1. Résumé
L’Inventaire du modèle des attitudes envers le viol lors d’un rendez-vous, des mythes sur le viol et des expériences de violence sexuelle (connu dans la littérature anglophone sous l’acronyme Date Rape Attitudes, Rape Myths, and Experiences With Sexual Violence – Model ou DRA-RM-ESV-M) est un instrument psychométrique développé par Francis D. Boateng, Nabi Youla Doumbia, Bassey Kooffreh et Charlotte Omane Kwakye-Nuako en 2023. Cet outil d’évaluation quantitative a été conçu pour investiguer empiriquement les interconnexions complexes unissant les antécédents de victimisation sexuelle, l’adhésion aux croyances stéréotypées légitimant les agressions sexuelles (mythes sur le viol) et l’acceptation du viol commis par une connaissance ou dans le contexte de relations intimes (date rape). Développé et calibré initialement auprès d’une cohorte d’étudiants universitaires en Côte d’Ivoire, cet inventaire de 16 items répond au besoin urgent de contextualiser l’étude des violences sexuelles dans des environnements socioculturels d’Afrique subsaharienne, souvent sous-représentés dans la recherche criminologique et psychologique internationale.
L’architecture multidimensionnelle de l’instrument comprend trois macro-construits articulés : les attitudes envers le viol lors d’un rendez-vous (College date rape attitudes), l’adhésion aux mythes sur le viol (Rape myths) et les expériences de violence sexuelle (Sexual violence), ce dernier construit se subdivisant en deux sous-échelles distinctes mesurant respectivement le harcèlement sexuel (sexual harassment) et l’agression sexuelle (sexual assault). Les items de l’échelle combinent des formats de réponse de type Likert en 5 et 7 points, permettant une différenciation fine des degrés d’assentiment cognitif et des fréquences comportementales. Sur le plan des propriétés psychométriques, les analyses structurales révèlent des indices d’adéquation robustes avec des pourcentages de variance expliquée substantiels (56 % pour les attitudes relatives au viol lors d’un rendez-vous et les mythes sur le viol ; 51 % pour le harcèlement sexuel et 61 % pour l’agression sexuelle). La cohérence interne de l’instrument s’avère satisfaisante pour des dimensions à visée descriptive et exploratoire, oscillant entre des coefficients alpha de Cronbach de 0,67 et 0,74.
2. Mots-clés
Attitudes envers le viol, mythes sur le viol, viol lors d’un rendez-vous, violences sexuelles, harcèlement sexuel, agression sexuelle, victimologie, psychométrie médico-légale, milieu universitaire, modélisation par équations structurelles, victimisation, Côte d’Ivoire.
3. Auteurs
Francis D. Boateng
Département de justice criminelle et d’études juridiques (Department of Criminal Justice and Legal Studies), Université du Mississippi (University of Mississippi), University Park, Mississippi, États-Unis d’Amérique. Identifiant ORCID : 0000-0001-8411-271X. Adresse électronique de correspondance : [email protected].
Nabi Youla Doumbia
Département de criminologie (Unité de Formation et de Recherche – UFR de Criminologie), Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Bassey Kooffreh
Département de justice criminelle et d’études juridiques (Department of Criminal Justice and Legal Studies), Université du Mississippi (University of Mississippi), University Park, Mississippi, États-Unis d’Amérique.
Charlotte Omane Kwakye-Nuako
Département de sciences médico-légales (Department of Forensic Science), Université de Cape Coast (University of Cape Coast), Cape Coast, Ghana. Identifiant ORCID : 0000-0002-6397-094X.
4. Objectif
L’objectif fondamental de cet inventaire de mesure réside dans l’opérationnalisation empirique et l’analyse explicative de l’impact exercé par les expériences antérieures de victimisation sexuelle (qu’il s’agisse de harcèlement verbal, non verbal ou d’agressions physiques explicites) sur les perceptions cognitives individuelles relatives au viol et sur le degré de tolérance manifesté envers le viol commis au cours d’un rendez-vous amoureux parmi les populations étudiantes. Dans la littérature criminologique et sociocognitive, il a longtemps été postulé que les croyances soutenant la violence sexuelle constituent à la fois des antécédents prédictifs de l’agression et des mécanismes de défense ou d’adaptation cognitive chez les victimes potentielles ou réelles.
Historiquement, la majorité des inventaires psychométriques évaluant les attitudes envers le viol ont été conçus, calibrés et testés au sein d’universités occidentales, principalement nord-américaines. L’objectif spécifique poursuivi par Boateng et ses collaborateurs (2023) a consisté à concevoir une métrique adaptée aux dynamiques relationnelles et culturelles d’Afrique de l’Ouest francophone, plus précisément dans le contexte universitaire ivoirien. Les institutions d’enseignement supérieur représentent des écosystèmes singuliers où les transitions développementales de la fin de l’adolescence à l’âge adulte émergent s’accompagnent d’une autonomie sociale accrue, de nouvelles expérimentations romantiques et sexuelles, mais également d’une vulnérabilité accrue aux conduites transgressives et aux coercitions sexuelles.
Sur le plan des applications pratiques et cliniques, le DRA-RM-ESV-M remplit plusieurs missions clés :
- Évaluation diagnostique en milieu institutionnel : L’outil fournit aux gestionnaires universitaires, aux psychologues scolaires et aux comités d’éthique des données quantitatives standardisées pour cartographier la prévalence des distorsions cognitives légitimant le viol et estimer le climat d’insécurité sexuelle au sein des campus.
- Conception et évaluation d’interventions préventives : En isolant les croyances précises sous-jacentes à la minimisation des violences (par exemple, la culpabilisation de la victime liée aux codes vestimentaires ou à l’acceptation d’une invitation à domicile), le modèle permet d’orienter les campagnes de sensibilisation vers la déconstruction ciblée des stéréotypes les plus tenaces.
- Recherche fondamentale en victimologie et criminologie : L’inventaire sert de support à la modélisation par équations structurelles visant à comprendre si l’exposition personnelle à la violence sexuelle modifie, renforce ou désinhibe l’adhésion aux mythes sur le viol, clarifiant ainsi les trajectoires de victimisation secondaire et de rationalisation post-traumatique.
5. Construit psychologique
Le DRA-RM-ESV-M conceptualise les croyances et comportements liés aux violences sexuelles comme un ensemble de facettes interdépendantes réparties en trois grands axes phénoménologiques et empiriques :
1. Attitudes envers le viol lors d’un rendez-vous amoureux (College Date Rape Attitudes)
Cette dimension évalue l’acceptation, la normalisation ou la justification du recours à la force sexuelle dans le contexte spécifique des rencontres sociales et des fréquentations amoureuses entre étudiants. Ce construit repose sur l’intériorisation de règles d’interaction genrées implicites suggérant que certains comportements féminins constituent des signes non ambigus de consentement ou des invitations explicites à l’intimité sexuelle physique, déchargeant ainsi l’homme de sa responsabilité morale et légale. Par exemple, l’attitude stipulant qu’une femme prenant l’initiative d’inviter un homme à sortir exprime ipso facto un désir d’avoir des relations sexuelles reflète une distorsion cognitive majeure dans l’appréciation du consentement mutuel. De même, la croyance selon laquelle accepter d’accompagner son partenaire à son domicile implique obligatoirement un passage à l’acte sexuel illustre la confusion délibérée entre proximité interpersonnelle et obligation sexuelle contractuelle implicite.
2. Mythes sur le viol (Rape Myths)
Les mythes sur le viol, selon la définition princeps établie par Burt (1980) puis affinée par Lonsway et Fitzgerald (1994), désignent des croyances fausses, stéréotypées ou préjudiciables concernant le viol, les agresseurs et les victimes. Dans le présent instrument, cette dimension capture spécifiquement :
- La culpabilisation de la victime (Victim Blaming) : Tendance à attribuer la causalité principale de l’agression aux choix comportementaux ou vestimentaires de la femme (ex. considérer que seules les femmes vêtues de manière suggestive sont victimes de viol ou qu’une femme vêtue d’une tenue courte ne devrait pas s’étonner de subir des avances forcées).
- La minimisation des préjudices psychologiques : Croyance erronée selon laquelle les victimes exagèrent l’ampleur du traumatisme psychologique, affectif et physique consécutif à l’agression.
- L’ambiguïté alléguée du refus : Présomption selon laquelle le refus exprimé par la victime (« non ») relève d’une coquetterie rhétorique, d’une résistance symbolique ou d’une communication équivoque, exonérant l’agresseur de l’obligation de respecter les frontières corporelles d’autrui.
3. Expériences de violence sexuelle (Sexual Violence)
Cette composante comportementale examine la fréquence et la nature de l’exposition directe des individus à des conduites sexuelles non désirées, réparties en deux sous-dimensions factorielles distinctes :
- Le harcèlement sexuel (Sexual Harassment) : Mesure les expériences récurrentes d’avances verbales importunes, de remarques suggestives non consenties, de sollicitations inappropriées et de gestes hostiles créant un climat d’apprentissage ou de socialisation intimidant.
- L’agression sexuelle (Sexual Assault) : Évalue les contacts physiques forcés, les tentatives de viol et les viols consommés impliquant l’usage de la force physique, de la contrainte psychologique, de menaces ou de l’incapacité de consentir (due notamment à l’intoxication ou à la manipulation).
6. Cadre théorique
L’élaboration conceptuelle de l’inventaire DRA-RM-ESV-M s’ancre à la croisée de plusieurs paradigmes théoriques majeurs issus de la psychologie sociale, de la criminologie féministe et des théories cognitives du comportement :
La théorie des scénarios sexuels (Sexual Script Theory)
Développée originellement par John Gagnon et William Simon (1973), la théorie des scénarios sexuels stipule que les interactions érotiques et amoureuses sont guidées par des schémas cognitifs internalisés dictant les rôles, les séquences d’action et les significations attendues en fonction du genre. Dans le contexte universitaire patriarcal, le scénario traditionnel masculin prescrit l’initiative agressive, la persistance face au refus et la conquête sexuelle, tandis que le scénario féminin prescrit la passivité ou la pudeur défensive. Les items mesurant les attitudes envers le viol lors d’un rendez-vous opérationnalisent ces scénarios : l’homme interprète des indices contextuels (l’invitation à domicile, le port d’une robe jugée séduisante) comme le déclencheur légitime d’une séquence sexuelle prédéterminée, transformant le refus réel en un obstacle scénarisé à surmonter.
La théorie de la justification du système et la croyance en un monde juste
Sur le plan sociocognitif, l’adhésion aux mythes sur le viol est étroitement corrélée à l’hypothèse d’un monde juste formulée par Melvin Lerner (1980). Selon cette perspective, les individus éprouvent un besoin fondamental de croire que le monde est un environnement ordonné, prévisible et moralement équitable, où chacun obtient ce qu’il mérite et mérite ce qu’il obtient. Face à l’horreur arbitraire d’un viol, l’observateur ou la victime elle-même minimise la dissonance cognitive et l’anxiété existentielle en rationalisant l’événement : la victime est accusée d’avoir « provoqué » l’agression par son comportement ou son habillement. Cela permet à l’individu de maintenir l’illusion qu’en évitant de tels comportements, il demeurera à l’abri de toute violence.
L’approche féministe et les travaux de Burt, Lonsway et Fitzgerald
Le modèle s’appuie directement sur les travaux fondateurs de Martha Burt (1980) et les raffinements méthodologiques apportés par Kimberly Lonsway et Louise Fitzgerald (1994) concernant l’Illinois Rape Myth Acceptance Scale (IRMA), ainsi que sur les recherches de Lanier et Elliott (1997) sur le viol lors des rendez-vous. Ces théories postulent que les mythes sur le viol ne constituent pas de simples opinions isolées, mais forment une idéologie culturelle cohérente servant à maintenir la domination masculine et à contrôler la sexualité féminine en déplaçant systématiquement le blâme de l’agresseur vers la victime.
7. Validité
L’évaluation psychométrique de la validité d’une échelle dans un contexte transculturel non occidental constitue un enjeu méthodologique central. Dans l’étude inaugurale de Boateng, Doumbia, Kooffreh et Kwakye-Nuako (2023), plusieurs aspects fondamentaux de la validité de l’instrument ont été examinés au sein du modèle global :
Validité de contenu et d’apparence
Les items du DRA-RM-ESV-M ont été sélectionnés et adaptés à partir d’instruments largement validés dans la littérature anglophone internationale, notamment les travaux de Lanier et Elliott (1997) pour les attitudes relatives au viol de fréquentation et l’échelle de Lonsway et Fitzgerald (1994) pour les mythes sur le viol. Cette sélection rigoureuse a permis de garantir une excellente représentativité des construits cibles. Les formulations ont été soumises à un examen critique par des spécialistes en criminologie et en sciences médico-légales de Côte d’Ivoire et du Ghana afin d’assurer l’intelligibilité des énoncés et leur pertinence culturelle auprès d’un échantillon d’étudiants ivoiriens.
Validité de construit et validité factorielle
Bien que les auteurs indiquent l’absence de données formelles publiées concernant certaines corrélations traditionnelles de validité convergente et discriminante (comme l’administration concomitante d’échelles de désirabilité sociale ou d’empathie envers les victimes), la validité de construit a été rigoureusement démontrée par la modélisation en équations structurelles (Structural Equation Modeling – SEM). Les indices d’ajustement du modèle de mesure ont confirmé que les items s’associent de manière congruente aux dimensions théoriques postulées. L’analyse a validé la séparation nette entre les construits attitudinaux (mythes généraux vs attitudes spécifiques au cadre du rendez-vous) et les construits comportementaux de victimisation (harcèlement vs agression physique).
Validité prédictive et relationnelle
Les résultats empiriques issus de la recherche de 2023 établissent une validité prédictive remarquable du modèle. L’expérience préalable de violences sexuelles (notamment le harcèlement) exerce une influence statistiquement significative sur la perception globale du viol et sur l’approbation des mythes justificateurs. L’échelle démontre sa capacité à discriminer efficacement les profils cognitifs des étudiants en fonction de leur genre, de leur âge et de leurs antécédents de victimisation, confirmant son utilité pour la modélisation étiologique en criminologie.
8. Fidélité
La fidélité de l’inventaire a été examinée principalement sous l’angle de la cohérence interne des scores pour chacun des construits théoriques et empiriques identifiés au sein de l’échantillon d’étudiants ivoiriens :
- Attitudes envers le viol lors d’un rendez-vous (College date rape attitudes) : Cette dimension présente un coefficient alpha de Cronbach de 0,73. Dans le domaine des sciences sociales et de la victimologie, une valeur supérieure au seuil usuel de 0,70 démontre une homogénéité satisfaisante des items tout en attestant de la robustesse de l’échelle pour des recherches corrélationnelles et explicatives.
- Mythes sur le viol (Rape myths) : Le coefficient alpha de Cronbach calculé pour ce construit atteint également 0,73, témoignant d’une consistance interne équivalente et stable dans l’évaluation des biais sociocognitifs de déresponsabilisation.
- Harcèlement sexuel (Sexual harassment) : Pour cette sous-échelle descriptive de victimisation, la cohérence interne atteint un coefficient de 0,74, illustrant une covariation substantielle et uniforme entre les différents comportements d’intimidation sexuelle rapportés par les répondants.
- Agression sexuelle (Sexual assault) : Cette sous-échelle affiche un coefficient alpha de Cronbach de 0,67. Bien que légèrement inférieur au seuil standard de 0,70, ce coefficient demeure tout à fait acceptable pour un construit comportemental bref comportant un nombre restreint d’items évaluant des actes de gravité hétérogène (allant de l’attouchement non consenti à la pénétration forcée), où la distribution des réponses présente classiquement une forte asymétrie positive en population générale étudiante.
Aucune donnée relative à la stabilité temporelle par le biais d’un protocole de fidélité test-retest n’a été documentée lors de cette publication inaugurale, les auteurs ayant privilégié une administration transversale unique.
9. Analyse factorielle
L’exploration et la confirmation de la structure latente du modèle DRA-RM-ESV-M ont fait l’objet d’analyses factorielles rigoureuses intégrées dans une méthodologie globale de modélisation structurelle (SEM) :
Structure des construits attitudinaux
Pour le macro-construit des Attitudes envers le viol lors d’un rendez-vous amoureux ainsi que pour celui des Mythes sur le viol, l’analyse factorielle a mis en évidence une structure robuste capable de rendre compte des patrons de covariance observés. La variance totale cumulée expliquée s’élève à 56 % pour les attitudes relatives au viol universitaire, et atteint également 56 % pour la dimension des mythes sur le viol. L’extraction factorielle a confirmé que les items associés saturent fortement sur leurs dimensions respectives sans contamination croisée inadmissible, isolant ainsi la croyance en la culpabilité de la victime et l’interprétation biaisée des conduites sociales féminines.
Décomposition factorielle du construit des violences sexuelles
L’analyse factorielle appliquée aux expériences rapportées d’agressions et de contraintes a conduit à une bifurcation empirique nette. Au lieu d’un construit unidimensionnel générique de victimisation, l’analyse a extrait deux sous-échelles clairement individualisées :
- Facteur 1 : Harcèlement sexuel (Sexual harassment) : Ce facteur rend compte de 51 % de la variance totale cumulée, regroupant les manifestations verbales, non verbales et environnementales d’hostilité sexuelle.
- Facteur 2 : Agression sexuelle (Sexual assault) : Ce facteur explique 61 % de la variance totale cumulée, captant spécifiquement les actes de contact physique forcé et les violations sexuelles explicites.
Cette distinction bifactorielle corrobore les standards internationaux de la criminologie moderne, démontrant que l’exposition au harcèlement environnemental et l’expérience directe d’agressions corporelles graves s’articulent selon des seuils phénoménologiques distincts, tout en contribuant de manière complémentaire à la trajectoire cognitive des étudiants.
10. Instrument de mesure
- Nom de l’instrument : Date Rape Attitudes, Rape Myths, and Experiences With Sexual Violence – Model (DRA-RM-ESV-M).
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique, inventaire attitudinal et comportemental de victimologie médico-légale.
- Nombre total d’items : 16 items répartis entre attitudes, mythes et expériences de victimisation.
- Format d’administration : Questionnaire papier-crayon ou formulaire informatisé en ligne, auto-administré individuellement dans des conditions garantissant une stricte confidentialité.
- Populations cibles : Hommes et femmes, adolescents (13-17 ans), adultes émergents et jeunes adultes (18-29 ans), adultes dans la trentaine (30-39 ans). L’étalonnage initial s’est déroulé auprès d’étudiants d’université âgés de 17 à 36 ans.
- Langue originale : Anglais (adapté et administré dans le cadre d’enquêtes universitaires).
- Formats et échelles de réponse :
- Attitudes envers le viol lors d’un rendez-vous : Échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (Tout à fait d’accord / Strongly agree) à 5 (Tout à fait en désaccord / Strongly disagree).
- Mythes sur le viol : Échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (Pas du tout d’accord / Not at all agree) à 7 (Tout à fait d’accord / Very much agree).
- Expériences de violence sexuelle : Échelle d’évaluation fréquentielle mesurant la récurrence des incidents de harcèlement et d’agression.
- Modalités de cotation et d’interprétation : Des scores dimensionnels moyens ou cumulés sont calculés séparément pour chaque sous-échelle. L’inversion éventuelle des scores sur la dimension en 5 points permet d’aligner l’interprétation : un score élevé reflète une adhésion accrue aux mythes du viol, une plus forte tolérance aux violences de fréquentation, et une fréquence supérieure d’exposition aux violences sexuelles.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication originale : 2023.
- Auteurs dépositaires : Francis D. Boateng, Nabi Youla Doumbia, Bassey Kooffreh et Charlotte Omane Kwakye-Nuako.
- Statut commercial : Non commercial (instrument libre de droits pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur).
- Frais d’utilisation : Aucun (gratuit).
- Conditions de licence et d’utilisation : L’utilisation de l’inventaire est autorisée pour les travaux universitaires, la recherche académique, clinique et institutionnelle à condition de citer fidèlement l’article princeps paru dans le Journal of School Violence. Pour toute adaptation transculturelle formelle, reproduction intégrale à des fins commerciales ou intégration dans des protocoles éditoriaux sous copyright, il convient de contacter l’auteur correspondant ([email protected]) ou l’éditeur (Taylor & Francis).
12. Références
Boateng, F. D., Doumbia, N. Y., Kooffreh, B., & Kwakye-Nuako, C. O. (2023). Relationship between date rape attitudes, rape myths and experiences with sexual violence among Ivorian college students. Journal of School Violence, 22(2), 290–305. https://doi.org/10.1080/15388220.2023.2180747
Burt, M. R. (1980). Cultural myths and supports for rape. Journal of Personality and Social Psychology, 38(2), 217–230. https://doi.org/10.1037/0022-3514.38.2.217
Gagnon, J. H., & Simon, W. (1973). Sexual conduct: The social sources of human sexuality. Aldine Publishing Company.
Lanier, C. A., & Elliott, M. N. (1997). Date rape attitudes: A test of social learning and cognitive theories. Journal of College Student Development, 38(3), 254–264.
Lerner, M. J. (1980). The belief in a just world: A fundamental delusion. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-0448-5
Lonsway, K. A., & Fitzgerald, L. F. (1994). Rape myths: In review. Psychology of Women Quarterly, 18(2), 133–164. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1994.tb00448.x