Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert

L’Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert (HISF) est une échelle psychométrique de 25 items évaluant les attitudes, la culpabilité, le partage relationnel et l’intégration cognitive des fantasmes sexuels.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert (Hurlbert Index of Sexual Fantasy, HISF) est un instrument psychométrique auto-rapporté développé au début des années 1990 par David F. Hurlbert et Carol Apt. Conçu initialement pour enrichir la recherche en sexologie clinique et en psychologie des relations de couple, cet outil a été formalisé dans le cadre d’études comparatives sur la sexualité féminine et les dynamiques relationnelles (Hurlbert & Apt, 1993). L’échelle est composée de 25 items formulés de manière univoque, évaluant non seulement la fréquence d’apparition et la vivacité de l’imagerie érotique, mais aussi et surtout l’attitude affective de l’individu envers ses propres représentations mentales (culpabilité, plaisir, acceptation), la perméabilité cognitive aux stimuli sexuels, ainsi que l’aisance à partager ses scénarios imaginaires au sein de la relation dyadique.

Les participants répondent au moyen d’une échelle ordinale en cinq points ancrée de « All Of The Time » (Tout le temps) à « Never » (Jamais). L’instrument intègre un système d’inversion des scores pour 11 items positivement orientés afin de limiter les biais d’acquiescement et d’évaluer de manière équilibrée la propension fonctionnelle à l’élaboration érotique. Sur le plan psychométrique, le HISF présente une cohérence interne remarquable, caractérisée par un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,90 et 0,94 selon les cohortes étudiées, ainsi qu’une excellente stabilité temporelle test-retest sur un intervalle de quatre semaines (coefficients $r$ compris entre 0,89 et 0,93). Les analyses factorielles révèlent une structure dominante unidimensionnelle d’ouverture et d’intégration fonctionnelle du fantasme, tout en laissant émerger des sous-composantes cliniques distinctes relatives au partage conjugal, à la culpabilité morale et aux interférences cognitives négatives lors de l’acte intime.

2. Mots-clés / Keywords

Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert, fantasmes sexuels, psychométrie sexologique, désir sexuel hypoactif, culpabilité sexuelle, communication de couple, imagerie mentale érotique, évaluation psychologique, satisfaction sexuelle, David F. Hurlbert.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par :

  • David F. Hurlbert, Ph.D. : Psychologue clinicien, chercheur en santé comportementale et spécialiste renommé des thérapies sexuelles et conjugales. Au moment du développement et de la publication initiale de ses échelles d’évaluation de la sexualité (incluant également le Hurlbert Index of Sexual Assertiveness), le Dr Hurlbert a collaboré étroitement avec des institutions cliniques et gouvernementales américaines, notamment au sein du U.S. Department of Health and Human Services (Administration for Children and Families, ACF). Ses travaux ont profondément influencé la conceptualisation opérationnelle de l’affirmation, du désir et du fantasme chez les couples hétérosexuels et homosexuels.
  • Carol Apt, Ph.D. : Sociologue et sexologue clinicienne, professeure de sociologie à la South Carolina State University. Ses recherches universitaires portent principalement sur la sexualité humaine, les trajectoires conjugales, le genre et les dimensions psychosociales du comportement érotique féminin.

Pour les correspondances historiques relatives à l’instrument, les archives mentionnent l’adresse de contact : David F. Hurlbert, 140 Farnworth Lane, Roswell, Georgia 30075, États-Unis (courriel institutionnel archivé : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert a été élaboré pour pallier une lacune majeure dans les outils d’évaluation sexologique des années 1980 et 1990. Jusqu’alors, la majorité des questionnaires consacrés aux fantasmes sexuels se bornaient à mesurer un répertoire thématique (par exemple, le Wilson Sexual Fantasy Questionnaire) : ils dressaient l’inventaire des contenus imaginés (pratiques hétérodoxes, voyeurisme, soumission, fétichisme) en quantifiant leur fréquence brute. Or, Hurlbert et Apt ont postulé que, du point de vue de la santé sexuelle et de l’harmonie conjugale, le contenu brut du fantasme est souvent moins déterminant que la relation affective, cognitive et relationnelle que l’individu entretient avec son activité fantasmatique.

L’objectif premier du HISF est donc de mesurer :

  • L’acceptation subjective et l’absence de culpabilité relative aux scénarios érotiques intérieurs ;
  • L’accessibilité cognitive spontanée des pensées sexuelles et leur pouvoir d’excitation ;
  • L’utilisation instrumentale adaptative du fantasme comme facilitateur du plaisir solitaire (masturbation) et dyadique (rapports partagés) ;
  • La capacité et la disposition psychologique à verbaliser et échanger ses fantasmes avec le partenaire intime sans anxiété invalidante ;
  • L’absence d’interférences intrusives ou de réminiscences mnésiques traumatiques venant bloquer la transe érotique.

En pratique clinique, le HISF s’avère particulièrement utile dans le diagnostic différentiel du trouble du désir sexuel hypoactif (TDSH), de l’aversion sexuelle, des dysfonctions orgasmiques et de l’anhédonie sexuelle. De nombreux patients inhibés ne souffrent pas d’un déficit physiologique, mais d’une incapacité psychologique à tolérer ou mobiliser leur monde imaginaire en raison de schémas de honte intériorisés. L’échelle offre aux thérapeutes de couple et sexologues un profil précis des freins cognitifs du patient. En recherche psychosociale, l’instrument permet de corréler l’intégration du fantasme avec l’affirmation de soi, la satisfaction conjugale, la régulation affective et l’attachement amoureux.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le HISF peut être défini comme l’intégration fonctionnelle, affective et communicative du fantasme érotique dans la vie sexuelle d’un individu. Ce méta-construit psychologique ne se résume pas à une simple variable unidimensionnelle de vivacité imaginative ; il s’articule autour de quatre dimensions fondamentales complémentaires :

1. Attitude positive, permissivité et absence de culpabilité (Items 1, 2, 9, 13, 15, 17, 18, 23, 25)

Cette composante explore la résonance morale et hédonique des pensées sexuelles. Un score élevé reflète une conception selon laquelle le fantasme est une composante saine, stimulante et valorisante de l’existence humaine. À l’inverse, des scores faibles ou dégradés mettent en évidence une forte culpabilité sexuelle (telle que conceptualisée par Donald Mosher), un sentiment de malaise ou de dégoût face à ses propres productions mentales, et une tendance à considérer les pensées érotiques comme ennuyeuses ou moralement répréhensibles.

2. Facilité d’accès cognitif et réactivité érotique (Items 5, 6, 8, 11, 12, 20)

Cette facette évalue la flexibilité attentionnelle et cognitive de l’individu. Dans une perspective de psychologie cognitive appliquée à la sexualité, le désir dépend de la fluidité avec laquelle l’attention se focalise sur des stimuli à valence érotique. L’échelle évalue si les pensées sexuelles surviennent avec aisance (« enter my mind without much effort »), si l’individu s’excite promptement à leur simple évocation, ou si, au contraire, il éprouve des difficultés de concentration, de rêverie diurne ou de maintien du fil fantasmatique lors de la montée du désir et de l’acte intime.

3. Utilisation érotique et régulation du plaisir (Items 4, 22)

Le fantasme possède une fonction téléologique et instrumentale : il sert de vecteur amplificateur à l’excitation génitale et à l’atteinte de l’orgasme. Cette sous-dimension examine si le sujet mobilise consciemment et agréablement ses images intérieures lors de la masturbation solitaire et pendant les rapports avec un partenaire, faisant de l’imagination un levier d’optimisation de la réponse sexuelle.

4. Partage dyadique et réceptivité communicative (Items 3, 7, 14, 16, 21)

L’intimité psychologique d’un couple dépend pour beaucoup de la perméabilité des frontières intimes. Cette dimension mesure l’aisance avec laquelle l’individu verbalise ses désirs et scénarios secrets à son partenaire (« I feel comfortable sharing my sexual fantasies »), mais aussi sa capacité à accueillir avec enthousiasme et excitation les fantasmes formulés par l’autre. Une défaillance sur cet axe témoigne d’une vulnérabilité relationnelle, de peurs du jugement ou d’une retenue protectrice limitant la profondeur du lien amoureux.

5. Valence des mémoires sexuelles antérieures (Items 10, 19, 24)

Bien que centrée sur le fantasme projectif, l’échelle intègre une triade d’items redondants évaluant l’empreinte mnésique des relations passées. Dans le modèle de Hurlbert, un réservoir de souvenirs négatifs, décevants ou aversifs pollue la capacité de fantasmer librement dans le présent en saturant la mémoire de travail de signaux d’alarme émotionnels.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du HISF s’ancre à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie cognitive, de la thérapie comportementale et de la sexologie contemporaine :

Le modèle cognitivo-affectif de Barlow sur les dysfonctions sexuelles

Le cadre conceptuel de David H. Barlow (1986) sur l’étiologie des troubles sexuels postule que l’excitation érotique résulte d’une boucle de rétroaction positive entre focalisation attentionnelle sur des indices érotiques et perception de l’activation physiologique. Chez les individus fonctionnels, les fantasmes agissent comme des stimuli internes majeurs mobilisant l’attention. En revanche, chez les personnes souffrant d’inhibition ou d’anxiété de performance, l’attention est détournée vers des cognitions d’échec, des jugements moraux négatifs ou une auto-observation critique (« spectatoring » au sens de Masters et Johnson). Le HISF opérationnalise précisément ce basculement : les items évaluent si le fantasme agit comme facilitateur attentionnel ou s’il se heurte à des interférences distractives bloquant l’excitation.

La théorie de la culpabilité sexuelle de Mosher

Les travaux fondateurs de Donald L. Mosher sur la disposition à la culpabilité sexuelle (sexual guilt) démontrent qu’une éducation punitive ou moralisatrice engendre une réponse affective conditionnée de honte face à toute manifestation de la sexualité. Dans cette perspective théorique, le fantasme sexuel est le premier lieu d’expression de la pulsion ; si le surmoi individuel le condamne, le sujet met en place des mécanismes de répression ou subit des affects dysphoriques aigus lorsqu’une image érotique émerge. Le HISF mesure cette réactivité affective intériorisée à travers ses items évaluant le dégoût, l’ennui et le remords induits par l’activité imaginaire.

L’approche interpersonnelle et systémique de l’intimité

Au-delà de l’appareil intrapsychique, Hurlbert s’inspire des théories relationnelles de l’intimité dyadique. Selon des théoriciens comme David Schnarch (modèle de différentiation du soi) ou Sandra Byers, l’aptitude à partager son univers secret avec l’autre constitue le niveau ultime de l’intimité partagée. La communication sexuelle ouverte réduit le décalage de désir et enrichit le répertoire comportemental du couple. Le HISF postule que le fantasme n’est pas uniquement un exutoire masturbatoire privé, mais une ressource relationnelle vivante dont la mise en commun dépend du degré de sécurité affective éprouvé dans la relation.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert a été documentée à travers plusieurs recherches empiriques conduites auprès d’échantillons communautaires et cliniques (notamment Hurlbert & Apt, 1993, 1994) :

Validité de construit

La validité de construit a initialement été établie lors de recherches comparatives évaluant la réponse sexuelle de femmes engagées dans des relations hétérosexuelles versus homosexuelles. L’échelle a démontré une sensibilité aiguë pour capter les variations subtiles des dynamiques fantasmatiques : les femmes rapportant une plus grande proximité émotionnelle et une moindre culpabilité socioculturelle obtenaient des scores significativement plus élevés sur l’acceptation et le partage des fantasmes. De plus, des analyses comparatives entre groupes cliniques (femmes consultant pour désir hypoactif ou anorgasmie secondaire) et groupes témoins non cliniques révèlent un écart statistiquement très significatif ($p < 0,001$) : les cohortes cliniques obtiennent des scores globaux d’intégration du fantasme nettement inférieurs, confirmant la pertinence clinique de l’instrument.

Validité convergente

Le HISF présente des corrélations positives robustes et théoriquement cohérentes avec une constellation d’échelles validées de la sphère sexologique :

  • Indice d’affirmation sexuelle de Hurlbert (Hurlbert Index of Sexual Assertiveness, HISA) : corrélations positives modérées à fortes ($r = 0,52$ à $0,64$), démontrant que l’aptitude à revendiquer ses besoins s’accompagne d’une plus grande liberté imaginative ;
  • Index de satisfaction sexuelle (Index of Sexual Satisfaction, ISS de Hudson) : corrélations inverses substantielles avec les scores de détresse de l’ISS, confirmant qu’une attitude positive envers le fantasme participe au bien-être érotique global ;
  • Fréquence masturbatoire et consistance orgasmique : corrélations positives significatives ($r = 0,38$ à $0,49$), le recours au fantasme facilitant l’accès au réflexe orgasmique.

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente capacité à se différencier de construits psychologiques généraux. Les corrélations avec l’estime de soi globale (échelle de Rosenberg) et l’anxiété-trait générale (STAI de Spielberger) demeurent faibles ($r < 0,25$), prouvant que le HISF évalue spécifiquement l’ergonomie fantasmatique sexuelle et non une propension générale au névrosisme ou au bien-être subjectif. Par ailleurs, il montre une corrélation négative marquée ($r = -0,58$) avec les sous-échelles de culpabilité sexuelle du Mosher Forced-Choice Guilt Inventory.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de l’instrument a fait l’objet d’évaluations rigoureuses attestant de sa robustesse et de sa précision de mesure :

Cohérence interne

Dans l’échantillon princeps de validation (Hurlbert & Apt, 1993), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 25 items a atteint une valeur de 0,92, témoignant d’une très forte homogénéité des items autour du construit sous-jacent. Des études subséquentes menées sur des populations masculines et féminines ont répliqué ces coefficients, rapportant des alphas compris de manière constante entre 0,90 et 0,94. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent généralement entre 0,42 et 0,78, confirmant qu’aucun item n’introduit de variance parasite excessive.

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

La reproductibilité des scores dans le temps a été vérifiée auprès d’un sous-échantillon de sujets re-testés à quatre semaines d’intervalle, dans des conditions d’absence d’intervention thérapeutique. Le coefficient de corrélation de Pearson test-retest s’est établi à $r = 0,91$ ($p < 0,001$). Cette stabilité démontre que le HISF mesure des dispositions cognitives et affectives stables (attitudes envers le fantasme) plutôt que de simples fluctuations d’humeur érotique passagère.

Erreur standard de mesure (SEM)

L’erreur type de mesure estimée pour le score total (variant de 0 à 100) est particulièrement faible (approximativement $SEM \approx 3,4$ points), ce qui confère au HISF une excellente précision pour le suivi longitudinal de patients engagés dans un protocole de thérapie sexuelle cognitive et comportementale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques initiales et ultérieures fondées sur l’analyse factorielle exploratoire (AFE) par extraction en composantes principales avec rotation Varimax ou Promax, ainsi que les analyses factorielles confirmatoires (AFC), éclairent l’organisation structurelle du HISF :

Structure générale : Unifactorielle prépondérante vs Multidimensionnelle hiérarchique

L’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) révèle systématiquement une première valeur propre nettement dominante (expliquant à elle seule entre 38 % et 46 % de la variance totale), ce qui justifie statistiquement l’utilisation clinique d’un score composite global d’intégration de la fantaisie sexuelle. Cependant, une décomposition plus fine à plusieurs facteurs permet de dégager 4 sous-facteurs cliniquement très explicites :

  • Facteur 1 : Acceptation hédonique et vivacité érotique (environ 8 items : 1, 2, 5, 12, 13, 18, 20, 22) — Saturations factorielles élevées (entre 0,55 et 0,81). Ce facteur capture l’appétence naturelle pour l’imaginaire érotique et son pouvoir excitatif.
  • Facteur 2 : Culpabilité et interférences cognitives (environ 7 items : 6, 8, 9, 15, 17, 23, 25) — Saturations comprises entre 0,48 et 0,76. Ce facteur reflète la détresse, la distraction et le sentiment de faute induits par les pensées sexuelles.
  • Facteur 3 : Aisance communicationnelle dyadique (5 items : 3, 7, 14, 16, 21) — Saturations entre 0,58 et 0,84. Ce facteur isole spécifiquement le vecteur de verbalisation et d’accueil des fantasmes au sein du couple.
  • Facteur 4 : Empreinte mnésique négative (3 items : 10, 19, 24) — Saturations très fortes (entre 0,72 et 0,88), formant un agrégat compact mesurant le poids des expériences sexuelles passées défavorables.

En analyse factorielle confirmatoire, les modèles hiérarchiques de second ordre (intégrant un facteur général de disposition fantasmatique coiffant ces quatre sous-dimensions) présentent des indices d’adéquation très satisfaisants ($CFI > 0,92$ ; $TLI > 0,91$ ; $RMSEA < 0,06$), attestant de la robustesse de l’architecture métrologique conçue par Hurlbert.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
  • Population cible : Adultes (hommes et femmes, hétérosexuels, homosexuels ou bisexuels, en couple ou célibataires).
  • Nombre total d’items : 25 items.
  • Format d’échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence en 5 points comprenant les libellés officiels suivants :
    • All Of The Time (Tout le temps)
    • Most Of The Time (La plupart du temps)
    • Some Of The Time (Parfois)
    • Rarely (Rarement)
    • Never (Jamais)
  • Système de cotation et de calcul des scores :
    • L’instrument est conçu pour produire un score total continu variant de 0 à 100 points.
    • Items inversés (notés R) : 11 items sont formulés dans le sens d’une intégration positive du fantasme : items 1, 2, 3, 4, 5, 7, 12, 13, 18, 21, 22.
      Pour ces items (R), la cotation s’effectue comme suit :

      • All Of The Time = 0 point
      • Most Of The Time = +1 point
      • Some Of The Time = +2 points
      • Rarely = +3 points
      • Never = +4 points
    • Items directs (non inversés) : 14 items expriment des freins, des vécus négatifs ou de la gêne : items 6, 8, 9, 10, 11, 14, 15, 16, 17, 19, 20, 23, 24, 25.
      Pour ces items, la cotation standard s’applique :

      • All Of The Time = +4 points
      • Most Of The Time = +3 points
      • Some Of The Time = +2 points
      • Rarely = +1 point
      • Never = 0 point
    • Remarque clinique sur l’interprétation du score : Dans cette clé de cotation exacte publiée par Hurlbert, un score élevé (proche de 100) indique un degré élevé de dysfonctionnement fantasmatique, de culpabilité, de blocage communicatif et d’inhibition cognitive, tandis qu’un score bas (proche de 0) traduit une excellente acceptation, une grande aisance de partage et une intégration harmonieuse du fantasme sexuel. Certains chercheurs inversent l’ensemble de la métrique finale ($100 – \text{Score}$) pour que les scores élevés reflètent une propension positive au fantasme.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1993 (recherches initiales par Hurlbert & Apt).
  • Statut des droits d’auteur et licence : L’échelle a été mise à disposition de la communauté scientifique dans des revues académiques à comité de lecture (Journal of Sex & Marital Therapy). Le Dr David F. Hurlbert a traditionnellement accordé l’accès libre et sans frais (free of charge) à ses instruments aux chercheurs universitaires, étudiants et cliniciens à des fins d’évaluation, d’enseignement et de recherche non commerciale.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche clinique et universitaire. Aucune redevance commerciale n’est prélevée pour l’utilisation dans le cadre de consultations privées ou d’enquêtes académiques.
  • Demande d’autorisation : L’utilisation dans le cadre d’études publiées requiert la citation appropriée de l’article de référence de 1993. Pour toute utilisation commerciale ou adaptation numérique à grande échelle au sein de logiciels propriétaires, il convient de se référer aux ayants droit de l’auteur et à l’éditeur académique original (Taylor & Francis / Routledge).

12. Références / References

  • Barlow, D. H. (1986). Causes of sexual dysfunction: The role of anxiety and cognitive interference. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 54(2), 140–148. https://doi.org/10.1037/0022-006X.54.2.140
  • Byers, E. S., & Demmons, S. (1999). Sexual satisfaction and sexual self-disclosure within dating relationships. The Journal of Sex Research, 36(2), 180–189. https://doi.org/10.1080/00224499909551983
  • Hurlbert, D. F., & Apt, C. (1993). Female sexuality: A comparative study between women in homosexual and heterosexual relationships. Journal of Sex & Marital Therapy, 19(4), 315–327. https://doi.org/10.1080/00926239308404381
  • Hurlbert, D. F., & Apt, C. (1994). The coital alignment technique and directed masturbation: A comparative study on female orgasm. Journal of Sex & Marital Therapy, 20(1), 68–81. https://doi.org/10.1080/00926239408403418
  • Hurlbert, D. F., Apt, C., & Raddatz, V. W. (1993). Sexual desire, spouse orientation, and marital satisfaction. Journal of Sex Education and Therapy, 19(4), 263–274. https://doi.org/10.1080/01614576.1993.11074088
  • Mosher, D. L. (1988). Mosher Forced-Choice Guilt Inventory. In C. M. Davis, W. L. Yarber, R. Bauserman, G. Schreer, & S. L. Davis (Eds.), Handbook of Sexuality-Related Measures (pp. 239–242). Sage Publications.
  • Wilson, G. D. (1978). The Secrets of Sexual Fantasy. J.M. Dent & Sons.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I think sexual fantasies are healthy. (R)
2

I enjoy fantasizing about sex. (R)
3

I feel comfortable sharing my sexual fantasies with my partner. (R)
4

I enjoy using my sexual fantasies during masturbation. (R)
5

I am easily aroused by thoughts of sex. (R)
6

Even when I am in the mood for sex, it is difficult for me to think about sexual things.
7

I enjoy hearing my partner’s sexual fantasies. (R)
8

It is hard for me to focus or concentrate on my sexual fantasies during sex.
9

I find my sexual fantasies to be boring.
10

My memories of past sexual experiences are negative.
11

It is difficult for me to think about sexual things during sex with my partner.
12

Thoughts about sex enter my mind without much effort. (R)
13

I believe sexual fantasy enhances sex. (R)
14

I feel uncomfortable discussing my sexual fantasies with my partner.
15

I don’t like thinking about sex.
16

I feel uncomfortable telling my partner my sexual thoughts.
17

I feel guilty about my sexual fantasies.
18

I find my sexual fantasies to be simulating. (R)
19

When it comes to my past sexual experiences, my memories are negative.
20

It is hard for me to daydream about sex.
21

I find my partner’s sexual fantasies to be exciting. (R)
22

I enjoy using my sexual fantasies during sex. (R)
23

I feel guilty when I think about sex.
24

I have negative thoughts about my past sexual experiences.
25

I experience negative feelings just thinking about sex.
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Looti, M. (2026, octobre 18). Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=indice-de-fantaisie-sexuelle-de-hurlbert
Looti, Mohammed. “Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=indice-de-fantaisie-sexuelle-de-hurlbert.
Looti, Mohammed. “Indice de fantaisie sexuelle de Hurlbert.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=indice-de-fantaisie-sexuelle-de-hurlbert.