Indice de divergence de rôle

Analyse psychométrique détaillée de l’Indice de divergence de rôle (Role Discrepancy Index; Greer, 1961), instrument évaluant l’écart entre le comportement idéal attendu et le comportement réel perçu d’un leader au sein d’un groupe opérationnel.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Indice de divergence de rôle (en anglais, Role Discrepancy Index ou RD Index), conçu et formalisé par le psychologue F. Loyal Greer en 1961, est un instrument d’évaluation psychométrique et sociométrique initialement développé dans le cadre des recherches sur l’efficacité des petites unités militaires au sein des forces armées des États-Unis. Cet outil a pour dessein d’évaluer de manière quantitative l’amplitude de l’écart existant entre les attentes idéales qu’un subordonné (historiquement, un soldat d’infanterie au sein d’un groupe de combat ou squad) nourrit à l’égard des conduites de son supérieur immédiat (le chef de groupe ou squad leader), et la perception effective des comportements réels manifestés par ce dernier.

L’instrument se compose d’un protocole standardisé articulé autour de 13 items mesurant des dimensions fondamentales du leadership de proximité, telles que le soutien affectif, la sévérité disciplinaire, l’indulgence tactique, la prise de décision opérationnelle et la communication interpersonnelle. Le format d’administration repose sur une technique de passation en deux phases séquentielles : le répondant renseigne d’abord une série de 13 énoncés sur une échelle ordinale en cinq points (allant de « jamais » à « toujours » ou de « aucun/rien » à « beaucoup ») décrivant le comportement que « devrait » idéalement adopter un chef d’équipe exemplaire. Dans un second temps, le subordonné remplit de nouveau le même inventaire de 13 items en portant son jugement sur le comportement réel observé chez son propre supérieur hiérarchique.

Le calcul fondamental de l’indice repose sur la sommation des différences absolues (ou algébriques selon les protocoles d’analyse) entre chaque score idéal et chaque score perçu pour les 13 items. Le score global ainsi généré quantifie le niveau de non-satisfaction des besoins psychologiques et des attentes normatives du membre du groupe vis-à-vis du titulaire du rôle d’autorité. Bien que Greer (1961) n’ait pas formalisé les propriétés statistiques selon les standards contemporains de la théorie classique des tests (absence initiale de coefficients alpha ou d’analyses factorielles confirmatoires publiées dans la monographie originale), le RD Index demeure un jalon méthodologique séminal pour l’étude du leadership situationnel, de la théorie des rôles et du contrat psychologique dans les contextes organisationnels à haut niveau de contrainte.

2. Mots-clés / Keywords

Indice de divergence de rôle, attentes de rôle, leadership militaire, comportement du leader, contrat psychologique, théorie des rôles, dynamique de groupe, satisfaction des besoins, relations subordonné-superviseur, psychométrie organisationnelle, évaluation dyadique, divergence perçue, psychologie militaire.

3. Auteurs / Authors

L’Indice de divergence de rôle a été élaboré par F. Loyal Greer, chercheur et psychologue américain affilié au cours de ses travaux au Human Resources Research Office (HumRRO) de l’Université George Washington, sous contrat avec le Département de l’Armée des États-Unis. F. Loyal Greer a consacré une part prépondérante de sa carrière scientifique à l’étude des déterminants psycho-organisationnels de la performance des petites unités combattantes, à la psychologie sociale des groupes restreints et à l’analyse expérimentale du climat d’autorité.

Ses investigations fondamentales, dont la synthèse majeure a été publiée dans la revue Psychological Monographs: General and Applied en 1961, ont fourni des cadres conceptuels pionniers sur la relation dialectique entre l’indulgence du commandement, les attentes normatives des exécutants et la productivité collective lors d’exercices tactiques sur le terrain.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Indice de divergence de rôle est d’opérationnaliser et de quantifier le degré de discordance entre l’idéal normatif intériorisé par un individu quant aux fonctions de son supérieur direct et le comportement empirique perçu de ce même supérieur. Dans les systèmes organisationnels fortement hiérarchisés, tels que les unités militaires ou les structures de sécurité civile, la conformité du comportement du leader aux représentations subjectives des membres du groupe conditionne l’adhésion aux ordres, la cohésion interne et, ultimement, la survie et l’efficacité opérationnelle.

Applications en recherche et en diagnostic organisationnel

Sur le plan scientifique, l’outil a été initialement développé pour tester des hypothèses complexes portant sur « l’indulgence du leader » (leader indulgence) et l’effet modérateur de la congruence des attentes sur l’efficacité globale des groupes d’infanterie. Dans les recherches en psychologie du travail contemporaine, le principe méthodologique du RD Index trouve de multiples applications :

  • Diagnostic du climat de commandement : Permet d’identifier si les tensions au sein d’une équipe résultent d’une incompétence objective du leader ou d’un désalignement cognitif profond entre les représentations du rôle de commandement chez les subordonnés et les pratiques réelles du gestionnaire.
  • Étude du contrat psychologique : L’écart mesuré sert d’indicateur direct de la brèche ou de la rupture du contrat psychologique implicite liant l’encadrement à ses équipes.
  • Analyse de l’épuisement professionnel et du roulement : Les divergences de rôle chroniques constituent un stresseur organisationnel majeur, prédictif de l’insatisfaction professionnelle, du désengagement affectif et de l’intention de quitter l’organisation.

Justification théorique de la mesure par divergence

Contrairement aux échelles d’évaluation unilatérales où l’on demande simplement au participant de juger si son supérieur est « bon » ou « mauvais », le modèle de Greer repose sur le postulat selon lequel l’évaluation subjective d’une autorité n’est jamais absolue ; elle est toujours relative à un système d’attentes préexistantes. Ainsi, un comportement autoritaire peut être perçu favorablement par un individu valorisant une structure directive stricte, tandis qu’il générera une divergence critique chez un subordonné dont l’idéal repose sur l’autonomie et le soutien bienveillant. La soustraction mathématique de la perception empirique par rapport au standard idéal permet d’isoler la variance psychologique propre à la frustration des besoins individuels.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit central mesuré par l’instrument est la Divergence de Rôle du Leader (Leader Role Discrepancy). Ce construit se définit comme la distance psychologique perçue entre le schéma idéal du rôle managérial (l’ensemble des prescriptions de comportement idéalisées par le subordonné) et l’exécution constatée de ce rôle dans l’interaction quotidienne.

Dans la perspective de Greer (1961), ce construit n’est pas un simple indice d’approbation ou de désapprobation sociale ; il capture l’adéquation fonctionnelle et affective entre les besoins du subordonné et l’écologie comportementale déployée par le chef. Ce construit agrégé repose sur l’articulation de plusieurs sous-dimensions sous-jacentes :

1. L’indulgence comportementale versus la rigueur disciplinaire

Cette dimension évalue l’équilibre entre la tolérance dont fait preuve le supérieur envers les manquements mineurs et l’application stricte, inflexible des règlements. Par exemple, un soldat peut considérer qu’un chef exemplaire doit fermer les yeux sur certaines infractions formelles en dehors des phases d’alerte opérationnelle (idéal d’indulgence élevé). Si son supérieur applique des sanctions systématiques et rigides pour chaque écart, l’écart sur cet item génère une divergence punitive perçue, source de ressentiment.

2. Le soutien instrumental et socio-émotionnel

Cette facette reflète la disponibilité du leader pour répondre aux détresses physiques, psychologiques et logistiques de ses subordonnés. Elle examine dans quelle mesure le supérieur prend personnellement soin du confort et du bien-être de ses troupes avant de songer à son propre statut. La divergence apparaît lorsque le soldat attend une sollicitude protectrice alors que le chef affiche une indifférence distante ou une orientation exclusivement centrée sur la tâche.

3. La structuration de la tâche et la clarté directive

Cette composante s’attache à la capacité du leader à définir explicitement les attentes opérationnelles, à répartir équitablement les corvées et à fournir des rétroactions précises. Si un membre du groupe exprime un besoin élevé de directivité claire (« Mon chef devrait toujours expliciter les consignes dans le détail ») mais que le leader réel délègue sans encadrement suffisant, la divergence de structuration engendre de l’ambiguïté de rôle et de l’anxiété de performance.

4. La justice interactionnelle et l’égalitarisme de groupe

Cette sous-dimension renvoie au traitement équitable des membres de l’unité. Les subordonnés possèdent des attentes élevées en matière d’impartialité : le chef idéal ne doit manifester aucun favoritisme. Lorsque le comportement observé révèle des préférences arbitraires ou des privilèges accordés à certains affiliés, la divergence mesurée atteint des niveaux maximaux, corrélant fortement avec la baisse de la cohésion d’équipe.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’Indice de divergence de rôle s’enracine à la croisée de plusieurs courants fondamentaux de la psychologie sociale et de la théorie des organisations des années 1950 et 1960.

La théorie des rôles et l’épisode de rôle

Le socle épistémologique premier de l’instrument découle de la théorie des rôles, ultérieurement formalisée dans les travaux canoniques de Kahn, Wolfe, Quinn, Snoek et Rosenthal (1964). Selon cette perspective, toute organisation sociale est un système de rôles interdépendants. Le « transmetteur de rôle » (ici, le membre du groupe) entretient des attentes précises quant à ce que le « titulaire du rôle » (le chef de groupe) devrait accomplir. L’indice de Greer operationalise l’évaluation de l’« épisode de rôle », mesurant le décalage entre les pressions de rôle émises et la perception du rôle exécuté.

La théorie de la dissonance cognitive et de la comparaison sociale

Le modèle de Greer mobilise implicitement les principes de la dissonance cognitive de Leon Festinger (1957). Lorsqu’un subordonné est confronté à un supérieur dont les conduites divergent structurellement de son modèle intériorisé de l’autorité légitime, il fait l’expérience d’un inconfort cognitif et émotionnel aversif. Pour réduire cette dissonance, l’individu peut tenter d’ajuster ses idéaux, dévaloriser le leader, saboter passivement les opérations ou solliciter sa mutation. L’indice de divergence capture l’amplitude brute de cet état de tension cognitive.

Les modèles Ohio State et l’étude du leadership

Au moment où Greer développe son instrument, le champ de l’évaluation du leadership est dominé par les recherches de l’Université d’État de l’Ohio dirigées par Edwin Fleishman, Ralph Stogdill et Carroll Shartle, qui ont isolé deux dimensions primaires du comportement de commandement : la Considération (attention portée aux personnes) et l’Initiation de structure (orientation vers l’organisation du travail). Le RD Index emprunte à cette modélisation en invitant les sujets à positionner leur idéal et la réalité de leur chef sur des gradients comportementaux équivalents, tout en y intégrant la spécificité des dynamiques militaires où l’arbitrage entre l’indulgence (considération extrême) et la fermeté (structure rigoureuse) constitue l’axe critique de survie.

7. Validité / Validity

Dans sa monographie de référence de 1961, Greer aborde la validité de l’outil principalement à travers la validité de critère et la validité écologique au sein d’un échantillon expérimental de groupes de combat d’infanterie de l’armée de terre des États-Unis soumis à des épreuves de simulation tactique.

Validité de critère et prédictive

Les investigations menées par Greer ont démontré que les scores élevés à l’Indice de divergence de rôle sont significativement et négativement corrélés avec les mesures sociométriques de l’efficacité de l’unité et de la satisfaction des subordonnés. Les résultats indiquent :

  • Une corrélation inverse significative entre le niveau global de divergence de rôle et l’évaluation par les pairs de la popularité et de l’influence légitime du chef de groupe.
  • Une relation curviligne ou modératrice complexe avec la performance tactique objective : les groupes affichant une divergence modérée sur certaines facettes d’indulgence mais une faible divergence sur les compétences instrumentales et d’organisation atteignent des scores de performance collective supérieurs à ceux caractérisés par une divergence globale aiguë.
  • Une validité concurrente mise en évidence par des associations étroites avec des mesures indépendantes d’anxiété situationnelle et de désignation des boucs émissaires au sein de l’escouade lors de situations de stress opérationnel prolongé.

Considérations méthodologiques sur les scores de différence

Il convient de souligner que, sur le plan de la validité de construit, l’utilisation de scores d’écart arithmétique ($|Idéal – Réel|$) a fait l’objet de vifs débats théoriques dans la littérature psychométrique postérieure, notamment à la suite des critiques de Cronbach et Furby (1970) et de Jeffrey Edwards (1994, 2001). Ces auteurs ont démontré que les scores de différence peuvent confondre les effets individuels des composantes (l’effet propre du niveau d’idéal et l’effet propre de la perception réelle) et introduire des artefacts statistiques. Bien que Greer n’ait pas disposé de ces modélisations polynomiales modernes en 1961, la validité de contenu du RD Index demeure remarquable en raison de la transparence de ses items ancrés dans les réalités quotidiennes des petites unités opérationnelles.

8. Fidélité / Reliability

Dans la monographie séminale de 1961 (Psychological Monographs, Vol. 75, No. 12), Greer n’a pas inclus de coefficients formels de cohérence interne contemporains (tels que le coefficient alpha de Cronbach) pour l’Indice de divergence en tant que score composite unifié. Cette absence s’explique par les normes psychométriques en vigueur à l’époque au sein des recherches de terrain appliquées de l’armée américaine, où la priorité était accordée à la stabilité descriptive et à la capacité discriminante des items plutôt qu’aux équations de variance d’erreur dérivées de la théorie classique des tests.

Considérations psychométriques sur la stabilité des scores composites

Néanmoins, les analyses rétrospectives et les propriétés inhérentes à la méthodologie de l’indice permettent de dégager plusieurs constats relatifs à sa fidélité :

  • Fidélité des composantes : Les items pris isolément (évaluation de l’idéal d’une part, évaluation de la perception réelle d’autre part) démontrent une excellente stabilité test-retest à court terme lorsqu’ils sont administrés à des militaires en phase d’entraînement stationnaire (coefficients de stabilité généralement observés autour de $r = 0{,}75$ à $0{,}82$).
  • Problématique de la fidélité des scores de divergence : Conformément aux lois de la théorie classique des scores vrais, la fidélité d’un score de différence ($D = X – Y$) est mathématiquement inférieure à la moyenne des fidélités des deux mesures constitutives dès lors que ces deux mesures sont corrélées positivement entre elles. Ce phénomène impose une vigilance rigoureuse lors de l’utilisation de l’indice comme variable continue au niveau individuel sans correction d’atténuation.
  • Consistance inter-juges au sein de l’unité : L’agrégation des scores de divergence au niveau de l’unité (groupe de combat) présente des coefficients d’accord inter-juges satisfaisants ($r_{wg}$ et coefficients de corrélation intraclasse élevés), confirmant que l’outil capte bien une réalité partagée du style de commandement au-delà des idiosyncrasies individuelles.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Dans les rapports initiaux de F. Loyal Greer, aucune analyse factorielle exploratoire formelle (de type factorisation en composantes principales ou rotation Varimax) n’a été documentée pour l’ensemble des 13 items de l’échelle. L’instrument a été structuré a priori de façon rationnelle pour couvrir un spectre représentatif de situations critiques rencontrées par le chef d’escouade.

Modélisation factorielle moderne du construit

L’application ultérieure des techniques d’analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur des instruments dérivés mesurant la divergence des rôles d’autorité a permis d’élucider l’architecture dimensionnelle de ce type de mesure. Deux architectures théoriques s’opposent :

  • Le modèle unidimensionnel général : Ce modèle postule que l’ensemble des 13 divergences d’items converge vers un facteur de second ordre unique traduisant l’« Insatisfaction globale du rôle de leadership ». Sous cette approche, la variance commune explique la quasi-totalité des covariations, justifiant la sommation arithmétique simple employée par Greer.
  • Le modèle bifactoriel ou multidimensionnel : Les analyses contemporaines suggèrent généralement une extraction en deux à quatre facteurs distincts : (1) Divergence sur la considération et l’indulgence (soutien affectif, tolérance aux erreurs), (2) Divergence sur l’expertise tactique et l’encadrement (commandement sous pression, compétence professionnelle), et (3) Divergence sur l’équité relationnelle (absence de favoritisme).

Les modélisations en équations structurelles actuelles recommandent d’analyser séparément la matrice des réponses idéales et la matrice des réponses perçues afin de vérifier l’invariance de mesure (invariance factorielle métrique et scalaire) avant de procéder au calcul de l’indice d’écart, garantissant ainsi que le même construit est évalué à travers les deux perspectives.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Indice de divergence de rôle se présente sous la forme d’un inventaire auto-rapporté en format papier-crayon ou numérique, administré individuellement à chaque membre d’une équipe de travail ou d’une unité militaire.

  • Type d’instrument : Index composite basé sur une méthode de cotation par écart dyadique subjectif (écart entre attentes idéales et perceptions empiriques).
  • Nombre d’items : 13 items comportementaux spécifiques.
  • Format d’administration : Double passation séquentielle des 13 items :
    • Phase 1 (Le Leader Idéal) : Le répondant indique pour chaque énoncé la fréquence ou l’intensité du comportement que devrait adopter un leader parfait dans sa fonction.
    • Phase 2 (Le Leader Réel) : Immédiatement après avoir complété le 13e item, le participant évalue exactement les mêmes 13 énoncés en qualifiant le comportement réel manifesté par son propre chef d’équipe direct.
  • Échelles de réponse : Échelle de Likert ordinale à 5 échelons adaptée à la nature de la formulation des questions :
    • Échelle de fréquence : 1 = « Jamais » (Never), 2 = « Rarement », 3 = « Parfois », 4 = « Souvent », 5 = « Toujours » (Always).
    • Échelle d’intensité / quantité : 1 = « Aucun / Rien » (None), 2 = « Très peu », 3 = « Modérément », 4 = « Beaucoup », 5 = « Énormément » (A lot).
  • Procédure de cotation et calcul de l’indice :
    • Pour chaque item $i$ (allant de 1 à 13), on calcule la valeur absolue de la différence entre le score attribué au leader idéal ($Idéal_i$) et le score attribué au leader réel ($Réel_i$) : $D_i = |Idéal_i – Réel_i|$.
    • L’indice global de divergence de rôle ($RD_{Total}$) s’obtient par la sommation de ces écarts individuels : $$RD_{Total} = \sum_{i=1}^{13} |Idéal_i – Réel_i|$$
    • Interprétation : Le score théorique s’étend de 0 (congruence absolue, parfaite satisfaction des attentes de rôle) à 52 (divergence maximale sur l’ensemble des 13 dimensions comportementales). Un score élevé traduit une rupture aiguë entre les besoins du subordonné et l’exercice concret du commandement.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1961.
  • Référence de première parution : Psychological Monographs: General and Applied, Volume 75, Numéro 12, pages 1 à 35, publiée par l’American Psychological Association (APA).
  • Droits d’auteur et permissions : Les recherches initiales conduites par F. Loyal Greer ayant été réalisées au sein de programmes de recherche contractuels avec le gouvernement des États-Unis et publiées dans des monographies universitaires affiliées à l’APA, l’instrument est accessible à des fins de recherche scientifique et d’enseignement académique (Fair Use / Research and Teaching).
  • Tarification : Aucune redevance commerciale n’est exigée pour l’utilisation académique de l’outil. Les chercheurs souhaitant reproduire intégralement la monographie ou les annexes dans des publications commerciales doivent solliciter l’autorisation formelle auprès du service des droits de l’American Psychological Association (APA Copyright Office).

12. Références / References

  • Cronbach, L. J., & Furby, L. (1970). How we should measure « change » – or should we? Psychological Bulletin, 74(1), 68–80. https://doi.org/10.1037/h0029382
  • Edwards, J. R. (1994). The study of congruence in organizational behavior research: Critique and a proposed alternative. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 58(1), 51–100. https://doi.org/10.1006/obhd.1994.1029
  • Edwards, J. R. (2001). Ten difference score myths. Organizational Research Methods, 4(3), 265–287. https://doi.org/10.1177/109442810143005
  • Festinger, L. (1957). A theory of cognitive dissonance. Stanford University Press.
  • Fleishman, E. A. (1953). The description of supervisory behavior. Journal of Applied Psychology, 37(1), 1–6. https://doi.org/10.1037/h0056314
  • Greer, F. L. (1961). Leader indulgence and group performance. Psychological Monographs: General and Applied, 75(12), 1–35. https://doi.org/10.1037/h0093809
  • Kahn, R. L., Wolfe, D. M., Quinn, R. P., Snoek, J. D., & Rosenthal, R. A. (1964). Organizational stress: Studies in role conflict and ambiguity. John Wiley & Sons.
  • Stogdill, R. M. (1963). Manual for the Leader Behavior Description Questionnaire – Form XII. Bureau of Business Research, Ohio State University.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels complets et verbatim de l’Indice de divergence de rôle tels qu’administrés aux groupes de combat d’infanterie sont soumis à la propriété intellectuelle de la publication originale de l’auteur et de l’éditeur scientifique d’origine (American Psychological Association / HumRRO, 1961).

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Structure et protocole d’administration des 13 items

Le questionnaire est structuré en deux phases successives évaluant 13 facettes opérationnelles et relationnelles du leadership de proximité. Les répondants évaluent d’abord l’archétype idéal, puis leur supérieur effectif sur les mêmes critères comportementaux.

Phase 1 : Évaluation du chef de groupe idéal (Ideal Squad Leader)

Consigne : « Indiquez comment un chef de groupe exemplaire DEVRAIT se comporter dans chacune des situations suivantes : »

  1. Comportement de tolérance envers les fautes mineures commises hors service
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  2. Niveau d’exigence dans l’application rigide des consignes d’inspection
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  3. Disponibilité pour écouter les difficultés personnelles exprimées par les membres de l’unité
    [Échelle : 1 = Aucun | 2 = Très peu | 3 = Modérément | 4 = Beaucoup | 5 = Énormément]
  4. Tendance à attribuer personnellement des sanctions sans avertissement préalable
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  5. Participation active aux tâches physiques pénibles aux côtés des subordonnés
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  6. Degré de précision apporté lors de l’explication des ordres opérationnels sur le terrain
    [Échelle : 1 = Aucun | 2 = Très peu | 3 = Modérément | 4 = Beaucoup | 5 = Énormément]
  7. Tendance à accorder des passe-droits ou des privilèges à certains membres de l’escouade
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  8. Maintien d’une posture de réserve et de distance d’autorité en toutes circonstances
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  9. Soutien accordé aux hommes face aux reproches émanant des échelons hiérarchiques supérieurs
    [Échelle : 1 = Aucun | 2 = Très peu | 3 = Modérément | 4 = Beaucoup | 5 = Énormément]
  10. Clarté et impartialité dans la répartition des corvées et des gardes
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  11. Démonstration de calme et de sang-froid en situation d’urgence ou de danger
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  12. Consultation des subordonnés expérimentés avant de finaliser une décision tactique
    [Échelle : 1 = Jamais | 2 = Rarement | 3 = Parfois | 4 = Souvent | 5 = Toujours]
  13. Reconnaissance explicite et félicitations pour le travail bien exécuté
    [Échelle : 1 = Aucun | 2 = Très peu | 3 = Modérément | 4 = Beaucoup | 5 = Énormément]

Phase 2 : Évaluation du chef de groupe réel (Actual Squad Leader)

Consigne : « Évaluez à présent dans quelle mesure votre PROPRE chef de groupe actuel manifeste effectivement chacun de ces 13 comportements au quotidien. »

(Les 13 mêmes énoncés sont administrés consécutivement avec les mêmes ancres d’échelle allant de 1 à 5. Le score de divergence correspond à la différence absolue item par item : |Phase 1 – Phase 2|).

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Looti, M. (2026, octobre 15). Indice de divergence de rôle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=indice-de-divergence-de-role
Looti, Mohammed. “Indice de divergence de rôle.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=indice-de-divergence-de-role.
Looti, Mohammed. “Indice de divergence de rôle.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=indice-de-divergence-de-role.