Jugements de typicalité publicitaire et traitement des publicités télévisées créatives — Questionnaire du modèle

Découvrez le questionnaire du modèle d’évaluation de la typicalité publicitaire et du traitement des annonces télévisées créatives développé par Mark Peterson et Naresh K. Malhotra (2023). Analyse psychométrique complète, validité, fidélité et items officiels.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

Le Questionnaire du modèle des jugements de typicalité publicitaire et du traitement des publicités télévisées créatives (Peterson & Malhotra, 2023) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer la manière dont les jugements de typicalité formulés par les consommateurs influencent le traitement cognitif et affectif des messages publicitaires audiovisuels. Développé pour investiguer la représentativité perçue d’une annonce par rapport à sa catégorie de produits de référence, cet outil s’enracine dans les théories de la catégorisation cognitive appliquées au marketing et à la psychologie du consommateur, prolongeant les travaux séminaux de Loken et Ward (1990) ainsi que de Goodstein (1993). L’instrument opérationnalise l’évaluation en distinguant de façon novatrice les attentes préalables relatives à la catégorie (attentes thématiques et attentes émotionnelles positives ou négatives) et les réponses effectives générées lors du visionnage publicitaire (sentiments ressentis, motivation d’approbation sociale, congruence perçue ou Ad Match, et attitude globale envers l’annonce).

Composé d’un ensemble structuré d’items ciblés répartis sur huit construits interdépendants, le questionnaire a fait l’objet d’un processus rigoureux de rétro-traduction (notamment entre l’anglais et le russe) garantissant une équivalence linguistique et conceptuelle optimale à travers de multiples itérations consensuelles. Les propriétés psychométriques du modèle ont été établies sur la base de trois études empiriques indépendantes menées auprès de cohortes d’adultes et de jeunes adultes. Les analyses factorielles confirmatoires ont attesté de l’unidimensionnalité de chaque construit, avec une proportion de variance expliquée dépassant systématiquement 54 % selon la méthode d’extraction par le maximum de vraisemblance, complétée par d’excellents indices d’ajustement global (TLI = 0,97 ; CFI = 0,98 ; RMSEA = 0,07).

Sur le plan de la fidélité, l’instrument présente une cohérence interne élevée avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs ou égaux à 0,76 pour l’ensemble des dimensions. La fidélité test-retest à un intervalle de 60 jours démontre une stabilité temporelle satisfaisante pour les attentes thématiques (r = 0,50) et affectives (r = 0,51). La validité nomologique est corroborée par des coefficients de régression standardisés hautement significatifs reliant les sentiments positifs évoqués (β = 0,34), les sentiments négatifs (β = -0,26) et la motivation publicitaire (β = 0,16) à l’attitude globale envers l’annonce (Attitude toward the Ad). Cet outil constitue ainsi un standard méthodologique rigoureux pour les chercheurs et praticiens s’intéressant à la créativité publicitaire, à l’incongruité schématique et à la persuasion persuasive médiatisée.

2. Mots-clés

Typicalité publicitaire, traitement cognitif, créativité publicitaire, publicité télévisée, adéquation publicitaire, congruence schématique, attentes affectives, sentiments évoqués, attitude envers la publicité, approbation sociale, psychométrie du consommateur, persuasion publicitaire.

3. Auteurs

Le modèle de mesure et son questionnaire associé ont été développés et validés par deux chercheurs de premier plan en marketing quantitatif et comportement du consommateur :

  • Mark Peterson : Professeur de marketing, chercheur spécialisé dans les dynamiques de persuasion publicitaire, la cognition du consommateur et le développement durable des marchés.
  • Naresh K. Malhotra : Professeur émérite de marketing au Scheller College of Business, Georgia Institute of Technology, Atlanta, Géorgie, États-Unis. Expert mondialement reconnu en méthodologie de recherche en marketing et en modélisation psychométrique. Courriel institutionnel de correspondance : [email protected].

4. Objectif

L’objectif fondamental de cet instrument de mesure est de décortiquer, quantifier et modéliser l’impact direct et indirect des jugements de typicalité émis par les consommateurs sur les mécanismes de traitement de l’information lors de l’exposition à des publicités télévisées créatives. Dans le domaine de la communication persuasive, les annonceurs oscillent constamment entre la conformité aux conventions publicitaires d’un secteur industriel donné (visant à faciliter l’identification immédiate du produit) et l’introduction d’éléments créatifs disruptifs ou atypiques (destinés à capter l’attention sélective et à éviter l’habituation cognitive). Le questionnaire formalisé par Peterson et Malhotra (2023) offre un cadre empirique standardisé permettant d’évaluer comment l’écart ou la concordance entre les schémas mentaux préexistants du consommateur et l’exécution publicitaire réelle module les réponses cognitives et affectives.

D’un point de vue théorique et appliqué, cet outil résout une difficulté méthodologique récurrente dans la littérature du marketing : la confusion fréquente entre les attentes structurelles du récepteur envers une catégorie de produits et les réactions idiosyncrasiques générées par le message lui-même. En séparant explicitement les attentes de valence émotionnelle (positives ou négatives) et les attentes thématiques des sentiments effectivement ressentis durant le visionnage, l’échelle permet d’isoler l’impact psychologique de la rupture schématique (schema incongruity). Elle permet de déterminer si une exécution publicitaire atypique est perçue comme une surprise cognitive stimulante générant une attitude favorable ou si elle suscite un sentiment de scepticisme, de confusion et de rejet.

Dans le champ de la recherche académique, l’échelle sert à tester des modèles structurels intégrant la théorie de la catégorisation, la théorie de l’évaluation cognitive et les modèles de persuasion à double voie (comme le modèle de probabilité d’élaboration, ELM). Les chercheurs peuvent investiguer les conditions sous lesquelles la typicalité perçue maximise l’efficacité mémorielle et attitudinale. Sur le plan appliqué et managérial, l’instrument s’avère particulièrement précieux lors des phases de pré-test publicitaire (copy testing) et de post-test de campagnes télévisées ou numériques. Les agences de communication et les directeurs de marque peuvent utiliser cet outil pour mesurer avec précision si l’univers créatif proposé dépasse le seuil optimal de divergence par rapport aux codes de la catégorie, risquant ainsi de déclencher des sentiments négatifs (scepticisme, méfiance) au détriment de l’engagement envers la marque.

5. Construit psychologique

Le modèle opérationnalise le processus de traitement publicitaire à travers un réseau nomologique de huit construits psychologiques distincts mais interconnectés, englobant les représentations préalables en mémoire, les réactions expérientielles immédiates et les évaluations globales :

1. Attentes de sentiments positifs (Positive Feeling Expectations)

Ce construit mesure le degré auquel un individu s’attend, a priori, à éprouver des émotions positives et stimulantes lors de l’exposition à des annonces télévisées typiques d’une catégorie donnée (par exemple, les automobiles compactes). Il capte la vivacité émotionnelle anticipée, structurée autour de marqueurs affectifs d’énergie et de gaieté tels que le fait de se sentir vivant, actif et joyeux (alive, active, cheerful).

2. Attentes de sentiments négatifs (Negative Feeling Expectations)

Complémentaire du précédent, ce construit évalue l’anticipation d’états affectifs négatifs ou de postures de méfiance critique face aux messages publicitaires de la catégorie. Il reflète le schéma de vigilance cognitive du consommateur, caractérisé par des attentes de réactions critiques, sceptiques ou soupçonneuses (critical, skeptical, suspicious).

3. Attentes thématiques d’attractivité (Theme Expectations – Attractiveness)

Cette dimension évalue les croyances schématiques du consommateur quant aux stratégies d’appel (advertising appeals) traditionnellement mobilisées par les créatifs dans la catégorie considérée. Elle sonde l’anticipation de thèmes liés à la séduction, au charme personnel, à l’attractivité physique de nature explicitement sexuelle ou à l’hédonisme ludique (fun).

4. Sentiments positifs ressentis (Positive Feelings)

Contrairement aux attentes, cette sous-échelle mesure l’expérience affective phénoménologique réellement vécue pendant le visionnage effectif du spot télévisé. Elle capture l’activation émotionnelle positive immédiate (se sentir alerte, énergisé, enjoué), servant d’indicateur de résonance affective positive induite par la créativité du message.

5. Sentiments négatifs ressentis (Negative Feelings)

Ce construit quantifie l’émergence réelle d’affects négatifs et de résistance cognitive au cours de l’exposition. Il enregistre l’activation de réactions de rejet, de doute ou d’irritation (sentiment d’être critique, sceptique ou suspicieux envers la proposition commerciale diffusée).

6. Motivation publicitaire d’approbation sociale (Ad Motivation – Social Approval)

Cette dimension cognitive opérationnalise la perception des bénéfices symboliques et d’expression de soi véhiculés par l’annonce. Elle mesure dans quelle mesure le récepteur perçoit que la possession ou l’utilisation du produit promu répond à des besoins de reconnaissance sociale, d’atténuation de l’anxiété dans les contextes interpersonnels et de valorisation de son statut de conformité aux modes actuelles.

7. Adéquation publicitaire perçue (Ad Match)

Construit charnière du modèle, l’Ad Match quantifie le jugement direct de congruence schématique opéré par le consommateur. Il évalue le degré auquel la marque représentée, les thèmes narratifs déployés et les émotions suscitées correspondent fidèlement à l’archétype mental et aux attentes prototypiques que l’individu entretient vis-à-vis d’une publicité standard pour cette catégorie de produits.

8. Attitude envers la publicité (Attitude toward the Ad – Aad)

Construit terminal classique de la persuasion publicitaire, l’attitude envers l’annonce capture la prédisposition globale, favorable ou défavorable, acquise envers le stimulus publicitaire spécifique. Elle synthétise l’évaluation globale du message à travers des différentiels sémantiques évaluant le caractère apprécié, bon et favorable de la communication audiovisuelle.

6. Cadre théorique

L’architecture conceptuelle de l’échelle repose à l’intersection de la théorie de la catégorisation cognitive et des théories du traitement de l’information publicitaire. Le socle fondamental provient des travaux de Rosch (1975) sur la structure prototypique des catégories naturelles, adaptés au comportement du consommateur par Loken et Ward (1990) ainsi que Goodstein (1993). Selon cette approche, les consommateurs ne traitent pas chaque stimulus publicitaire de novo ; ils possèdent en mémoire à long terme des schémas de catégories publicitaires (ad schemas) comprenant des attentes spécifiques concernant les formats narratifs, les bénéfices produits typiques, le ton émotionnel et les profils d’acteurs.

La théorie de la congruence schématique de Mandler (1982) éclaire directement la dynamique du modèle. Selon Mandler, lorsqu’un stimulus est parfaitement congruent avec les attentes du schéma (typicalité maximale), le traitement cognitif est fluide mais superficiel ; il génère un sentiment d’assimilation sans déclencher d’éveil affectif intense ni d’évaluation exceptionnellement positive. À l’inverse, une incongruité modérée stimule la curiosité cognitive et déclenche un traitement plus approfondi afin de résoudre la contradiction perçue entre le stimulus et les attentes. Si l’incongruité est résolue avec succès grâce à la créativité publicitaire, elle débouche sur une évaluation affective hautement positive. Cependant, si l’incongruité est perçue comme excessive, incohérente ou incompréhensible (atypicalité extrême), elle engendre de la frustration, un scepticisme accru et une détérioration de l’attitude envers l’annonce.

Le modèle de Peterson et Malhotra (2023) affine cette dynamique en intégrant explicitement les dimensions émotionnelles au sein de la catégorisation. Les auteurs postulent que la typicalité ne concerne pas uniquement les attributs physiques ou thématiques du produit, mais englobe également des « scripts affectifs » normatifs. Dès lors, le traitement d’une publicité créative implique une confrontation bidirectionnelle constante : d’une part, la comparaison cognitive entre les thèmes attendus et les thèmes observés ; d’autre part, la comparaison affective entre les états d’âme anticipés et les émotions réellement éveillées par la réalisation audiovisuelle. L’intégration de la motivation d’approbation sociale ancre également le modèle dans les approches sociocognitives de la persuasion, démontrant que la pertinence sociale perçue constitue un médiateur clé entre la rupture des conventions publicitaires et l’évaluation finale du message.

7. Validité

La validation psychométrique du modèle a fait l’objet d’un protocole méthodologique exhaustif mené à travers trois études distinctes auprès d’échantillons de consommateurs cibles (comprenant des adultes et de jeunes adultes âgés de 18 à 29 ans, étudiés notamment au Kirghizistan, offrant un cadre interculturel rigoureux pour éprouver la solidité des construits).

Validité convergente et discriminante

Conformément aux directives méthodologiques classiques de Campbell et Fiske (1959), la validité convergente a été démontrée par des saturations factorielles standardisées hautement significatives (p < 0,001) pour l’ensemble des indicateurs observables sur leurs facteurs latents respectifs. La variance moyenne extraite (AVE) pour chaque construit excède les seuils conventionnels recommandés, prouvant qu’une part prépondérante de la variance des items est attribuable au trait théorique sous-jacent.

La validité discriminante a été corroborée en vérifiant que les corrélations entre les différentes dimensions latentes étaient significativement inférieures à l’unité et que la racine carrée de la variance extraite pour chaque facteur dépassait ses corrélations partagées avec les autres facteurs du système de mesure. De plus, pour contrôler les risques de biais de méthode commune (Common Method Variance, CMV), le test unifactoriel de Harman a été déployé pour examiner les relations critiques entre les attentes émotionnelles (positives et négatives) et les sentiments réellement ressentis (Podsakoff & Organ, 1986). Dans tous les cas, l’analyse a mis en évidence deux facteurs empiriques nettement séparés : les items d’attentes saturaient exclusivement sur leur propre facteur, tandis que les items de sentiments éprouvés se regroupaient sur un facteur distinct, excluant ainsi tout artefact méthodologique lié à la formulation des questions.

Validité nomologique et prédictive

La validité nomologique a été établie par la modélisation en équations structurelles, en examinant les relations prédictives théoriquement postulées entre les construits du modèle et la variable d’aboutissement attitudinale (Attitude toward the Ad) :

  • Les sentiments positifs évoqués par la publicité exercent une contribution directe, substantielle et positive sur l’attitude envers la publicité, avec un coefficient de chemin standardisé de β = 0,34 (p < 0,001).
  • Les sentiments négatifs évoqués exercent un impact délétère significatif sur l’attitude envers l’annonce, objectivé par un coefficient de chemin standardisé négatif de β = -0,26 (p < 0,001).
  • La cognition publicitaire, opérationnalisée par la motivation d’approbation sociale, contribue favorablement et significativement à l’attitude globale envers la publicité avec un coefficient standardisé de β = 0,16 (p < 0,01), confirmant les postulats théoriques établis antérieurement par Peterson et Malhotra (1998).

8. Fidélité

L’évaluation de la fidélité de l’instrument s’est articulée autour de deux critères psychométriques majeurs : l’homogénéité interne des échelles et la stabilité temporelle des scores.

Cohérence interne

L’ensemble des construits composant le modèle présente une excellente consistance interne. Les coefficients alpha de Cronbach calculés pour chaque sous-échelle atteignent ou dépassent systématiquement le seuil critique de α = 0,76. Ces indices démontrent que les items composant chaque bloc dimensionnel partagent une variance commune robuste et mesurent de façon homogène les facettes spécifiques de la typicalité, des émotions et des jugements d’adéquation.

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon réinterrogé après un intervalle substantiel de 60 jours. Les coefficients de corrélation linéaire de Pearson obtenus confirment la persistance structurelle des schémas cognitifs et affectifs relatifs à la catégorie publicitaire :

  • Attentes thématiques de la publicité (Ad Theme Expectations) : r = 0,50 (p < 0,001).
  • Attentes affectives publicitaires globales (Ad Feelings Expectations) : r = 0,51 (p < 0,001).
  • Décomposition des attentes affectives : le coefficient s’élève à r = 0,54 pour les attentes de sentiments positifs, et à r = 0,44 pour les attentes de sentiments négatifs.

Ces coefficients modérés à élevés sont particulièrement remarquables pour un intervalle temporel de deux mois complets, attestant que les attentes de typicalité fonctionnent bien comme des structures schématiques stables en mémoire à long terme, tout en conservant une sensibilité écologique aux variations contextuelles.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de l’instrument a été vérifiée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires (AFC) approfondies, suivant les prescriptions méthodologiques de Gerbing et Anderson (1988) ainsi que de Hair et al. (2019).

Structure factorielle et extraction

L’analyse factorielle a été conduite selon la méthode d’extraction du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood). Les résultats indiquent que chaque facteur latent extrait rend compte de plus de 54 % de la variance expliquée de ses indicateurs correspondants. Cette performance atteste sans ambiguïté de l’unidimensionnalité stricte de chacune des sous-échelles modélisées.

Indices d’ajustement du modèle de mesure

Le modèle de mesure global à huit facteurs a démontré un ajustement exceptionnel aux données empiriques recueillies, comme l’attestent les indices d’ajustement structurel normalisés :

  • Tucker-Lewis Index (TLI) : 0,97 (dépassant largement le seuil standard de 0,95).
  • Comparative Fit Index (CFI) : 0,98 (indiquant une concordance exemplaire entre la matrice de covariance postulée et la matrice observée).
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,07 (avec un intervalle de confiance confirmant un niveau d’erreur d’approximation résiduelle très acceptable et conforme aux normes admises pour des modèles cognitifs complexes).

Les saturations factorielles standardisées de l’ensemble des items individuels sur leurs facteurs respectifs sont toutes statistiquement significatives et supérieures à 0,70, confirmant l’absence de saturation croisée problématique et la pureté métrique de la structure latente.

10. Instrument de mesure

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé à auto-administration, structuré en modules séquentiels destinés à recueillir d’abord les attentes normatives envers la catégorie de produits, puis les perceptions et réactions induites par le spot visionné.

  • Type de test : Questionnaire psychométrique / Inventaire d’attitudes et d’évaluations cognitives et affectives.
  • Nombre total d’items : Le questionnaire source modélisé s’articule autour de 10 énoncés fondamentaux et blocs d’items spécifiques couvrant les 8 construits théoriques.
  • Format des réponses :
    • Pour le construit central d’adéquation publicitaire (Ad Match), le format est opérationnalisé au moyen d’échelles d’accord-désaccord (agree-disagree scales).
    • Pour les construits de sentiments ressentis (Positive Feelings et Negative Feelings) et de motivation publicitaire (Ad Motivation – Social Approval), les participants expriment leur degré d’accord ou de désaccord (agree or disagree) quant à l’adéquation des descripteurs proposés.
    • Pour les construits d’attentes préalables (Positive/Negative Feeling Expectations, Theme Expectations), les répondants évaluent l’intensité ou la fréquence typique attendue (To what extent do you typically expect…).
    • Pour l’attitude envers la publicité (Aad), la mesure est effectuée au moyen d’une échelle de différentiel sémantique bipolaire (très défavorable / très favorable ; n’aime pas du tout / aime beaucoup ; très mauvais / très bon).
  • Langues disponibles : Version originale anglaise, version russe validée par rétro-traduction.
  • Population cible : Hommes et femmes adultes (≥ 18 ans), notamment les cohortes de jeunes adultes (18-29 ans) et de consommateurs grand public.
  • Modalités de cotation : Calcul des scores moyens par sous-échelle après codage numérique linéaire des échelons. Les scores plus élevés indiquent respectivement des attentes plus fortes, une expérience émotionnelle plus intense, une motivation d’approbation perçue supérieure, une plus grande congruence (Ad Match) ou une attitude plus favorable envers l’annonce.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année d’introduction du modèle : 2023.
  • Conditions de tarification : Aucune redevance financière n’est requise pour l’utilisation scientifique et académique directe de l’instrument (Fee: No).
  • Permissions et droits de reproduction : L’échelle et ses résultats empiriques ont été publiés dans l’International Journal of Advertising. Pour toute reproduction intégrale, adaptation commerciale à grande échelle ou utilisation dans des protocoles industriels propriétaires, il convient de contacter l’éditeur (Taylor & Francis / Routledge) ou l’auteur référent de la correspondance, le Professeur Naresh K. Malhotra ([email protected]).

12. Références

  • Campbell, D. T., & Fiske, D. W. (1959). Convergent and discriminant validation by the multitrait-multimethod matrix. Psychological Bulletin, 56(2), 81–105. https://doi.org/10.1037/h0046016
  • Gerbing, D. W., & Anderson, J. C. (1988). An updated paradigm for scale development incorporating unidimensionality and its assessment. Journal of Marketing Research, 25(2), 186–192. https://doi.org/10.1177/002224378802500207
  • Goodstein, R. C. (1993). Category-based applications and extensions in advertising: Motivating more extensive ad processing. Journal of Consumer Research, 20(1), 87–99. https://doi.org/10.1086/209335
  • Hair, J. F., Black, W. C., Babin, B. J., & Anderson, R. E. (2019). Multivariate data analysis (8th ed.). Cengage Learning.
  • Loken, B., & Ward, J. (1990). Alternative approaches to understanding the determinants of typicality. Journal of Consumer Research, 17(2), 111–126. https://doi.org/10.1086/208542
  • Mandler, G. (1982). The structure of value: Accounting for taste. In M. S. Clark & S. T. Fiske (Eds.), Affect and cognition: The 17th Annual Carnegie Symposium on Cognition (pp. 3–36). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Peterson, M., & Malhotra, N. K. (1998). Modeling the impact of social comparison and social approval on consumer choices. Journal of Social Behavior and Personality, 13(4), 655–676.
  • Peterson, M., & Malhotra, N. K. (2023). Ad typicality judgments in the processing of creative television ads. International Journal of Advertising: The Review of Marketing Communications, 42(2), 288–316. https://doi.org/10.1080/02650487.2022.2129331
  • Podsakoff, P. M., & Organ, D. W. (1986). Self-reports in organizational research: Problems and prospects. Journal of Management, 12(4), 531–544. https://doi.org/10.1177/014920638601200408
  • Rosch, E. (1975). Cognitive representations of semantic categories. Journal of Experimental Psychology: General, 104(3), 192–233. https://doi.org/10.1037/0096-3445.104.3.192

13. Questions et items du questionnaire

The « Ad Match » construct is operationalized using agree-disagree scales.

Positive Feeling Expectations

To what extent do you typically expect to experience the following feelings during TV ads for compact automobiles:

  • alive
  • active
  • cheerful

Negative Feeling Expectations

To what extent do you typically expect to experience the following feelings during TV ads for compact automobiles:

  • critical
  • skeptical
  • suspicious

Theme Expectations (Attractiveness)

To what extent do you typically expect TV ads for compact automobiles to utilize the following themes:

  • attractiveness of a clearly sexual nature
  • contributes to a pretty or handsome appearance
  • fun

Positive Feelings

Please tell us how much you agree or disagree that each word listed below describes the feelings you experienced during the ad you have just seen:

  • alive
  • active
  • cheerful

Negative Feelings

Please tell us how much you agree or disagree that each word listed below describes the feelings you experienced during the ad you have just seen:

  • critical
  • skeptical
  • suspicious

Ad Motivation (Social Approval)

Tell us how much you agree or disagree that the ad used the following themes:

  • owning the automobile would appeal to one’s desire for social approval
  • using the automobile would help one feel less apprehensive in social situations
  • one would be considered more fashionable by using the automobile

Ad Match

The « Ad Match » construct is operationalized using agree-disagree scales.

  • The brand as depicted in this ad met my expectations for a typical depiction of a compact automobile.
  • The themes used in the ad were identical to my expectations for a compact automobile.
  • The feelings experienced during the ad were the feelings I had expected to experience during an advertisement for compact automobiles.

A ad

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Looti, M. (2026, octobre 15). Jugements de typicalité publicitaire et traitement des publicités télévisées créatives — Questionnaire du modèle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=jugements-typicalite-publicitaire-traitement-publicites-televisees-creatives
Looti, Mohammed. “Jugements de typicalité publicitaire et traitement des publicités télévisées créatives — Questionnaire du modèle.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=jugements-typicalite-publicitaire-traitement-publicites-televisees-creatives.
Looti, Mohammed. “Jugements de typicalité publicitaire et traitement des publicités télévisées créatives — Questionnaire du modèle.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=jugements-typicalite-publicitaire-traitement-publicites-televisees-creatives.