Inventaire des attentes d’auto-efficacité collective (I-KSWE)

Analyse psychométrique détaillée de l’Inventaire des attentes d’auto-efficacité collective (I-KSWE) : cadre théorique, validité convergente et incrémentielle, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Inventaire des attentes d’auto-efficacité collective (Inventar zur Erfassung von Kollektiven Selbstwirksamkeitserwartungen, abrégé I-KSWE) est un instrument psychométrique ultra-court conçu pour mesurer le construit de « puissance de groupe » (group potency) ou d’efficacité collective généralisée au sein d’équipes de travail. Développé initialement en langue allemande par le Dr. Josef A. Fischer à partir des travaux anglophones séminaux de Kirkman et al. (2004), cet inventaire évalue la croyance partagée par les membres d’une équipe en leur capacité collective à surmonter les obstacles majeurs et à atteindre des objectifs d’une grande exigence.

Composé de seulement 3 items formulés de manière positive selon un modèle de consensus avec changement de référentiel (reference-shift-consensus model ; Chan, 1998), l’instrument requiert un temps de passation d’environ une minute, ce qui le rend particulièrement attractif pour les contextes d’enquêtes répétées, la recherche en temps réel et les diagnostics d’équipe en entreprise. L’évaluation s’appuie sur une échelle de réponse graduée de type Likert.

Sur le plan psychométrique, l’I-KSWE a été validé auprès d’un échantillon de 210 collaborateurs répartis au sein de 41 équipes de l’industrie automobile allemande. Les analyses confirment d’excellentes propriétés : une consistance interne satisfaisante mesurée par un alpha de Cronbach ($\alpha = .80$) et un oméga de McDonald ($\omega = .80$), ainsi qu’une structure strictement unifactorielle expliquant 73 % de la variance totale en analyse factorielle exploratoire. Les saturations factorielles standardisées s’échelonnent de .64 à .86 en analyse factorielle confirmatoire. La validité convergente est démontrée par des corrélations substantielles avec la cohésion d’équipe ($r = .67$), les systèmes de mémoire transactive ($r = .59$) et les processus d’équipe (processus de transition, d’action et interpersonnels, avec des corrélations comprises entre $.42$ et $.45$). De surcroît, l’instrument fait preuve d’une forte validité critériée vis-à-vis de la créativité d’équipe ($r = .61$) et d’une remarquable validité incrémentielle, expliquant 8 % de variance supplémentaire de la créativité après contrôle de l’ensemble des autres processus collectifs ($\beta = .40, p < .001$).

2. Mots-clés / Keywords

Efficacité collective, puissance d’équipe, group potency, auto-efficacité, dynamique de groupe, psychométrie organisationnelle, performance d’équipe, processus d’équipe, créativité d’équipe, modèle de consensus, I-KSWE.

3. Auteurs / Authors

L’adaptation et la validation psychométrique de l’Inventaire des attentes d’auto-efficacité collective (I-KSWE) ont été réalisées par le Dr. Josef A. Fischer, chercheur et praticien spécialisé en psychologie du travail et des organisations, dynamique d’équipe et diagnostic des collectifs de travail en Allemagne. Pour toute correspondance académique ou demande d’utilisation appliquée, l’auteur peut être contacté par courrier électronique à l’adresse suivante : [email protected].

L’instrument s’enracine méthodologiquement dans les recherches préalables sur la puissance de groupe conduites par Kirkman, Rosen, Tesluk et Gibson (2004) aux États-Unis, ainsi que sur les fondements théoriques de l’efficacité de groupe posés par Guzzo, Yost, Campbell et Shea (1993).

4. Objectif / Purpose

Finalité diagnostique et applicative

L’objectif fondamental de l’I-KSWE est de fournir une évaluation diagnostique rapide, fiable et robuste des croyances collectives d’efficacité au sein d’unités opérationnelles, de services administratifs ou de groupes de projet. Contrairement aux questionnaires d’évaluation de la performance qui portent sur des indicateurs rétrospectifs ou des résultats objectifs finaux, l’I-KSWE mesure une variable cognitive intermédiaire et prospective : la confiance conjointe du collectif dans ses capacités à surmonter les difficultés opérationnelles, structurelles ou imprévues.

Dans les environnements organisationnels modernes, l’instrument répond à plusieurs besoins majeurs :

  • Diagnostic d’équipes en situation critique : L’échelle est tout particulièrement recommandée lorsque les collectifs font face à des défis exceptionnels, à des missions à haut risque (ex. forces d’intervention, unités médicales d’urgence, sécurité civile) ou à des contextes de restructuration majeure.
  • Pilotage de projets agiles : Au sein des équipes de développement ou d’ingénierie fonctionnant en méthodologie agile (Scrum, Kanban), l’I-KSWE permet d’évaluer le niveau de puissance du collectif en amont d’un sprint particulièrement exigeant, offrant ainsi au chef d’équipe ou au coach la possibilité d’adapter les ressources ou de débloquer les freins psychosociaux avant la phase d’exécution.
  • Interventions de coaching et de team building : En raison de son format ultra-court (passation en moins d’une minute), l’outil peut être intégré dans des ateliers d’équipe, des séances d’amélioration continue ou des réunions d’évaluation périodiques, aussi bien en format auto-administré en ligne (CSAQ) qu’en administration orale interactive.

Pertinence théorique et économie de mesure

La recherche contemporaine en psychologie des organisations est confrontée au fardeau cognitif grandissant imposé aux répondants (survey fatigue). L’utilisation de batteries de tests exhaustives engendre une baisse de la fidélité des données, une multiplication des données manquantes et un désengagement des collaborateurs. L’I-KSWE a été spécifiquement développé pour préserver une validité de construit maximale tout en réduisant l’inventaire au strict minimum psychométrique : une structure tridimensionnelle réduite à trois items manifestes hautement informatifs. Cette parcimonie permet son inclusion dans des designs de recherche longitudinaux intensifs (par exemple, des études par échantillonnage des expériences ou des carnets de bord quotidiens mesurant l’évolution de l’efficacité collective au fil des semaines de projet).

5. Construit psychologique / Construct

Définition de l’auto-efficacité collective et de la puissance de groupe

L’efficacité collective, souvent assimilée ou étroitement articulée au concept de puissance de groupe (group potency ; Guzzo et al., 1993), ne renvoie pas à la somme arithmétique des sentiments d’auto-efficacité individuelle des collaborateurs. Elle représente une propriété émergente du groupe : une croyance partagée par l’ensemble des membres quant à la capacité collective de leur unité à réussir, quel que soit le domaine de tâche ou la nature des difficultés rencontrées (Gully et al., 2002 ; Stajkovic et al., 2009).

Tandis que l’efficacité collective spécifique cible une performance déterminée (par exemple, la capacité d’une équipe chirurgicale à réaliser une intervention spécifique en un temps donné), la puissance de groupe captée par l’I-KSWE renvoie à une disposition cognitive plus généralisée face aux défis ambitieux. Les membres d’une équipe caractérisée par une forte puissance de groupe partagent la certitude que :

  • Le groupe possède les compétences intrinsèques nécessaires pour surmonter les obstacles les plus complexes ;
  • L’effort partagé et la mobilisation conjointe produiront un rendement élevé même si les conditions externes sont défavorables ;
  • L’issue finale des projets engagés sera couronnée de succès en raison des forces combinées de l’équipe.

Différenciation conceptuelle

Il importe de distinguer l’efficacité collective mesurée par l’I-KSWE d’autres construits majeurs de la dynamique de groupe :

  • La cohésion d’équipe : Alors que la cohésion renvoie à la force des liens qui unissent les membres et à leur désir de rester ensemble (dimension socio-affective et instrumentale ; Carless & De Paola, 2000), l’efficacité collective est une croyance de compétence et d’agentivité partagée tournée vers l’action et le résultat.
  • La sécurité psychologique : Conceptualisée par Amy Edmondson, la sécurité psychologique décrit la perception d’un climat interpersonnel sûr pour la prise de risque et l’expression d’erreurs. Elle constitue un antécédent ou un facilitateur de l’efficacité collective, mais ne constitue pas en soi une évaluation des compétences d’exécution du groupe.
  • Les modèles mentaux partagés : Ceux-ci représentent les représentations cognitives organisées et communes des connaissances relatives à la tâche et à l’équipement, alors que l’efficacité collective est de nature motivationnelle et évaluative.

Opérationnalisation : Le modèle de consensus avec changement de référentiel

Sur le plan méthodologique, capter un construit de niveau supérieur (groupe) via des réponses individuelles requiert une modélisation rigoureuse. L’I-KSWE adopte la typologie de composition de Chan (1998) connue sous le nom de reference-shift-consensus model. Dans cette approche, l’énoncé de chaque item ne demande pas à l’individu d’évaluer sa propre efficacité (« Je suis capable de… »), mais déplace explicitement le référentiel d’évaluation sur le collectif (« Mon équipe… »). Les scores individuels au sein de l’équipe sont ensuite agrégés pour former un indice global du groupe, à condition que le consensus intragroupe soit vérifié.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La théorie sociocognitive d’Albert Bandura

Le socle théorique directeur de l’I-KSWE repose sur la théorie sociocognitive formulée par Albert Bandura (1977, 1982, 1997, 2000). Selon Bandura, l’agentivité humaine — la faculté d’exercer un contrôle sur les événements qui affectent notre vie — opère non seulement à un niveau individuel, mais également par procuration et de façon collective. Dans de nombreux domaines de la vie sociale et productive, les individus ne peuvent atteindre leurs objectifs de façon isolée ; ils doivent conjuguer leurs savoirs, leurs compétences et leurs efforts.

Bandura (2000) postule que l’efficacité collective active les mêmes mécanismes psychologiques que l’auto-efficacité personnelle :

  • Le choix des objectifs : Les équipes jouissant d’une forte efficacité collective s’assignent des buts plus élevés et plus audacieux.
  • L’engagement et l’intensité de l’effort : Elles investissent davantage d’énergie dans la réalisation de leurs missions.
  • La persévérance face à l’adversité : Confrontées à des échecs temporaires ou à des imprévus critiques, les équipes hautement confiantes redoublent d’efforts plutôt que de céder au découragement ou au blâme mutuel.
  • La gestion du stress et de la vulnérabilité : Les groupes croyant en leur maîtrise collective font preuve d’une plus faible anxiété collective lors des phases de forte tension opérationnelle.

Le modèle Entrées-Médiateurs-Sorties (IMO) et la puissance de groupe

Dans la littérature sur l’efficacité des équipes de travail, l’efficacité collective est intégrée au sein des modèles systémiques de type Entrées-Processus-Sorties (IPO) actualisés en modèles Entrées-Médiateurs-Sorties (IMO ; Marks, Mathieu, & Zaccaro, 2001 ; Mathieu et al., 2008). Dans cette architecture :

  • Les entrées (composition de l’équipe, leadership, formation, ressources) nourrissent les processus et états émergents ;
  • L’efficacité collective constitue un état émergent motivationnel et affectif central (Médiateur) qui régule la transformation des ressources en comportements coordonnés ;
  • Les sorties englobent la performance objective, la satisfaction des membres, la fidélité au groupe et l’innovation.

Les méta-analyses publiées au cours des deux dernières décennies (Gully et al., 2002 ; Stajkovic et al., 2009 ; Seibert, Wang, & Courtright, 2011) ont invariablement mis en lumière le rôle prépondérant de l’efficacité collective comme prédicteur robuste et direct de l’efficacité organisationnelle globale. En synthétisant des centaines d’études, Seibert et al. (2011) ont attesté que l’habilitation psychologique collective et la puissance de groupe partagent des liens profonds avec la performance des tâches, la citoyenneté organisationnelle et la créativité.

7. Validité / Validity

La validation empirique de l’I-KSWE a été conduite dans le cadre d’un vaste projet d’innovation industrielle en Allemagne auprès de 210 professionnels intégrés dans 41 équipes du secteur de la construction automobile (taux de participation de 42 % sur une cohorte initiale de 502 collaborateurs invités). Les résultats attestent d’une qualité psychométrique de haut niveau sur plusieurs pans de la validité de mesure.

Validité de construit convergente

Pour démontrer la validité convergente, les scores de l’I-KSWE ont été mis en relation avec plusieurs instruments validés évaluant des dimensions clés du fonctionnement d’équipe :

  • Cohésion d’équipe : Mesurée via la version adaptée de l’échelle de Carless et De Paola (2000) (3 items, ex. : « Les membres de l’équipe s’investissent avec une égale intensité dans la performance du groupe »). La corrélation avec l’I-KSWE est forte et positive : $r = .67$ ($p < .01$).
  • Systèmes de mémoire transactive (TMS) : Mesurés via l’échelle d’Ellwart et Konradt (2007) portant sur l’échange fiable et la spécialisation des savoirs experts au sein de l’équipe (ex. : « Je peux me fier totalement aux informations fournies par les autres membres de l’équipe »). La relation observée est hautement significative : $r = .59$ ($p < .01$).
  • Processus d’équipe (modèle de Marks et al., 2001) : Évalués au moyen du questionnaire de mesure des processus d’équipe de Fischer (2020) :
    • Processus de transition (planification stratégique, formulation des buts) : $r = .44$ ($p < .01$) ;
    • Processus d’action (suivi de la progression, soutien opérationnel réciproque) : $r = .42$ ($p < .01$) ;
    • Processus interpersonnels (gestion des conflits, régulation de la motivation) : $r = .45$ ($p < .01$).

Ces associations empiriques, toutes positives et statistiquement significatives au seuil $p < .01$, confirment que l’I-KSWE s’inscrit fidèlement dans le réseau nomologique attendu des construits d’équipe.

Validité critériée

La validité critériée a été évaluée en utilisant la créativité d’équipe comme critère externe d’efficacité, mesurée à l’aide de 4 items issus de l’échelle d’Eisenbeiss et al. (2008) (ex. : « Mon équipe propose de nouvelles méthodes pour accomplir ses tâches de travail »). L’analyse démontre une forte corrélation linéaire de Pearson : $r = .61$ ($p < .01$), soulignant que les équipes ayant une haute efficacité collective manifestent des comportements d’innovation et de génération d’idées nettement plus développés.

Validité incrémentielle

L’un des atouts majeurs de l’I-KSWE réside dans sa validité incrémentielle, démontrée par une régression linéaire multiple hiérarchique visant à prédire la créativité d’équipe :

  • Étape 1 : Introduction conjointe de la cohésion d’équipe, des systèmes de mémoire transactive et des trois catégories de processus d’équipe (transition, action, interpersonnel). Ce modèle de base explique 37 % de la variance de la créativité ($R^2 = .37$, $R^2_{\text{ajusté}} = .36$).
  • Étape 2 : Intégration de l’I-KSWE. L’introduction des attentes d’efficacité collective engendre une augmentation statistiquement significative de la variance expliquée de 8 % ($\Delta R^2 = .08$, $p < .001$), portant le $R^2$ global à .45 ($R^2_{\text{ajusté}} = .43$). L’I-KSWE s’avère être le prédicteur le plus puissant du modèle final ($\beta = .40, p < .001$), surpassant l’effet résiduel de la cohésion ($\beta = .24, p < .01$) et des processus de transition ($\beta = .17, p < .05$), tandis que les autres construits perdent leur significativité directe.

Validité apparente et objectivité

La validité apparente (face validity) de l’inventaire est particulièrement élevée en raison de la clarté linguistique et de l’adéquation immédiate des énoncés avec l’expérience vécue du travail collectif. L’objectivité de passation et de dépouillement est garantie par la standardisation stricte des consignes et du barème de notation. Pour l’interprétation, les praticiens peuvent s’appuyer sur la Technique des Incidents Critiques (Flanagan, 1954) : l’équipe identifie collectivement une situation de crise passée qu’elle a surmontée avec succès comme point d’ancrage de son potentiel maximal d’efficacité, permettant de contextualiser le score actuel obtenu à l’I-KSWE face aux défis futurs.

8. Fidélité / Reliability

Consistance interne

En dépit d’une longueur extrêmement réduite (seulement 3 items), l’inventaire affiche une consistance interne exemplaire. L’échantillon de validation ($N = 210$) met en évidence des coefficients rigoureusement identiques :

  • Alpha de Cronbach : $\alpha = .80$
  • Oméga de McDonald : $\omega = .80$

Ces valeurs atteignent le seuil conventionnel d’excellence de .80 recommandé pour les outils de recherche et de diagnostic psychologique, démontrant qu’aucun item n’introduit de variance d’erreur excessive.

Propriétés métriques des items et pouvoir discriminant

L’analyse détaillée des items individuels montre d’excellentes qualités de discrimination et de distribution :

  • Item 1 : Moyenne = 3.89 ; Écart-type = 0.80 ; Asymétrie (Skewness) = -0.42 ; Aplatissement (Kurtosis) = 0.12 ; Sélectivité corrigée (part-whole) = .66
  • Item 2 : Moyenne = 4.37 ; Écart-type = 0.70 ; Asymétrie = -0.75 ; Aplatissement = 0.16 ; Sélectivité corrigée = .58
  • Item 3 : Moyenne = 4.11 ; Écart-type = 0.75 ; Asymétrie = -0.46 ; Aplatissement = 0.05 ; Sélectivité corrigée = .71

Selon les critères classiques de psychométrie (Bortz & Döring, 2006), la sélectivité corrigée (corrélation item-total) doit être supérieure à .30 et idéalement excéder .50. Les coefficients de l’I-KSWE (compris entre .58 et .71) confirment un pouvoir discriminant de premier ordre. Les valeurs modérées d’asymétrie et d’aplatissement indiquent une distribution normale sans déviation pathologique ni effet de plafond critique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

L’investigation de l’architecture factorielle des trois items a été réalisée initialement par une analyse factorielle sur les axes principaux (Principal Axis Factoring) avec une rotation oblique Promax ($kappa = 4$). L’analyse a extrait un facteur unique dominant présentant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1. Ce facteur unitaire rend compte à lui seul de 73 % de la variance totale des items, attestant de l’homogénéité unidimensionnelle stricte de l’échelle.

Les saturations factorielles exploratoires observées pour chaque item sont particulièrement élevées :

  • Item 1 : $lambda = .85$
  • Item 2 : $lambda = .80$
  • Item 3 : $lambda = .88$

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Afin de confirmer la structure théorique, une modélisation par équations structurelles linéaires a été exécutée sous IBM SPSS Amos et JASP à l’aide de l’estimateur du Maximum de Vraisemblance (ML). Dans la mesure où un modèle unidimensionnel composé de trois indicateurs manifestes comporte un nombre de données observées égal au nombre de paramètres libres à estimer (modèle saturé ou just-identified ; degrés de liberté $df = 0$), les indices d’ajustement globaux usuels (tels que le RMSEA, le CFI ou le TLI) ne peuvent pas être calculés (Wu & Estabrook, 2016).

L’évaluation de la qualité du modèle repose dès lors sur les saturations factorielles standardisées locales (validité convergente factorielle) :

  • Item 1 : $\lambda_{\text{standardisé}} = .76$
  • Item 2 : $\lambda_{\text{standardisé}} = .64$
  • Item 3 : $\lambda_{\text{standardisé}} = .86$

Toutes les saturations factorielles se révèlent statistiquement significatives ($p < .001$) et d’une magnitude élevée, confirmant de manière non équivoque que les trois items constituent des manifestations directes et cohérentes d’une variable latente unique d’efficacité collective.

10. Instrument de mesure / Instrument

Caractéristiques formelles de l’instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation collective (approche par déplacement de référentiel).
  • Nombre total d’items : 3 items formulés exclusivement de manière positive.
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support informatique (CSAQ / enquête en ligne), questionnaire papier-crayon ou administration verbale semi-structurée lors de séances de coaching d’équipe.
  • Durée de passation : Environ 1 minute.
  • Consigne d’administration : L’instructeur doit spécifier clairement le nom exact de l’équipe de référence afin de focaliser la représentation cognitive du participant sur son collectif immédiat (ex. : « L’objectif de cette enquête est de recueillir votre perception de la coopération au sein de l’équipe suivante : [Nom de l’équipe]. Veuillez cocher la case qui décrit le mieux votre degré d’accord avec chaque affirmation »).
  • Format et échelle de réponse : 6-stufige Likert-Skala: 1 = trifft überhaupt nicht zu, 2 = trifft eher nicht zu, 3 = trifft eher zu, 4 = trifft weitgehend zu, 5 = trifft voll und ganz zu (bzw. 1 bis 6: 1 = trifft überhaupt nicht zu bis 6 = trifft voll und ganz zu).
  • Règles de cotation et inversion : L’inventaire ne comporte aucun item inversé. Les trois énoncés sont orientés positivement. Le score total individuel est obtenu par la moyenne non pondérée des trois items.
  • Gestion des données manquantes : Il est recommandé d’inclure dans les analyses individuelles les participants ayant répondu à un minimum de 2 items valides sur 3. Dans le cadre d’études approfondies, les données manquantes éparses peuvent être imputées via l’algorithme Espérance-Maximisation (EM).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication et historique

L’étude de terrain et la collecte de données initiale ont été conduites en 2011 au sein de l’industrie automobile allemande. La formalisation psychométrique complète de l’inventaire s’est poursuivie à travers les publications et manuels de diagnostic d’équipe du Dr. Josef A. Fischer (2020).

Statut légal, droits d’utilisation et tarification

L’échelle I-KSWE est mise à la disposition de la communauté scientifique et des professionnels des ressources humaines selon les principes du libre accès pour la recherche non commerciale (Open Access for Research). Aucuns frais de licence ou redevances financières ne sont exigés pour une utilisation académique, universitaire ou pédagogique. Les consultants, psychologues du travail et intervenants en entreprise souhaitant mobiliser l’I-KSWE dans des prestations d’accompagnement ou des plateformes commerciales sont invités à citer formellement les publications de référence et à prendre contact avec l’auteur pour obtenir une autorisation explicite ([email protected]).

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1982). Self-efficacy mechanism in human agency. American Psychologist, 37(2), 122–147. https://doi.org/10.1037/0003-066X.37.2.122
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
  • Bandura, A. (2000). Exercise of human agency through collective efficacy. Current Directions in Psychological Science, 9(3), 75–78. https://doi.org/10.1111/1467-8721.00064
  • Bortz, J., & Döring, N. (2006). Forschungsmethoden und Evaluation für Human- und Sozialwissenschaftler (4. Aufl.). Springer. https://doi.org/10.1007/978-3-662-49499-8
  • Brislin, R. W. (1970). Back-translation for cross-cultural research. Journal of Cross-Cultural Psychology, 1(3), 185–216. https://doi.org/10.1177/135910457000100301
  • Carless, S. A., & De Paola, C. (2000). The measurement of cohesion in work teams. Small Group Research, 31(1), 71–88. https://doi.org/10.1177/104649640003100105
  • Chan, D. (1998). Functional relations among constructs in the same content domain at different levels of analysis: A typology of composition models. Journal of Applied Psychology, 83(2), 234–246. https://doi.org/10.1037/1089-2699.2.3.234
  • Eisenbeiss, S. A., van Knippenberg, D., & Boerner, S. (2008). Transformational leadership and team innovation: Integrating a team-level view of role-breadth self-efficacy. Journal of Applied Psychology, 93(6), 1220–1235. https://doi.org/10.1037/0021-9010.93.6.1220
  • Ellwart, T., & Konradt, U. (2007). Erfassung von transaktiven Wissenssystemen in Arbeitsgruppen. Zeitschrift für Arbeits- und Organisationspsychologie, 51(3), 114–125. https://doi.org/10.1026/0932-4089.51.3.114
  • Fischer, J. A. (2020). Fragebogen zur Teamprozess-Messung (TPM). Unpublished manuscript / Research report.
  • Flanagan, J. C. (1954). The critical incident technique. Psychological Bulletin, 51(4), 327–358. https://doi.org/10.1037/h0061470
  • Gully, S. M., Incalcaterra, K. A., Joshi, A., & Beaubien, J. M. (2002). A meta-analysis of team-efficacy, potency, and performance: Interdependence and level of analysis as moderators of observed relationships. Journal of Applied Psychology, 87(5), 819–832. https://doi.org/10.1037/0021-9010.87.5.819
  • Guzzo, R. A., Yost, P. R., Campbell, R. J., & Shea, G. P. (1993). Potency in groups: Articulating a construct. British Journal of Management, 4(2), 87–106. https://doi.org/10.1111/j.1467-8551.1993.tb00052.x
  • Kirkman, B. L., Rosen, B., Tesluk, P. E., & Gibson, C. B. (2004). The impact of team empowerment on virtual team performance: The moderating role of face-to-face interaction. Academy of Management Journal, 47(2), 175–192. https://doi.org/10.5465/20159651
  • Marks, M. A., Mathieu, J. E., & Zaccaro, S. J. (2001). A temporally based framework and taxonomy of team processes. Academy of Management Review, 26(3), 356–376. https://doi.org/10.1177/014920630102700302
  • Mathieu, J., Maynard, M. T., Rapp, T., & Gilson, L. (2008). Team effectiveness 1997–2007: A review of recent advancements and a glimpse into the future. Journal of Management, 34(3), 410–476. https://doi.org/10.1177/0149206308316061
  • Seibert, S. E., Wang, G., & Courtright, S. H. (2011). Antecedents and consequences of psychological and team empowerment in organizations: A meta-analytic review. Journal of Applied Psychology, 96(5), 981–1003. https://doi.org/10.1037/a0022625
  • Stajkovic, A. D., Lee, D., & Nyberg, A. J. (2009). Collective efficacy, group potency, and group performance: Meta-analyses of their relationships, and test of a mediation model. Journal of Applied Psychology, 94(3), 814–828. https://doi.org/10.1037/a0015659
  • Wu, P. C., & Estabrook, R. (2016). Identification of saturated structural equation models with small indicator sets. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 23(3), 380–392. https://doi.org/10.1080/10705511.2016.1150014

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format:

6-stufige Likert-Skala: 1 = trifft überhaupt nicht zu, 2 = trifft eher nicht zu, 3 = trifft eher zu, 4 = trifft weitgehend zu, 5 = trifft voll und ganz zu (bzw. 1 bis 6: 1 = trifft überhaupt nicht zu bis 6 = trifft voll und ganz zu)

  1. Mein Team hat das Zeug dazu, auch die schwierigsten Aufgaben zu bewältigen.
  2. Mein Team besitzt die Fähigkeiten, um die anstehenden Anforderungen erfolgreich zu meistern.
  3. Mein Team verfügt über die nötigen Kompetenzen, um seine Ziele zu erreichen.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 16). Inventaire des attentes d’auto-efficacité collective (I-KSWE). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-attentes-auto-efficacite-collective-i-kswe
Looti, Mohammed. “Inventaire des attentes d’auto-efficacité collective (I-KSWE).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-attentes-auto-efficacite-collective-i-kswe.
Looti, Mohammed. “Inventaire des attentes d’auto-efficacité collective (I-KSWE).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=inventaire-attentes-auto-efficacite-collective-i-kswe.