Inventaire d’Attitude Religieuse

L’Inventaire d’Attitude Religieuse (Religious Attitude Scale) conçu par Poppleton et Pilkington (1963) évalue de manière multidimensionnelle et quantitative les attitudes envers la religion chrétienne, l’orthodoxie dogmatique et le rationalisme.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Inventaire d’Attitude Religieuse (connu dans la littérature anglophone sous l’appellation Religious Attitude Scale ou Religious Attitude Inventory), conçu initialement par les psychologues britanniques Pamela K. Poppleton et G. W. Pilkington en 1963 à l’Université de Sheffield, constitue l’un des instruments psychométriques pionniers conçus pour évaluer de façon multidimensionnelle et quantitative les attitudes envers la religion chrétienne au sein des populations de l’enseignement supérieur. Cet instrument a été développé afin de combler les lacunes méthodologiques des échelles antérieures, souvent restreintes au contexte confessionnel américain ou limitées à des dichotomies simplistes entre croyants et non-croyants. L’échelle opérationnalise l’attitude religieuse non pas comme un phénomène binaire, mais comme un continuum psychologique continu allant d’une position résolument antireligieuse à une adhésion pro-religieuse fervente.

Le questionnaire définitif comprend 21 items formulés sous forme d’assertions relatives aux dogmes fondamentaux du christianisme (divinité de Jésus-Christ, historicité des miracles, vérité des Écritures), à l’intersection entre foi et science rationnelle, ainsi qu’au rôle sociologique, moral et psychologique attribué à la religion dans l’existence individuelle et collective. Les participants expriment leur degré d’accord à travers une échelle de type Likert en 5 points (Strongly Agree, Agree, Undecided, Disagree, Strongly Disagree). Chaque énoncé est adossé à une valeur étalonnée selon la méthode des intervalles apparemment égaux de Louis Leon Thurstone, s’échelonnant de 0 (attitude pro-religieuse extrême) à 11 (attitude antireligieuse marquée). Le score total pondéré de l’inventaire oscille de 40 (attitude antireligieuse absolue) à 130 (attitude pro-religieuse absolue).

Sur le plan des qualités psychométriques, l’instrument présente une cohérence interne exceptionnelle. Les analyses de fidélité rapportées lors de l’étude princeps indiquent un coefficient alpha de Cronbach de 0,97 ainsi que des corrélations inter-sections excédant 0,95. La validité de construit et la validité discriminante ont été établies par la méthode des groupes contrastés : l’instrument sépare de manière absolue, sans aucun chevauchement des distributions, les individus engagés dans une pratique religieuse active (médiane = 116) des personnes se déclarant athées ou agnostiques (médiane = 60). Cet inventaire demeure une référence fondamentale pour la psychologie de la religion, l’étude longitudinale des mutations des croyances universitaires et la recherche sur le bien-être existentiel.

2. Mots-clés / Keywords

Attitude religieuse, psychométrie, échelle de Thurstone, échelle de Likert, psychologie de la religion, croyances chrétiennes, agnosticisme, athéisme, étudiants universitaires, fidélité psychométrique, validité discriminante, sécularisation.

3. Auteurs / Authors

L’inventaire a été formalisé et validé par une équipe de chercheurs du Département de Psychologie de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni :

  • Pamela K. Poppleton : Psychologue et chercheuse britannique affiliée au Département de psychologie et à l’Institut d’éducation de l’Université de Sheffield (University of Sheffield, Sheffield, Royaume-Uni). Spécialiste du développement psychosocial, de la sociologie de l’éducation et de l’évaluation des attitudes normatives chez les jeunes adultes.
  • G. W. Pilkington : Psychologue universitaire affilié au Département de psychologie de l’Université de Sheffield (University of Sheffield, Royaume-Uni). Reconnu pour ses travaux longitudinaux novateurs sur la sociologie religieuse, les transitions idéologiques chez les étudiants et la méthodologie de mesure des construits attitudinaux complexes.

Leurs investigations conjointes, initiées au début des années 1960, ont donné lieu à des suivis de cohortes s’étalant sur plusieurs décennies afin d’analyser l’impact de la scolarisation universitaire sur la libéralisation ou l’érosion des croyances traditionnelles.

4. Objectif / Purpose

L’Inventaire d’Attitude Religieuse répond à un impératif méthodologique précis : standardiser la mesure des dispositions évaluatives envers le christianisme dans un cadre culturel sécularisé ou en voie de sécularisation, tel que le milieu académique britannique du milieu du XXe siècle. Avant l’introduction de cet instrument, les spécialistes en sciences sociales dépendaient principalement de mesures nord-américaines conçues au sein de populations confessionnelles homogènes (notamment l’échelle de Thurstone & Chave de 1929 ou les travaux de Brown & Lowe en 1951) ou d’inventaires d’attitudes sociales générales trop vastes (comme ceux de Hans Eysenck en 1947). Ces dispositifs antérieurs souffraient de trois limites majeures :

  • Une inadaptation culturelle aux particularismes britanniques, caractérisés par une réserve doctrinale et une séparation distincte entre appartenance culturelle et foi active ;
  • Une propension à catégoriser les sujets de manière binaire (croyant contre incroyant), occultant la complexité des positions agnostiques, sceptiques ou déistes libérales ;
  • Un manque de précision dans la pondération des énoncés, menant fréquemment à des biais d’assentiment ou à une variance résiduelle élevée.

L’objectif fondamental de Poppleton et Pilkington était donc d’élaborer une échelle calibrée avec rigueur, capable de situer un individu sur un continuum mathématique allant de l’hostilité idéologique ou du rejet sceptique à l’adhésion spirituelle et morale complète. L’échelle a été conçue pour sonder trois zones d’expression attitudinale :

  1. L’acceptation des dogmes théologiques fondamentaux (ex. : la divinité du Christ, la réalité des miracles, la rédemption des péchés par la crucifixion) ;
  2. La compatibilité entre la vision scientifique du monde et l’autorité des textes sacrés ;
  3. La valorisation de la foi comme condition essentielle de l’intégrité morale, de la paix sociale et de l’accomplissement personnel.

En recherche fondamentale, l’inventaire sert à analyser les trajectoires de maturation cognitive, les effets des disciplines universitaires (ex. : sciences dures vs humanités) sur le sentiment religieux, et les modifications intergénérationnelles des valeurs. Sur le plan de la recherche clinique et de la psychologie de la santé, l’échelle permet d’évaluer comment les attitudes envers le divin modulent la résilience face à la maladie, le recours à des mécanismes d’adaptation spirituels (spiritual coping) et les niveaux d’anxiété existentielle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’inventaire relève de l’attitude psychologique, définie selon la psychologie sociale classique comme une organisation durable de croyances, de sentiments affectifs et de prédispositions comportementales orientée vers un objet spécifique — ici, le système religieux chrétien institutionnel et théologique. L’instrument appréhende l’attitude religieuse comme une structure cognitive et évaluative globale, mais articulée autour de plusieurs facettes interdépendantes :

1. Adhésion théologique et christologique fondamentale

Cette composante explore l’acceptation littérale ou symbolique des piliers théologiques du christianisme historique. Elle met en jeu le statut de Jésus-Christ et la doctrine du salut. L’item 9 (« Christ atoned for our sins by His sacrifice on the cross », valeur Thurstone = 0,62) illustre le pôle d’orthodoxie dogmatique élevée : son acceptation traduit une foi confessionnelle classique, tandis que son rejet indique une rupture avec la sotériologie chrétienne. De même, l’item 2 (« Jesus Christ was an important and interesting historical figure, but in no way divine », valeur Thurstone = 9,84) saisit la réduction humaniste et rationaliste de la figure du Christ, marquant une attitude critique ou démythologisante.

2. Épistémologie : Tension entre foi, raison et science

Cette dimension confronte les récits scripturaires aux paradigmes scientifiques contemporains et au rationalisme philosophique. L’échelle mesure dans quelle mesure l’individu perçoit les explications naturelles comme invalidant le sacré ou, au contraire, comme glorifiant la création. L’item 5 (« Religious faith is merely another name for belief which is contrary to reason », valeur Thurstone = 10,05) capture un scepticisme rationaliste affirmé inspiré des Lumières, tandis que l’item 12 (« The more scientific discoveries are made the more the glory of God is revealed », valeur Thurstone = 1,47) reflète une posture d’intégration théologique positive des découvertes scientifiques.

3. Fonctionnalisme moral et normativité sociétale

Cette facette évalue la croyance selon laquelle la morale, la rectitude civique et la cohésion sociale sont indissociables de l’encadrement religieux. Elle explore si la vertu humaine est concevable indépendamment de Dieu. L’item 4 (« People without religious beliefs can lead just as moral and useful lives as people with religious beliefs », valeur Thurstone = 6,90) introduit une vision laïque de la moralité universelle, tandis que l’item 13 (« Religious education is essential to preserve the morals of our society », valeur Thurstone = 2,64) exprime une position conservatrice quant au rôle régulateur de la foi.

4. Résonance existentielle et téléologique individuelle

Enfin, le construit englobe la dimension subjective du sens de la vie et de la destinée post-mortem. L’item 11 (« Without belief in God life is meaningless », valeur Thurstone = 0,73) évalue le sentiment d’anéantissement du sens en l’absence de transcendance, tandis que l’item 19 (« There is no survival of any kind after death », valeur Thurstone = 10,37) marque l’adhésion à un matérialisme métaphysique réfutant la continuité de la conscience.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’Inventaire d’Attitude Religieuse s’ancre à la croisée de deux grands courants théoriques : la psychométrie attitudinale thurstonienne et la théorie tricomposante des attitudes formalisée en psychologie sociale (composantes cognitive, affective et conative).

Le modèle de mesure thurstonien et son intégration likertienne

Sur le plan métrologique, l’échelle mobilise les postulats de Louis Leon Thurstone relatifs à la loi du jugement comparatif (Law of Comparative Judgment). Dans l’approche thurstonienne, chaque énoncé d’une échelle d’attitude possède une valeur d’échelle intrinsèque (scale value) déterminée par un panel de juges évaluant le degré d’attraction ou de répulsion exprimé par l’item, indépendamment de leurs propres opinions. Poppleton et Pilkington ont enrichi cette perspective en combinant les valeurs thurstoniennes (situées entre 0 et 11) avec une échelle de réponse ordinale à cinq modalités de type Likert (de l’accord fort au désaccord fort). Cette approche hybride permet de capter non seulement la position de l’item sur l’axe conceptuel du continuum, mais aussi l’intensité subjective avec laquelle le répondant adhère ou s’oppose à cette position.

La psychologie des attitudes et la sécularisation moderne

D’un point de vue conceptuel, l’échelle repose sur les théories de l’attitude développées par des auteurs comme Gordon Allport, pour qui l’attitude est un état de préparation mentale guidant dynamiquement la réponse de l’individu à tous les objets et situations s’y rapportant. Dans les années 1960, le contexte académique britannique est profondément marqué par le paradigme de la sécularisation (théorisé plus tard par des sociologues tels que Bryan Wilson et Peter Berger). L’université cesse d’être une institution confessionnelle pour devenir un milieu pluraliste où les visions du monde théistes et athées se confrontent directement.

Les concepteurs ont donc postulé que l’attitude religieuse chez les étudiants n’est plus un simple reflet d’habitudes d’enfance passives, mais un système organisé de représentations confronté au rationalisme critique, à l’essor des explications naturalistes (ex. : psychiatrie, biologie de l’évolution) et à l’autonomie éthique individuelle. L’échelle intègre explicitement ces tensions théoriques, notamment à travers l’item 20, qui oppose la compréhension psychiatrique à l’interprétation théologique des expériences spirituelles, matérialisant le passage d’une explication transcendante à une interprétation psychologique du fait religieux.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’Inventaire d’Attitude Religieuse ont été établies au moyen d’analyses statistiques approfondies lors de l’étude princeps menée auprès de 463 étudiants de l’Université de Sheffield :

Validité de contenu

La formulation initiale reposait sur un vivier de plusieurs dizaines d’énoncés tirés des débats théologiques contemporains et des formulations vernaculaires recueillies auprès d’étudiants. Une étude pilote sur deux formulaires parallèles de 22 items (Forme A et Forme B) a permis de sélectionner les 21 items présentant les meilleures propriétés discriminantes, une dispersion thurstonienne optimale sur tout l’éventail de 0 à 11, et des formulations non ambiguës éliminant les biais sémantiques.

Validité discriminante et technique des groupes contrastés

La validité de construit a été examinée selon la méthode des groupes connus (known-groups validation). Les chercheurs ont divisé l’échantillon d’étudiants en fonction de leurs comportements religieux réels et de leurs auto-identifications idéologiques :

  • Groupe pro-religieux : Sujets affiliés à une église, assistant aux services au moins 3 fois par mois et s’engageant dans la prière personnelle hebdomadaire (N élevé).
  • Groupe antireligieux / non-croyant : Sujets s’identifiant explicitement comme agnostiques ou athées, sans aucune pratique cultuelle.

Les distributions des scores entre ces deux groupes ont montré une absence totale de chevauchement statistique :

  • Le groupe antireligieux a affiché un score médian de 60 (reflétant une position nette de rejet des doctrines) ;
  • Le groupe pro-religieux a obtenu un score médian de 116 (reflétant une adhésion ferme aux croyances et valeurs chrétiennes) ;
  • Les participants rapportant les fréquences de prière et d’engagement cultuel les plus intenses ont enregistré des scores médians culminant au-delà de 120.

Validité convergente et applications longitudinales

La validité convergente de l’inventaire a été consolidée par des recherches ultérieures. Pilkington, Poppleton, Gould et McCourt (1976) ont utilisé l’échelle dans une vaste étude longitudinale s’étalant sur 11 ans. L’inventaire a démontré une excellente sensibilité au changement, captant le déclin progressif de l’orthodoxie doctrinale au profit d’attitudes agnostiques au cours des années d’études, tout en corrélant fortement avec les indicateurs d’affiliation politique et morale. De plus, Morris (1982) a mobilisé l’instrument pour mesurer l’impact des pèlerinages religieux sur l’anxiété, la dépression et l’affermissement des convictions, validant la pertinence clinique de l’outil pour suivre les modifications attitudinales consécutives à des événements existentiels majeurs.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Inventaire d’Attitude Religieuse a été documentée au moyen de multiples indices statistiques témoignant d’une stabilité et d’une cohérence interne remarquables :

Cohérence interne

  • Coefficient Alpha de Cronbach : L’administration de l’inventaire auprès de l’échantillon normatif a mis en évidence un coefficient α de 0,97. Une telle valeur témoigne d’une homogénéité exemplaire des items, confirmant qu’en dépit de la variété des thèmes abordés (morale, miracles, statut du Christ, science), les items convergent de manière univoque vers le macro-construit de l’attitude envers le christianisme.
  • Corrélation inter-sections (Split-Half) : L’échelle a été divisée en trois sections équivalentes composées d’items appariés en termes de valeur d’échelle thurstonienne. Les corrélations calculées entre ces sections ont toutes excédé r = 0,95, garantissant une cohérence interne structurelle constante à travers l’ensemble de l’épreuve.

Fidélité test-retest et formes parallèles

Durant la phase pilote de standardisation, la stabilité temporelle a été vérifiée par l’administration des formes parallèles A et B croisées avec un intervalle de trois semaines d’intervalle (la moitié recevant la Forme A puis la B, l’autre moitié l’inverse). Les coefficients de corrélation de fidélité par formes alternées se sont établis au-delà de r = 0,90, démontrant que les réponses des sujets ne sont pas le produit de fluctuations d’humeur passagères, mais reflètent des orientations attitudinales stables et durables.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’analyse structurale des items de l’échelle par Poppleton et Pilkington, complétée par les réexamens factoriels modernes des échelles d’attitude religieuse, met en lumière une organisation dimensionnelle hautement unifiée :

Unifactorialité dominante

L’analyse factorielle exploratoire (AFE) menée sur les intercorrélations des 21 items a révélé un premier facteur général massif expliquant la majorité de la variance totale commune. Ce facteur principal correspond à l’« Orientation d’adhésion au théisme chrétien institutionnel ». Tous les items présentent des saturations factorielles élevées sur cet axe principal (la plupart des saturations se situant entre 0,65 et 0,88) :

  • Les items exprimant l’orthodoxie traditionnelle (tels que l’item 9 sur l’expiation des péchés et l’item 14 sur l’authenticité évangélique) saturent très fortement et positivement sur ce facteur.
  • Les items exprimant le scepticisme scientifique et le relativisme moral (tels que l’item 5 sur la foi opposée à la raison et l’item 15 sur les miracles assimilés à des mythes) présentent de fortes saturations factorielles inverses (négatives).

Dimensions secondaires ou facettes résiduelles

Bien que le facteur général prédomine largement (justifiant l’usage d’un score total unique de 40 à 130), les extractions factorielles secondaires font émerger deux sous-groupements conceptuels cohérents :

  • Facteur 1 : Croyance dogmatique et métaphysique — regroupant les questions de théologie pure (historicité des miracles, divinité du Christ, vie après la mort, rédemption).
  • Facteur 2 : Instrumentalité morale et sécularisme sociologique — articulant le rôle de l’église dans la société, la suffisance de la morale laïque (item 4) et le rôle de l’éducation religieuse dans la préservation de la vertu publique (item 13).

Les analyses factorielles confirmatoires contemporaines (AFC) appliquées aux modèles dérivés de l’instrument confirment qu’un modèle hiérarchique (un facteur d’attitude religieuse de second ordre chapeautant les composantes doctrinale et morale) présente un ajustement optimal (CFI > 0,95, RMSEA < 0,06).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet : Inventaire d’Attitude Religieuse (Religious Attitude Scale / Inventory – RAS).
  • Auteurs : Pamela K. Poppleton et G. W. Pilkington (1963).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé sur papier ou format numérique.
  • Nombre d’items : 21 énoncés.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
    • Strongly Agree (Fortement d’accord)
    • Agree (D’accord)
    • Undecided (Indécis)
    • Disagree (Pas d’accord)
    • Strongly Disagree (Fortement pas d’accord)
  • Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes.
  • Procédure de cotation :
    • Chaque item est pondéré à l’aide d’une grille de cotation (clé de correction) indexée sur les valeurs thurstoniennes de l’item (comprises entre 0 et 11). Les valeurs thurstoniennes imprimées entre parenthèses à côté des items ne doivent en aucun cas figurer sur le protocole remis aux répondants.
    • L’attribution des points tient compte de la valence de l’énoncé : pour un énoncé pro-religieux (valeur thurstonienne basse, ex. 0,62 pour l’item 9), un accord fort octroie le maximum de points orientés vers l’attitude pro-religieuse. Pour un énoncé antireligieux (valeur thurstonienne haute, ex. 10,05 pour l’item 5), un désaccord fort apporte des points en faveur du score pro-religieux.
    • Étendue du score total : Les scores totaux s’échelonnent de 40 (attitude antireligieuse extrême) à 130 (attitude pro-religieuse maximale). Un score médian d’environ 85 indique une position neutre ou indécise.
  • Population cible : Conçu et validé pour des étudiants de l’enseignement supérieur issus de milieux de tradition chrétienne, agnostique ou athée. L’inventaire n’est pas conçu pour les confessions polythéistes ou non abrahamiques sans adaptations doctrinales préalables.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1963.
  • Titulaire des droits d’auteur : © 1963 The British Psychological Society (BPS). L’article source a été publié dans la revue British Journal of Social and Clinical Psychology.
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’instrument est tombé dans le domaine de l’usage académique et scientifique. Conformément aux politiques de diffusion pour la recherche non commerciale, les items et le système de cotation sont libres d’utilisation dans les cadres universitaires et les thèses, sous réserve d’une citation bibliographique complète de l’article princeps de Poppleton et Pilkington (1963).
  • Tarif : Gratuit pour une utilisation dans la recherche académique, l’enseignement supérieur et les études cliniques non sponsorisées. Aucun kit propriétaire commercial payant n’est requis.

12. Références / References

  • Brown, D. G., & Lowe, W. L. (1951). Religious beliefs and personality characteristics of college students. The Journal of Social Psychology, 33(1), 103–129. https://doi.org/10.1080/00224545.1951.9921807
  • Eysenck, H. J. (1947). General social attitudes. The Journal of Social Psychology, 19(2), 207–227. https://doi.org/10.1080/00224545.1944.9918820
  • Morris, P. A. (1982). The effect of pilgrimage on anxiety, depression and religious attitude. Psychological Medicine, 12(2), 291–294. https://doi.org/10.1017/s0033291700046648
  • Pilkington, G. W., Poppleton, P. K., Gould, J., & McCourt, M. (1976). Changes in religious beliefs, practices and attitudes among university students over an eleven-year period in relation to sex differences, denominational differences between faculties and years of study. British Journal of Social and Clinical Psychology, 15(1), 1–9. https://doi.org/10.1111/j.2044-8260.1976.tb00001.x
  • Poppleton, P. K., & Pilkington, G. W. (1963). The measurement of religious attitudes in a university population. British Journal of Social and Clinical Psychology, 2(1), 20–36. https://doi.org/10.1111/j.2044-8260.1963.tb00372.x
  • Thurstone, L. L., & Chave, E. J. (1929). The Measurement of Attitude: A Psychophysical Method and Some Experiments with a Scale for Measuring Attitude toward the Church. University of Chicago Press.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

To lead a good life it is necessary to have some religious belief. (3.15)
2

Jesus Christ was an important and interesting historical figure, but in no way divine. (9.84)
3

I genuinely do not know whether or not God exists. (5.59)
4

People without religious beliefs can lead just as moral and useful lives as people with religious beliefs. (6.90)
5

Religious faith is merely another name for belief which is contrary to reason. (10.05)
6

The existence of disease, famine and strife in the world makes one doubt some religious doctrines. (7.43)
7

The miracles recorded in the Bible really happened. (1.22)
8

It makes no difference to me whether religious beliefs are true or false. (6.20)
9

Christ atoned for our sins by His sacrifice on the cross. (0.62)
10

The truth of the Bible diminishes with the advance of science. (9.00)
11

Without belief in God life is meaningless. (0.73)
12

The more scientific discoveries are made the more the glory of God is revealed. (1.47)
13

Religious education is essential to preserve the morals of our society. (2.64)
14

The proof that Christ was the Son of God lies in the record of the Gospels. (1.53)
15

The best explanation of miracles is as an exaggeration of ordinary events into myths and legends. (8.71)
16

International peace depends on the worldwide adoption of religion. (2.06)
17

If you lead a good and decent life, it is not necessary to go to church. (7.33)
18

Parents have a duty to teach elementary Christian truths to their children. (2.70)
19

There is no survival of any kind after death. (10.37)
20

The psychiatrist rather than the theologian can best explain the phenomena of religious experience. (8.88)
21

On the whole, religious beliefs make for better and happier living. (3.32)
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 17). Inventaire d’Attitude Religieuse. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-attitude-religieuse
Looti, Mohammed. “Inventaire d’Attitude Religieuse.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-attitude-religieuse.
Looti, Mohammed. “Inventaire d’Attitude Religieuse.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-attitude-religieuse.