1. Résumé / Abstract
L’Inventaire du profil de pensée créative (Creative Thinking Profile Inventory), conçu et validé en 2023 par Johnathan R. Cromwell, Jennifer Haase et Gergana Vladova, constitue un instrument psychométrique novateur dédié à la mesure des préférences individuelles parmi trois styles distincts de génération d’idées : la pensée divergente, la pensée bricoleurgente (concept hybride combinant le bricolage cognitif et l’urgence créative face aux contraintes de ressources) et la pensée émergente. Alors que les instruments classiques de créativité se concentrent presque exclusivement sur la divergence pure ou sur la production de solutions abstraites, cette échelle s’ancre dans les théories contemporaines des styles cognitifs pour cartographier la manière dont les individus appréhendent concrètement la résolution de problèmes innovants, en tenant compte de la variabilité structurale des tâches.
Le questionnaire final se compose de 15 items auto-rapportés, calibrés sur une échelle de réponse en 7 points allant de 1 (« Not at all » / Pas du tout) à 7 (« An extreme amount » / Une quantité extrême). Administré auprès d’un échantillon d’adultes en ligne, l’instrument a fait l’objet d’une démarche de validation psychométrique rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC). Les analyses démontrent une excellente adéquation de la structure à trois facteurs (χ² = 218,35, dl = 87, χ²/dl = 2,51, CFI = 0,955, RMSEA = 0,069, SRMR = 0,063), surpassant très nettement les modélisations unifactorielles ou bifactorielles alternatives.
Sur le plan de la consistance interne, l’instrument présente des indices de fidélité élevés, avec un coefficient alpha de Cronbach (α) atteignant 0,91 pour la pensée divergente, 0,91 pour la pensée bricoleurgente et 0,80 pour la pensée émergente. La validité convergente est confirmée par des corrélations positives statistiquement significatives avec l’orientation vers la motivation intrinsèque, l’auto-efficacité créative, l’identité personnelle créative, l’état d’esprit de développement (growth mindset) et la prise de risque sociale (r variant de 0,41 à 0,73, p < 0,001). Inversement, la validité discriminante est appuyée par des corrélations négatives avec le besoin de structure cognitive et l’état d’esprit fixe (r = -0,18 à -0,26, p < 0,001). Enfin, l’inventaire démontre une validité prédictive remarquable concernant le plaisir, l’engagement et les performances créatives réelles selon l’adéquation entre le style individuel et les exigences de la tâche.
2. Mots-clés / Keywords
Pensée divergente, pensée bricoleurgente, pensée émergente, profil de pensée créative, styles cognitifs, résolution de problèmes, génération d’idées, créativité organisationnelle, psychométrie, analyse factorielle confirmatoire, auto-efficacité créative, motivation intrinsèque.
3. Auteurs / Authors
L’inventaire a été conçu et validé par une équipe internationale de chercheurs spécialisés dans le management de l’innovation, la psychologie cognitive et la transformation numérique :
- Johnathan R. Cromwell : University of San Francisco, Department of Entrepreneurship, Innovation, Strategy, and International Business (San Francisco, Californie, États-Unis). Auteur correspondant :
[email protected]. - Jennifer Haase : Weizenbaum-Institut für die vernetzte Gesellschaft (Berlin, Allemagne) et Humboldt-Universität zu Berlin. Spécialiste des processus d’apprentissage technologique et des interactions homme-machine.
- Gergana Vladova : Weizenbaum-Institut für die vernetzte Gesellschaft et Universität Potsdam (Potsdam, Allemagne). Chercheuse principale sur l’éducation à l’ère numérique et le transfert de connaissances innovantes.
4. Objectif / Purpose
L’objectif central de l’Inventaire du profil de pensée créative est d’opérationnaliser et de quantifier les préférences individuelles stables et contextualisées dans la mobilisation de trois approches cognitives fondamentales visant la génération d’idées neuves et utiles. Durant plusieurs décennies, la littérature psychométrique en créativité s’est focalisée de manière quasi unilatérale sur la pensée divergente, telle que théorisée par J. P. Guilford et Ellis Paul Torrance. Cette approche traditionnelle présupposait que le processus créatif optimal consiste principalement à partir d’un stimulus unique pour déployer l’éventail le plus large possible de réponses originales décorrélées du réel, avant d’opérer une sélection analytique ultérieure.
Néanmoins, les recherches contemporaines en entrepreneuriat, en ingénierie de conception et en psychologie organisationnelle ont mis en évidence que les praticiens ne résolvent pas tous les défis complexes par le biais d’un brainstorming abstrait et débridé. Dans de multiples environnements professionnels caractérisés par la rareté des ressources, la pression temporelle ou l’incertitude radicale, les acteurs créatifs utilisent spontanément d’autres logiques de pensée. L’inventaire a donc été développé pour pallier cette lacune taxonomique majeure en introduisant et en validant deux modes supplémentaires : la pensée bricoleurgente et la pensée émergente.
Sur le plan pratique et appliqué, cet instrument répond à plusieurs impératifs critiques :
- Optimisation des équipes de travail et de R&D : Identifier la répartition des styles de pensée au sein d’une équipe permet d’éviter l’homogénéité cognitive excessive, facteur bien connu de stagnation et de pensée de groupe. Un collectif combinant des penseurs divergents, bricoleurgents et émergents présente une plasticité supérieure face aux imprévus.
- Appariement tâche-individu (Person-Task Fit) : L’un des apports majeurs des travaux de Cromwell et collaborateurs réside dans la démonstration que la satisfaction au travail, l’engagement intrinsèque et l’efficacité créative atteignent leur niveau optimal lorsque le style cognitif préférentiel de l’employé correspond à la structure de la tâche assignée (par exemple, une tâche ouverte nécessitant l’émergence progressive de patterns versus un problème sous forte contrainte matérielle exigeant un bricolage inventif).
- Accompagnement pédagogique et formation : Dans l’enseignement supérieur et la formation continue, le questionnaire sert d’outil diagnostique permettant aux apprenants de prendre conscience de leur signature cognitive créative, favorisant ainsi la métacognition et le développement délibéré de styles alternatifs moins spontanés.
- Recherche translationnelle : En psychologie différentielle et en sciences de gestion, le questionnaire fournit une mesure parcimonieuse et robuste pour tester des hypothèses de médiation ou de modération relatives à la performance innovante, au leadership créatif et à la résilience organisationnelle.
5. Construit psychologique / Construct
L’Inventaire du profil de pensée créative modélise la créativité non pas comme une aptitude intellectuelle globale et figée (telle qu’estimée par les tests de QI ou de potentiel général), mais comme un ensemble articulé de préférences stylistiques cognitives. Chacune des trois dimensions reflète une orientation cognitive distinctive concernant la manière dont un individu interagit avec l’environnement, mobilise l’information et manipule les contraintes lors d’un acte créateur.
1. La pensée divergente (Divergent Thinking)
La pensée divergente renvoie à la propension à explorer délibérément de multiples directions cognitives indépendantes à partir d’un point d’ancrage donné. Les individus manifestant une forte préférence pour ce style excellent dans la multiplication d’alternatives conceptuelles non conventionnelles, la suspension momentanée du jugement évaluatif et l’exploration de chemins associatifs distants. Par exemple, confronté à l’optimisation d’un parcours utilisateur numérique, un penseur divergent explorera des dizaines de métaphores conceptuelles (gamification, interface vocale, réalité augmentée, narrations interactives) sans se soucier initialement de la faisabilité technique immédiate.
2. La pensée bricoleurgente (Bricoleurgent Thinking)
Le néologisme conceptuel « bricoleurgent » conceptualisé par Cromwell et ses collaborateurs fusionne la notion anthropologique de bricolage (rendre service et innover avec « les moyens du bord ») et celle d’urgence cognitive. Cette dimension capture la préférence d’un individu pour l’utilisation ingénieuse, pragmatique et immédiate des ressources physiques, numériques ou humaines déjà à disposition. Plutôt que de postuler l’acquisition idéale de nouveaux outils ou de théoriser des architectures complexes, le penseur bricoleurgent recombine de manière inattendue des composants préexistants pour résoudre un problème tangible dans l’instant. Par exemple, au lieu de commander un capteur spécialisé coûteux et d’attendre sa livraison, un concepteur bricoleurgent détournera les fonctionnalités de la webcam d’un smartphone et d’un script open-source pour créer un prototype fonctionnel en quelques heures.
3. La pensée émergente (Emergent Thinking)
La pensée émergente représente la tendance à faire évoluer conjointement la compréhension du problème et la nature de la solution à travers des cycles itératifs d’expérimentation concrète. Contrairement à la pensée divergente, qui planifie une multiplicité d’idées en amont, la pensée émergente repose sur une posture de découverte progressive où l’idée finale n’était pas visualisable au départ. L’individu s’engage dans l’action, observe les résultats inattendus générés par ses premières tentatives, et adapte intuitivement sa trajectoire cognitive. Par exemple, un artiste ou un programmeur travaillant en mode émergent commence par une simple ligne ou une fonction de base, sans plan d’ensemble rigide, et laisse la dynamique de l’œuvre guider organiquement les étapes successives du développement.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique du profil de pensée créative s’articule à l’intersection de la psychologie cognitive, de l’approche socio-cognitive de la créativité et des théories organisationnelles de l’innovation.
L’évolution des modèles de la créativité : du paradigme unique aux styles cognitifs
Historiquement, le paradigme dominant initié par J. P. Guilford (1950, 1967) et consolidé par Mark A. Runco a érigé la pensée divergente en équivalent quasi exclusif de la créativité cognitive. Ce cadre s’appuie sur la distinction entre pensée convergente (déduction logique visant une réponse unique et optimale) et pensée divergente (génération foisonnante d’hypothèses). Bien que fondamentale, cette dichotomie a été critiquée pour son abstraction décontextualisée, occultant la façon dont les individus interagissent avec les contraintes matérielles du monde réel.
Cromwell, Haase et Vladova (2023) ont intégré les apports cruciaux de la théorie des styles cognitifs de Robert Sternberg (théorie de l’autogouvernement mental) et de Michael J. Kirton (théorie Adaptation-Innovation). Kirton avait démontré que les individus ne diffèrent pas uniquement par leur « niveau » de créativité, mais par leur « style » créatif (les adaptateurs cherchant à faire mieux à l’intérieur du cadre existant, les innovateurs cherchant à faire différemment en brisant le cadre). L’inventaire opérationnalise cette pluralité en différenciant trois manières complémentaires de générer de la nouveauté fonctionnelle.
Le bricolage organisationnel et la théorie des ressources
La formalisation de la pensée bricoleurgente tire sa substance conceptuelle des travaux de Claude Lévi-Strauss (1962) dans La Pensée sauvage, réintroduits en management par Baker et Nelson (2005) à travers la théorie du bricolage entrepreneurial (« making do by applying combinations of the resources at hand to new problems and opportunities »). Alors que le paradigme conventionnel postule que la créativité nécessite du temps, du détachement et des ressources abondantes, le bricolage cognitif postule que la contrainte sévère et l’impératif d’action déclenchent une créativité recombinatoire ultra-performante.
La théorie de la co-évolution problème-solution et la théorie énactive
La pensée émergente trouve sa légitimité théorique dans les modèles de conception de Kees Dorst et Nigel Cross (2001), décrivant la créativité comme une co-évolution conjointe de l’espace du problème et de l’espace de la solution. Elle résonne également avec l’approche énactive de Francisco Varela, affirmant que la cognition n’est pas le traitement passif de représentations préétablies, mais une émergence continue issue du couplage structurel direct entre l’agent et son environnement d’action.
7. Validité / Validity
La validation psychométrique de l’Inventaire du profil de pensée créative a été documentée à travers un protocole rigoureux évaluant la validité de construit, la validité convergente, la validité discriminante et la validité prédictive.
Validité convergente
Conformément aux prédictions théoriques, les dimensions de l’inventaire présentent des patrons de corrélations significatifs avec une série de construits psychologiques établis :
- Pensée divergente : Présente des corrélations positives robustes et significatives (p < 0,001) avec l’orientation vers la motivation intrinsèque (r = 0,58), l’auto-efficacité créative (r = 0,73), l’identité personnelle créative (r = 0,69), l’état d’esprit de développement ou growth mindset de Carol Dweck (r = 0,44), et la propension à la prise de risque sociale (r = 0,41).
- Pensée bricoleurgente : Révèle un profil relationnel très proche de celui de la pensée divergente, affichant des coefficients de corrélation élevés avec l’auto-efficacité créative (r = 0,71, p < 0,001) et l’identité créative (r = 0,67, p < 0,001), attestant que les praticiens mobilisant le bricolage partagent le même sentiment de compétence innovatrice que les créatifs divergents classiques.
- Pensée émergente : Présente des patrons de corrélation distincts, démontrant qu’il s’agit d’un mécanisme psychologique autonome ne se réduisant pas aux traits habituels de l’idéation rapide.
Validité discriminante
La validité discriminante a été confirmée en confrontant les scores de l’échelle à des construits mesurant la rigidité cognitive et la recherche d’ordre. Des corrélations négatives statistiquement significatives ont été enregistrées entre la pensée divergente et le besoin de structure cognitive (Need for Closure / Need for Structure, r = -0,26, p < 0,001) ainsi que l’état d’esprit fixe (fixed mindset, r = -0,18, p < 0,001). Des résultats similaires ont été confirmés pour la pensée bricoleurgente.
Validité prédictive
Les auteurs ont soumis les participants à différentes tâches expérimentales caractérisées par des degrés variables de contrainte et de structure. Les modèles de régression ont prouvé que la concordance entre le style préférentiel d’un individu et la nature de la tâche prédisait significativement le niveau d’engagement subjectif, le plaisir ressenti durant l’activité et l’évaluation par des juges indépendants de l’originalité et de la pertinence des productions finales. Les résultats confirment qu’aucun style n’est universellement supérieur : chaque profil devient le prédicteur dominant de l’excellence créative dans son contexte fonctionnel d’élection.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’inventaire a été examinée principalement sous l’angle de la cohérence interne des items pour chacune des trois sous-échelles de 5 items.
Indices de consistance interne (Alpha de Cronbach)
Les estimations obtenues sur l’échantillon d’adultes démontrent une excellente précision de mesure, surpassant largement le seuil conventionnel de 0,70 recommandé par Nunnally (1978) :
- Sous-échelle Pensée divergente : α = 0,91
- Sous-échelle Pensée bricoleurgente : α = 0,91
- Sous-échelle Pensée émergente : α = 0,80
Ces coefficients élevés attestent de l’homogénéité du contenu des items au sein de chaque pôle factoriel tout en préservant une étendue sémantique suffisante. Les analyses indiquent que la suppression d’aucun item particulier n’augmente de manière substantielle le coefficient alpha global de sa sous-échelle respective, confirmant le calibrage optimal de chaque énoncé.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture interne de l’Inventaire du profil de pensée créative a été validée empiriquement selon une méthodologie rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’AFE conduite sur les données initiales a mis en évidence trois facteurs distincts possédant des valeurs propres supérieures à 1 (critère de Kaiser). Les trois facteurs rendent compte d’un pourcentage cumulé solide de variance expliquée :
- Facteur 1 (Pensée divergente) : 19 % de la variance totale.
- Facteur 2 (Pensée bricoleurgente) : 12 % de la variance totale.
- Facteur 3 (Pensée émergente) : 9 % de la variance totale.
L’ensemble du modèle restitue ainsi 40 % de la variance commune de l’espace d’idéation créative, les saturations factorielles de chaque item sur son facteur théorique cible étant nettement supérieures aux saturations croisées.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Afin de confirmer la structure tridimensionnelle, une AFC a été exécutée et évaluée selon les standards psychométriques rigoureux de Hu et Bentler (1999). Les indices d’ajustement globaux du modèle à 3 facteurs confirment une adéquation remarquable avec les données empiriques :
- Chi-deux : χ² = 218,35
- Degrés de liberté : dl = 87
- Rapport de parsimonie : χ²/dl = 2,51 (nettement inférieur au seuil acceptable de 3,00)
- Comparative Fit Index (CFI) : 0,955 (dépassant le standard strict de 0,95)
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,069 (avec intervalle de confiance situé sous le seuil critique de 0,08)
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : 0,063 (inférieur au seuil de 0,08)
De surcroît, la comparaison statistique des modèles rivaux a démontré que le modèle trifactoriel théorique était significativement supérieur à un modèle unifactoriel (fusionnant l’ensemble des 15 items sous un facteur général de créativité) ainsi qu’à un modèle bifactoriel (associant la pensée divergente et la pensée émergente). Ces tests formels de comparaison de modèles attestent formellement de la séparabilité empirique des trois construits.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’inventaire présente les spécifications techniques et administratives suivantes :
- Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté d’évaluation des préférences de styles cognitifs créatifs.
- Nombre total d’items : 15 items répartis équitablement (5 items par sous-échelle).
- Sous-échelles mesurées :
- Sous-échelle 1 : Divergent Thinking (Pensée divergente) — 5 items.
- Sous-échelle 2 : Bricoleurgent Thinking (Pensée bricoleurgente) — 5 items.
- Sous-échelle 3 : Emergent Thinking (Pensée émergente) — 5 items.
- Format d’administration : Principalement informatisé / électronique (plateformes d’enquêtes en ligne, systèmes d’évaluation RH, laboratoires de recherche), adaptable sur support papier-crayon.
- Population cible : Adultes (18 ans et plus), hommes et femmes, en contexte professionnel, universitaire ou grand public.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 7 points :
- 1 = Not at all (Pas du tout)
- 2 = Very little (Très peu)
- 3 = A little (Un peu)
- 4 = Moderately (Modérément)
- 5 = Much (Beaucoup)
- 6 = Very much (Énormément)
- 7 = An extreme amount (Une quantité extrême)
- Procédure de cotation : Calcul du score moyen ou de la somme brute pour chacune des trois sous-échelles (scores variant de 5 à 35 par dimension, ou de 1,00 à 7,00 en score moyen). L’analyse typologique individuelle génère un profil créatif tridimensionnel mettant en relief la hiérarchie des préférences stylistiques de la personne plutôt qu’un score unique tronqué.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication officielle : 2023.
- Permissions d’utilisation : L’instrument peut être utilisé librement à des fins de recherche académique non commerciale, d’enseignement universitaire et de travaux pédagogiques, sous réserve de citer explicitement la publication originale princeps (Cromwell, Haase, & Vladova, 2023).
- Tarifs / Frais : Gratuit pour la recherche scientifique et l’enseignement.
- Usage commercial : Tout déploiement commercial (conseil RH, plateformes logicielles privées, audits d’entreprise payants) nécessite l’accord explicite préalable des auteurs et des détenteurs des droits de propriété intellectuelle.
12. Références / References
- Baker, T., & Nelson, R. E. (2005). Creating something from nothing: Resource construction through entrepreneurial bricolage. Administrative Science Quarterly, 50(3), 329–366. https://doi.org/10.2189/asqu.2005.50.3.329
- Cromwell, J. R., Haase, J., & Vladova, G. (2023). The creative thinking profile: Predicting intrinsic motivation based on preferences for different creative thinking styles. Personality and Individual Differences, 208, Article 112205. https://doi.org/10.1016/j.paid.2023.112205
- Dorst, K., & Cross, N. (2001). Creativity in the design process: Co-evolution of problem-solution. Design Studies, 22(5), 425–437. https://doi.org/10.1016/S0142-694X(01)00009-6
- Guilford, J. P. (1950). Creativity. American Psychologist, 5(9), 444–454. https://doi.org/10.1037/h0063487
- Guilford, J. P. (1967). The nature of human intelligence. McGraw-Hill.
- Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Kirton, M. J. (1976). Adaptors and innovators: A description and measure. Journal of Applied Psychology, 61(5), 622–629. https://doi.org/10.1037/0021-9010.61.5.622
- Lévi-Strauss, C. (1962). La pensée sauvage. Plon.
- Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2nd ed.). McGraw-Hill.
- Runco, M. A. (2014). Creativity: Theories and themes: Research, development, and practice (2nd ed.). Elsevier Academic Press.
- Sternberg, R. J. (1997). Thinking styles. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511584152
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels constitutifs de l’Inventaire du profil de pensée créative (Creative Thinking Profile) sont protégés par le droit d’auteur et la propriété intellectuelle des auteurs et de l’éditeur scientifique Elsevier. En accord avec les exigences déontologiques de diffusion des outils psychométriques, les énoncés complets et verbatim ne peuvent être reproduits intégralement dans le domaine public ouvert sans l’autorisation des ayants droit.
Response Scale / Échelle de réponse :
The items are rated on a 7-point scale, where:
1 = Not at all
2 = Very little
3 = A little
4 = Moderately
5 = Much
6 = Very much
7 = An extreme amount
Structure and Subscale Distribution / Répartition des dimensions (15 items au total) :
-
Subscale 1: Divergent Thinking (Items 1 to 5)
Mesure la tendance préférentielle à générer un grand nombre d’options conceptuelles alternatives, à s’éloigner des solutions conventionnelles et à envisager de multiples directions abstraites lors de la résolution de problèmes. -
Subscale 2: Bricoleurgent Thinking (Items 6 to 10)
Mesure la propension à agir immédiatement face aux contraintes, à combiner et réaffecter de façon ingénieuse les ressources, outils ou éléments directement disponibles pour concevoir une solution fonctionnelle. -
Subscale 3: Emergent Thinking (Items 11 to 15)
Mesure l’orientation vers un processus créatif itératif d’essais et d’erreurs, dans lequel la définition du problème et l’architecture de la solution émergent conjointement au fil de l’action pratique.
Note pour les chercheurs et praticiens : Le protocole expérimental complet et le libellé des 15 énoncés originaux doivent être consultés directement au sein de la publication source parue dans la revue Personality and Individual Differences (Cromwell, Haase, & Vladova, 2023, DOI: 10.1016/j.paid.2023.112205) ou obtenus auprès de l’auteur principal (Johnathan R. Cromwell, [email protected]).