1. Résumé / Abstract
L’inventaire issu du modèle développé par Choi, Oh, Kim et Hur (2023), intitulé Corporate Social Responsibility and Frontline Service Employee Job Performance Model, est un instrument psychométrique conçu pour évaluer la manière dont les perceptions de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) influencent la performance professionnelle des employés de service de première ligne (frontline service employees [FSE]), tout en examinant les dynamiques modératrices et médiatrices des stresseurs interpersonnels et des états affectifs. Cet outil composite de 34 items explore une structure multidimensionnelle articulée autour de sept construits clés : les perceptions de la RSE (3 items), l’incivilité des clients (9 items), l’incivilité des collègues (4 items), l’affect positif (5 items), l’affect négatif (5 items), l’orientation client (4 items) et la performance au travail intra-rôle (4 items).
Le format d’évaluation repose sur des échelles de réponse de type Likert en 5 points, adaptées à la nature cognitive, émotionnelle ou fréquentielle de chaque dimension. L’adaptation transculturelle initiale de l’instrument a été réalisée selon la méthode rigoureuse de rétro-traduction (back-translation) théorisée par Brislin (1970), validée par un panel d’universitaires bilingues, puis administrée auprès d’employés de l’hôtellerie en Corée du Sud. Les analyses psychométriques attestent de propriétés remarquables. Une analyse factorielle confirmatoire multiniveau (MCFA) a démontré un ajustement exceptionnel aux données empiriques (χ²(1012) = 1431,76, p < 0,05 ; CFI = 0,96 ; TLI = 0,95 ; RMSEA = 0,03 ; SRMRwithin = 0,04). La consistance interne est solide, affichant des coefficients alpha de Cronbach compris entre 0,85 et 0,94 sur l’ensemble des sous-échelles. De surcroît, les critères de validité convergente et de validité discriminante sont confirmés par des valeurs de variance moyenne extraite (AVE) systématiquement supérieures au carré des corrélations inter-construits (critère de Fornell-Larcker).
2. Mots-clés / Keywords
Responsabilité sociétale des entreprises, Employés de première ligne, Performance au travail, Incivilité des clients, Incivilité des collègues, Affect positif, Affect négatif, Orientation client, Hôtellerie, Modélisation multiniveau, Psychométrie organisationnelle, Échange social, Conservation des ressources.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs spécialisés en gestion hôtelière et comportement organisationnel :
- Wook-Hee Choi : Division of Hotel, Tourism, and Foodservice Management, Dongguk University-WISE, République de Corée. Courriel : [email protected]
- Se-Hyung Oh : School of Business, Hanyang University, République de Corée. Identifiant ORCID : 0000-0003-0381-1266. Courriel : [email protected]
- Kihyon Kim (Auteur correspondant) : BK21 FOUR R&E Center for Business Administration, Korea University Business School, Korea University, 145 Anam-Ro, Seongbuk-Gu, Séoul 02841, République de Corée. Identifiant ORCID : 0000-0002-4666-0771. Courriel : [email protected]
- Won Moo Hur : College of Business Administration, Inha University, République de Corée. Identifiant ORCID : 0000-0002-8042-2603. Courriel : [email protected]
4. Objectif / Purpose
L’objectif principal de ce modèle d’évaluation est de quantifier avec précision les processus psychologiques par lesquels l’engagement éthique et sociétal perçu d’une organisation se traduit par une amélioration ou une détérioration de la performance opérationnelle de ses collaborateurs de première ligne. Les employés en contact direct avec la clientèle occupent une position frontière stratégique mais psychologiquement vulnérable au sein des entreprises de services, notamment dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme. Bien que la littérature managériale postule généralement un lien positif et direct entre les initiatives de RSE et les attitudes professionnelles positives, ce modèle a été expressément élaboré pour éclairer les conditions contextuelles et interpersonnelles limites (boundary conditions) qui modulent cette relation.
Sur le plan théorique et diagnostique, l’inventaire vise à identifier comment les comportements déviants au travail — en particulier l’incivilité émanant des clients et l’incivilité perpétrée par les pairs de travail (collègues) — neutralisent ou altèrent les bénéfices psychologiques escomptés de la RSE. Lorsqu’un salarié perçoit son entreprise comme exemplaire sur le plan éthique et environnemental, mais se trouve quotidiennement confronté à des insultes, du mépris ou des conduites d’exclusion au sein de son environnement de travail immédiat, un phénomène de désillusion cognitive et d’épuisement affectif peut survenir. L’échelle opérationnalise cette tension en mesurant les variables médiatrices affectives (affects positifs et négatifs) et comportementales (orientation client), permettant de cartographier la chaîne causale reliant les signaux macro-organisationnels aux résultats micro-individuels.
En contexte de recherche empirique, l’outil fournit une batterie standardisée adaptée aux devis longitudinaux ou multiniveaux (intégrant des données nichées par équipe ou par établissement). En pratique organisationnelle et clinique du travail, cet inventaire sert de diagnostic pour évaluer la charge émotionnelle des équipes de service, prévenir l’épuisement professionnel (burnout), identifier les sources d’interférences relationnelles délétères, et guider les programmes d’intervention en ressources humaines visant à aligner les politiques de responsabilité sociale externe avec le climat de respect interne.
5. Construit psychologique / Construct
Cet inventaire modélise un système intégré articulé autour de sept dimensions psychologiques interdépendantes, englobant des évaluations cognitives, des stresseurs interpersonnels, des réactivités affectives et des compétences professionnelles :
1. Perceptions de la responsabilité sociale des entreprises (CSR Perceptions)
Cette dimension évalue l’appréciation subjective qu’ont les employés des démarches philanthropiques, sociétales et environnementales de leur employeur. Loin d’une simple conformité légale, elle mesure la perception d’un engagement authentique envers l’amélioration du bien-être collectif et la préservation écologique. Exemple d’item : « Mon organisation se comporte de manière responsable vis-à-vis de l’environnement ».
2. Incivilité des clients (Customer Incivility)
Ce construit quantifie la fréquence à laquelle les salariés sont confrontés à des comportements de faible intensité mais néfastes, adoptés par les clients en violation des normes de respect mutuel. Ces comportements n’impliquent pas nécessairement une violence physique, mais se manifestent par du dédain, des critiques injustifiées, de l’impatience ou des attaques verbales personnelles. Exemple d’item : « Les clients traitent les employés comme s’ils étaient inférieurs ou stupides ».
3. Incivilité des collègues (Coworker Incivility)
Complémentaire de la source externe de stress, cette dimension cible les interactions dysfonctionnelles internes, caractérisées par l’impolitesse, le rejet ou l’humiliation émanant des membres du même groupe de travail. Ce construit capture le climat d’hostilité latente qui érode le sentiment d’appartenance et la sécurité psychologique. Exemple d’item : « À quelle fréquence vos collègues adoptent-ils des comportements rabaissants à votre égard au travail ? ».
4. Affects positifs (Positive Affect)
Basée sur les approches circumplexes des émotions (notamment l’échelle PANAS), cette sous-échelle mesure l’état d’énergie, de vigilance et d’enthousiasme manifesté par l’employé dans son cadre professionnel. L’activation d’affects positifs constitue une ressource énergétique clé facilitant la créativité et la résolution de problèmes. Attributs évalués : Actif, Déterminé, Attentif, Inspiré, Intéressé.
5. Affects négatifs (Negative Affect)
Cette dimension mesure les états émotionnels déplaisants et aversifs ressentis par les collaborateurs, incluant l’anxiété, la détresse, la tension et l’hostilité. Ces états signalent une menace pour les ressources personnelles et précèdent fréquemment l’épuisement psychologique. Attributs évalués : Effrayé, Nerveux, Contrarié, Hostile, Honteux.
6. Orientation client (Customer Orientation)
Ce construit comportemental et motivationnel reflète la propension de l’employé à identifier, anticiper et satisfaire les besoins de la clientèle, en personnalisant la relation de service et en priorisant la fidélité à long terme au détriment des gains immédiats. Exemple d’item : « Je fais en sorte que chaque client ait le sentiment d’être le seul et unique client ».
7. Performance au travail intra-rôle (Job Performance)
Cette sous-échelle mesure l’accomplissement formel et l’efficacité dans l’exécution des tâches assignées par la description de poste officielle. Elle capture le rendement opérationnel prescrit et l’atteinte des standards de qualité exigés par l’organisation. Exemple d’item : « Cet employé a rempli de manière adéquate les devoirs qui lui étaient assignés ».
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’instrument de Choi et collaborateurs (2023) repose sur l’articulation féconde de plusieurs grands courants théoriques de la psychologie du travail, de la psychologie cognitive et du comportement organisationnel :
La théorie de la conservation des ressources (COR Theory)
Formulée initialement par Stevan E. Hobfoll (1989), la théorie de la conservation des ressources constitue l’armature principale du modèle. Selon cette théorie, les individus s’efforcent d’acquérir, de préserver et de protéger des ressources précieuses (énergétiques, conditionnelles, matérielles et psychologiques). Travailler au sein d’une organisation perçue comme socialement responsable fournit aux employés une ressource psychologique de valorisation de soi et de fierté. Néanmoins, l’exposition continue à des facteurs de stress relationnels, tels que l’incivilité des clients et des collègues, déclenche une hémorragie de ressources émotionnelles et cognitives. Pour freiner cette perte de ressources, l’employé se désengage sur le plan affectif (hausse des affects négatifs, baisse des affects positifs), réduisant corrélativement son orientation client et sa performance globale.
La théorie de l’échange social (Social Exchange Theory)
Conceptualisée par Peter Blau (1964) et enrichie par Eisenberger et al. dans le cadre du soutien organisationnel perçu, la théorie de l’échange social soutient que les relations de travail sont régies par des normes de réciprocité. Lorsqu’une entreprise investit dans la société et traite avec égards ses parties prenantes (RSE), les salariés développent un sentiment d’obligation morale consistant à « rembourser » leur organisation par une surperformance et un dévouement client accru. Toutefois, les stresseurs interpersonnels (incivilité) brisent ce contrat psychologique : les employés estiment que l’organisation échoue à leur garantir un cadre respectueux, neutralisant ainsi les incitations à la réciprocité positive.
La théorie de l’évaluation cognitive des émotions (Cognitive Appraisal Theory)
Développée par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), cette perspective explique le rôle médiateur joué par les affects. Les événements environnementaux (pratiques de RSE, incidents d’incivilité) subissent une évaluation primaire (pertinence pour le bien-être) et secondaire (ressources de coping disponibles). Les affects positifs ou négatifs émergent de ces évaluations et dictent les stratégies d’adaptation comportementale manifestées dans la performance au travail.
7. Validité / Validity
La validation psychométrique du modèle a suivi des protocoles méthodologiques rigoureux afin d’établir la validité de construit, la validité convergente et la validité discriminante du système de mesure :
Validité de construit et modélisation confirmatoire multiniveau
Étant donné la nature hiérarchique des données dans les environnements de services (employés regroupés au sein d’équipes ou d’hôtels), les auteurs ont mis en œuvre une analyse factorielle confirmatoire multiniveau (Multilevel Confirmatory Factor Analysis – MCFA). Cette démarche permet de modéliser simultanément les sources de variance intra-individuelles (within-level) et inter-groupes (between-level). Les indices d’ajustement obtenus démontrent une conformité exceptionnelle du modèle empirique aux données observées :
- Chi-carré normé : χ²(1012) = 1431,76 (p < 0,05), ce qui reflète un ratio χ²/ddl de 1,41, largement inférieur au seuil critique de 3,00 habituellement recommandé.
- Comparative Fit Index (CFI) : 0,96 (seuil d’excellence ≥ 0,95).
- Tucker-Lewis Index (TLI) : 0,95 (seuil d’acceptabilité ≥ 0,95).
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,03 (intervalle de confiance conforme aux normes les plus exigeantes < 0,05).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMRwithin) : 0,04 (seuil optimal < 0,08).
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par l’examen des saturations factorielles standardisées (factor loadings) et de la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted – AVE). Tous les items s’associent de manière statistiquement significative (p < 0,001) à leurs facteurs respectifs avec des saturations élevées (> 0,70). Les valeurs d’AVE pour chacun des sept construits dépassent largement le seuil standard de 0,50, démontrant que la majorité de la variance des indicateurs est imputable au construit théorique latent.
Validité discriminante
La validité discriminante a été confirmée à l’aide du critère canonique de Fornell et Larcker (1981). Pour chaque paire de construits, la valeur d’AVE de chaque variable focale était strictement supérieure au carré du coefficient de corrélation (squared correlation) existant entre ces variables. Aucun chevauchement empirique indu n’a été détecté entre les sous-échelles, confirmant que des construits théoriquement proches (par exemple l’incivilité des clients et celle des collègues, ou les affects positifs et l’orientation client) mesurent des entités psychologiques distinctes.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité des mesures a été examinée au travers de l’analyse de la consistance interne des sous-échelles à l’aide de l’alpha de Cronbach et de la fiabilité composite (Composite Reliability – CR).
| Sous-échelle / Dimension | Nombre d’items | Alpha de Cronbach (α) | Évaluation de la fiabilité |
|---|---|---|---|
| Perceptions de la RSE | 3 | 0,88 – 0,91 | Excellente |
| Incivilité des clients | 9 | 0,92 – 0,94 | Remarquable |
| Incivilité des collègues | 4 | 0,89 – 0,92 | Excellente |
| Affects positifs | 5 | 0,87 – 0,90 | Excellente |
| Affects négatifs | 5 | 0,85 – 0,88 | Très bonne |
| Orientation client | 4 | 0,86 – 0,89 | Excellente |
| Performance au travail | 4 | 0,90 – 0,93 | Excellente |
Les valeurs d’alpha de Cronbach rapportées dans l’étude originale oscillent globalement entre 0,85 et 0,94. Ces magnitudes indiquent une variance d’erreur de mesure minime et attestent de l’homogénéité des énoncés composant chaque dimension. Aucune dégradation de consistance interne n’a été constatée lors de l’administration répétée ou au sein de strates professionnelles spécifiques.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La confirmation de la validité de la structure interne a reposé sur une démarche d’analyse factorielle confirmatoire (AFC) hautement sophistiquée, adaptée à des modèles emboîtés. La procédure d’analyse s’est articulée en plusieurs étapes clés :
Modèle théorique à sept facteurs
Le modèle cible de référence postulait sept variables latentes distinctes correspondant aux sept construits théoriques. Les 34 items ont été assignés exclusivement à leur facteur d’appartenance théorique, sans corrélation d’erreurs croisées arbitraires. La convergence de l’algorithme d’estimation par le maximum de vraisemblance robuste (MLR) s’est opérée sans heurt, confirmant l’adéquation structurelle globale (χ²(1012) = 1431,76, p < 0,05, CFI = 0,96, TLI = 0,95, RMSEA = 0,03, SRMR = 0,04).
Comparaison de modèles rivaux
Pour éliminer le risque d’un biais de méthode commune (Common Method Variance) et consolider l’indépendance des facteurs, plusieurs modèles concurrents plus parcimonieux ont été testés et comparés au modèle à sept facteurs :
- Modèle unifactoriel (Test à un facteur de Harman) : Fusion de tous les items sur un facteur général unique. Ce modèle a affiché une inadéquation flagrante aux données, avec une chute drastique des indices de qualité d’ajustement (CFI < 0,60, RMSEA > 0,12), rejetant l’hypothèse d’une contamination par méthode commune.
- Modèle à trois facteurs : Regroupement des stresseurs interpersonnels (incivilité client et collègue), des dimensions affectives (affects positifs et négatifs) et des attitudes professionnelles (RSE, orientation client, performance). Ce modèle s’est avéré significativement moins bien ajusté que le modèle théorique à sept facteurs (Δχ² statistiquement très significatif, p < 0,001).
- Modèle à six facteurs : Combinaison de l’orientation client et de la performance au travail. Là encore, le test de différence de chi-carré a démontré la supériorité statistique nette du modèle à sept facteurs indépendants.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’inventaire se structure selon les spécifications techniques et opérationnelles suivantes :
- Type de test : Questionnaire psychométrique multidimensionnel de diagnostic organisationnel et comportemental.
- Format d’évaluation : Auto-évaluation par l’employé (ou évaluation par le superviseur pour les items de performance au travail). Échelles d’évaluation en 5 points.
- Nombre total d’items : 34 items répartis en 7 dimensions.
- Modalités de réponse :
- Échelle d’accord (Items de RSE, affects, orientation client et performance) : Échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord / Strongly Disagree ») à 5 (« Tout à fait d’accord / Strongly Agree »).
- Échelle de fréquence (Items d’incivilité des clients et des collègues) : Échelle comportementale en 5 points : 1 = Jamais (Never), 2 = Rarement (Rarely), 3 = Parfois (Sometimes), 4 = Assez souvent (Quite often), 5 = Très souvent (Very often).
- Langues disponibles : Anglais (instruments d’origine), Coréen (version validée par Choi et al., 2023).
- Population cible : Professionnels des services de première ligne, employés de l’hôtellerie, de la restauration, du commerce de détail et du tourisme.
- Cotation et calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne arithmétique des items correspondants (après inversion des éventuels items codés à l’envers). Des scores composites plus élevés reflètent des niveaux plus intenses du construit concerné.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction : 2023.
- Permissions d’utilisation : L’inventaire est accessible et autorisé à des fins de recherche académique, scientifique et d’enseignement pédagogique non commercial sans nécessité de redevance (no fee required).
- Conditions d’utilisation commerciale : Toute exploitation dans le cadre de diagnostics payants, d’audits d’entreprises ou d’intégrations logicielles commerciales requiert l’autorisation explicite préalable des auteurs et de l’éditeur de la publication originale (Elsevier / Journal of Hospitality and Tourism Management).
- Contact pour autorisations : Dr. Kihyon Kim ([email protected]) ou Dr. Won Moo Hur ([email protected]).
12. Références / References
Les sources théoriques, méthodologiques et empiriques sous-tendant l’élaboration et la validation de l’inventaire sont répertoriées ci-dessous en style APA 7e édition :
- Blau, P. M. (1964). Exchange and power in social life. John Wiley & Sons.
- Brislin, R. W. (1970). Back-translation for cross-cultural research. Journal of Cross-Cultural Psychology, 1(3), 185–216. https://doi.org/10.1177/135910457000100301
- Choi, W.-H., Oh, S.‐H., Kim, K., & Hur, W. M. (2023). Losing the meaning of being a socially responsible service worker: Moderating effects of customer and coworker incivility. Journal of Hospitality and Tourism Management, 56, 420–430. https://doi.org/10.1016/j.jhtm.2023.07.004
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Hobfoll, S. E. (1989). Conservation of resources: A new attempt at conceptualizing stress. American Psychologist, 44(3), 513–524. https://doi.org/10.1037/0003-066X.44.3.513
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Podsakoff, P. M., MacKenzie, S. B., Lee, J.-Y., & Podsakoff, N. P. (2003). Common method biases in behavioral research: A critical review of the literature and recommended remedies. Journal of Applied Psychology, 88(5), 879–903. https://doi.org/10.1037/0021-9010.88.5.879
- Watson, D., Clark, L. A., & Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. Journal of Personality and Social Psychology, 54(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.6.1063
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Corporate Social Responsibility Perceptions
Rating scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neutral, 4 = Agree, 5 = Strongly agree
- My organization is a socially responsible company.
- My organization is concerned about improving the well-being of society.
- My organization behaves responsibly regarding the environment.
Customer Incivility
Rating scale: 1 = Never, 2 = Rarely, 3 = Sometimes, 4 = Quite often, 5 = Very often
- Customers take out anger on employees.
- Customers make insulting comments to employees.
- Customers treat employees as if they are inferior or stupid.
- Customers show that they are irritated or impatient.
- Customers do not trust the information I give them and ask to speak with someone of higher authority.
- Customers are condescending to me.
- Customers make comments that question the competence of employees.
- Customers make personal verbal attacks against me.
- Internal or external customers make unreasonable demands.
Coworker Incivility
Rating scale: 1 = Never, 2 = Rarely, 3 = Sometimes, 4 = Quite often, 5 = Very often
- How often do coworkers ignore or exclude you while at work?
- How often do coworkers raise their voices at you while at work?
- How often are coworkers rude to you at work?
- How often do coworkers do demeaning things to you at work?
Positive Affect
Rating scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neutral, 4 = Agree, 5 = Strongly agree (Indicate to what extent you feel this way at work)
- Active
- Determined
- Attentive
- Inspired
- Interested
Negative Affect
Rating scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neutral, 4 = Agree, 5 = Strongly agree (Indicate to what extent you feel this way at work)
- Afraid
- Nervous
- Upset
- Hostile
- Ashamed
Customer Orientation
Rating scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neutral, 4 = Agree, 5 = Strongly agree
- I make every customer feel like they are the only customer.
- I respond very quickly to customer requests.
- I always have the customer’s best interests in mind.
- My number one priority is always customer loyalty.
Job Performance
Rating scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neutral, 4 = Agree, 5 = Strongly agree
- This employee adequately completed their assigned duties.
- This employee fulfilled the responsibilities specified in their job description.
- This employee performed the tasks that were expected of them.
- This employee met the formal performance requirements of their job.