale et méthodologie d’évaluation, ayant formalisé l’adaptation normative de l’échelle sous format d’évaluation dimensionnelle de Likert.
- Jan M. vander Lans : Professeur de psychologie de la religion à l’Université catholique de Nimègue (Pays-Bas), spécialiste des processus cognitifs appliqués au langage métaphorique religieux.
- W. E. Northover & L. Montoro-Gonzalez : Chercheurs associés aux études transculturelles de validation menées conjointement entre le Canada et l’Espagne.
- C. D. Orlowski : Psychologue chercheur s’étant intéressé aux dimensions sémantiques et comportementales du modèle au sein de contextes monastiques catholiques.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental des échelles LAM est de mesurer de manière empirique et différentielle le style herméneutique ou cognitif adopté par un sujet confronted à des propositions de nature scripturaire, métaphysique ou théologique. Historiquement, la psychologie sociale et la psychométrie de la religion souffraient d’un biais structural récurrent, qualifié par Richard Hunt de « biais fondamentaliste » (fundamentalistic bias). Dans les instruments classiques d’évaluation de la religiosité développés au cours du XXe siècle — à l’instar des échelles d’orthodoxie dogmatique ou d’assentiment doctrinal pur —, le degré de foi ou de ferveur spirituelle d’une personne était strictement mesuré par son niveau d’accord explicite avec des formulations littérales rigides (par exemple, la véracité physique brute de la création en six jours, la résurrection corporelle tangible, ou l’inerrance factuelle absolue des miracles scripturaires).
Cette carence méthodologique avait pour conséquence de placer les répondants instruits, adeptes d’une spiritualité sophistiquée ou affiliés à des courants théologiques libéraux, dans une aporie métrologique : n’adhérant pas à l’interprétation matérielle ou factuelle de ces récits, ils étaient contraints de sélectionner des réponses négatives (« en désaccord »), ce qui conduisait les algorithmes d’analyse factorielle ou de sommation linéaire à les classifier erronément comme étant « non religieux », agnostiques ou athées. Réciproquement, les individus rejetant la foi sur la base exclusive d’un désaccord scientifique étaient amalgamés sous une même bannière de non-croyance indifférenciée.
Les échelles LAM répondent à cette faille théorique en séparant l’axe de l’engagement religieux de l’axe du style herméneutique. L’évaluation poursuit les finalités suivantes :
- En recherche fondamentale : Cartographier le développement cognitif et religieux de l’adulte, investiguer les corrélats entre la flexibilité mentale, le dogmatisme, les préjugés sociaux (tels que l’antisémitisme ou l’ethnocentrisme) et la complexité interprétative des croyances symboliques.
- En psychologie cognitive et linguistique : Analyser la manière dont les individus décodent la polysémie des métaphores, les figures de style sacrées et les allégories métaphysiques en fonction de leur niveau intellectuel et de leur formation académique.
- En psychologie clinique et pastorale : Assister les praticiens et les conseillers spirituels dans la compréhension des conflits de sens, des crises existentielles ou des dissonances cognitives éprouvées par des fidèles qui ne peuvent plus souscrire à une lecture littérale naïve des textes ancestraux mais refusent le nihilisme ou l’athéisme matérialiste radical.
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle sous-jacent aux échelles LAM postule que l’attitude envers un énoncé théologique ne se résume pas à l’approbation ou au désaveu de son contenu doctrinal brut, mais engage la structure d’interprétation sémantique de l’énoncé. Le construit s’articule autour de trois dimensions primaires :
1. L’orientation littérale (L — Literal)
L’attitude littérale se traduit par l’acceptation sans réserve d’une proposition religieuse prise dans sa valeur faciale empirico-historique directe. Pour le sujet adoptant ce style, le langage religieux relève d’une ontologie concrète et descriptive : un miracle scripturaire est un événement physique qui a transgressé matériellement les lois de la nature ; les récits de la Genèse constituent des faits historiques avérés ; et Dieu intervient directement dans l’ordre du monde temporel de façon univoque. Sur le plan cognitif, cette modalité est souvent reliée à une pensée fermée, un besoin élevé de clôture cognitive et un attachement strict à l’autorité institutionnelle.
2. L’orientation anti-littérale (A — Antiliteral)
L’attitude anti-littérale partage avec l’orientation précédente le postulat selon lequel les énoncés religieux doivent être appréhendés à la lettre, mais elle adopte le positionnement inverse : elle rejette vigoureusement la véracité de ces assertions en raison de leur incompatibilité flagrante avec la méthode scientifique contemporaine, le rationalisme logique ou l’évidence empirique. Pour l’individu de style anti-littéral, si la résurrection physique ou la naissance virginale est biologiquement impossible, alors l’affirmation est fausse, trompeuse ou relève de la pure superstition. Le sujet récuse le surnaturel en lui opposant des explications immanentes, mécanistes ou socioculturelles, tout en maintenant une structure épistémique d’évaluation factuelle du discours théologique.
3. L’orientation mythologique ou symbolique (M — Mythological)
L’attitude mythologique (ou métaphorique) dépasse la dialectique rigide de l’assentiment ou du refus littéral. L’individu reconnaît que le langage mythique et la rhétorique religieuse ne sont pas des descriptions scientifiques ou historiques de la nature, mais des représentations allégoriques, existentialistes ou poétiques pointant vers ce que le théologien Paul Tillich nommait « l’Ultime Préoccupation » (Ultimate Concern). Sous cette modalité herméneutique, l’invalidation factuelle d’un mythe ne détruit pas sa portée véritative : un récit de création est vu comme une méditation anthropologique et cosmique sur la condition humaine et la transcendance, indépendante des théories de l’évolution biologique ou de la cosmologie. Ce style implique une maturité herméneutique, une forte flexibilité conceptuelle et une tolérance élevée à l’ambiguïté.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique des échelles LAM s’ancre à la croisée de la théorie herméneutique, de la théologie libérale du XXe siècle et des modèles du développement cognitif et moral. Richard A. Hunt a formulé son instrument en s’appuyant particulièrement sur les réflexions théologiques et philosophiques de Paul Tillich, de Rudolf Bultmann et de Paul Ricœur.
Bultmann a popularisé le concept de « démythologisation » (Entmythologisierung), démontrant que la transmission du kérygme chrétien dans un monde sécularisé exige de dépouiller les récits anciens de leur cadre mythique pré-scientifique afin d’en dégager le sens existentiel adressé à la conscience humaine. De manière analogue, Paul Tillich soutenait que Dieu n’est pas « un étant » supérieur existant au sein de l’espace physique, mais le « Fondement de l’Être » (Ground of Being), et que toute formulation humaine Le concernant doit être comprise comme un symbole vivant. Enfin, le philosophe Paul Ricœur décrivait le passage d’une « première naïveté » (croyance littérale infantile) à une « seconde naïveté » (herméneutique critique réinvestissant le symbole de manière post-critique), un processus qui correspond fidèlement à la transition du style L vers le style M dans l’instrumentation de Hunt.
Sur le plan psychologique, les échelles LAM s’articulent avec les théories développementales structuralistes, notamment celles de Jean Piaget et ultérieurement de James W. Fowler sur les stades de la foi (Stages of Faith). Le passage d’un stade mythique-littéral (stade 2 de Fowler) ou conventionnel-synthétique à une foi conjonctive (stade 5) suppose le dépassement de la pensée concrète au profit d’une capacité à manier les paradoxes symboliques. Hunt a émis l’hypothèse que le style M incarnait le niveau le plus mature du développement religieux adulte, bien que cette affirmation téléologique ait fait l’objet de vives controverses méthodologiques et sociologiques.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de la validité des échelles LAM a mis en lumière des éléments solides tout en soulevant des interrogations structurales persistantes :
Validité convergente et discriminante
Dans sa publication princeps, Hunt (1972a) a administré les échelles LAM conjointement avec la Religious Worldviews Scale de McLean (1952). Les résultats ont révélé une corrélation positive très élevée entre la sous-échelle littérale (L) et l’orthodoxie traditionnelle de McLean, ainsi qu’une corrélation négative marquée avec la sous-échelle anti-littérale (A). Ces observations fournissent une preuve robuste de la validité convergente des échelles L et A pour identifier les polarités classiques de croyance et de rejet. Néanmoins, comme l’a relevé Hunt lui-même, les thèses théologiques servant d’amorces aux items de l’échelle LAM dérivent pour partie des items originaux de McLean, rendant ces fortes corrélations mathématiquement attendues.
Plus déterminante pour la validité discriminante du modèle, la sous-échelle mythologique (M) est apparue totalement indépendante (absence de corrélation significative) du score d’orthodoxie de McLean. Ce résultat confirme l’hypothèse fondamentale de Hunt : l’orientation mythologique mesure une modalité herméneutique autonome qui échappe complètement aux échelles classiques de religiosité quantitative.
Validité concourante et jugement par les pairs
Orlowski (1979) a examiné la validité concourante de l’outil auprès d’un échantillon homogène de 82 religieux catholiques de l’ordre franciscain. Les auto-évaluations des sujets sur les échelles L et M étaient significativement corrélées avec les évaluations indépendantes fournies par des pairs observateurs au sein de la communauté. Cependant, les cotations sur l’échelle A ne présentaient pas de corrélation significative avec les jugements des pairs, un biais attribué à la restriction de variance dans un milieu monastique où les doutes ou rejets anti-littéraux sont publiquement inhibés pour des raisons d’approbation sociale, créant une disparité entre convictions intimes et comportements observables.
Validité prédictive et flexibilité cognitive
Dans une série d’investigations empiriques, vander Lans (1991) a démontré la validité prédictive des styles L et M à l’aide d’entretiens cliniques semi-structurés auprès d’individus obtenant des scores extrêmes. Les participants caractérisés par un profil M traitaient le matériel scripturaire avec une souplesse sémantique et une plasticité conceptuelle notablement supérieures à celles des répondants du groupe L, confirmant que l’échelle prédit de façon adéquate les processus cognitifs qualitatifs engagés dans l’interprétation discursive.
8. Fidélité / Reliability
L’estimation de la fidélité des échelles LAM a été conduite à travers différentes méthodologies statistiques adaptées à la fois aux scores ipsatifs originaux et aux formats dimensionnels continus :
- Données initiales de Hunt (1972a) : En appliquant la procédure de variance-covariance de Gulliksen pour données ipsatives à son échantillon de 173 étudiants de la Southern Methodist University, Hunt a documenté des coefficients de fidélité élevés pour la sous-échelle littérale ($r = .87$) et la sous-échelle anti-littérale ($r = .92$). En revanche, la sous-échelle mythologique a affiché une cohérence plus modeste ($r = .77$).
- Adaptation de Poythress (1975) : En transformant chaque alternative interprétative en un item autonome noté sur une échelle de Likert de 5 points (allant de -2 à +2), Poythress a calculé des coefficients de fidélité par la méthode de bissection (split-half), ajustés par la formule de Spearman-Brown. Les indices obtenus se sont révélés remarquablement stables : $r = .94$ pour l’échelle L, $r = .95$ pour l’échelle A, et $r = .76$ pour l’échelle M.
- Étude d’Orlowski (1979) : Sur l’échantillon franciscain utilisant également la formulation Likert, les coefficients corrigés de Spearman-Brown ont indiqué $r = .83$ (L), $r = .71$ (A) et $r = .67$ (M).
Il ressort de manière consistante à travers toutes les études empiriques que la fidélité de la sous-échelle mythologique demeure systématiquement inférieure à celle des échelles L et A. Cette atténuation de la cohérence interne s’explique par la complexité sémantique intrinsèque des énoncés symboliques : comme l’a souligné le sociologue Andrew Greeley (1972), les réponses M formulées par Hunt reflètent une sensibilité théologique protestante libérale humaniste très spécifique ; un répondant adoptant une herméneutique symbolique d’une autre tradition théologique peut adhérer à l’intention métaphorique globale tout en marquant des réserves envers les formulations particulières de Hunt, générant ainsi de la variance d’erreur.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle des échelles LAM soulève des questions métrologiques majeures touchant à la dimensionnalité de la cognition religieuse. Hunt (1972a) postulait au départ l’existence de deux axes théoriques orthogonaux sous-jacents :
- L’axe épistémologique du style d’interprétation (allant du littéral au symbolique/métaphorique).
- L’axe théologique du contenu d’adhésion (allant de l’orthodoxie religieuse conservatrice à la position libérale ou non-religieuse).
Si ces deux axes étaient rigoureusement indépendants au sens d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) à structure croisée, quatre quadrants théoriques devraient être représentés :
- Littéral-Religieux (correspondant à l’échelle L) ;
- Littéral-Non religieux (correspondant à l’échelle A) ;
- Symbolique-Religieux (correspondant à l’échelle M) ;
- Symbolique-Non religieux (quadrant logiquement absent de la matrice de Hunt).
L’omission de cette quatrième alternative méthodologique a été examinée par Northover, Montoro-Gonzalez et Hunt (1993) dans des analyses factorielles exploratoires transculturelles (comparant des cohortes étudiantes canadiennes et espagnoles). Leurs modélisations ont révélé que sur le plan empirique, les orientations L et A opèrent fréquemment comme les deux pôles opposés d’un même facteur bipolaire primaire (adhésion vs rejet factuel des doctrines dogmatiques). Dans une telle configuration, l’orientation mythologique (M) tend à émerger soit sous la forme d’un second facteur orthogonal captant l’abstraction cognitive et le latitudinarisme théologique, soit comme une zone intermédiaire non tranchée absorbant l’indécision dogmatique.
De surcroît, les tentatives d’analyse factorielle conduites directement sur les matrices ipsatives d’origine sont biaisées par le problème de dépendance linéaire stricte (la somme des rangs ou points étant constante par bloc d’items), ce qui induit mécaniquement des saturations négatives artificielles. Seules les versions factorisées sur les données de Poythress (items Likert distincts) ont permis de valider une solution stable à trois facteurs distincts rendant compte de la majeure partie de la variance totale expliquée.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique papier-crayon d’auto-évaluation herméneutique et cognitive.
- Format d’administration : Individuel ou collectif, auto-administré sans limite de temps stricte (durée estimée : 15 à 25 minutes).
- Nombre d’items : 17 thèses doctrinales fondamentales, accompagnées chacune de 3 (parfois 4) propositions interprétatives distinctes correspondant aux profils L, A et M (soit un total d’environ 53 items de réponse analysables).
- Échelles de cotation originales (Ipsatives) :
- Méthode du classement différentiel (2-1-0) : Le répondant classe les alternatives par ordre de préférence d’affinité. L’alternative jugée la plus proche reçoit 2 points, la suivante 1 point, et la moins représentative 0 point.
- Méthode de sélection exclusive (1-0-0) : Le sujet attribue 1 point exclusivement à l’interprétation qui exprime le mieux sa vision personnelle, et 0 aux autres. C’est la méthode préconisée par Hunt en raison de l’atténuation des corrélations artificielles inter-échelles.
- Classification finale : L’individu est assigné au profil prédominant (L, A ou M) en fonction de son score sommatif le plus élevé (la somme totale des 3 échelles étant plafonnée par la contrainte de format).
- Format dimensionnel alternatif (Likert) : Présentation de chaque alternative couplée à sa thèse sous forme d’énoncés indépendants notés sur une échelle bipolaire de 5 points allant de -2 (« Fortement en désaccord ») à +2 (« Fortement en accord »).
- Public cible et exigences linguistiques : Destiné principalement aux adultes et étudiants de l’enseignement supérieur. L’instrument nécessite un niveau de littératie et de vocabulaire théologique/philosophique avancé.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception et publication princeps : 1972 (travaux initiaux publiés dans le Journal for the Scientific Study of Religion).
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle académique originale détenue par Richard A. Hunt et la Society for the Scientific Study of Religion (SSSR).
- Conditions d’utilisation et permissions : L’instrument relève du domaine de la recherche académique fondamentale. Son utilisation à des fins scientifiques, d’enseignement ou d’investigation non commerciale est autorisée sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence (Hunt, 1972a). Les adaptations commerciales, traductions standardisées à large diffusion ou intégrations dans des batteries d’évaluation professionnelle requièrent une autorisation formelle auprès des ayants droit ou de l’éditeur du périodique scientifique.
- Tarifs d’administration : L’accès aux items dans le cadre de la recherche universitaire est entièrement libre et gratuit (aucun coût de licence par passation).
12. Références / References
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- Hunt, R. A. (1972a). Mythological-symbolic religious commitment: The LAM scales. Journal for the Scientific Study of Religion, 11(1), 42–52. https://doi.org/10.2307/1384299
- Hunt, R. A. (1972b). Reply to Greeley. Journal for the Scientific Study of Religion, 11(3), 290–292. https://doi.org/10.2307/1384551
- Hunt, R. A. (1993). Response to Northover and Gonzalez. The International Journal for the Psychology of Religion, 3(3), 201–204. https://doi.org/10.1207/s15327582ijpr0303_4
- Jablonski, P., Grzymala-Moszczynska, H., & van der Lans, J. (1994). Interpretation of religious language among Poles and the Dutch: Cognitive competence or cultural construction? Polish Psychological Bulletin, 25(4), 283–302.
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- Orlowski, C. D. (1979). Linguistic dimension of religious measurement. Journal for the Scientific Study of Religion, 18(3), 306–311. https://doi.org/10.2307/1385777
- Poythress, N. G. (1975). Literal, antiliteral, and mythological religious orientations. Journal for the Scientific Study of Religion, 14(3), 271–284. https://doi.org/10.2307/1384893
- vander Lans, J. M. (1991). Interpretation of religious language and cognitive style: A pilot study with the LAM scale. The International Journal for the Psychology of Religion, 1(2), 107–123. https://doi.org/10.1207/s15327582ijpr0102_4