Inventaire des comportements sexuels de Garos

Découvrez l’Inventaire des comportements sexuels de Garos (GSBI), un outil psychométrique majeur évaluant l’ajustement intime, les compulsions et la discordance sexuelle en milieux clinique et médico-légal.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire des comportements sexuels de Garos (Garos Sexual Behavior Inventory, GSBI ; Garos, 2009 ; Garos & Stock, 1998a, 1998b) constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour examiner de manière approfondie l’ajustement sexuel, les dysfonctionnements de la régulation des impulsions sexuelles et les conflits intrapsychiques associés à la sexualité. Développé initialement par le Dr Sheila Garos à l’Université Texas Tech, cet inventaire de 70 items évalue les dimensions cognitives, affectives et comportementales régissant l’expérience et l’expression sexuelles des individus. L’outil s’articule autour de quatre échelles principales (Discordance, Obsession sexuelle, Permissivité et Stimulation sexuelle), complétées par trois échelles de masquage (Difficultés de contrôle, Excitabilité et Insécurité) spécifiquement élaborées pour neutraliser les biais de réponse défensive, ainsi qu’un indice de réponses incohérentes garantissant la validité du protocole.

Les items sont évalués à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La standardisation du GSBI repose sur des échantillons normatifs généraux (âgés de 17 à 104 ans) et des groupes cliniques et médico-légaux (auteurs d’infractions sexuelles, personnes souffrant de dépendances chimiques ou d’addiction sexuelle). Les scores bruts sont convertis en scores T normalisés pour chaque dimension, un score global n’étant pas recommandé en raison de l’indépendance factorielle des construits. Sur le plan psychométrique, le GSBI démontre une cohérence interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,66 et 0,85 selon les sous-échelles et le genre), une stabilité temporelle éprouvée à 19 jours d’intervalle (coefficients test-retest allant de 0,62 à 0,84), ainsi qu’une validité de construit, convergente, discriminante et différentielle rigoureusement attestée. Il excelle tout particulièrement dans la différenciation des auteurs d’agressions sexuelles au sein de populations carcérales et dans l’évaluation longitudinale de psychothérapies axées sur les compulsions sexuelles.

2. Mots-clés / Keywords

Inventaire des comportements sexuels de Garos, GSBI, évaluation psychologique, comportement sexuel compulsif, discordance sexuelle, hypersexualité, psychométrie médico-légale, échelles de masquage, validité factorielle, auto-évaluation sexuelle.

3. Auteurs / Authors

L’inventaire a été conçu et validé par :

  • Sheila Garos, Ph.D. : Professeure agrégée de psychologie et directrice de recherche clinique au Department of Psychological Sciences, Texas Tech University, Lubbock, Texas, États-Unis. Spécialiste reconnue de la psychologie médico-légale, de l’évaluation de la personnalité et des comportements sexuels atypiques et compulsifs. Courriel institutionnel : [email protected].
  • William A. Stock, Ph.D. : Chercheur méthodologiste et statisticien, spécialisé en modélisation psychométrique et analyses multivariées, ayant collaboré à l’analyse de structure factorielle et aux premières études empiriques de standardisation de l’outil.
  • Collaborateurs aux études cliniques et médico-légales : K. M. Bleckley, J. K. Beggan, J. Frizzell (validité différentielle en milieu correctionnel), ainsi que B. Klontz et P. Klontz (sensibilité au changement thérapeutique en milieu institutionnel).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Garos Sexual Behavior Inventory est de fournir aux psychologues cliniciens, aux psychiatres, aux experts médico-légaux et aux sexologues un cadre standardisé et quantitatif permettant d’évaluer la dynamique complexe des comportements sexuels problématiques, des attitudes intimes et des conflits intrapsychiques associés. La sexualité humaine englobe un large continuum allant de pratiques saines et épanouissantes à des comportements dysfonctionnels, paraphiliques ou compulsifs, souvent accompagnés d’une détresse psychologique majeure. Avant l’avènement du GSBI, la majorité des inventaires sexologiques se focalisaient soit sur la symptomatologie psychiatrique brute (ex. l’hypersexualité au sens strict ou les dépendances comportementales), soit sur des dimensions attitudinales trop génériques, négligeant le rôle central joué par le conflit interne, la culpabilité et les mécanismes de défense psychologique.

Sur le plan clinique, le GSBI permet d’identifier avec précision les composantes cognitives, émotionnelles et comportementales qui sous-tendent les troubles de la fréquence et du contrôle sexuels. Il s’avère particulièrement pertinent auprès d’individus présentant des conduites sexuelles compulsives (telles que conceptualisées dans le cadre du trouble du comportement sexuel compulsif selon la CIM-11), des problématiques de paraphilies, des antécédents d’abus sexuels subis ou des comorbidités d’abus de substances psychoactives. En pratique de thérapie de couple, le GSBI offre une cartographie objective des décalages d’attitudes, des divergences de valeurs érotiques et des niveaux de confort vis-à-vis de l’excitation au sein du partenariat, facilitant ainsi la communication et la résolution des impasses relationnelles.

Dans le domaine médico-légal et correctionnel, le GSBI répond à un besoin critique : distinguer les individus dont les actes transgressifs s’enracinent dans des distorsions affectives profondes, des conflits intrapsychiques ou des obsessions sexuelles envahissantes. L’inclusion stratégique d’échelles de masquage répond directement à la problématique de la désirabilité sociale et de la minimisation défensive, omniprésente lors des expertises judiciaires. En fournissant des profils différentiels fondés sur des scores standardisés, l’instrument éclaire les décisions relatives à la dangerosité, à l’orientation pénitentiaire, aux plans d’intervention spécialisés et à l’évaluation du risque de récidive.

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle sous-jacent au GSBI postule que l’adaptation sexuelle d’un individu ne se résume pas à la fréquence de ses actes, mais résulte de l’interaction dynamique entre ses pulsions, ses valeurs morales, sa réactivité physiologique et son degré d’acceptation de soi. Les dimensions mesurées par l’outil se divisent en quatre échelles principales et trois échelles de masquage :

Échelles principales

  • Discordance (Discordance) : Cette dimension fondamentale mesure l’ajustement sexuel global à travers le prisme de la honte, de la peur, de l’anxiété de performance et du conflit intrapsychique suscité par ses propres intérêts ou conduites sexuelles. Un score élevé reflète une profonde dissonance entre les valeurs morales ou l’idéal du moi de l’individu et ses manifestations pulsionnelles réelles, se traduisant par un dégoût de soi, une culpabilité écrasante ou la crainte d’être intrinsèquement inadéquat sur le plan intime.
  • Obsession sexuelle (Sexual Obsession) : Cette échelle explore l’envahissement cognitif par des stimuli, fantasmes et pensées d’ordre sexuel, ainsi que le sentiment d’une perte d’autonomie face à ces intrusions. Elle évalue l’incapacité à freiner l’urgence sexuelle (par exemple la compulsion masturbatoire ou la recherche frénétique de partenaires), où la sexualité devient un mécanisme automatisé et rigide de régulation des états affectifs négatifs.
  • Permissivité (Permissiveness) : Cette dimension évalue le système de croyances et d’attitudes normatives de l’individu face aux comportements sexuels en société. Elle situe la personne sur un continuum s’étendant du conservatisme sexuel strict (adhésion rigide aux rôles traditionnels de genre, réprobation morale des pratiques hors mariage ou non conventionnelles) au libéralisme permissif (tolérance élevée, ouverture à la diversité des pratiques érotiques et aux initiatives sexuelles égalitaires).
  • Stimulation sexuelle (Sexual Stimulation) : Cette échelle quantifie l’aisance psychologique et le plaisir éprouvé face à l’excitation érotique et aux sensations corporelles sensuelles. Les scores élevés dénotent une acceptation hédonique fluide de l’éveil sexuel et de sa propre sensualité, tandis que les scores bas signalent une inhibition érotophobique ou une réticence marquée face aux stimuli érotiques.

Échelles de masquage (Masking Scales)

Conçues pour sonder des facettes plus vulnérables tout en contournant l’autocensure défensive du sujet, ces échelles explorent :

  • Difficultés de contrôle sexuel (Sexual Control Difficulties) : Mesure la perception subjective d’une rupture des défenses volitives, où les pensées érotiques prennent le pas sur le jugement rationnel ou conduisent à des actes immédiats dès le réveil ou lors de montées pulsionnelles soudaines.
  • Excitabilité sexuelle (Sexual Excitability) : Évalue l’intensité et la précocité de la réactivité sensorielle face aux déclencheurs érotiques ambiants (odeurs, parfums, souvenirs précoces d’intérêt pour la sexualité durant l’enfance).
  • Insécurité sexuelle (Sexual Insecurity) : Analyse la vulnérabilité de l’estime de soi dans le domaine intime, la dépendance à la performance perçue par le partenaire et le besoin que l’autre prenne l’initiative pour désamorcer l’angoisse du rejet.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le GSBI s’appuie sur une synthèse intégrative combinant la théorie psychodynamique du conflit intrapsychique, le modèle cognitivo-comportemental de la régulation émotionnelle et les paradigmes dimensionnels de la personnalité. Le modèle postule que les dysfonctionnements du comportement sexuel ne résultent pas simplement d’un excès de libido, mais d’une incapacité structurelle à intégrer l’excitation sexuelle au sein d’un self cohérent sans déclencher d’angoisse ou de honte toxique.

Historiquement, les travaux de théoriciens tels que Patrick Carnes (1992) sur le cycle de l’addiction sexuelle ont mis en lumière le rôle central des croyances fondamentales dépréciatives (« je ne vaux rien », « le sexe est mon seul réconfort ») conduisant à des phases successives de préoccupation, de ritualisation, d’acte compulsif puis de désespoir. Sheila Garos prolonge cette réflexion en formalisant l’interaction entre l’érotophilie-érotophobie (Fisher et al., 1988) et la théorie du conflit névrotique. Dans ce cadre, lorsque des pulsions sexuelles intenses rencontrent des normes personnelles rigides ou une insécurité narcissique préexistante, l’appareil psychique subit une « discordance » aiguë. Cette tension interne favorise paradoxalement le recours au comportement sexuel comme modalité compulsive d’échappement émotionnel, créant une boucle de rétroaction négative auto-entretenue.

En outre, l’architecture du GSBI s’inscrit dans les modèles contemporains de la psychopathologie médico-légale. Contrairement aux approches criminologiques purement comportementales, le cadre théorique de Garos postule que chez une proportion notable d’auteurs d’infractions sexuelles, l’agir déviant est alimenté par une tentative pathologique de maîtriser un sentiment insupportable d’inadéquation personnelle, d’impuissance et de discordance interne. L’évaluation simultanée de la dimension normative (permissivité), de la préoccupation (obsession) et de la détresse réflexive (discordance) fournit ainsi une compréhension étiologique multifactorielle des troubles du comportement sexuel.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du GSBI a été documentée à travers plusieurs études d’envergure menées sur des populations non cliniques, cliniques et judiciaires :

Validité convergente et discriminante

Dans l’étude fondatrice de Garos et Stock (1998a), les corrélations établies entre les sous-échelles du GSBI et divers instruments standardisés ont confirmé les hypothèses théoriques, avec des coefficients variant de 0,05 à 0,52 selon la proximité conceptuelle des construits :

  • La sous-échelle Obsession sexuelle présente des corrélations positives substantielles avec le Sexual Addiction Screening Test (SAST ; Carnes, 1992) et la sous-échelle de préoccupation sexuelle de la Sexuality Scale (Snell & Papini, 1989).
  • L’échelle de Discordance est positivement corrélée avec la dépression mesurée par le Beck Depression Inventory (BDI ; Beck et al., 1961) et négativement corrélée avec l’estime de soi évaluée par l’échelle de Rosenberg (1962), attestant que le conflit sexuel s’accompagne d’un effondrement dépressif et d’une altération de la valeur de soi.
  • Les échelles de Permissivité et de Stimulation sexuelle corrèlent positivement avec l’orientation érotophile du Sexual Opinion Survey (Fisher et al., 1988) et avec les facteurs de recherche de sensations du Zuckerman-Kuhlman Personality Questionnaire (ZKPQ ; Zuckerman et al., 1993), tout en maintenant une indépendance statistique vis-à-vis des mesures de psychopathologie générale.

Validité prédictive et différentielle en milieu correctionnel

Une étude majeure menée par Garos, Bleckley, Beggan et Frizzell (2004) auprès d’une population carcérale a comparé des détenus condamnés pour agression sexuelle à des détenus incarcérés pour des délits non sexuels. L’analyse discriminante a révélé que la sous-échelle Discordance constituait la variable explicative la plus puissante pour différencier ces deux groupes (Lambda de Wilks = 0,553 ; F(1, 184) = 148,63, p < 0,001).

La fonction discriminante a permis de classer correctement 80,6 % des délinquants sexuels et 88,3 % des détenus non sexuels, soit un taux d’exactitude global de 84,2 %. Lors de la procédure de validation croisée, la stabilité de la classification s’est maintenue (80,6 % pour les agresseurs sexuels, 87,2 % pour les non-agresseurs, 83,7 % au total). Une analyse par régression logistique a généré une valeur prédictive positive de 82,8 %, surpassant nettement le taux de base de l’échantillon (53 %). Même lorsque la sous-échelle Discordance était retirée de l’analyse, l’ensemble des trois autres sous-échelles (Permissivité, Stimulation, Obsession) parvenait à classer correctement 68,4 % des cas, soit une amélioration de 17,6 % par rapport au hasard.

Sensibilité au changement thérapeutique

L’étude longitudinale de Klontz, Garos et Klontz (2005), réalisée auprès de patients hospitalisés pour une prise en charge expérientielle de l’addiction sexuelle, a démontré la sensibilité du GSBI aux effets du traitement. Les scores aux sous-échelles Discordance et Obsession sexuelle ont affiché une réduction statistiquement significative entre le pré-test et le post-test, les gains thérapeutiques demeurant stables lors du suivi à six mois.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques du GSBI attestent d’une fidélité robuste, tant sur le plan de la cohérence interne que de la stabilité temporelle :

Cohérence interne

Dans l’étude initiale (Étude 1, N = 500 ; Garos & Stock, 1998b), les coefficients alpha de Cronbach calculés séparément selon le genre ont révélé une homogénéité satisfaisante :

  • Femmes : Obsession sexuelle (α = 0,75), Permissivité (α = 0,73), Stimulation sexuelle (α = 0,74), Discordance (α = 0,80).
  • Hommes : Obsession sexuelle (α = 0,72), Permissivité (α = 0,66), Stimulation sexuelle (α = 0,67), Discordance (α = 0,85).

Dans la vaste étude de confirmation (Étude 2, N = 1 000 ; Garos & Stock, 1998a), les coefficients d’homogénéité interne pour l’échantillon global se sont élevés à :

  • Obsession sexuelle : α = 0,80
  • Permissivité : α = 0,70
  • Stimulation sexuelle : α = 0,72
  • Discordance : α = 0,82

Les trois échelles de masquage (Garos, 2009) affichent également une excellente cohérence :

  • Difficultés de contrôle (8 items) : α = 0,85
  • Excitabilité sexuelle (7 items) : α = 0,82
  • Insécurité sexuelle (6 items) : α = 0,74

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-groupe de participants (Étude 2 ; Garos & Stock, 1998b) réévalués après un intervalle moyen de 19 jours :

  • Permissivité (n = 53) : r = 0,62 (p < 0,001)
  • Obsession sexuelle (n = 53) : r = 0,84 (p < 0,001)
  • Discordance (n = 54) : r = 0,72 (p < 0,001)
  • Stimulation sexuelle (n = 52) : r = 0,79 (p < 0,001)

Ces données confirment que si les attitudes morales (permissivité) et les conflits émotionnels (discordance) possèdent une flexibilité réactive, la tendance à l’obsession sexuelle et l’attrait pour la stimulation constituent des caractéristiques dispositionnelles particulièrement stables.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le processus de validation factorielle du GSBI a été déployé en plusieurs phases méthodologiques successives, garantissant l’adéquation empirique de la structure latente :

Phase exploratoire initiale (AFE)

Dans la première phase d’élaboration, un ensemble initial d’items issus d’une analyse rationnelle et de consultations d’experts a été soumis à une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation orthogonale Varimax auprès de 500 sujets. Cette étape a permis d’éliminer les items présentant des saturations croisées indésirables, des communautes insuffisantes ou des ambiguïtés sémantiques, isolant ainsi les quatre facteurs cardinaux de l’ajustement sexuel.

Phase de confirmation et d’estimation par le maximum de vraisemblance

Lors de la seconde étude (N = 1 000), le modèle à 70 items a été soumis à une analyse factorielle par le maximum de vraisemblance avec rotation oblique (Promax / Oblimin). L’utilisation d’une rotation oblique était théoriquement requise afin d’autoriser d’éventuelles corrélations d’ordre modéré entre dimensions psychologiques interconnectées.

Les résultats ont confirmé l’invariance factorielle de la solution à quatre dimensions principales à travers le genre : la configuration des saturations factorielles s’est révélée rigoureusement équivalente chez les hommes, chez les femmes et dans l’échantillon global combiné. Les saturations des items sur leurs facteurs cibles respectifs se sont échelonnées de 0,38 à 0,82, sans saturation croisée majeure sur les facteurs non cibles.

Structure factorielle des échelles de masquage

L’adjonction ultérieure des échelles de contrôle, d’excitabilité et d’insécurité a fait l’objet d’analyses factorielles distinctes destinées à s’assurer qu’elles ne saturaient pas directement sur le facteur général de Discordance, garantissant leur capacité à capter des biais de réponse et des variations phénotypiques indépendantes sans altérer la clarté conceptuelle des échelles fondamentales.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire standardisé d’auto-évaluation psychométrique (inventaire multidimensionnel de personnalité et d’ajustement sexuel).
  • Nombre total d’items : 70 items structurés.
  • Durée moyenne de passation : 20 à 30 minutes.
  • Niveau de lecture requis : Niveau scolaire de 6e année d’enseignement primaire américain (équivalent fin d’école primaire / début collège en système francophone), assurant une intelligibilité immédiate sans jargon technique.
  • Format des réponses : Échelle d’accord de type Likert en 5 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Neutre / Indécis (Neither Agree nor Disagree)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Modalité d’administration : Formulaire auto-coté breveté (AutoScore Form) associé à une fiche de passation réutilisable distincte (Administration Card). Ce dispositif isole les réponses chiffrées des énoncés réels afin de préserver l’anonymat et la stricte confidentialité des données intimes.
  • Cotation et étalonnage :
    • Conversion des scores bruts en scores T standardisés normalisés (moyenne = 50, écart-type = 10) pour chaque sous-échelle.
    • Absence de score global : l’interprétation s’effectue exclusivement par profil dimensionnel en raison de l’indépendance factorielle des sous-échelles.
    • Normes différentielles disponibles selon le sexe et tables de comparaison pour groupes cliniques spécifiques (auteurs d’infractions sexuelles, personnes dépendantes aux substances, personnes avec addiction sexuelle).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’Inventaire des comportements sexuels de Garos a été formalisé dans ses premières versions scientifiques en 1998, puis publié commercialement sous sa forme définitive en 2009 par l’éditeur spécialisé Western Psychological Services (WPS).

  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par Western Psychological Services (WPS), 12031 Wilshire Blvd., Los Angeles, CA 90025-1251, États-Unis. Tous droits réservés. Aucune reproduction totale ou partielle des items, grilles de correction ou manuels n’est autorisée sans le consentement formel écrit de l’éditeur (contact : [email protected]).
  • Tarification et disponibilité : Le matériel de test (manuel d’utilisation, carnets de passation réutilisables, feuilles de cotation AutoScore) est accessible à l’achat sur le site de WPS sous réserve de justification des qualifications professionnelles requises (niveau de qualification B ou C en psychométrie clinique). Les tarifs varient selon les packs institutionnels et les unités d’évaluation commandées.
  • Usage pour la recherche scientifique : Des autorisations ponctuelles de reproduction d’items pour des projets académiques ou des thèses doctorales peuvent être sollicitées directement auprès du service des droits de WPS ou auprès du Dr Sheila Garos à la Texas Tech University.

12. Références / References

  • Beck, A. T., Ward, C. H., Mendelson, M., Mock, J., & Erbaugh, J. (1961). An inventory for measuring depression. Archives of General Psychiatry, 4(6), 561–571. https://doi.org/10.1001/archpsyc.1961.01710120031004
  • Carnes, P. (1992). Out of the shadows: Understanding sexual addiction (2nd ed.). Hazelden Publishing.
  • Fisher, W. A., Byrne, D., White, L. A., & Kelley, K. (1988). Erotophobia-erotophilia as a dimension of personality. The Journal of Sex Research, 25(1), 123–151. https://doi.org/10.1080/00224498809551448
  • Garos, S. (2009). Garos Sexual Behavior Inventory test manual. Western Psychological Services.
  • Garos, S., Bleckley, K. M., Beggan, J. K., & Frizzell, J. (2004). The relationship between intrapsychic conflict and deviant sexual behavior in sex offenders. Journal of Offender Rehabilitation, 40(1-2), 23–38. https://doi.org/10.1300/J076v40n01_02
  • Garos, S., & Stock, W. A. (1998a). Investigating the discriminant validity and differentiating capability of the Garos Sexual Behavior Index. Sexual Addiction & Compulsivity: The Journal of Treatment & Prevention, 5(4), 251–267. https://doi.org/10.1080/10720169808402324
  • Garos, S., & Stock, W. A. (1998b). Measuring disorders of sexual frequency and control: The Garos Sexual Behavior Index. Sexual Addiction & Compulsivity: The Journal of Treatment & Prevention, 5(2), 159–177. https://doi.org/10.1080/10720169808402316
  • Klontz, B., Garos, S., & Klontz, P. (2005). The effectiveness of multimodal experiential therapy in the treatment of sexual addiction. Sexual Addiction & Compulsivity: The Journal of Treatment & Prevention, 12(4), 275–294. https://doi.org/10.1080/10720160500474668
  • Rosenberg, M. (1962). The Rosenberg Self-Esteem Scale. Department of Sociology, University of Maryland.
  • Snell, W. E., & Papini, D. R. (1989). The Sexuality Scale: An instrument to measure sexual-esteem, sexual-depression, and sexual-preoccupation. The Journal of Sex Research, 26(2), 256–263. https://doi.org/10.1080/00224498909551510
  • Zuckerman, M., Kuhlman, M., Joireman, J., Teta, P., & Kraft, M. (1993). A comparison of three structural models for personality: The Big Three, the Big Five, and the Alternative Five. Journal of Personality and Social Psychology, 65(4), 757–768. https://doi.org/10.1037/0022-3514.65.4.757

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Read each statement carefully and decide how true or false it is as an accurate description of you, your feelings, or your behavior. Use the following rating scale: 1 = Definitely False, 2 = Mostly False, 3 = Mostly True, 4 = Definitely True.
Response Scale: 4-point Likert scale (1 = Definitely False to 4 = Definitely True)
1

I feel uncomfortable about my sexual practices.
2

I am afraid I am not sexually attractive enough.
3

It feels impossible to stop masturbating.
4

Once I am aroused it is difficult not to masturbate or have sex.
5

Birth control should be readily available to young people.
6

Women's sexual advances should be subtle.
7

I like not wearing underwear.
8

I enjoy being aroused by my sexual thoughts and feelings.
9

When I wake up from sexual dreams, I like to masturbate.
10

Sexual thoughts overpower my better judgment.
11

As a child, I was more interested in sex than my friends were.
12

The smell of men's cologne/ladies' perfume makes me think of sex.
13

It is easier to have sex if my partner is the aggressor.
14

I feel like a failure if I cannot keep someone sexually excited.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Inventaire des comportements sexuels de Garos. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-des-comportements-sexuels-de-garos
Looti, Mohammed. “Inventaire des comportements sexuels de Garos.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-des-comportements-sexuels-de-garos.
Looti, Mohammed. “Inventaire des comportements sexuels de Garos.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-des-comportements-sexuels-de-garos.