1. Résumé / Abstract
L’Inventaire de l’Image de Dieu (en anglais, God Image Inventory [GII]), développé par le psychologue et théologien Richard T. Lawrence (1991), est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer l’expérience affective, intuitive et relationnelle qu’un individu entretient avec la figure divine, par opposition à une simple adhésion doctrinale ou théologique intellectualisée. Reposant sur les fondements de la théorie de l’attachement (Bowlby, 1969) et de la théorie psychanalytique des relations d’objet appliquée à la religion (Rizzuto, 1979 ; Winnicott, 1953), le GII postule que l’image de Dieu reflète une dynamique d’interaction permanente entre l’image de soi et la représentation affective de la divinité.
L’instrument complet comprend un total de 156 items répartis en six sous-échelles fondamentales de 22 items chacune — Influence (Influence), Providence (Providence), Presence (Présence), Challenge (Défi / Croissance), Acceptance (Acceptation) et Benevolence (Bienveillance) — complétées par deux échelles de contrôle de 12 items chacune : Faith (Foi / Croyance en l’existence) et Salience (Importance de la relation avec Dieu dans la vie quotidienne). Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert à quatre points graduée de 1 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree) à 4 (« Tout à fait en désaccord » / Strongly Disagree), comportant de nombreux énoncés inversés afin de limiter les biais d’acquiescement. Les scores s’étendent de 22 à 88 pour les sous-échelles principales et de 12 à 48 pour les échelles de contrôle, un score plus élevé reflétant une manifestation plus affirmée du construit mesuré.
Sur le plan psychométrique, le GII a été standardisé sur un échantillon représentatif de 1 580 adultes chrétiens américains. L’instrument démontre une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach variant entre .85 et .94 selon les dimensions. La validité de construit et la validité convergente/discriminante ont été établies par des corrélations ciblées avec des échelles d’orientation religieuse intrinsèque et extrinsèque, d’estime de soi, de lieu de contrôle et de motivation d’accomplissement. L’inventaire s’est imposé comme une référence tant dans la recherche en psychologie de la religion que dans l’accompagnement pastoral et la psychothérapie d’inspiration psychodynamique.
2. Mots-clés / Keywords
Inventaire de l’Image de Dieu, God Image Inventory, psychométrie, psychologie de la religion, théorie de l’attachement, relations d’objet, concept de Dieu, image de soi, soutien pastoral, échelle d’évaluation psychologique.
3. Auteurs / Authors
L’inventaire a été conçu et validé par :
- Richard T. Lawrence, Ph.D. : Prêtre catholique, psychologue et chercheur, ayant soutenu sa thèse doctorale intitulée « The God Image Inventory: The development, validation, and standardization of a psychometric instrument for research, pastoral and clinical use in measuring the image of God » au département de psychologie de The Catholic University of America (Washington, D.C., États-Unis) en 1991. Il a par la suite poursuivi ses travaux sur les formes abrégées de l’instrument (God Image Scales) au sein de la même institution et en collaboration avec des revues spécialisées telles que le Journal of Psychology and Theology.
4. Objectif / Purpose
La création de l’Inventaire de l’Image de Dieu répond à une lacune conceptuelle et méthodologique majeure qui a longtemps marqué la psychologie de la religion : la confusion récurrente entre le « concept de Dieu » (God concept) et l’« image de Dieu » (God image). Selon la modélisation théorisée par Lawrence (1991), le concept de Dieu relève d’une élaboration intellectuelle, cognitive, doctrinale et théologique, acquise par le biais de la catéchèse, de la transmission culturelle et de l’instruction religieuse formelle. Ce concept reflète ce qu’un individu pense ou affirme croire au sujet des attributs de Dieu (omniscience, toute-puissance, justice abstraite). En revanche, l’image de Dieu constitue une expérience profondément affective, intuitive, préverbale et expérientielle. Il s’agit du « ressenti viscéral » de la présence ou de l’absence divine, façonné par les traces mnésiques précoces, les dynamiques d’attachement aux figures parentales et les expériences affectives interpersonnelles.
L’objectif fondamental du GII est ainsi de capturer la dimension émotionnelle vécue de la relation à Dieu, c’est-à-dire la façon dont le sujet expérimente concrètement Dieu dans sa réalité subjective. Cet instrument vise à explorer comment l’individu négocie une tension psychique tolérable entre l’image qu’il a de lui-même et l’image qu’il projette sur la divinité. Sur le plan théorique, Lawrence postule que l’image de Dieu et l’image de soi sont indissociables : la manière dont une personne se perçoit (suis-je digne d’amour ? ai-je un contrôle sur mon destin ? puis-je explorer le monde en sécurité ?) façonne en miroir la perception qu’elle a de la divinité (Dieu est-il bienveillant ? Dieu est-il intrusif ou soutenant ? Dieu m’encourage-t-il à grandir ?).
Dans le domaine de la recherche empirique, le GII fournit un outil d’une grande sensibilité pour examiner les interactions entre la santé mentale, la détresse psychologique, les styles d’attachement adulte et les représentations religieuses. Il permet de comprendre pourquoi des croyants possédant une théologie formelle impeccable de la grâce peuvent néanmoins souffrir d’un sentiment terrifiant de rejet divin ou d’abandon intérieur. En milieu clinique, psychiatrique et pastoral, l’inventaire sert d’adjuvant diagnostique et thérapeutique pour identifier les impasses spirituelles, les conflits liés au surmoi, les blessures narcissiques ou les traumatismes d’attachement projetés sur l’expérience du divin (Key, 1995 ; Knapp, 1993).
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle structural du GII articule l’image de Dieu autour de trois thématiques existentielles et relationnelles fondamentales de l’image de soi : le contrôle, l’appartenance et la bonté intrinsèque. Chacune de ces thématiques est scindée en deux dimensions complémentaires, l’une plus primitive ou centrée sur le soi, l’autre plus réflexive ou centrée sur Dieu, générant ainsi six sous-échelles principales auxquelles s’ajoutent deux échelles de contrôle.
1. Thématique du Contrôle
- Influence (I) : Centrée de manière primitive sur le soi, cette sous-échelle examine la question fondamentale : « À quel point puis-je contrôler Dieu ? ». Elle mesure la conviction que l’individu a le pouvoir d’agir sur la volonté divine par ses prières, ses supplications ou son obéissance aux règles morales. Un score élevé reflète le sentiment d’une efficacité personnelle dans la prière et d’une influence active sur l’action divine (ex. : item 31, « I get what I pray for » ; item 68, « Prayer changes things »).
- Providence (Pr) : Centrée de façon plus réflexive sur Dieu, cette échelle adresse la question inverse : « À quel point Dieu me contrôle-t-il ? ». Elle évalue la croyance selon laquelle Dieu dirige activement, protège, guide et détermine le cours des événements de la vie du croyant, à l’instar d’un parent bienveillant ou d’un souverain suprême (ex. : item 12, « God guides me like a good parent » ; item 65, « God is in control of my life »).
2. Thématique de l’Appartenance
- Présence (Presence – P) : Inspirée du concept d’objet transitionnel et de disponibilité maternelle de Winnicott (1953), cette échelle primitive aborde la question angoissante : « Dieu est-il là pour moi ? ». Elle évalue l’expérience intime, sensorielle et émotionnelle de la proximité, de la présence apaisante et de la disponibilité constante de Dieu, par opposition à un sentiment d’éloignement, de froideur ou d’abandon (ex. : item 33, « I can feel God deep inside of me » ; item 40, « God is always there for me »).
- Défi / Croissance (Challenge – C) : S’appuyant sur la modélisation de Bowlby (1969) et Kirkpatrick (1986) définissant la figure d’attachement comme une « base de sécurité » (secure base), cette sous-échelle pose la question : « Dieu veut-il que je grandisse ? ». Elle mesure dans quelle mesure l’individu perçoit Dieu comme un tuteur bienveillant qui l’invite à explorer le monde, à développer son autonomie, à relever des défis existentiels et à réaliser son plein potentiel, sans craindre de perdre son amour (ex. : item 7, « God keeps calling me to develop myself » ; item 94, « God asks me to keep growing as a person »).
3. Thématique de la Bonté Fondamentale
- Acceptation (Acceptance – A) : Centrée sur l’image de soi et la valeur narcissique primaire, cette dimension répond à la question anxiogène : « Suis-je assez bon(ne) pour que Dieu m’aime ? ». Elle mesure le sentiment d’être aimé inconditionnellement par Dieu malgré ses faiblesses, ses péchés et son imperfection, par opposition à une anxiété culpabilisante de rejet ou à l’exigence d’une perfection absolue (ex. : item 20, « I know I’m not perfect, but God loves me anyway » ; item 84, « God’s love for me is unconditional »).
- Bienveillance (Benevolence – B) : Centrée sur la nature intrinsèque de l’image de Dieu, cette échelle aborde la question complémentaire : « Dieu est-il le genre d’Être qui voudrait m’aimer ? ». Elle évalue la perception d’un Dieu patient, universellement miséricordieux, compatissant et exempt de désirs punitifs, malveillants ou persécuteurs (ex. : item 45, « God is very patient » ; item 114, « God’s compassion knows no religious boundaries »).
4. Échelles de Contrôle
- Foi (Faith – F) : Mesure la fermeté de l’assentiment intellectuel et existentiel à l’existence de Dieu (ex. : item 16, « My belief in God is as solid as a rock » ; item 121, « I am sure that God really exists »).
- Importance / Centralité (Salience – S) : Évalue le degré auquel la relation subjective avec Dieu est perçue comme centrale, pertinente et décisive dans les choix et le mode de vie quotidien du répondant (ex. : item 38, « My belief in God is central to my life » ; item 73, « My belief in God makes a major difference in the way I live »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel du God Image Inventory s’articule au confluent de la psychanalyse des relations d’objet et de la psychologie du développement. L’échafaudage théorique principal repose sur les travaux pionniers de la psychanalyste d’origine argentine Ana-María Rizzuto, exposés dans son ouvrage séminal The Birth of the Living God (1979). Rizzuto a démontré que la représentation de Dieu ne résulte pas uniquement de l’apprentissage intellectuel de la doctrine, mais émerge dès la petite enfance à partir de représentations d’objets internalisées composées de fragments affectifs liés aux figures parentales (père, mère, figures d’autorité). Pour Rizzuto, l’image de Dieu constitue une création psychique élaborée dans l’espace transitionnel, utilisée tout au long de la vie pour maintenir une tension psychique tolérable entre les expériences affectives du soi et celles d’autrui.
Lawrence intègre également les apports majeurs du pédiatre et psychanalyste britannique Donald W. Winnicott (1953) relatifs aux phénomènes transitionnels. Selon Winnicott, l’expérience primaire d’appartenance repose sur la présence physique et émotionnelle continue de la mère (« La mère est-elle là pour moi ? »). Si l’environnement primaire fait preuve d’un étayage suffisant (« good enough »), l’enfant intériorise une sécurité ontologique de base. Lawrence transpose cette logique au niveau de la foi adulte : l’échelle de Présence capture précisément cette persistance d’un objet transitionnel divin intériorisé comme immédiatement accessible, apaisant et disponible.
Le second pilier théorique découle de la théorie de l’attachement élaborée par John Bowlby (1969) et appliquée aux phénomènes religieux par Lee A. Kirkpatrick (1986). Bowlby identifie deux fonctions cruciales exercées par la figure d’attachement primaire :
- Le rôle de refuge sécurisant (Safe Haven), vers lequel l’individu peut régresser pour trouver protection et consolation lorsqu’il est confronté à la menace (opérationnalisé par la sous-échelle Présence).
- Le rôle de base de sécurité (Secure Base), qui confère à l’enfant la confiance nécessaire pour s’éloigner, explorer l’environnement, apprendre et devenir autonome (opérationnalisé par la sous-échelle Challenge).
En croisant ces dynamiques psychanalytiques et attachementistes avec la notion d’estime de soi fondamentale et de sentiment d’efficacité, Lawrence conçoit un modèle bidirectionnel où l’image de Dieu n’est pas un concept figé, mais une matrice relationnelle active qui reflète le style d’attachement interne et la maturité des relations d’objet du sujet adulte.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’Inventaire de l’Image de Dieu a été examinée de manière approfondie par Lawrence (1991) à travers l’étude de la validité de construit, de la validité convergente et de la validité discriminante, en mettant en relation les huit échelles du GII avec sept instruments psychologiques validés : l’échelle de religiosité intrinsèque, l’échelle de religiosité extrinsèque, le besoin d’accomplissement (Achievement Scale), l’estime de soi (Self-Esteem Scale), l’altruisme (Altruism Scale), le lieu de contrôle (Locus of Control) et le contrôle divin (God Control).
Validité convergente
Conformément aux hypothèses théoriques de Lawrence, la religiosité intrinsèque (mesurant une foi intégrée et vécue comme une fin en soi) présente ses corrélations les plus fortes avec l’échelle de Salience (r = .76, p < .001), confirmant que cette dimension reflète bien l’importance accordée à la relation avec Dieu. De manière tout à fait cohérente, la religiosité intrinsèque présente sa seconde corrélation la plus élevée avec l’échelle de Présence (r = .69, p < .001), ce qui soutient l’hypothèse selon laquelle les croyants intrinsèquement motivés expérimentent une proximité affective plus intense et gratifiante avec la divinité.
De plus, l’échelle d’estime de soi est corrélée de manière significative et positive avec la sous-échelle d’Acceptation (r = .54, p < .001). Ce résultat confirme la thèse fondamentale selon laquelle le sentiment d’être inconditionnellement digne d’amour aux yeux de Dieu est intrinsèquement lié à une représentation positive et sécurisée de sa propre valeur personnelle.
Validité discriminante et résultats imprévus
L’échelle de religiosité extrinsèque (utilisant la religion comme un moyen utilitaire ou social) s’est avérée, comme prédit, corrélée négativement avec l’ensemble des échelles du GII. Toutefois, l’intensité de ces corrélations négatives était plus forte qu’anticipé, révélant une incompatibilité marquée entre une religiosité utilitaire et une expérience affective positive de Dieu.
Certaines hypothèses n’ont en revanche pas été corroborées :
- L’échelle d’accomplissement (Achievement Scale) n’a pas montré la corrélation positive attendue avec l’échelle de Challenge. Au contraire, elle s’est corrélée négativement avec l’ensemble des échelles du GII, n’atteignant un seuil de significativité statistique qu’avec la sous-échelle de Providence. Ce résultat indique que le construit d’accomplissement séculier peut entrer en tension avec la notion de dépendance providentielle à l’égard de Dieu.
- L’échelle d’altruisme n’a pas permis de discriminer l’échelle de Bienveillance de celle d’Acceptation ; elle a manifesté une fourchette étroite et homogène de corrélations modestes avec toutes les échelles du GII (allant de r = .22 à r = .26).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du GII a été démontrée par des indices de cohérence interne très élevés et par une stabilité remarquable du patron d’intercorrélations entre les échelles à travers le temps et les échantillons.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Lors de la phase de standardisation initiale auprès d’un échantillon normatif national de 1 580 adultes chrétiens américains, Lawrence (1991) a calculé les coefficients de cohérence interne pour l’ensemble des échelles. Les valeurs obtenues se sont révélées excellentes :
- Présence (Presence) : α = .94
- Acceptation (Acceptance) : α = .91
- Bienveillance (Benevolence) : α = .90
- Providence (Providence) : α = .89
- Influence (Influence) : α = .88
- Foi (Faith) : α = .90
- Centralité (Salience) : α = .89
- Défi / Croissance (Challenge) : α = .86
Afin d’éviter tout artefact lié au recalcul des items issus du questionnaire initial de 490 propositions, Lawrence a administré l’instrument final de 156 items à un nouvel échantillon indépendant. Les coefficients alpha de Cronbach obtenus lors de cette seconde administration étaient pratiquement identiques, s’échelonnant de .85 (pour Challenge) à .94 (pour Presence), attestant d’une robustesse métrologique exceptionnelle.
Stabilité temporelle et intercorrélations
Lawrence a évalué la matrice d’intercorrélations des échelles à deux moments distincts. La différence moyenne entre les deux ensembles de corrélations inter-échelles n’était que de .03. Les corrélations s’étendaient de r = .44 (entre Providence et Bienveillance) à r = .84 (entre Présence et Influence). Cette stabilité structurelle élevée indique que les patrons relationnels mesurés par le GII possèdent une très bonne cohérence temporelle.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Lors du développement psychométrique, Lawrence (1991) a soumis les 156 items à une analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation oblique, anticipant que les dimensions sous-jacentes de l’expérience religieuse partageraient une variance commune substantielle.
Contrairement au modèle théorique strict postulant l’émergence directe de huit facteurs univoques correspondant exactement aux huit échelles conceptuelles, l’analyse empirique a extrait 10 facteurs possédant une valeur propre (eigenvalue) supérieure à 1. Sept de ces dix facteurs regroupaient des items provenant d’au moins deux sous-échelles théoriques différentes. Ce chevauchement empirique s’explique principalement par la forte interconnexion affective entre les notions de proximité divine (Présence), d’intercession efficace (Influence) et d’amour inconditionnel (Acceptation).
Face à cette complexité factorielle et pour répondre aux besoins de la recherche expérimentale et transversale nécessitant des instruments plus brefs, Lawrence a par la suite mené des travaux complémentaires ayant abouti à la publication des God Image Scales (Lawrence, 1997). Cette version condensée à 72 items (comportant 12 items par dimension principale) a permis d’épurer la structure latente et de clarifier les saturations factorielles tout en préservant l’intégrité théorique du modèle tripartite originel.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Dénomination officielle : Inventaire de l’Image de Dieu (God Image Inventory [GII]).
- Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé, auto-administré individuellement ou en groupe.
- Durée de passation : Approximativement 25 à 35 minutes pour la version intégrale de 156 items.
- Nombre total d’items : 156 items.
- 6 sous-échelles principales de 22 items chacune (132 items au total) : Influence (I), Providence (Pr), Présence (P), Défi (C), Acceptation (A), Bienveillance (B).
- 2 échelles de contrôle de 12 items chacune (24 items au total) : Foi (F), Centralité / Importance (S).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 4 points ancrée comme suit :
- SA = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
- A = Agree (D’accord)
- D = Disagree (En désaccord)
- SD = Strongly Disagree (Tout à fait en désaccord)
- Consigne de passation : Il est demandé au participant d’indiquer l’option qui décrit le plus fidèlement ses ressentis émotionnels à l’égard de Dieu, en précisant qu’il n’y a pas de « bonnes » ou « mauvaises » réponses.
- Cotation et calcul des scores : Chaque énoncé est noté de 1 à 4. Les items négativement formulés (marqués d’un astérisque dans le manuel) font l’objet d’un recodage inversé (1 devient 4, 2 devient 3, etc.). Les scores sont calculés indépendamment pour chaque sous-échelle en sommant les points des items constitutifs :
- Sous-échelles principales (22 items) : scores bruts compris entre 22 et 88.
- Échelles de contrôle (12 items) : scores bruts compris entre 12 et 48.
- Un score plus élevé indique un niveau plus fort de la caractéristique mesurée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de création originale : 1991 (thèse doctorale de Richard T. Lawrence, The Catholic University of America). Version abrégée validée publiée en 1997.
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Copyright © Richard T. Lawrence (1991, 1997).
- Conditions d’utilisation et permissions : L’instrument a été mis à la disposition de la communauté académique pour la recherche scientifique non commerciale et l’évaluation clinique sous réserve de citer adéquatement les publications sources. Les chercheurs et cliniciens souhaitant utiliser l’échelle intégrale de 156 items ou les versions abrégées doivent s’assurer de l’obtention des accords d’usage conformément aux directives éthiques de l’American Psychological Association.
- Tarification : Aucune redevance commerciale n’est généralement exigée pour les projets de recherche universitaire à but non lucratif.
12. Références / References
Les publications fondatrices et études empiriques relatives au GII comprennent :
- Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
- Key, T. L. (1995). Impact of inpatient psychiatric treatment on object relations maturity, self-esteem and God image (Doctoral dissertation, Rosemead Graduate School of Psychology, Biola University). Dissertation Abstracts International, 55, B5568.
- Kirkpatrick, L. A. (1986). Developmental psychology and religion: Potential application of attachment theory for the psychology of religion. Communication présentée à la réunion annuelle de la Society for the Scientific Study of Religion, Washington, D.C.
- Knapp, C. L. (1993). Personality transformation and belief in God: An object relations understanding of the spiritual awakening program of alcoholics anonymous (Thèse de doctorat non publiée). Andover Newton Theological School, Newton Center, MA.
- Lawrence, R. T. (1991). The God Image Inventory: The development, validation, and standardization of a psychometric instrument for research, pastoral and clinical use in measuring the image of God (Doctoral dissertation, The Catholic University of America). Dissertation Abstracts International, 52, 2796A.
- Lawrence, R. T. (1997). Measuring the image of God: The God Image Inventory and the God Image Scales. Journal of Psychology and Theology, 25(2), 214–226. https://doi.org/10.1177/009164719702500203
- Rizzuto, A.-M. (1979). The birth of the living God: A psychoanalytic study. University of Chicago Press.
- Winnicott, D. W. (1953). Transitional objects and transitional phenomena. International Journal of Psychoanalysis, 34(2), 89–97.