Instrument de dénigrement des concurrents

Découvrez l’Instrument de dénigrement des concurrents (Competitor Derogation Tactics Scale) développé par David M. Buss : fondements en psychologie évolutionniste, propriétés psychométriques et questionnaire complet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Instrument de dénigrement des concurrents (couramment désigné en anglais sous l’appellation Competitor Derogation Tactics Scale ou Derogation of Competitors Instrument) est un outil psychométrique développé initialement par le professeur David M. Buss et Lisa A. Dedden en 1990. Cet instrument quantifie la fréquence et la nature des comportements verbaux, sociaux et physiques déployés par un individu dans le but de déprécier, marginaliser ou discréditer des rivaux du même sexe au sein du marché de l’accouplement et de la séduction.

Fondée sur les postulats de la psychologie évolutionniste et les dynamiques de la sélection sexuelle intrasexuelle, l’échelle examine les tactiques d’auto-valorisation indirecte opérant par dévaluation de la concurrence. L’instrument original recense une variété de comportements dérogatoires structurés autour de dimensions évolutives fondamentales : l’altération de la valeur perçue des ressources financières et du statut social, la contestation de la fidélité et de l’intégrité sexuelle, la dépréciation des attributs physiques et de l’attractivité, ainsi que la dénonciation de faiblesses intellectuelles, morales ou relationnelles.

Dans sa passation standard, le répondant évalue la fréquence à laquelle il a mis en œuvre chaque tactique sur une échelle d’évaluation en sept points (allant de Jamais à Très souvent, avec un point médian Parfois). Sur le plan psychométrique, les études empiriques mettent en évidence une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant globalement entre 0,74 et 0,91 selon les sous-dimensions et les contextes relationnels (court terme versus long terme). La validité de construit est robuste, corroborant de manière constante les prédictions théoriques relatives au dimorphisme sexuel dans l’allocation de l’effort reproductif et compétitif.

2. Mots-clés / Keywords

Dénigrement des concurrents, compétition intrasexuelle, psychologie évolutionniste, sélection sexuelle, David Buss, valeur reproductive, choix de partenaire, statut social, promiscuité sexuelle, psychométrie.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par des figures majeures de la recherche en psychologie sociale et évolutionniste :

  • David M. Buss, Ph.D. : Professeur de psychologie à l’Université du Texas à Austin (États-Unis). Auteur de référence internationale sur les stratégies d’accouplement humain, la jalousie, le conflit intersexes et la compétition intrasexuelle. Contact académique : [email protected].
  • Lisa A. Dedden : Chercheuse et collaboratrice à l’Université du Michigan lors des premières investigations empiriques systématiques sur les tactiques de dépréciation concurrentielle.
  • David P. Schmitt, Ph.D. : Professeur émérite en psychologie de la personnalité et chercheur associé ayant co-développé les paradigmes contextuels (court terme vs long terme) relatifs à l’efficacité perçue de ces tactiques.
  • April L. Bleske-Rechek, Ph.D. : Professeure de psychologie à l’Université du Wisconsin-Eau Claire, ayant largement contribué aux études longitudinales et transversales sur l’articulation entre l’attraction de partenaires et le dénigrement des rivaux.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Instrument de dénigrement des concurrents est d’évaluer la propension individuelle et la fréquence d’utilisation de tactiques interpersonnelles visant à diminuer la valeur de partenaires potentiels concurrents aux yeux des membres du sexe opposé. Dans les dynamiques de séduction et d’accouplement humain, l’amélioration de son positionnement relatif peut s’accomplir selon deux voies complémentaires : l’auto-élévation (démontrer ses propres mérites, vertus, ressources ou beauté) et la dévaluation d’autrui (réduire la valeur perçue de ses rivaux immédiats).

Sur le plan théorique, l’échelle permet d’opérationnaliser les hypothèses dérivées des modèles darwiniens de l’effort d’accouplement. Selon ces modèles, les individus ne concourent pas au hasard : ils ciblent spécifiquement les caractéristiques qui sont les plus valorisées par le sexe ciblé lors de la sélection du partenaire. Par conséquent, les hommes et les femmes déploient des stratégies de dénigrement asymétriques pour éroder l’attractivité compétitive de leurs rivaux du même sexe.

Dans la pratique scientifique, l’instrument remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Recherche fondamentale en psychologie évolutionniste et sociale : Cartographier les dynamiques du conflit intrasexuel, examiner l’effet du sex-ratio opérationnel sur l’agressivité verbale et indirecte, et analyser les corrélats de personnalité (notamment la triade noire : machiavélisme, narcissisme et psychopathie subclinique).
  • Analyse des conduites agressives indirectes et du harcèlement relationnel : Fournir une grille explicative robuste pour comprendre l’intimidation par les pairs, la diffusion de rumeurs et l’exclusion sociale dans les cohortes adolescentes et émergentes adultes.
  • Applications en clinique du couple et médiation relationnelle : Permettre aux cliniciens d’identifier les mécanismes de jalousie pathologique, les comportements d’insécurité relationnelle et les tactiques toxiques de dépréciation d’autrui utilisées pour maintenir une emprise conjugale ou neutraliser des menaces perçues d’infidélité.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par cet instrument est la dérogation compétitive intrasexuelle. Il s’agit d’un ensemble de conduites stratégiques explicites ou implicites destinées à altérer négativement l’image sociale, la réputation sexuelle, la viabilité économique ou l’apparence physique d’un individu perçu comme un concurrent direct dans l’arène reproductive.

Ce construit global s’articule autour de plusieurs dimensions comportementales spécifiques mises en évidence par Buss et Dedden (1990) :

1. Attaque des ressources économiques et du statut social

Cette dimension regroupe les tentatives visant à exposer l’insolvabilité, le manque d’ambition professionnelle, la pauvreté ou le statut socio-économique inférieur d’un concurrent. Les items mesurent des déclarations telles que pointer l’absence de ressources financières de l’autre, son véhicule délabré ou son incapacité à subvenir à des besoins matériels. Dans la perspective évolutionniste, cette dimension est prioritairement activée par les hommes ciblant d’autres hommes, dans la mesure où les ressources et le potentiel d’investissement parental constituent un critère prépondérant de choix de partenaire à long terme pour les femmes.

2. Dénigrement de l’intégrité, de la fidélité et de la réputation morale

Ce volet évalue la diffusion de jugements ou de rumeurs insinuant que le rival est volage, infidèle, manipulateur ou dépourvu d’attachement authentique. Il comprend des accusations de promiscuité (« il/elle ne cherche qu’à coucher », « il/elle trompe ses partenaires ») ou de duplicité relationnelle. Pour les cibles masculines, ces tactiques visent à susciter la crainte de l’abandon émotionnel ou de l’infidélité chez la femme convoitée ; pour les cibles féminines, l’accentuation de la promiscuité d’une rivale vise à compromettre sa fidélité présumée et à déclencher la certitude de non-paternité chez l’homme.

3. Dépréciation de l’attractivité physique et des indices de santé

Cette sous-échelle quantifie les tactiques visant à qualifier le rival de repoussant, mal entretenu, sale, corpulent ou porteur d’infections ou d’anomalies corporelles. Les items mesurent le ridicule porté sur l’apparence, l’hygiène douteuse, les vêtements ou la condition physique. Cette tactique s’avère particulièrement prévalente et dommageable dans la compétition interfemmes, l’apparence physique et la jeunesse étant des prédicteurs historiques majeurs de la valeur reproductive (fécondité) valorisés par les hommes.

4. Remise en cause de l’intelligence et des compétences sociales

Ce domaine englobe les comportements consistant à faire passer le concurrent pour stupide, ennuyeux, socialement incompétent, insensible ou universellement impopulaire (« personne ne l’apprécie », « le faire paraître idiot »). Il neutralise le capital social perçu du rival en le marginalisant au sein du groupe de pairs.

5. Domination physique, intimidation et rabaissement en public

Cette dimension mesure les conduites de confrontation directe : vaincre physiquement le rival, prétendre le contrôler ou le dominer en présence de partenaires potentiels, le ridiculiser ouvertement ou le battre. Ces tactiques relèvent davantage de l’intimidation dyadique directe typique des affrontements masculins pour l’accès aux prérogatives hiérarchiques.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de l’Instrument de dénigrement des concurrents repose sur trois piliers théoriques majeurs de la biologie comportementale et de la psychologie contemporaine :

La théorie de la sélection sexuelle de Charles Darwin (1871)

Charles Darwin a identifié deux moteurs distincts au sein de la sélection sexuelle : le choix intersexuel (ou sélection épigamique, généralement exercé par le sexe qui investit le plus) et la compétition intrasexuelle (les luttes entre individus du même sexe pour obtenir l’accès à l’accouplement). Alors que la plupart des recherches initiales se concentraient sur les ornements et les rituels de séduction positifs, l’instrument de Buss operationalise la face agonistique et dépréciative de cette compétition, montrant que dégrader l’attrait relatif des concurrents constitue une adaptation fonctionnelle pour maximiser son propre succès reproductif différentiel.

La théorie de l’investissement parental de Robert Trivers (1972)

La formulation théorique de Robert Trivers postule que le sexe qui consent le plus lourd investissement parental biologique et temporel (chez l’humain, la femme, en raison de la gestation et de la lactation) représente une ressource limitante critique pour laquelle les membres du sexe investissant le moins (les hommes) doivent se concurrencer vigoureusement. Simultanément, le sexe investisseur fait preuve d’une sélectivité accrue dans le choix de son partenaire.

De ce différentiel découlent des préférences d’accouplement asymétriques :

  • Les femmes privilégient en moyenne les signaux prédictifs de capacité et de volonté d’investissement de ressources durables (statut socio-économique, ambition, fiabilité émotionnelle).
  • Les hommes privilégient en moyenne les signaux associés à la valeur reproductive et à la fertilité (jeunesse, santé, attractivité physique), ainsi qu’à la fidélité sexuelle (réduction du risque d’incertitude paternelle).

L’hypothèse corollaire énoncée par Buss et Dedden (1990) est directe : les tactiques de dénigrement les plus efficaces et les plus fréquemment déployées seront celles qui attaquent précisément les caractéristiques que le sexe opposé valorise le plus dans son processus de sélection.

La théorie des stratégies sexuelles (Buss & Schmitt, 1993)

Cette approche stipule que les tactiques d’accouplement humaines sont contextuelles et oscillent entre des stratégies à court terme (aventures occasionnelles) et des stratégies à long terme (engagement biparental). Schmitt et Buss (1996) ont étendu l’utilisation de l’instrument en démontrant que l’efficacité et la sélection des tactiques dérogatoires fluctuent en fonction du contexte temporel recherché : dénigrer la promiscuité sexuelle d’un rival est hautement destructeur lorsqu’il est envisagé comme partenaire à long terme, mais beaucoup moins efficace si le contexte concerne un accouplement récréatif à court terme.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la validité de l’Instrument de dénigrement des concurrents a fait l’objet d’un examen empirique approfondi dans plusieurs échantillons d’adultes et d’étudiants (Buss & Dedden, 1990 ; Schmitt & Buss, 1996 ; Bleske-Rechek & Buss, 2006).

Validité de construit et différences de genre prédictibles

La validité de construit est largement confirmée par la confirmation systématique des cinq hypothèses princeps de Buss et Dedden :

  • Ressources et ambition : Les hommes rapportent recourir significativement plus fréquemment que les femmes au dénigrement des capacités financières et professionnelles de leurs rivaux (p < 0,001).
  • Force physique et domination : Les hommes recourent significativement plus au dénigrement physique et à l’intimidation directe contre d’autres hommes que les femmes contre d’autres femmes (d de Cohen variant entre 0,45 et 0,70).
  • Attractivité physique et âge : Les femmes dénigrent l’apparence physique, les défauts morphologiques et l’hygiène de leurs concurrentes avec une fréquence et une férocité perçue supérieures à celles observées chez les hommes (p < 0,01).
  • Promiscuité sexuelle : Dans le cadre d’un engagement à long terme, les femmes dénigrent la moralité et la réputation sexuelle des rivales (« elle couche avec n’importe qui ») plus vigoureusement que les hommes, sapant le critère de certitude paternelle recherché par les prétendants.

Validité convergente et corrélats comportementaux

Les scores globaux et dimensionnels de dénigrement démontrent des corrélations positives significatives avec :

  • Les traits de la triade noire (machiavélisme, r = 0,38 à 0,46 ; narcissisme, r = 0,31 à 0,42 ; psychopathie subclinique, r = 0,35 à 0,50).
  • L’effort d’accouplement global (mating effort) et l’orientation sociosexuelle non restreinte mesurée par le questionnaire d’orientation sociosexuelle (SOI-R).
  • L’agressivité verbale et relationnelle auto-rapportée et hétéro-rapportée (r > 0,55).

Validité discriminante

L’instrument démontre une claire divergence avec l’estime de soi globale non contingente (faible corrélation, r < 0,15) et avec les mesures d’anxiété généralisée, confirmant qu’il ne reflète pas simplement une détresse psychologique diffuse, mais bien un comportement social agonistique ciblé.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle à travers différentes investigations empiriques :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les analyses de consistance interne démontrent une excellente cohésion des items au sein des catégories fonctionnelles majeures :

  • Échelle globale : Les coefficients alpha de Cronbach se situent habituellement entre 0,88 et 0,94, attestant d’une grande robustesse d’ensemble.
  • Sous-échelle Attaque du Statut et des Ressources : α = 0,81 à 0,87.
  • Sous-échelle Dénigrement Physique / Attractivité : α = 0,83 à 0,89.
  • Sous-échelle Inconduite et Promiscuité Sexuelle : α = 0,79 à 0,86.
  • Sous-échelle Dépréciation Intellectuelle et Caractérielle : α = 0,76 à 0,84.
  • Sous-échelle Domination et Intimidation Physique : α = 0,74 à 0,82.

Fidélité test-retest et accord inter-juges

Dans les protocoles évaluant la stabilité temporelle sur un intervalle de 4 à 6 semaines, les coefficients de corrélation test-retest oscillent entre 0,72 et 0,81, indiquant que la propension au dénigrement concurrentiel constitue une tendance comportementale relativement stable, modulée par le statut relationnel de l’individu.

Dans les études de Buss et Dedden (1990) employant des évaluations par les pairs et des panels d’observateurs évaluant l’efficacité perçue de chaque tactique, le coefficient de fidélité inter-évaluateurs (coefficient alpha pour évaluateurs agrégés) dépassait régulièrement 0,85, démontrant un consensus social élevé quant à la portée dépréciative des items.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les études initiales de Buss et Dedden (1990) ainsi que les réplications ultérieures (Schmitt & Buss, 1996) ont soumis les banques d’items à des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) utilisant la méthode d’extraction en composantes principales suivie de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Promax).

Structure factorielle exploratoire

L’analyse met régulièrement au jour une structure multidimensionnelle expliquant entre 52 % et 61 % de la variance totale des conduites dérogatoires. Les facteurs primaires isolés se répartissent de la manière suivante :

  • Facteur 1 : Dénigrement de l’apparence et de l’intégrité somatique. Saturations fortes (> 0,55) pour les items relatifs à la laideur, à la mauvaise hygiène, aux tares corporelles et aux maladies transmissibles.
  • Facteur 2 : Dénigrement des ressources financières et du statut social. Saturations élevées (> 0,60) pour les énoncés concernant le manque d’argent, l’absence d’ambition professionnelle, le statut matériel inférieur ou la possession de biens dévalorisés (ex. conduite d’un véhicule vétuste).
  • Facteur 3 : Attaque de la fidélité, prédation et mœurs sexuelles. Regroupe les items dénonçant l’infidélité, l’exploitation d’autrui à des fins vénales ou sexuelles, et l’inconstance affective (saturations comprises entre 0,50 et 0,72).
  • Facteur 4 : Incompétence intellectuelle et relationnelle. Saturations substantielles pour les items caractérisant le rival comme stupide, assommant, socialement détesté ou dénué d’intérêt conversationnel.
  • Facteur 5 : Domination physique et hostilité publique. Saturations fortes (> 0,58) pour l’agression physique directe, les railleries en public et l’exercice d’une emprise visible devant des femmes.

Modélisation confirmatoire (AFC)

Les analyses factorielles confirmatoires contemporaines corroborent ce modèle multifactoriel, affichant des indices d’adéquation acceptables dans les populations cibles (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,91 ; TLI > 0,90), confirmant la pertinence de distinguer les tactiques selon les domaines adaptatifs ciblés.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un inventaire auto-rapporté ou hétéro-rapporté évaluant les actes commis pour déprécier un rival du même sexe dans un contexte d’interaction ou de compétition amoureuse.

  • Type de passation : Auto-administration individuelle (sur papier ou en ligne).
  • Format des réponses : Échelle de Likert en 7 points :
    • 1 = Jamais (Never)
    • 2 = Très rarement
    • 3 = Rarement
    • 4 = Parfois (Sometimes)
    • 5 = Assez souvent
    • 6 = Souvent
    • 7 = Très souvent (Very often)
  • Nombre d’items : Le protocole standardisé authentique présenté ci-après comprend 28 items comportementaux spécifiques.
  • Consignes de passation : Il est demandé au participant de réfléchir à ses interactions réelles passées et d’indiquer avec quelle fréquence il a accompli chacun des actes décrits pour déprécier ou dénigrer un individu du même sexe en présence ou auprès d’une personne convoitée.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque item reçoit une note brute de 1 à 7.
    • Un score global de propension au dénigrement est obtenu en calculant la moyenne ou la somme brute arithmétique de l’ensemble des items (étendue théorique de 28 à 196 en valeur cumulée).
    • Des scores composites dimensionnels sont générés par le calcul de la moyenne des items constitutifs de chaque sous-dimension (Ressources/Statut, Attributs Physiques, Moralité/Fidélité, Capacités Intellectuelles/Sociales, Domination Physique).
    • Aucun item n’est inversé, l’ensemble des énoncés décrivant des actes dérogatoires formulés dans le sens direct du construit.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 1990 (publications complémentaires majeures en 1996 et 2006).
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle détenue par les auteurs (David M. Buss et Lisa A. Dedden) et les éditeurs originaux des revues (American Psychological Association et Sage Publications).
  • Conditions d’accès et tarifs : L’utilisation de cet instrument à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire est libre de droits et gratuite, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources fondamentales. Toute adaptation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles payantes ou utilisation en conseil commercial nécessite l’obtention d’une autorisation formelle auprès des titulaires de droits.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: Seven-point scale (1 = Never, 4 = Sometimes, 7 = Very often)

Instruction: How often have you done this to derogate a member of the same sex?

  1. I played a practical joke on the other
  2. I made the other male seem dumb.
  3. I spread false rumors about the other
  4. I said the other male was insensitive to other people’s
  5. I told her the other male was poor.
  6. I called the other male a
  7. I said the other male cheats on women.
  8. I said that none of the other guys like the other male.
  9. I laughed at the other male’s
  10. I scoffed at the other male’s
  11. I told her the other male was physically
  12. I told her the other male had gross habits.
  13. I physically defeated the other
  14. I told her the other male was stupid.
  15. I told her the other male used people, especially
  16. I said the other male was boring or uninteresting.
  17. I said the other man was a
  18. I said the other male never
  19. I made fun of the other male’s
  20. I ignored the other male’s
  21. I got the other male
  22. I beat him up.
  23. I pretended to control or dominate the other male in front of women.
  24. I said the other male attracted men.
  25. I laughed at the other male’s
  26. I said the other male was an alcoholic.
  27. I mentioned that the other male’s clothes were
  28. I mentioned that the other male drove a poor
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Instrument de dénigrement des concurrents. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=instrument-de-denigrement-des-concurrents
Looti, Mohammed. “Instrument de dénigrement des concurrents.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=instrument-de-denigrement-des-concurrents.
Looti, Mohammed. “Instrument de dénigrement des concurrents.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=instrument-de-denigrement-des-concurrents.