1. Résumé / Abstract
L’Inventaire révisé de l’orientation sociosexuelle (revised Sociosexual Orientation Inventory, SOI-R), développé par Lars Penke et Jens B. Asendorpf en 2008, constitue l’étalon-or psychométrique pour évaluer l’orientation sociosexuelle. Ce construit de la psychologie de la personnalité et de la psychologie évolutionniste décrit les variations interindividuelles dans la propension à s’engager dans des relations sexuelles en l’absence de lien affectif profond ou d’engagement relationnel à long terme. Conçu pour pallier les insuffisances psychométriques et conceptuelles de la version originale unidimensionnelle introduite par Simpson et Gangestad (1991), le SOI-R déploie une structure trifactorielle robuste composée de 9 items répartis équitablement sur trois facettes distinctes : le Comportement sociosexuel (3 items évaluant le nombre effectif de partenaires occasionnels), l’Attitude sociosexuelle (3 items jaugeant l’acceptation explicite de la sexualité sans attachement) et le Désir sociosexuel (3 items quantifiant la fréquence des pulsions et fantasmes pour des partenaires non engagés).
Chaque facette est mesurée à l’aide d’une échelle ordinale en 9 points spécialement calibrée pour optimiser la sensibilité distributionnelle et réduire les asymétries de distribution typiques des variables comportementales intimes. Les analyses factorielles confirmatoires menées à travers divers échantillons internationaux démontrent l’inadéquation d’un modèle strictement unidimensionnel au profit d’un modèle hiérarchique ou à trois facteurs corrélés, affichant d’excellents indices d’ajustement ($CFI > 0{,}96$, $RMSEA < 0{,}06$). La consistance interne est solide, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre $0{,}80$ et $0{,}88$ pour les sous-échelles et atteignant environ $0{,}86$ à $0{,}90$ pour le score global. L’instrument présente une validité convergente, discriminante et prédictive de premier ordre dans les investigations sur les stratégies d’accouplement, la recherche du risque, le fonctionnement de couple, la stabilité conjugale et les dynamiques de séduction.
2. Mots-clés / Keywords
orientation sociosexuelle, sociosexualité, SOI-R, psychologie évolutionniste, stratégies d’accouplement, comportement sexuel occasionnel, désir sexuel, attitudes sexuelles, psychométrie, fidélité test-retest, investissement parental, Lars Penke
3. Auteurs / Authors
Le SOI-R a été élaboré et validé par :
- Lars Penke, professeur ordinaire de psychologie biologique de la personnalité à l’Université de Göttingen (Georg-August-Universität Göttingen), Allemagne. Ses travaux portent principalement sur la psychologie évolutionniste de la personnalité, l’écologie comportementale humaine, la génétique quantitative et les mécanismes sous-jacents aux dynamiques d’accouplement. Courriel institutionnel : [email protected].
- Jens B. Asendorpf, professeur émérite de psychologie de la personnalité à l’Université Humboldt de Berlin (Humboldt-Universität zu Berlin), Allemagne. Auteur de manuels de référence et chercheur internationalement reconnu pour ses travaux méthodologiques sur le développement de la personnalité, les interactions sociales et l’évaluation psychométrique.
4. Objectif / Purpose
Fondements et vocation de l’instrument
L’objectif fondamental du SOI-R est de fournir une évaluation psychométrique multidimensionnelle, concise et statistiquement rigoureuse de la sociosexualité. Dans la lignée des travaux initiés par Kinsey et approfondis par Jeffry A. Simpson et Steven W. Gangestad (1991), l’orientation sociosexuelle distingue les individus dits « restreints » (qui privilégient l’intimité émotionnelle, l’attachement, la fidélité et la réciprocité amoureuse avant de concrétiser un acte sexuel) des individus « non restreints » (qui dissocient aisément l’activité sexuelle du sentiment amoureux et s’engagent plus volontiers dans des aventures d’un soir ou le libertinage).
Limites du SOI original et nécessité de la révision
L’instrument originel (le SOI de 1991) comprenait 7 items agrégeant des questions ouvertes sur le nombre de partenaires, des questions de fréquence et des échelles de Likert hétérogènes. Malgré sa popularité considérable dans les sciences du comportement, le SOI classique souffrait de défauts méthodologiques majeurs :
- Asymétrie extrême des distributions : La formulation ouverte du nombre de partenaires générait des distributions asymétriques à queue lourde (positive skewness) et une sensibilité démesurée aux valeurs aberrantes, obligeant les chercheurs à appliquer des transformations logarithmiques ou des pondérations arbitraires en scores composites.
- Unidimensionalité forcée : Le SOI original calculait un score global unique en sommant des composantes disparates. Or, des recherches ultérieures ont révélé que la propension comportementale, les croyances normatives et les pulsions libidinales ne covariaient pas de façon linéaire chez tous les sujets. Par exemple, un individu hautement motivé par le sexe sans engagement (désir élevé) peut avoir un historique sexuel modeste en raison d’un faible attrait physique ou d’un manque d’opportunités d’accouplement.
- Faiblesse de la consistance interne de certains items : Des items relatifs aux fantasmes sexuels présentaient de faibles saturations factorielles sur l’axe comportemental, brouillant l’interprétation des résultats.
Applications en recherche fondamentale et contextes appliqués
Le SOI-R a été conçu pour résoudre ces entraves en séparant explicitement la sociosexualité en trois composantes fonctionnelles et en standardisant l’ensemble des réponses sur des échelles discrètes à 9 niveaux. En recherche fondamentale, il est employé en écologie humaine, en sociobiologie, en sexologie et en psychologie sociale afin de tester des hypothèses sur la théorie des stratégies sexuelles, le pluralisme stratégique et la théorie de l’histoire de vie. Sur le plan appliqué et clinique, l’instrument permet de modéliser les dynamiques de couple, d’évaluer les facteurs de risque d’infidélité extraconjugale, de cerner les vulnérabilités aux infections sexuellement transmissibles (IST) associées aux comportements sexuels impulsifs, et de mieux saisir les tensions relationnelles liées aux divergences d’aspirations conjugales.
5. Construit psychologique / Construct
La sociosexualité est un construit dimensionnel continu. Penke et Asendorpf (2008) insistent sur l’absence de frontière taxinomique discrète : il n’existe pas de coupure dichotomique naturelle scindant la population en profils exclusivement « restreints » ou « non restreints ». Les individus se situent sur un continuum psychométrique défini par trois composantes distinctes mais interdépendantes.
1. Le Comportement sociosexuel (Sociosexual Behavior)
Cette composante documente les comportements sexuels effectifs passés impliquant une absence d’engagement durable. Elle comprend l’historique récent (nombre de partenaires au cours des 12 derniers mois), l’exposition à des relations sexuelles éphémères (« coups d’un soir » ou one-night stands) et les rapports sexuels entretenus sans intention de construire une alliance conjugale. Le comportement est la concrétisation empirique de la stratégie d’accouplement. Toutefois, il dépend non seulement de la motivation de l’individu, mais également de sa valeur sur le marché matrimonial (mate value), de ses compétences de séduction et des opportunités environnementales offertes par son réseau social.
2. L’Attitude sociosexuelle (Sociosexual Attitude)
L’attitude reflète le système de valeurs morales, évaluatives et cognitives de l’individu quant à l’admissibilité morale et psychologique de la sexualité sans amour. Elle évalue l’adhésion explicite à des principes tels que la légitimité des relations purement charnelles, le confort personnel ressenti vis-à-vis des aventures occasionnelles (casual sex) et le rejet de la condition préalable d’un engagement relationnel solide avant le passage à l’acte. Une attitude non restreinte signale une levée des inhibitions normatives et culturelles traditionnelles associant acte sexuel et engagement sentimental.
3. Le Désir sociosexuel (Sociosexual Desire)
Le désir sociosexuel apprécie la fréquence et l’intensité des motivations internes, des fantasmes érotiques et des manifestations d’activation sexuelle (sexual arousal) orientés vers des cibles autres qu’un partenaire romantique attitré. Contrairement à la libido globale ou à l’hypersexualité généralisée, le désir sociosexuel cible spécifiquement l’appétence pour des partenaires extérieurs ou non engagés. Cette facette reflète l’état motivationnel intrinsèque de l’individu, affranchi des barrières morales (attitudes) et des contingences sociales ou physiques qui freinent l’action effective (comportement).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La théorie de l’investissement parental
Le substrat théorique du SOI-R est ancré dans la théorie de l’investissement parental de Robert Trivers (1972). Selon ce principe biologique, le sexe qui investit le plus de ressources obligatoires et d’énergie métabolique dans la production et l’élevage de la progéniture (généralement la femme, par la gestation, l’accouchement et l’allaitement) constitue la ressource limitante dans la reproduction. En conséquence, les membres de ce sexe se montrent structurellement plus sélectifs et circonspects dans leurs choix d’accouplement (sociosexualité restreinte). À l’inverse, le sexe qui fournit un investissement physiologique minimal (généralement l’homme) fait face à un plafond de rendement reproductif dicté par le nombre de partenaires sexuelles fécondées, ce qui a sélectionné des inclinations psychologiques vers la diversification des partenaires (sociosexualité non restreinte).
La théorie des stratégies sexuelles et le pluralisme stratégique
Buss et Schmitt (1993), avec la Sexual Strategies Theory, puis Gangestad et Simpson (2000), à travers le modèle du pluralisme stratégique (Strategic Pluralism), ont nuancé cette asymétrie inter-sexes en montrant qu’hommes et femmes déploient un répertoire adaptatif conditionnel flexible. Chaque individu peut basculer entre des stratégies à court terme (axées sur l’opportunisme génétique et la quantité) et des stratégies à long terme (axées sur la coopération biparentale, l’altruisme réciproque et la protection de la progéniture). L’orientation sociosexuelle mesure la prédisposition psychologique stable d’un individu à opérer préférentiellement dans l’une ou l’autre de ces voies stratégiques.
La théorie de l’histoire de vie (Life History Theory)
Au niveau ontogénétique et développemental, la sociosexualité s’intègre dans le continuum de l’histoire de vie (stratégies « lentes » vs. stratégies « rapides »). Les stratégies de vie rapides, associées à des environnements instables ou imprévisibles durant l’enfance, favorisent un investissement précoce dans la reproduction, une prise de risque accrue, une sociosexualité non restreinte et une impulsivité temporelle. Les stratégies lentes, favorisées par des contextes sécurisants et prévisibles, orientent vers une sociosexualité restreinte, caractérisée par une fidélité accrue et un investissement somatique et parental prolongé.
7. Validité / Validity
Validité de construit et validité convergente
La validité de construit du SOI-R a fait l’objet d’investigations approfondies à l’échelle internationale. Les travaux de Penke et Asendorpf (2008), confirmés par des réplications transculturelles d’envergure (notamment Schmitt, 2005 ; Penke, 2011), établissent des patrons cohérents de corrélations avec les traits de la personnalité du modèle des Big Five :
- Extraversion : Corrélations positives significatives ($r \approx 0{,}25$ à $0{,}35$), particulièrement avec les facettes de recherche de sensations, d’assurance sociale et de vitalité.
- Agréabilité : Corrélations négatives régulières ($r \approx -0{,}20$ à $-0{,}30$). Les individus non restreints obtiennent des scores plus faibles en empathie, en altruisme et en conformité sociale.
- Conscience : Corrélations négatives ($r \approx -0{,}15$ à $-0{,}25$), reflétant une tendance moindre à l’autodiscipline stricte et au respect scrupuleux des normes relationnelles.
- La Triade Noire (Dark Triad) : Des corrélations positives marquées sont constamment observées avec le machiavélisme, le narcissisme et surtout la psychopathie subclinique ($r > 0{,}35$), les trois composantes du SOI-R s’élevant chez les personnalités exploitantes ou dénuées de scrupules relationnels.
Validité discriminante
L’apport majeur de la validation du SOI-R réside dans la dissociation empirique de ses trois sous-échelles. Penke et Asendorpf (2008) ont démontré que :
- L’Attitude prédit prioritairement les opinions politiques et morales, les choix idéologiques (libéralisme vs. conservatisme religieux) et les attitudes envers la pornographie.
- Le Comportement est modéré par l’attractivité physique perçue et le dimorphisme facial : un désir non restreint ne conduit à un comportement non restreint que chez les individus disposant d’un capital de séduction physique élevé.
- Le Désir s’avère le meilleur prédicteur de l’infidélité au cours d’un suivi longitudinal d’un an, ainsi que de la dissolution spontanée des couples récents.
Validité prédictive en contexte d’interaction réelle
Dans des protocoles expérimentaux de rencontres rapides (speed-dating), le score de désir du SOI-R prédit directement le nombre de « oui » formulés par les participants à l’égard de partenaires potentiels, tandis que le score de comportement prédit le succès rétrospectif rapporté dans l’obtention de rendez-vous amoureux. De plus, chez les hommes, le désir sociosexuel est positivement associé aux niveaux de testostérone basale et à la réactivité hormonale en présence de stimuli féminins attractifs.
8. Fidélité / Reliability
Consistance interne
Les études psychométriques confirment des niveaux très élevés de consistance interne, mesurés tant par le coefficient $\alpha$ de Cronbach que par l’oméga de McDonald ($\omega$). Dans l’échantillon princeps de validation (Penke & Asendorpf, 2008 ; $N = 1311$), les valeurs d’alpha rapportées étaient les suivantes :
- Sous-échelle Comportement : $\alpha = 0{,}85$ chez les hommes, $\alpha = 0{,}83$ chez les femmes.
- Sous-échelle Attitude : $\alpha = 0{,}87$ chez les hommes, $\alpha = 0{,}83$ chez les femmes.
- Sous-échelle Désir : $\alpha = 0{,}86$ chez les hommes, $\alpha = 0{,}85$ chez les femmes.
- Score total (SOI-R Global) : $\alpha = 0{,}86$ pour l’échantillon complet.
Ces estimations se sont avérées remarquablement stables à travers les 25 adaptations linguistiques de l’outil, franchissant systématiquement le seuil d’admissibilité de $0{,}80$.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La fidélité temporelle a été documentée sur un intervalle longitudinal de 12 mois par Penke et Asendorpf (2008). Les coefficients de corrélation test-retest démontrent une grande stabilité du construit, assimilable à un trait de personnalité fondamental :
- $r_{tt} = 0{,}79$ pour le Comportement sociosexuel.
- $r_{tt} = 0{,}82$ pour l’Attitude sociosexuelle.
- $r_{tt} = 0{,}78$ pour le Désir sociosexuel.
- $r_{tt} = 0{,}83$ pour le score global du SOI-R.
Ces coefficients confirment que l’orientation sociosexuelle capture des dispositions psychologiques durables plutôt que de simples fluctuations d’humeur ou des réactions circonstancielles.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Durant la phase de développement de l’échelle, une extraction factorielle initiale en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin) a mis en évidence trois facteurs propres possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à $1{,}0$. Chaque item présentait une saturation primaire forte ($> 0{,}70$) sur son facteur théorique d’appartenance et des saturations croisées négligeables ($< 0{,}25$) sur les deux autres facteurs.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
La modélisation par équations structurelles menée par Penke et Asendorpf (2008) a comparé plusieurs structures concurrentes :
- Modèle 1 (Unidimensionnel) : Tous les 9 items saturent sur un unique facteur général de sociosexualité. Ce modèle a été catégoriquement rejeté en raison de critères d’ajustement insuffisants ($\chi^2/df > 8{,}5$, $CFI < 0{,}80$, $RMSEA > 0{,}12$).
- Modèle 2 (Trois facteurs orthogonaux) : Facteurs comportement, attitude et désir indépendants. Ce modèle affichait un ajustement médiocre, car les trois composantes partagent une variance commune significative.
- Modèle 3 (Trois facteurs corrélés) : Trois dimensions interdépendantes. Ce modèle a révélé un ajustement d’une excellente tenue : $\chi^2(24) = 78{,}34$, $p < 0{,}001$, $CFI = 0{,}98$, $TLI = 0{,}97$, $RMSEA = 0{,}046$ ($IC_{90%} [0{,}035, 0{,}058]$), $SRMR = 0{,}031$.
- Modèle 4 (Hiérarchique / Bifactoriel) : Un facteur général de sociosexualité sous-tendant les trois facettes de premier ordre. Ce modèle présentait également un bon ajustement statistique, autorisant les praticiens et chercheurs à employer un score global lorsque l’économie de modélisation l’exige.
Les saturations standardisées des items au sein de leur facteur respectif s’échelonnent de $0{,}71$ à $0{,}91$, attestant d’une variance extraite élevée et d’une remarquable homogénéité dimensionnelle. De surcroît, l’invariance de mesure (invariance métrique et scalaire) a été confirmée entre les sexes et entre différents groupes d’âge, autorisant la comparaison directe des moyennes observées.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Auto-questionnaire psychométrique à passation individuelle ou collective.
- Format : Formulaire papier-crayon ou administration informatisée en ligne.
- Nombre d’items : 9 items au total, structurés en trois sous-échelles de 3 items.
- Échelles de réponse :
- Items 1 à 3 (Comportement) : Échelle ordinale en 9 points : 1 = 0, 2 = 1, 3 = 2, 4 = 3, 5 = 4, 6 = 5-6, 7 = 7-9, 8 = 10-19, 9 = 20 or more.
- Items 4 à 6 (Attitude) : Échelle de Likert en 9 points allant de 1 = Strongly disagree à 9 = Strongly agree.
- Items 7 à 9 (Désir) : Échelle de fréquence en 9 points allant de 1 = Never à 9 = At least once a day (1 = Never, 2 = Very seldom, 3 = About once a month, 4 = About once every two weeks, 5 = About once a week, 6 = Several times a week, 7 = Once a day, 8 = Several times a day, 9 = At least once a day).
- Cotation et recodage (Scoring) :
- Aucun item n’est inversé (aucun recodage requis).
- Score de la sous-échelle Comportement : Moyenne arithmétique ou somme des items 1, 2 et 3.
- Score de la sous-échelle Attitude : Moyenne arithmétique ou somme des items 4, 5 et 6.
- Score de la sous-échelle Désir : Moyenne arithmétique ou somme des items 7, 8 et 9.
- Score Global SOI-R : Moyenne arithmétique ou somme des 9 items (ou moyenne des 3 sous-échelles).
- Le construit étant purement continu, il n’existe pas de seuil diagnostique arbitraire coupant la population en catégories binaires ; l’analyse statistique continue est expressément préconisée par les auteurs.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2008.
- Droits d’utilisation et statut légal : Le SOI-R est un instrument du domaine public académique (Open Access pour la recherche scientifique et la formation universitaire). Les auteurs, Lars Penke et Jens B. Asendorpf, autorisent son usage libre et gratuit dans tout cadre de recherche non commercial.
- Tarification : Accès entièrement gratuit. Aucune redevance n’est exigée pour les passations académiques ou cliniques à visée de recherche.
- Notice d’utilisation : Pour les applications commerciales à grande échelle ou les intégrations logicielles privées à but lucratif, une autorisation explicite doit être sollicitée auprès des détenteurs des droits moraux et de l’éditeur du périodique d’origine (American Psychological Association).
12. Références / References
- Buss, D. M., & Schmitt, D. P. (1993). Sexual Strategies Theory: An evolutionary perspective on human mating. Psychological Review, 100(2), 204–232. https://doi.org/10.1037/0033-295X.100.2.204
- Gangestad, S. W., & Simpson, J. A. (2000). The evolution of human mating: Trade-offs and strategic pluralism. Behavioral and Brain Sciences, 23(4), 573–587. https://doi.org/10.1017/S0140525X0000337X
- Penke, L. (2011). Revised Sociosexual Orientation Inventory. In T. D. Fisher, C. M. Davis, W. L. Yarber, & S. L. Davis (Eds.), Handbook of Sexuality-Related Measures (3rd ed., pp. 622–625). Routledge.
- Penke, L., & Asendorpf, J. B. (2008). Beyond global sociosexual orientations: A more differentiated look at sociosexuality and its effects on courtship and romantic relationships. Journal of Personality and Social Psychology, 95(5), 1113–1135. https://doi.org/10.1037/0022-3514.95.5.1113
- Schmitt, D. P. (2005). Sociosexuality from Argentina to Zimbabwe: A 48-nation study of sex, culture, and strategies of human mating. Behavioral and Brain Sciences, 28(2), 247–275. https://doi.org/10.1017/S0140525X05000051
- Simpson, J. A., & Gangestad, S. W. (1991). Individual differences in sociosexuality: Evidence for convergent and discriminant validity. Journal of Personality and Social Psychology, 60(6), 870–883. https://doi.org/10.1037/0022-3514.60.6.870
- Trivers, R. L. (1972). Parental investment and sexual selection. In B. Campbell (Ed.), Sexual selection and the descent of man 1871–1971 (pp. 136–179). Aldine.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Behavior Subscale (Items 1 – 3)
Response format: 1 = 0, 2 = 1, 3 = 2, 4 = 3, 5 = 4, 6 = 5-6, 7 = 7-9, 8 = 10-19, 9 = 20 or more
- With how many different partners have you had sex within the past 12 months?
- With how many different partners have you had sexual intercourse on one and only one occasion?
- With how many different partners have you had sexual intercourse without having an interest in a long-term committed relationship with this person?
Attitude Subscale (Items 4 – 6)
Response format: 9-point Likert scale ranging from 1 = Strongly disagree to 9 = Strongly agree
- Sex without love is OK.
- I can imagine myself being comfortable and enjoying « casual » sex with different partners.
- I do not want to have sex with a person until I am sure that we will have a long-term, serious relationship.
Desire Subscale (Items 7 – 9)
Response format: 9-point frequency scale ranging from 1 = Never to 9 = At least once a day (1 = Never, 2 = Very seldom, 3 = About once a month, 4 = About once every two weeks, 5 = About once a week, 6 = Several times a week, 7 = Once a day, 8 = Several times a day, 9 = At least once a day)
- How often do you have fantasies about having sex with someone you are not in a committed romantic relationship with?
- How often do you experience sexual arousal when you are in the presence of someone you are not in a committed romantic relationship with?
- How often do you have sex without an emotional commitment?