1. Résumé / Abstract
Le Guide d’entretien sur le vécu de la crise sanitaire de la COVID-19 (COVID-19 Health Crisis Experiences Interview Guide), élaboré par Ben Rejeb, Isaac et Januel (2023) au sein de l’Établissement Public de Santé Ville-Évrard, est un instrument d’évaluation qualitative conçu pour explorer en profondeur les représentations, les émotions et les réaménagements psychiques chez des patients hospitalisés en psychiatrie durant la phase aiguë de la première vague pandémique du SARS-CoV-2 (mars à juin 2020). Face à une situation sanitaire inédite marquée par l’irruption du virus au sein des unités de soins psychiatriques, cet outil a été formalisé sous la forme d’un canevas semi-directif comprenant huit items ouverts.
L’instrument s’articule autour d’axes thématiques clés destinés à capter l’hétérogénéité des expériences vécues : l’annonce du diagnostic infectieux chez les patients positifs, l’impact vicariant de l’infection chez les proches, le retentissement subjectif du confinement (qu’il soit hospitalier ou domiciliaire), la reconfiguration des habitudes de vie quotidiennes, l’identification de facteurs protecteurs ou ressources positives de bien-être, l’appréciation critique de la prise en charge médicale et soignante, la perception anxiogène du risque de transmission nosocomiale ou environnementale, et enfin l’anticipation psychique des processus de déconfinement partiel.
Administré initialement auprès de 12 patients hospitalisés (6 diagnostiqués COVID-19 positifs et 6 COVID-19 négatifs appariés), cet entretien présente une durée moyenne de passation de 30 minutes. D’un point de vue méthodologique, cet outil relève de l’évaluation qualitative clinique. Les propriétés psychométriques formelles issues de la théorie classique des tests (telles que le coefficient alpha de Cronbach ou l’analyse factorielle confirmatoire) ne lui sont pas directement applicables du fait de son statut d’outil qualitatif basé sur l’analyse thématique de contenu ; toutefois, il démontre une rigueur épistémologique élevée, une validité écologique remarquable et une congruence clinique majeure pour appréhender l’impact des crises sanitaires chez des populations souffrant de troubles psychiatriques sévères.
2. Mots-clés / Keywords
COVID-19, SARS-CoV-2, crise sanitaire, vécu psychologique, psychiatrie hospitalière, patients hospitalisés, troubles mentaux, entretien semi-directif, recherche qualitative, confinement, unité COVID, déconfinement, santé mentale, phénoménologie clinique.
3. Auteurs / Authors
Le guide d’entretien et les travaux de recherche associés ont été développés par une équipe pluridisciplinaire de cliniciens et de chercheurs en psychiatrie et psychologie clinique rattachés au secteur public hospitalier et universitaire en France :
- Hammadi Ben Rejeb : Psychiatre des hôpitaux, Pôle 93G03, Unité d’Hospitalisation Temps Plein, Établissement Public de Santé Ville-Évrard, Neuilly-sur-Marne, France.
- Clémence Isaac : Neuropsychologue et chercheuse clinicienne, Unité de Recherche Clinique (URC), Établissement Public de Santé Ville-Évrard, Neuilly-sur-Marne, France. Identifiant ORCID : 0000-0002-9229-0249.
- Dominique Januel : Professeur des Universités – Praticien Hospitalier, Chef de pôle, Université Sorbonne Paris Nord, Pôle 93G03 et Unité de Recherche Clinique, EPS Ville-Évrard, 202 avenue Jean-Jaurès, 93330 Neuilly-sur-Marne, France. Adresse électronique institutionnelle : [email protected].
4. Objectif / Purpose
Contexte d’émergence et justification clinique
L’irruption brutale de la pandémie de la COVID-19 au premier trimestre 2020 a constitué un traumatisme collectif majeur, amplifié de manière exponentielle au sein des institutions de santé mentale. Les populations souffrant de troubles psychiatriques graves (tels que la schizophrénie, les troubles du spectre bipolaire ou les dépressions caractérisées sévères) ont été rapidement identifiées comme particulièrement vulnérables aux plans épidémiologique, somatique et psychosocial. Outre un risque accru de formes sévères et de mortalité liée au coronavirus en raison de comorbidités physiques et d’une espérance de vie réduite, ces patients ont été confrontés à une perturbation drastique de leur milieu de soins habituel : suspension des visites des proches, interruption des activités thérapeutiques collectives, isolement physique en chambre, mise en place stricte de gestes barrières et réorganisation spatiale des services hospitaliers en unités dédiées COVID-19.
Dans ce contexte de crise sans précédent, l’objectif principal du Guide d’entretien sur le vécu de la crise sanitaire de la COVID-19 a été de documenter et de comprendre, de manière prospective et phénoménologique, le vécu subjectif des patients psychiatriques hospitalisés pendant cette première vague. Alors que la littérature psychiatrique mondiale s’orientait initialement vers des études épidémiologiques quantitatives macroscopiques ou l’évaluation de symptômes d’anxiété et de dépression à l’aide d’auto-questionnaires fermés standardisés, Ben Rejeb et ses collaborateurs ont identifié le besoin critique d’une modalité d’évaluation sensible à la singularité du discours des patients institutionnalisés.
Applications dans la recherche et la pratique hospitalière
Ce guide d’entretien répond à plusieurs finalités complémentaires :
- Exploration comparative des regards croisés : L’outil permet de confronter directement les représentations et les affects des patients ayant contracté le virus (COVID-19 positifs) au sein d’une unité dédiée avec ceux des patients non infectés (COVID-19 négatifs) pris en charge dans la même institution, mettant en lumière les points de convergence et de divergence quant à la perception du danger, de la stigmatisation et de la protection hospitalière.
- Adaptation des dispositifs de crise institutionnelle : L’évaluation fine du vécu subjectif fournit aux équipes soignantes un retour d’expérience précieux (RETEX) pour concevoir des protocoles d’isolement respectueux de la dignité, anticiper les décompensations délirantes ou anxieuses et ajuster la communication institutionnelle autour des mesures sanitaires.
- Détection des stratégies de résilience : Loin de se focaliser uniquement sur la pathologie et la détresse, le guide intègre explicitement l’investigation des ressources positives mobilisées par les usagers, offrant des pistes pragmatiques pour renforcer l’empowerment et les mécanismes d’adaptation (coping) en milieu psychiatrique fermé.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par cet instrument est le vécu phénoménologique de crise sanitaire en milieu psychiatrique. Ce méta-construit multidimensionnel ne se réduit pas à une simple symptomatologie anxio-dépressive, mais appréhende la manière dont un individu en souffrance psychique perçoit, métabolise et attribue du sens à un événement perturbateur planétaire qui envahit simultanément son corps, son espace institutionnel et son environnement sociétal.
Dimensions thématiques explorées par l’outil
Le guide opérationnalise huit dimensions ou thématiques interconnectées :
- 1. Réaction émotionnelle à la séropositivité virale (Annonce diagnostique) : Cette dimension sonde les mécanismes de défense immédiats (sidération, déni, angoisse de mort, indifférence apparente ou soulagement relatif) déclenchés par l’annonce d’une contamination personnelle au SARS-CoV-2. Chez les patients psychiatriques, elle permet d’observer comment la menace biologique s’intègre ou non dans une thématique délirante préexistante (par exemple, thèmes de persécution, d’empoisonnement ou de culpabilité).
- 2. Retentissement familial et anxiété vicariante : Cette facette évalue la perméabilité affective des patients face au risque pesant sur leur entourage intime. Elle explore le sentiment d’impuissance induit par l’éloignement physique, la préoccupation pour les proches vulnérables et la culpabilité éventuelle d’être un vecteur de transmission.
- 3. Expérience subjective du confinement spatial : Que le confinement ait été expérimenté à l’hôpital, à domicile ou au travail, cette dimension explore l’altération du rapport à l’espace, la privation de liberté de circulation, et la rupture des interactions physiques. Elle interroge la capacité du patient à tolérer l’enfermement dans l’enfermement (le confinement sanitaire au sein de l’hospitalisation psychiatrique).
- 4. Répercussions fonctionnelles globales : Cette composante s’attache à mesurer la désorganisation des rythmes circadiens, l’interruption des routines quotidiennes, l’arrêt des activités professionnelles ou occupationnelles et la perturbation des liens sociaux extérieurs.
- 5. Identification des facteurs de bien-être et ressources adaptatives : Axée sur la psychologie positive et la résilience, cette dimension identifie les mécanismes de protection mobilisés : maintien de rituels structurants, sentiment de sécurité procuré par l’enceinte hospitalière, relations d’entraide entre pairs, ou encore accès à des supports distanciels et artistiques.
- 6. Perception critique de l’alliance et des soins institutionnels : Cette dimension recueille le sentiment des usagers quant à l’adéquation des soins reçus, la disponibilité du personnel soignant masqué, et la clarté des informations médicales transmises dans un climat d’incertitude généralisée.
- 7. Anxiété de contamination et hypochondrie environnementale : Cette facette analyse la peur intrinsèque de contracter le virus, en différenciant la menace perçue dans l’espace public extérieur (souvent fantasmé comme toxique ou chaotique) de celle vécue dans l’environnement hospitalier clos.
- 8. Anticipation psychique du déconfinement et angoisse de transition : La dernière dimension capture les affects suscités par la perspective de la réouverture sociétale. Elle met en lumière ce que la littérature a qualifié de « syndrome de la cabane », où le déconfinement partiel est appréhendé non pas comme une délivrance, mais comme une source majeure de vertige et d’insécurité.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le Guide d’entretien sur le vécu de la crise sanitaire s’enracine à la croisée de plusieurs paradigmes fondamentaux de la psychologie et de la psychiatrie contemporaines :
1. La psychopathologie phénoménologique
Inspirée par les travaux de théoriciens classiques de la psychopathologie phénoménologique tels que Ludwig Binswanger, Eugène Minkowski et Arthur Tatossian, cette approche s’intéresse à l’expérience vécue telle qu’elle se donne immédiatement à la conscience du sujet (la Lebenswelt ou « monde vécu »). Dans le cas d’une crise sanitaire, il ne s’agit pas simplement de quantifier des symptômes à l’aide d’une échelle ordinale, mais de comprendre comment le temps vécu (l’attente du virus, la monotonie du confinement), l’espace vécu (la chambre d’hôpital isolée) et le corps propre (la menace infectieuse invisible) sont remaniés par la maladie mentale et l’expérience pandémique.
2. Le modèle transactionnel du stress et du coping
L’instrument mobilise explicitement le cadre conceptuel développé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon cette perspective, le stress n’est pas un stimulus objectif mais une transaction entre la personne et son environnement, médiée par deux processus d’évaluation cognitive :
- L’évaluation primaire (primary appraisal) : Le patient évalue la situation pandémique comme une menace, une perte ou un défi (reflétée dans les items sur l’annonce du diagnostic, le risque perçu de contamination et les répercussions sur la vie).
- L’évaluation secondaire (secondary appraisal) : L’individu évalue ses propres ressources matérielles, institutionnelles et psychiques pour faire face à la crise (sondée à travers les items portant sur le bien-être, les prises en charge et l’adaptation au déconfinement).
3. La théorie de l’institution totale et la sociologie psychiatrique
L’assise conceptuelle de l’outil emprunte également aux réflexions d’Erving Goffman sur les institutions totales. Dans un hôpital psychiatrique, où les frontières entre sphère privée, loisirs et traitement sont abolies, l’application d’un confinement sanitaire engendre un double confinement institutionnel. Le guide interroge précisément cette dynamique d’enfermement superposé, permettant de vérifier si l’hôpital a agi comme une enceinte anxiogène ou au contraire comme un « refuge protecteur » face à l’angoisse d’un monde extérieur perçu comme délétère.
7. Validité / Validity
En tant qu’outil d’investigation qualitative semi-directif, l’évaluation de la validité de ce guide d’entretien ne relève pas des calculs corrélationnels conventionnels de la psychométrie quantitative (tels que les coefficients de Pearson pour la validité convergente ou les analyses de courbes ROC pour la validité discriminante), mais obéit aux critères méthodologiques rigoureux de la recherche qualitative en santé (Lincoln & Guba, 1985 ; Yardley, 2000).
Validité de contenu et validité d’apparence (Face Validity)
La validité de contenu du guide a été assurée dès sa phase de conception par un panel d’experts cliniciens (psychiatres de secteur, psychologues spécialisés en recherche clinique et cadres soignants) de l’EPS Ville-Évrard. Les questions ont été formulées de manière à couvrir exhaustivement les registres émotionnels, comportementaux et relationnels directement affectés par les décrets gouvernementaux d’état d’urgence sanitaire et les protocoles hospitaliers d’isolement. La validité d’apparence a été confirmée lors des premiers entretiens pilotes, les énoncés s’avérant parfaitement intelligibles, non stigmatisants et adaptés aux capacités attentionnelles de patients souffrant de décompensations aiguës ou de pathologies chroniques stabilisées.
Validité écologique et authenticité
L’instrument démontre une excellente validité écologique du fait qu’il a été administré in situ, au cœur même de la crise sanitaire (première vague printanière de 2020), au lit du malade ou dans les salles d’entretien des unités COVID et non-COVID. Cette administration en situation réelle a permis de recueillir un matériel discursif exempt des biais de reconstruction rétrospective inhérents aux études menées à distance temporelle des événements traumatiques.
Transférabilité et critères de rigueur qualitative
Pour assurer la crédibilité (credibility) et la confirmabilité (confirmability) des analyses issues du guide, Ben Rejeb, Isaac et Januel (2023) ont appliqué les standards d’analyse thématique de contenu. Bien qu’aucune métrique quantitative formelle ne soit disponible dans la publication princeps (l’absence de corrélations numériques étant la norme dans ce format d’étude initiale de 12 sujets), la cohérence interne du matériel qualitatif a été garantie par une démarche de triangulation des chercheurs, où le codage des entretiens a été discuté collégialement pour prévenir les biais d’interprétation subjective.
8. Fidélité / Reliability
Dans le domaine des échelles psychométriques quantitatives, la fidélité s’exprime typiquement par des coefficients de cohérence interne (comme le coefficient alpha de Cronbach ou le coefficient oméga de McDonald) et par la stabilité temporelle calculée par test-retest. Pour le présent guide d’entretien qualitatif, ces métriques numériques ne sont pas applicables (« No data is available » selon les nomenclatures psychométriques d’inventaires d’instruments).
Fidélité qualitative et fiabilité procédurale
Dans le paradigme qualitatif, la notion de fidélité se traduit par la fiabilité procédurale (dependability) et la standardisation du mode d’administration :
- Standardisation du canevas d’entretien : L’ordre et la formulation exacte des huit questions ont été rigoureusement maintenus pour l’ensemble des 12 participants (en adaptant uniquement la question 1 selon le statut infectieux avéré du patient), garantissant ainsi que chaque répondant était exposé au même cadre d’exploration psychologique.
- Régulation de la neutralité bienveillante : L’administration par des cliniciens formés a permis de minimiser les biais de désirabilité sociale tout en offrant des relances standardisées lorsque le patient présentait un ralentissement psychomoteur ou un appauvrissement du discours typique des troubles schizophréniques ou dépressifs.
- Consistance de la durée d’administration : Les entrevues ont affiché une durée remarquablement homogène, d’une moyenne d’environ 30 minutes par participant, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante de l’attention et de l’engagement des patients hospitalisés face au questionnaire.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
En conformité avec les données méthodologiques du test, aucune analyse factorielle (exploratoire ou confirmatoire) n’a été réalisée (« No data is available »). Cette absence de réduction dimensionnelle mathématique est structurellement justifiée par la nature même de l’instrument :
Pourquoi l’analyse factorielle est-elle méthodologiquement inapplicable ?
- Format des données : L’analyse factorielle classique requiert des variables quantitatives continues ou ordinales (échelles de type Likert à 4, 5 ou 7 points). Le présent guide ne recueille aucune note numérique, mais exclusivement du discours verbal libre (réponses ouvertes), nécessitant des méthodes linguistiques et thématiques d’analyse textuelle et non des matrices de covariance ou de corrélation.
- Taille de l’échantillon : Les recommandations statistiques pour une analyse factorielle exploratoire (AFE) préconisent des ratios minimaux de 5 à 10 participants par item, avec un échantillon plancher d’au moins 100 à 300 individus. L’étude pilote princeps portant sur un échantillon ciblé de 12 patients psychiatriques hospitalisés, tout modèle statistique à variables latentes aurait été dénué de toute validité mathématique.
Structure thématique émergente
En lieu et place de composantes factorielles mathématiques, le canevas d’entretien s’articule autour de trois méta-thèmes qualitatifs transversaux mis en évidence par les auteurs dans leur publication :
- L’impact émotionnel et narcissique direct : Intégrant la confrontation à sa propre finitude ou celle de ses pairs lors de l’annonce du diagnostic et l’angoisse de contamination intrahospitalière (Items 1, 2 et 7).
- L’adaptation fonctionnelle et les ressources d’ajustement : Regroupant les réaménagements matériels du quotidien, les ruptures de rythme et la redécouverte d’activités apaisantes au cours de l’isolement (Items 3, 4 et 5).
- Le rapport à l’institution et l’anticipation sociétale : Liant la confiance éprouvée envers le dispositif soignant psychiatrique protecteur et les inquiétudes suscitées par la confrontation future à la vie extérieure déconfinée (Items 6 et 8).
10. Instrument de mesure / Instrument
Caractéristiques formelles de l’instrument
- Nom complet : Guide d’entretien sur le vécu de la crise sanitaire de la COVID-19 (COVID-19 Health Crisis Experiences Interview Guide).
- Type de test : Instrument d’évaluation qualitative original ; guide d’entretien de recherche clinique semi-directif.
- Format de réponse : Réponses ouvertes verbales (open-ended questions), enregistrées ou notées par retranscription intégrale (verbatim), soumises ultérieurement à un codage thématique manuel ou assisté par logiciel (analyse de contenu).
- Nombre d’items : 8 questions formulées directement au participant, avec consignes conditionnelles (notamment pour l’item 1 réservé aux patients testés positifs au coronavirus).
- Durée de passation : Environ 30 minutes par entretien (administration et passation complète).
- Mode d’administration : Hétéro-évaluation clinique individuelle en face-à-face, menée par un professionnel de santé mentale (psychiatre, psychologue ou chercheur clinicien).
- Population cible : Adultes (18 ans et plus), hommes et femmes, hospitalisés à temps plein en psychiatrie durant un contexte pandémique, qu’ils soient infectés ou non par le virus.
- Langue d’origine : Français.
- Cotation / Scoring : Pas de score quantitatif total ou par sous-échelle. L’évaluation repose sur une analyse thématique catégorielle (identification des récurrences verbales, classification sémantique des affects exprimés et repérage des défenses psychiques).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication officielle : 2023 (étude menée en 2020 au pic de la première vague pandémique).
- Permissions d’utilisation : L’outil est mis à disposition libre de droits pour la recherche académique, l’enseignement universitaire et la pratique clinique non lucrative. L’utilisation doit impérativement s’accompagner de la citation adéquate des auteurs originaux (Ben Rejeb et al., 2023).
- Usage commercial : Non autorisé sans accord explicite écrit préalable des détenteurs des droits moraux et institutionnels.
- Tarifs / Frais de licence : Gratuit (aucun coût d’acquisition ou de licence requis pour les chercheurs et praticiens).
- Correspondance et contacts : Toute demande d’information supplémentaire ou de collaboration sur ce protocole d’entretien peut être adressée par voie électronique au Pr Dominique Januel : [email protected] (Pôle 93G03 et Unité de Recherche Clinique, EPS Ville-Évrard, 202 avenue Jean-Jaurès, 93330 Neuilly-sur-Marne, France).
12. Références / References
- Ben Rejeb, H., Isaac, C., & Januel, D. (2023). Regards croisés de patients psychiatriques COVID positifs ou négatifs sur leur vécu de la crise sanitaire au sein d’une unité COVID lors de la première vague. Annales Médico-Psychologiques, revue psychiatrique, 181(7), 635–640. https://doi.org/10.1016/j.amp.2022.01.005
- Braun, V., & Clarke, V. (2006). Using thematic analysis in psychology. Qualitative Research in Psychology, 3(2), 77–101. https://doi.org/10.1191/1478088706qp063oa
- Goffman, E. (1961). Asylums: Essays on the social situation of mental patients and other inmates. Anchor Books.
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Lincoln, Y. S., & Guba, E. G. (1985). Naturalistic inquiry. SAGE Publications.
- Yardley, L. (2000). Dilemmas in qualitative health research. Psychology and Health, 15(2), 215–228. https://doi.org/10.1080/08870440008400302
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
- Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris que vous aviez le Coronavirus ? (Si COVID-19+)
- Avez-vous un membre de votre famille proche qui a contracté le virus ? Si oui, comment l’avez-vous vécu au sein de votre famille ?
- Comment avez-vous vécu le confinement ? (À la maison, à l’hôpital ou au travail)
- Quelles sont les répercussions de la crise sanitaire sur votre vie ? (Habitudes de vie, travail…)
- Qu’est-ce qui a eu un impact positif sur votre bien-être ou votre santé durant le confinement ?
- Que pensez-vous de la prise en charge des patients durant cette crise sanitaire ?
- Quel a été votre ressenti vis-à-vis du risque de contamination ? (À l’extérieur en général, à l’hôpital)
- Que pensez-vous des mesures du déconfinement partiel et comment le vivez-vous ?