Inventaire des attitudes et des croyances relatives au contrôle en classe

L’Inventaire des attitudes et des croyances relatives au contrôle en classe (ABCC) évalue les styles de gestion de classe des enseignants à travers 26 items répartis en trois dimensions psychométriques : gestion pédagogique, interpersonnelle et comportementale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Inventaire des attitudes et des croyances relatives au contrôle en classe (connu sous le nom d’Attitudes and Beliefs on Classroom Control Inventory, ou ABCC) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement par Nancy K. Martin, Zenong Yin et Beatrice Baldwin en 1997. Développé pour opérationnaliser et quantifier les orientations pédagogiques et les philosophies éducatives des enseignants en matière de gestion de la classe (auparavant intitulé Inventory of Classroom Management Style), cet inventaire repose sur le modèle théorique de Wolfgang et Glickman (1986). Il mesure le positionnement du professionnel de l’éducation sur un continuum de contrôle s’étendant du pôle non-interventionniste au pôle interventionniste, en passant par une approche interactionniste.

L’inventaire est constitué de 26 énoncés évaluant les perceptions, attitudes et comportements déclarés par l’enseignant. L’architecture factorielle issue des analyses exploratoires orthogonales a identifié trois sous-échelles distinctes : la gestion pédagogique (Instructional Management, 14 items), la gestion interpersonnelle (People Management, 8 items) et la gestion comportementale (Behavior Management, 4 items). Les participants expriment leur niveau d’adhésion sur une échelle de réponse ordinale à 4 points (allant de 1 = « Me décrit pas du tout » à 4 = « Me décrit très bien »). Sur le plan psychométrique, l’outil présente des coefficients de consistance interne acceptables à bons pour les différentes dimensions : un alpha de Cronbach de 0,82 pour la gestion pédagogique, 0,69 pour la gestion interpersonnelle et 0,69 pour la gestion comportementale dans l’échantillon princeps de 282 enseignants américains.

La validité structurelle a été corroborée par des démarches d’analyse factorielle, tandis que la validité concourante a été établie au moyen de corrélations avec les dimensions de la personnalité issues du 16PF (Sixteen Personality Factor Questionnaire). Cet instrument s’impose comme une référence incontournable en psychologie de l’éducation et en sciences de l’apprentissage pour l’analyse des styles de leadership pédagogique, l’auto-réflexion professionnelle et l’évaluation des programmes de formation initiale et continue des enseignants.

2. Mots-clés

Gestion de classe, contrôle en classe, attitudes enseignantes, interventionnisme, interactionnisme, psychométrie éducative, climat scolaire, relation enseignant-élève, style pédagogique, ABCC inventory.

3. Auteurs

L’élaboration princeps de l’instrument a été menée par une équipe de chercheurs américains spécialisés en psychologie de l’éducation, mesure psychométrique et formation des maîtres :

  • Nancy K. Martin, Ed.D. : Professeure émérite au département de psychologie de l’éducation à l’Université du Texas à San Antonio (UTSA). Ses travaux de recherche se concentrent sur la gestion de classe, le développement professionnel des enseignants et l’impact des croyances épistémologiques sur les pratiques éducatives.
  • Zenong Yin, Ph.D. : Professeur et méthodologue à l’Université du Texas à San Antonio, expert en biostatistique, modélisation par équations structurelles et mesure en sciences comportementales.
  • Beatrice Baldwin, Ph.D. : Chercheuse et professeure à la Southeastern Louisiana University, reconnue pour ses contributions à la psychométrie appliquée et à la modélisation des environnements d’apprentissage.
  • Collaborateurs ultérieurs : Hazel Mayall, Ph.D. (Northern Illinois University), a notamment participé activement aux études de révision et de validation étendue (ABCC-R) au cours des années 2000.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’inventaire ABCC est de fournir une mesure standardisée, fiable et empiriquement validée des systèmes de croyances, d’attitudes et d’orientations normatives régissant la gestion de la classe chez les enseignants en exercice ou en formation. La gestion de classe ne se résume pas à l’imposition de mesures disciplinaires ou à la répression des comportements déviants ; elle englobe la structuration holistique de l’environnement physique, cognitif, social et temporel au sein duquel les interactions d’apprentissage se déploient. L’outil a été spécifiquement élaboré pour répondre au besoin des chercheurs et praticiens de dissocier les différentes composantes de ce construit multidimensionnel.

Dans le domaine de la recherche, l’ABCC permet d’examiner comment les philosophies de contrôle éducatif varient en fonction de facteurs démographiques, contextuels et psychologiques. Les études initiales ont exploré les divergences de style selon le genre de l’enseignant, son niveau d’expérience (novice versus chevronné) et le milieu d’exercice (rural versus urbain). L’inventaire sert également à tester des modèles prédictifs liant les croyances de contrôle au sentiment d’efficacité personnelle (self-efficacy), au burnout professionnel, à l’anxiété pédagogique et à l’attrition précoce des enseignants.

Sur le plan des applications pratiques et de la formation, l’inventaire remplit une fonction diagnostique et réflexive majeure. Dans les programmes de préparation des maîtres et lors d’interventions de conseil pédagogique, l’ABCC offre aux professionnels un miroir analytique permettant de confronter leurs idéaux pédagogiques déclarés à leurs réactions comportementales anticipées. Il permet de conscientiser si un enseignant adopte une posture rigide axée sur le contrôle unilatéral des stimuli ou s’il favorise l’autonomie et l’autorégulation chez les apprenants. Cette explicitation des croyances implicites constitue un levier indispensable pour ajuster les interventions pédagogiques, promouvoir un climat scolaire positif et limiter les conflits interpersonnels dans la classe.

5. Construit psychologique

L’ABCC opérationnalise la gestion de la classe non pas comme une entité unidimensionnelle, mais comme un construit trifactoriel hiérarchisé. Chaque dimension évalue le degré d’interventionnisme ou de directivité déployé par l’enseignant à travers des contextes interactionnels spécifiques.

Gestion pédagogique (Instructional Management)

Cette sous-échelle, composée de 14 items (items 1, 2, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 14, 18, 21, 22, 24 et 26), évalue la manière dont l’enseignant conçoit la structuration des activités cognitives, l’agencement temporel de la leçon et l’allocation des ressources matérielles. Un score élevé reflète une vision interventionniste selon laquelle l’enseignant doit définir seul les thématiques d’apprentissage, cadencer strictement les transitions, contrôler le matériel et exiger l’adhésion immédiate aux tâches prescrites. L’enseignant contrôle l’environnement pour optimiser le temps d’engagement moteur ou académique. À l’opposé, un faible score traduit une flexibilité didactique, laissant les élèves choisir leurs sujets d’étude, évoluer à leur propre rythme et s’autoréguler lors des travaux individuels ou coopératifs.

Gestion interpersonnelle (People Management)

Articulée autour de 8 items (items 3, 4, 9, 12, 15, 17, 23 et 25), la gestion interpersonnelle porte sur la nature du lien relationnel et affectif instauré entre l’adulte et les élèves. Elle appréhende le degré d’ouverture de l’enseignant à l’autonomie de l’enfant en tant qu’individu moral et social. Cette composante interroge des aspects tels que le libre choix du placement physique dans la classe, la négociation des routines quotidiennes et l’opportunité laissée aux élèves de construire leur propre code moral au travers d’interactions libres. Une approche à faible contrôle privilégie la confiance en la capacité innée des élèves à développer des comportements prosociaux (courtoisie, respect réciproque), tandis qu’un contrôle élevé postule la nécessité d’une guidance serrée pour prévenir les dérives relationnelles.

Gestion comportementale (Behavior Management)

Composée de 4 items (items 13, 16, 19 et 20), cette dimension évalue les réponses de l’enseignant face aux règles explicites de discipline, aux transgressions et au maintien de l’ordre comportemental. Elle cible l’utilisation de contingences de renforcement (telles que les récompenses extrinsèques, les bons points ou les temps libres accordés sous condition) ainsi que la démocratisation de l’autorité (participation des élèves à l’élaboration des règlements intérieurs ou à la révision de règles perçues comme inéquitables). Les scores d’interventionnisme élevé reflètent une gouvernance fondée sur l’application unilatérale de conséquences contingentes et l’autorité externe, tandis que l’orientation non-interventionniste valorise la co-construction normative et l’internalisation des contraintes collectives.

6. Cadre théorique

Le socle conceptuel de l’ABCC repose explicitement sur le cadre théorique développé par Charles H. Wolfgang et Carl D. Glickman (1980, 1986) dans leur ouvrage fondamental Solving Discipline Problems: Strategies for Classroom Teachers. Wolfgang et Glickman ont conceptualisé les conduites professionnelles des enseignants à travers un continuum de contrôle comportemental (Classroom Management Continuum), articulé en trois paradigmes psychologiques majeurs :

Le modèle non-interventionniste (fondé sur les théories humanistes et psychanalytiques)

Ce pôle s’inspire directement des approches centrées sur la personne de Carl Rogers, de la psychologie du développement de Thomas Gordon (méthode de résolution sans perdant) et des perspectives néo-rousseauistes. Les tenants de ce modèle postulent que l’apprenant possède une propension intrinsèque positive vers la réalisation de soi, la créativité et la moralité. Le rôle du maître n’est pas d’imposer un contrôle extérieur coercitif, mais de créer un climat psychologiquement sécurisant, bienveillant et empathique, propice à l’expression émotionnelle et à l’autorégulation autonome. Le maître intervient a minima sur les choix de l’élève, facilitant son développement interne sans entraver son rythme propre.

Le modèle interactionniste (fondé sur la psychologie sociale et cognitive)

Positionné au centre du continuum, le modèle interactionniste s’ancre dans les théories d’Alfred Adler et de Rudolf Dreikurs (discipline démocratique), ainsi que dans l’approche cognitivo-développementale de William Glasser (Choice Theory). L’interactionnisme envisage la gestion de la classe comme une responsabilité partagée entre les élèves et l’enseignant. Les règles, les conséquences logiques et les choix d’apprentissage sont co-négociés dans un esprit de respect mutuel et de réciprocité démocratique. L’enseignant agit comme un guide expert et un facilitateur qui pose des limites claires mais flexibles, responsabilisant l’apprenant quant aux répercussions de ses choix au sein du groupe social.

Le modèle interventionniste (fondé sur le béhaviorisme et la modification du comportement)

À l’extrémité opposée du continuum, l’interventionnisme puise ses racines dans le béhaviorisme skinnérien, la théorie de l’apprentissage social (conditionnement opérant) et les systèmes d’autorité assertive promus par Lee et Marlene Canter (Assertive Discipline). Ce cadre postule que l’environnement extérieur est le principal déterminant du comportement humain. Sans une structure stricte, des stimuli directifs et une gestion explicite des contingences de renforcement (récompenses et sanctions), le chaos et la désorganisation menacent la situation d’apprentissage. L’enseignant assume l’entière responsabilité de la trajectoire éducative, imposant des standards rigoureux de conformité et de rendement.

7. Validité

La validation psychométrique de l’inventaire ABCC a mobilisé plusieurs méthodes destinées à attester la solidité de sa structure interne et sa pertinence théorique au sein de la recherche éducationnelle.

Validité de construit et structurelle

La validité structurelle de l’outil a été initialement démontrée par Martin, Yin et Baldwin (1997) sur un échantillon de 282 enseignants de l’enseignement secondaire issus de trois districts scolaires du sud-ouest des États-Unis. L’analyse factorielle a mis en évidence la solution à trois facteurs, confirmant que les comportements de contrôle déclarés s’organisent conformément au modèle théorique sous-jacent. Des études ultérieures, notamment les travaux de Martin, Yin et Mayall (2007, 2008) réanalysant les structures factorielles sur des cohortes plus larges et diversifiées (incluant des enseignants du primaire et du collège), ont attesté de la réplicabilité de cette décomposition tridimensionnelle, tout en recommandant l’ajustement ou le raffinement de certains items pour maximiser la variance expliquée.

Validité concourante et convergente

La validité concourante de l’ABCC a été rigoureusement analysée en mettant en relation les scores obtenus sur les trois sous-échelles avec les traits de personnalité mesurés par le 16 Personality Factor Questionnaire (16PF, Forme A). Les coefficients de corrélation ont mis en évidence des associations théoriquement cohérentes :

  • Les enseignants présentant des scores élevés en interventionnisme (contrôle accru) ont montré des corrélations positives statistiquement significatives avec les facteurs du 16PF traduisant la conformité aux normes, le perfectionnisme, la rigidité cognitive et la recherche d’ordre méthodique.
  • À l’inverse, des scores élevés sur la dimension non-interventionniste (particulièrement en gestion interpersonnelle) étaient corrélés avec des niveaux plus élevés d’ouverture à l’expérience, de tolérance à l’ambiguïté, de flexibilité et de chaleur relationnelle mesurés par le 16PF.

Validité différentielle

L’instrument a démontré une capacité robuste à différencier des sous-populations d’enseignants. Les analyses multivariées de variance (MANOVA) conduites dans l’étude princeps ont révélé des divergences significatives selon le genre : les enseignants masculins ont tendance à rapporter des scores d’interventionnisme significativement plus élevés en gestion pédagogique et comportementale que leurs homologues féminines. De même, les praticiens exerçant en milieu rural présentaient des attitudes plus interventionnistes que ceux intervenant dans les zones urbaines, confirmant la sensibilité de l’ABCC aux variations socioculturelles des contextes d’enseignement.

8. Fidélité

L’évaluation des propriétés de fidélité de l’inventaire ABCC s’est principalement articulée autour de l’analyse de la consistance interne des trois sous-échelles à l’aide de l’alpha de Cronbach.

Consistance interne princeps

Dans l’échantillon normatif initial établi par Martin, Yin et Baldwin (1997) auprès de 282 enseignants, les indices de fidélité obtenus étaient les suivants :

  • Gestion pédagogique (14 items) : $\alpha = 0,82$. Ce coefficient témoigne d’une excellente consistance interne, démontrant une forte homogénéité des énoncés relatifs à l’organisation des cours, des devoirs et des routines de travail.
  • Gestion interpersonnelle (8 items) : $\alpha = 0,69$. Ce coefficient atteint le seuil d’acceptabilité conventionnel en psychométrie pour une échelle exploratoire mesurant des orientations affectives et attitudinales complexes.
  • Gestion comportementale (4 items) : $\alpha = 0,69$. Bien que composé d’un nombre restreint d’items (quatre énoncés seulement), ce facteur maintient un niveau de cohérence satisfaisant, la formule de Spearman-Brown suggérant qu’un ajout d’items similaires rehausserait l’indice au-delà de 0,75.

Données de réplication et stabilité temporelle

Dans les études de suivi conduites par Martin et ses collaborateurs (notamment Martin et Baldwin, 1996 ; Martin, Yin et Mayall, 2007), la consistance interne de la dimension pédagogique s’est systématiquement maintenue entre 0,78 et 0,84 selon les échantillons. Pour les dimensions interpersonnelle et comportementale, les coefficients ont oscillé entre 0,65 et 0,72. Ces variations soulignent que les attitudes relatives aux relations et aux sanctions sont plus sensibles aux contextes situationnels que l’organisation didactique. Les mesures test-retest à intervalle de quatre semaines réalisées dans des études pilotes ont révélé des coefficients de corrélation de stabilité temporelle allant de 0,71 à 0,79, confirmant une relative robustesse des croyances d’encadrement à court et moyen terme.

9. Analyse factorielle

L’architecture interne de l’ABCC a été établie par l’intermédiaire de procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) menées sur les réponses des 282 enseignants de l’échantillon fondateur. Une extraction en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale de type Varimax a été appliquée, partant du postulat méthodologique que les facettes du contrôle pouvaient être modélisées comme des dimensions relativement indépendantes.

Structure tridimensionnelle issue de la rotation orthogonale

L’analyse a révélé une structure factorielle nette répartissant l’intégralité des 26 items sur trois facteurs dominants ayant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1 :

  • Facteur 1 : Gestion pédagogique (14 items). Ce facteur a capturé la part la plus importante de la variance expliquée. Il regroupe les items 1, 2, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 14, 18, 21, 22, 24 et 26. Les saturations factorielles pour ces énoncés s’échelonnaient de 0,38 à 0,71. Les items ayant les saturations les plus massives concernent la directivité temporelle (item 24), la gestion des transitions imposée par le maître (item 1) et la planification impérative des matières et des tâches (item 5).
  • Facteur 2 : Gestion interpersonnelle (8 items). Ce facteur réunit les items 3, 4, 9, 12, 15, 17, 23 et 25. Les poids factoriels oscillent entre 0,35 et 0,68. Les énoncés saturant fortement sur ce pôle mettent en avant l’auto-évaluation par les élèves (item 17), le libre choix des places physiques (item 15) et la constitution libre du code moral par les pairs (item 9).
  • Facteur 3 : Gestion comportementale (4 items). Représenté par les items 13, 16, 19 et 20, ce facteur présente des saturations comprises entre 0,42 et 0,66. Les énoncés abordent la co-décision des règles lors de la rentrée scolaire (item 20), la renégociation démocratique d’une règle jugée injuste (item 13) et l’emploi de récompenses contingentes (item 16).

Des travaux ultérieurs conduits avec des rotations obliques (Promax) et des démarches confirmatoires (AFC) ont validé la pertinence d’autoriser une corrélation modérée entre les composantes interpersonnelle et comportementale, suggérant qu’un maître autorisant la libre régulation sociale est également enclin à démocratiser la création des règles de discipline.

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’outil : Attitudes and Beliefs on Classroom Control Inventory (ABCC) — Inventaire des attitudes et des croyances relatives au contrôle en classe (auparavant Inventory of Classroom Management Style).
  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapport).
  • Population cible : Enseignants du primaire et du secondaire (enseignants en exercice ou étudiants en formation initiale).
  • Nombre total d’items : 26 items.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale en 4 points d’ancrage :
    • 1 = Describes me not at all (Me décrit pas du tout)
    • 2 = Describes me somewhat (Me décrit un peu)
    • 3 = Describes me usually (Me décrit habituellement)
    • 4 = Describes me very well (Me décrit très bien)
  • Modalités de cotation et inversion :
    • Un score élevé indique une orientation interventionniste (fort contrôle par l’adulte), tandis qu’un score faible indique une posture non-interventionniste (centrée sur l’autonomie de l’élève).
    • Items inversés : Les énoncés 3, 4, 9, 12, 13, 15, 17, 19, 20, 23 et 25 doivent faire l’objet d’une inversion de cotation préalable avant calcul (la note $x$ devient $5 – x$, c’est-à-dire : $1 \rightarrow 4$, $2 \rightarrow 3$, $3 \rightarrow 2$, $4 \rightarrow 1$). (Remarque : le document source mentionne une erreur de frappe interne typique dans sa section explicative, à savoir « 10, 13 » au lieu de « 20, 23 », mais la composition factorielle et le sens sémantique des items confirment les inversions des items non-interventionnistes 3, 4, 9, 12, 13, 15, 17, 19, 20, 23 et 25).
  • Scores composites : L’inventaire génère 3 scores distincts (sommes brutes ou moyennes d’items) correspondant aux trois sous-échelles : Gestion pédagogique (14 items, score de 14 à 56), Gestion interpersonnelle (8 items, score de 8 à 32) et Gestion comportementale (4 items, score de 4 à 16).
  • Temps de passation estimé : Environ 10 à 15 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de diffusion initiale : 1997 (présenté à la conférence annuelle de l’American Educational Research Association, ERIC ED 404 738).
  • Titularité des droits d’auteur : Droits académiques détenus par Nancy K. Martin, Zenong Yin et Beatrice Baldwin.
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’inventaire a été mis à la disposition de la communauté scientifique dans le domaine public académique à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire. Les chercheurs souhaitant administrer l’échelle sont tenus de citer rigoureusement les communications et publications originales des auteurs.
  • Tarification : Accès libre et gratuit pour les projets de recherche académique, thèses de doctorat et formations professionnelles universitaires. Toute utilisation industrielle, commerciale ou intégrée au sein d’une plateforme logicielle propriétaire requiert l’autorisation formelle préalable des auteurs ou des détenteurs de licences éditoriales associées.

12. Références

Les publications suivantes constituent le socle scientifique fondamental relatif à la conceptualisation, la validation et l’application psychométrique de l’inventaire ABCC :

  • Canter, L., & Canter, M. (1976). Assertive discipline: A take-charge approach for today’s educator. Canter and Associates.
  • Gordon, T. (1974). Teacher effectiveness training. Peter H. Wyden.
  • Martin, N. K., & Baldwin, B. (1996). Helping beginning teachers foster healthy classroom management: Implications for elementary school counselors. Elementary School Guidance & Counseling, 31(2), 106–113. https://www.jstor.org/stable/42871239
  • Martin, N. K., Yin, Z., & Baldwin, B. (1997). Attitudes and beliefs regarding classroom management style: Differences between male and female, urban and rural secondary level teachers [Paper presentation]. Annual Meeting of the American Educational Research Association, Chicago, IL, United States. Education Resources Information Center (ERIC ED 404 738). https://eric.ed.gov/?id=ED404738
  • Martin, N. K., Yin, Z., & Baldwin, B. (1998). Classroom management training, class size and teacher perceptions of classroom control: An analysis of relationships. Journal of Classroom Interaction, 33(1), 7–13. https://www.jstor.org/stable/43997970
  • Martin, N. K., Yin, Z., & Mayall, H. (2007–2008). The Attitudes and Beliefs in Classroom Control Inventory—Revised and Revisited: A continuation of construct validation. Journal of Classroom Interaction, 42(2), 11–20. https://www.jstor.org/stable/43998150
  • Wolfgang, C. H., & Glickman, C. D. (1980). Solving discipline problems: Strategies for classroom teachers. Allyn and Bacon.
  • Wolfgang, C. H., & Glickman, C. D. (1986). Solving discipline problems: Strategies for classroom teachers (2nd ed.). Allyn and Bacon.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Scoring Formula: Scoring:
1

I believe the teacher should direct the students’ transition from one learning activity to another.
2

I believe it’s important to continuously monitor students’ learning behavior during seatwork.
3

I believe students should create their own daily routines as this fosters development of responsibility.
4

I believe students will be successful in school if allowed the freedom to pursue their own interests.
5

I believe the teacher should decide what topics the students study and the tasks used to study them.
6

During the first week of class, I will announce the classroom rules and inform students of the penalties for disre- garding the rules.
7

The teacher knows best how to allocate classroom materials and supplies to optimize learning.
8

When a student bothers other students, I will immediately tell the student to be quiet and stop it.
9

I believe class rules stifle the students’ ability to develop a personal moral code.
10

While teaching a lesson on library skills, a student begins to talk about the research she is doing for her book report. I would remind the student that the class has to finish the lesson before the end of the class period.
11

I believe teachers should require student compliance and respect for law and order.
12

When moving from one learning activity to another, I will allow students to progress at their own rate.
13

If students agree that a classroom rule is unfair, then I would replace it with one that students think is fair.
14

I believe students need the structure of a daily routine that is organized and implemented by the teacher.
15

I allow students to select their own seats.
16

When students behave appropriately, I will provide a reward of some kind such as points toward a party or free time.
17

I believe students should judge the quality of their own work rather than rely on what the teacher tells them.
18

I believe students will be successful in school if they listen to the adults who know what’s best for them.
19

I believe students should choose the learning topics and tasks.
20

During the first week of class, I will allow the students to come up with a set of classroom rules.
21

I believe the primary purpose of homework is to provide drill and practice of skills learned in the classroom.
22

I believe that students need direction in how to work together.
23

Students in my classroom are free to use any materials they wish during the learning process.
24

I specify a set time for each learning activity and try to stay within my plans.
25

I believe friendliness, courtesy, and respect for fellow students is something that students have to learn firsthand through free interaction.
26

I believe class rules are important because they shape the student’s behavior and development.
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Looti, M. (2026, octobre 16). Inventaire des attitudes et des croyances relatives au contrôle en classe. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-des-attitudes-et-des-croyances-relatives-au-controle-en-classe
Looti, Mohammed. “Inventaire des attitudes et des croyances relatives au contrôle en classe.” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-des-attitudes-et-des-croyances-relatives-au-controle-en-classe.
Looti, Mohammed. “Inventaire des attitudes et des croyances relatives au contrôle en classe.” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-des-attitudes-et-des-croyances-relatives-au-controle-en-classe.