1. Résumé / Abstract
L’Instrument de Mesure de la Susceptibilité à l’Infidélité (en anglais, Susceptibility to Infidelity Instrument ou SII), élaboré par les psychologues évolutionnistes David M. Buss et Todd K. Shackelford en 1997, est un dispositif psychométrique quantitatif destiné à évaluer la probabilité perçue de survenue de comportements infidèles au sein du couple, ainsi que les conséquences estimées de ces transgressions sur la rupture conjugale. Conçu initialement pour documenter les dynamiques de la première année de mariage, le SII évalue six comportements d’infidélité spécifiques variant en termes de gravité émotionnelle et physique : le flirt, le baiser passionné, le rendez-vous romantique, la relation d’un soir (one-night stand), la liaison brève et la liaison sérieuse. Le protocole implique une double perspective d’évaluation dyadique : le participant évalue non seulement sa propre propension à commettre ces actes au cours de l’année à venir (susceptibilité personnelle), mais également la probabilité que son conjoint s’y engage (perception de la susceptibilité du partenaire). Chaque item est quantifié au moyen d’une échelle d’estimation probabiliste en 11 points allant de 0 % à 100 % par incréments de 10 %. L’instrument intègre en outre l’évaluation conditionnelle de l’issue relationnelle, mesurant la probabilité subjective que l’un ou l’autre des conjoints mette fin à l’union en cas de survenue effective de l’événement. Les analyses psychométriques révèlent une cohérence interne élevée (généralement supérieure à .85 tant pour les auto-évaluations que pour les hétéro-évaluations), une structure factorielle stable distinguant les micro-transgressions des infidélités majeures, ainsi qu’une remarquable validité prédictive et convergente. L’échelle démontre des corrélations robustes avec des traits de personnalité spécifiques (faible conscience, haut narcissisme, psychoticisme élevé) et des prédicteurs contextuels majeurs tels que l’insatisfaction sexuelle, les conflits conjugaux et les plaintes liées à la jalousie.
2. Mots-clés / Keywords
Infidélité conjugale, Susceptibilité à l’infidélité, Psychologie évolutionniste, Psychométrie dyadique, Satisfaction relationnelle, Fidélité conjugale, Évaluation du couple, Rupture conjugale, Personnalité, Trahison amoureuse
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par deux figures éminentes de la psychologie évolutionniste et de la psychologie de la personnalité :
- David M. Buss, Ph.D. : Professeur titulaire de psychologie à l’Université du Texas à Austin (États-Unis). Reconnu internationalement pour ses recherches pionnières sur les stratégies d’accouplement humain, le conflit entre les sexes, la jalousie adaptative et l’homicide. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Todd K. Shackelford, Ph.D. : Professeur distingué et directeur du département de psychologie à l’Université d’Oakland (Rochester, Michigan, États-Unis). Ses travaux portent principalement sur les tactiques de rétention du partenaire, le conflit sexuel, les agressions au sein du couple et la psychologie évolutive computationnelle. Courriel institutionnel :
[email protected].
4. Objectif / Purpose
L’infidélité extraconjugale représente l’une des causes les plus documentées et les plus destructrices de divorce, de détresse psychologique sévère, d’épisodes dépressifs majeurs et de violence conjugale à travers le monde. Malgré son impact clinique et sociétal considérable, la recherche scientifique a longtemps manqué d’instruments standardisés capables d’opérationnaliser le concept de « susceptibilité » ou de propension future à la trahison avant même que celle-ci ne se manifeste. L’objectif fondamental du Susceptibility to Infidelity Instrument (SII) est de pallier cette lacune en fournissant une métrique granulaire, prospective et probabiliste de la vulnérabilité individuelle et conjugale à l’infidélité.
D’un point de vue théorique et de recherche fondamentale, l’instrument vise à comprendre quels profils individuels et quelles dynamiques relationnelles rendent un sujet vulnérable à la tentation extraconjugale au cours d’une période temporelle délimitée (typiquement les douze prochains mois). Contrairement à des questionnaires rétrospectifs qui se contentent de comptabiliser les actes passés — souvent biaisés par des mécanismes de rationalisation a posteriori ou des biais de rappel —, le SII capture la perméabilité cognitive et intentionnelle de l’individu à différents seuils d’implication émotionnelle et sexuelle.
Sur le plan des applications cliniques et de la thérapie de couple, le SII s’avère être un outil diagnostique et préventif d’une utilité majeure. Il permet au thérapeute :
- D’identifier les asymétries perceptives au sein du couple : évaluer l’écart entre ce qu’un partenaire projette sur l’autre et ce que ce dernier rapporte quant à sa propre vulnérabilité. Une sur-estimation systématique de l’infidélité de l’autre reflète souvent une jalousie morbide ou une insécurité de l’attachement, tandis qu’une sous-estimation flagrante peut indiquer un déni ou un aveuglement relationnel.
- De cartographier les frontières de tolérance de la dyade : grâce aux questions d’issue relationnelle (« probabilité de mettre fin à la relation »), le clinicien peut expliciter les limites contractuelles implicites du couple. Certains partenaires tolèrent le flirt mais considèrent le rendez-vous romantique comme une cause absolue de dissolution, tandis que d’autres établissent une stricte dichotomie entre intimité physique et émotionnelle.
- D’agir en amont de la rupture en ciblant les variables contextuelles modifiables, telles que l’insatisfaction sexuelle, le déficit de communication ou les conflits récurrents, avant que la susceptibilité ne se traduise en comportement effectif.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique au cœur du SII est la susceptibilité à l’infidélité, définie comme l’évaluation subjective et probabiliste de l’ouverture d’un individu à violer les normes d’exclusivité émotionnelle et/ou sexuelle de sa relation de couple au cours de l’année à venir. L’infidélité n’étant pas un phénomène monolithique, Buss et Shackelford (1997) ont structuralisé ce construit autour de six comportements distincts, couvrant un continuum progressif d’intensité, de physicalité et d’investissement affectif :
1. Le flirt avec une personne de sexe opposé (Flirting)
Ce niveau représente la micro-transgression initiale du pacte conjugal. Il implique des comportements de séduction verbale ou non verbale, des allusions ludiques ou des marques d’intérêt érotisé qui ne comportent aucun contact physique direct. Bien que souvent perçu comme bénin, le flirt constitue la porte d’entrée transactionnelle de l’infidélité dans les modèles de parade nuptiale humaine.
2. Le baiser passionné (Passionately Kissing)
Cette composante franchit la frontière corporelle et tactile de l’exclusivité. Le baiser intime ou passionné mobilise une charge affective et sensorielle aiguë. Dans les théories de l’accouplement, le baiser sert de mécanisme d’évaluation directe de la compatibilité biologique et génétique (complexe majeur d’histocompatibilité), signalant une escalade significative de l’engagement érotique.
3. Le rendez-vous romantique (Romantic Date)
Le rendez-vous galant matérialise le détournement de ressources temporelles, financières et attentionnelles au profit d’un rival potentiel. Cette dimension capture l’aspect rituel de la séduction et l’établissement d’une intimité socio-émotionnelle en tête-à-tête, préfigurant souvent une transition vers l’engagement physique.
4. La relation d’un soir (One-Night Stand)
Caractérisée par une intimité physique et génitale exclusive sans engagement affectif pérenne, la relation d’un soir reflète la recherche d’une opportunité d’accouplement à court terme (short-term mating). Elle renvoie directement à la théorie de la sociosexualité et à la recherche de variété sexuelle décontextualisée de l’attachement.
5. La liaison brève (Brief Affair)
Cette dimension implique la répétition de contacts intimes sur une période circonscrite (plusieurs jours à quelques semaines). Elle combine un investissement sexuel récurrent avec une complicité affective naissante, augmentant exponentiellement le risque de détection par le conjoint officiel.
6. La liaison sérieuse (Serious Affair)
Sommet du continuum, la liaison sérieuse représente une menace existentielle majeure pour le couple. Elle se caractérise par un double investissement : une sexualité extraconjugale continue et une relation amoureuse profonde accompagnée d’un détournement substantiel des ressources reproductives, matérielles et affectives.
Chacun de ces six scénarios est examiné à travers trois prismes psychologiques complémentaires :
- La probabilité d’occurrence perçue : estimation quantitative brute du risque comportemental.
- La disposition punitive personnelle (coût relationnel auto-rapporté) : probabilité que le sujet mette fin au couple si l’événement survenait.
- La disposition punitive projetée chez le partenaire : estimation de la sévérité de la réaction de l’autre en cas de transgression.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement conceptuel de l’instrument repose intégralement sur les principes de la psychologie évolutionniste appliquée à l’accouplement humain (Buss & Schmitt, 1993 ; Trivers, 1972). Selon ce cadre, les êtres humains ont évolué avec un répertoire complexe de stratégies d’appariement comprenant à la fois des stratégies à long terme (engagement, coopération parentale, fidélité mutuelle) et des stratégies à court terme ou mixtes (recherche de partenaires secondaires, opportunisme sexuel, infidélité stratégique).
La théorie de l’investissement parental et l’asymétrie adaptative
La théorie de l’investissement parental de Robert Trivers postule que le sexe qui investit le plus physiologiquement dans la descendance (la femme, via la gestation et la lactation) constitue une ressource limitante pour le sexe qui investit le moins (l’homme). En conséquence :
- Pour les hommes ancestraux, l’infidélité permettait potentiellement d’accroître le succès reproducteur en fécondant des partenaires supplémentaires à un coût énergétique relativement faible. Toutefois, cette stratégie entraînait des risques adaptatifs majeurs, notamment le risque de représailles violentes par les rivaux et la perte du partenaire principal.
- Pour les femmes ancestrales, les bénéfices adaptatifs de l’infidélité n’étaient pas d’ordre quantitatif mais qualitatif : accès à des gènes de qualité supérieure (« hypothèse des bons gènes »), acquisition de ressources matérielles supplémentaires (« approvisionnement complémentaire »), ou échange de partenaire vers un individu de statut social supérieur (« hypothèse du changement de compagnon » ou mate-switching).
Incertitude de paternité et détournement de ressources
Ce cadre théorique explique pourquoi les deux sexes perçoivent et réagissent différemment aux types d’infidélité :
- Les hommes font face au problème adaptatif universel de l’incertitude de la paternité. L’infidélité sexuelle de la conjointe présente pour l’homme le risque ultime de « cocusage » génétique (investir des ressources parentales massives dans la descendance biologique d’un rival). Ainsi, les hommes ont évolué pour manifester une jalousie intense et des tendances punitives extrêmes face aux composantes physiques de l’infidélité (baiser passionné, relation d’un soir).
- Les femmes, certaines de leur maternité, risquent quant à elles le détournement du temps, de l’engagement et de la protection de l’homme vers une rivale. Elles ont ainsi développé une vigilance accrue face aux signaux d’infidélité émotionnelle et relationnelle (rendez-vous amoureux, liaison sérieuse).
Le SII opérationnalise précisément ces calculs de coûts et de bénéfices adaptatifs en mesurant la propension à l’infidélité en fonction des contextes écologiques du couple (statut d’insatisfaction, déséquilibre dans la valeur marchande du partenaire ou mate value).
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques de validité du SII ont été établies initialement par Buss et Shackelford (1997) sur un échantillon de 107 couples hétérosexuels mariés (214 participants), recrutés durant leur première année de mariage, et ont été répliquées dans plusieurs études ultérieures sur la dynamique de couple.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des associations théoriquement cohérentes et statistiquement significatives entre les scores du SII et des mesures validées de la personnalité et du fonctionnement relationnel :
- Modèle des Cinq Grands Facteurs (Big Five) : Une faible Conscience (Conscientiousness, r variant de -.28 à -.41, p < .001) constitue le prédicteur dispositionnel le plus puissant de la susceptibilité à l’infidélité chez les deux sexes, reflétant un déficit d’autorégulation, d’impulsivité et de respect des engagements contractuels. L’Agréabilité (Agreeableness) présente également une corrélation négative robuste (r ≈ -.25, p < .01).
- Narcissisme et Modèle d’Eysenck : Des scores élevés sur les échelles de Narcissisme et de Psychoticisme (Eysenck Personality Questionnaire) sont significativement corrélés à des probabilités élevées d’infidélité personnelle rapportée (r = .32 à .44, p < .001).
- Insatisfaction relationnelle et sexuelle : La susceptibilité à l’infidélité corrèle de manière hautement significative avec l’insatisfaction conjugale globale (mesurée par l’échelle de Locke-Wallace) et, de façon encore plus aiguë, avec l’insatisfaction sexuelle déclarée (r = .38 pour les hommes, r = .35 pour les femmes, p < .001).
Validité prédictive et écologique
La validité prédictive du SII est étayée par sa capacité à discriminer les couples stables de ceux présentant des comportements de rétention de partenaire (mate retention tactics) coercitifs, des épisodes de jalousie pathologique et des conflits sévères. Les partenaires signalant une probabilité d’infidélité plus élevée au cours de l’an 1 étaient significativement plus susceptibles de vivre des tensions conjugales majeures, des séparations de fait ou le recours à la thérapie lors des suivis longitudinaux.
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente validité discriminante : les corrélations entre la susceptibilité à l’infidélité et des construits distincts mais voisins (comme l’estime de soi globale ou l’anxiété générale) restent modestes ou non significatives (r < .15), prouvant que l’instrument capture spécifiquement une vulnérabilité d’accouplement et non un simple indice de détresse psychologique générale.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du Susceptibility to Infidelity Instrument est attestée par des indices de cohérence interne particulièrement robustes, documentés dans l’étude princeps de 1997 ainsi que dans les travaux dérivés :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les coefficients de cohérence interne calculés pour les six items de probabilité d’infidélité indiquent une excellente homogénéité du construit :
- Susceptibilité personnelle (Auto-évaluation – « You ») : L’alpha de Cronbach atteint α = .86 pour les époux et α = .84 pour les épouses, dénotant une forte convergence des réponses à travers les différents niveaux de transgression.
- Susceptibilité perçue du partenaire (Hétéro-évaluation – « Partner ») : La cohérence interne est encore plus marquée, avec des valeurs de α = .91 pour les estimations fournies par les maris concernant leurs femmes, et α = .89 pour les estimations des femmes concernant leurs maris.
- Échelles d’issue relationnelle (Probabilité de rupture) : Les items évaluant la disposition à rompre le lien conjugal en cas d’infidélité affichent une cohérence interne très élevée, comprise entre α = .88 et α = .93 selon le sous-score considéré.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Dans les contextes où l’état conjugal reste stable, la stabilité test-retest sur un intervalle de trois à six mois montre des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) satisfaisants (allant de .72 à .79). Néanmoins, la fidélité temporelle du SII est théoriquement modulée par l’évolution de la dynamique du couple : une détérioration de la satisfaction conjugale entraîne une élévation mesurable de la susceptibilité, ce qui confirme la sensibilité de l’instrument aux variations écologiques et relationnelles plutôt qu’un biais d’instabilité de mesure.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur les six items du SII révèlent une organisation factorielle hautement cohérente et invariante selon le sexe :
Structure unifactorielle générale vs. Modèle bifactoriel
Bien qu’une analyse en composantes principales non tournée dégage un facteur général dominant expliquant plus de 62 % de la variance totale (illustrant l’existence d’une propension globale à l’infidélité), une rotation factorielle varimax ou oblique met en lumière une division structurelle en deux sous-facteurs distincts et cliniquement pertinents :
- Facteur 1 : Infidélités majeures / Consommées (Major/Physical Infidelity) : Ce facteur regroupe les transgressions sévères impliquant une rupture définitive du contrat de fidélité physique et/ou sentimentale : la relation d’un soir (saturation factorielle > .82), la liaison brève (saturation > .87) et la liaison sérieuse (saturation > .85).
- Facteur 2 : Micro-transgressions / Approches relationnelles (Low-level/Ambiguous Infidelity) : Ce facteur est composé du flirt (saturation > .78), du baiser passionné (saturation > .71) et du rendez-vous romantique (saturation > .68). Ces comportements représentent des signaux d’alerte précurseurs ou des actes de séduction exploratoire.
Saturation des items et invariance de mesure
Le tableau des saturations factorielles confirme que l’item « Liaison sérieuse » et l’item « Liaison brève » présentent les corrélations item-total les plus fortes (respectivement .79 et .81). L’invariance de mesure à travers le genre a été validée : la structure factorielle s’applique de manière isomorphe aux auto-évaluations des hommes et des femmes, ainsi qu’aux évaluations croisées du partenaire, garantissant que les différences de scores observées entre époux ne proviennent pas d’une interprétation différentielle des items mais bien de variations réelles du construit psychologique.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom officiel : Susceptibility to Infidelity Instrument (SII).
- Dénomination francophone : Instrument de Mesure de la Susceptibilité à l’Infidélité.
- Nature de l’outil : Questionnaire d’auto-évaluation et d’hétéro-évaluation dyadique standardisé.
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique en ligne.
- Population cible : Adultes engagés dans une relation de couple monogame (mariage, concubinage, union libre, partenariat civil).
- Nombre total d’items / conditions : 12 scénarios fondamentaux (6 centrés sur le partenaire, 6 centrés sur soi-même), déclinés chacun en 3 dimensions d’évaluation probabiliste, générant un total de 36 réponses quantitatives.
- Format des réponses : Échelle probabiliste d’estimation de pourcentage en 11 points (0%, 10%, 20%, 30%, 40%, 50%, 60%, 70%, 80%, 90%, 100%).
- Dimensions mesurées pour chaque événement :
- Probabilité estimée que l’événement survienne au cours de l’année à venir.
- Probabilité que le sujet mette fin à la relation si l’événement se produisait.
- Probabilité estimée que le partenaire mette fin à la relation si l’événement se produisait.
- Cotation et calcul des scores :
- Score de susceptibilité personnelle (Self-Susceptibility) : Moyenne des pourcentages attribués aux 6 événements d’infidélité commis par soi-même (score de 0 à 100 %).
- Score de susceptibilité perçue du partenaire (Partner-Susceptibility) : Moyenne des pourcentages attribués aux 6 événements d’infidélité commis par le conjoint (score de 0 à 100 %).
- Indice de tolérance / Rupture : Moyenne des probabilités de dissolution conjugale conditionnelle.
- Des sous-scores peuvent être calculés isolément pour l’infidélité mineure (flirt, baiser) et l’infidélité majeure (liaisons, relation d’un soir).
- Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 1997.
- Auteurs et détenteurs des droits : David M. Buss et Todd K. Shackelford.
- Statut du droit d’auteur : Propriété intellectuelle des auteurs originaux et de l’American Psychological Association / Elsevier (Journal of Research in Personality).
- Conditions d’utilisation et tarifs : L’utilisation de cet instrument à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale ou d’enseignement universitaire est généralement libre et gratuite, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Buss et Shackelford (1997).
- Utilisation commerciale et clinique : Toute intégration de l’instrument dans une plateforme logicielle commerciale, un programme payant de coaching ou une application thérapeutique commerciale requiert l’autorisation formelle écrite des auteurs ou des détenteurs légaux des droits.
12. Références / References
- Buss, D. M., & Schmitt, D. P. (1993). Sexual Strategies Theory: An evolutionary perspective on human mating. Psychological Review, 100(2), 204–232. https://doi.org/10.1037/0033-295X.100.2.204
- Buss, D. M., & Shackelford, T. K. (1997). Susceptibility to infidelity in the first year of marriage. Journal of Research in Personality, 31(2), 193–221. https://doi.org/10.1006/jrpe.1997.2175
- Shackelford, T. K., & Buss, D. M. (1997). Cues to infidelity. Personality and Social Psychology Bulletin, 23(10), 1034–1045. https://doi.org/10.1177/01461672972310004
- Trivers, R. L. (1972). Parental investment and sexual selection. In B. Campbell (Ed.), Sexual selection and the descent of man 1871–1971 (pp. 136–179). Aldine de Gruyter.
- Wiederman, M. W., & Hurd, C. (1999). Extradyadic involvement during dating. Journal of Social and Personal Relationships, 16(2), 265–274. https://doi.org/10.1177/0265407599162008
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Events With Others
Instructions : Below are listed a series of events. We would like you to make three responses to each event: 1) estimate the probability or likelihood that the event would occur within the next year; 2) estimate the probability or likelihood that if the event occurred, you would end the relationship; and 3) estimate the probability that if the event occurred, your partner would end the relationship. Circle the number that best corresponds to your estimate of each of these probabilities of occurrence; then, insert estimates on following items.
Response scale for each question: 0%, 10%, 20%, 30%, 40%, 50%, 60%, 70%, 80%, 90%, 100%.
Part 1: Evaluations of Partner’s Actions
1. Partner flirts with a member of the opposite sex within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
2. Partner passionately kisses a member of the opposite sex within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
3. Partner goes out on a romantic date with someone else within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
4. Partner has a one-night stand with someone else within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
5. Partner has a brief affair within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
6. Partner has a serious affair within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
Part 2: Evaluations of Your Own Actions (Self)
7. You flirt with a member of the opposite sex within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
8. You passionately kiss a member of the opposite sex within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
9. You go out on a romantic date with someone else within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
10. You have a one-night stand with someone else within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
11. You have a brief affair within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship
12. You have a serious affair within the next year.
- % probability that event would occur within the next year
- % if event occurred, probability that you would end the relationship
- % if event occurred, probability that partner would end relationship