Formes parallèles de l’échelle d’attitude envers la prévention du VIH pour adolescents

Découvrez les formes parallèles de l’échelle d’attitude envers la prévention du VIH pour adolescents (Torabi & Yarber, 1992), un instrument psychométrique tripartite validé pour l’évaluation pré-test/post-test.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Les Alternate Forms of HIV Prevention Attitude Scales for Teenagers (Formes parallèles de l’échelle d’attitude envers la prévention du VIH pour adolescents), développées par Mohammad R. Torabi et William L. Yarber en 1992 à l’Université de l’Indiana, constituent un instrument psychométrique de référence conçu pour mesurer de manière rigoureuse les attitudes des adolescents relatives à la prévention du virus de l’immunodéficience humaine et du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA). L’instrument se compose de deux formulaires équivalents et interchangeables (Formulaire A et Formulaire B), comprenant chacun 15 items évalués sur une échelle de Likert à 5 points allant de « Fortement d’accord » à « Fortement en désaccord ». Cette configuration parallèle a été spécifiquement conçue pour contourner les biais de mémorisation et d’apprentissage inhérents aux devis quasi expérimentaux de type pré-test/post-test dans le cadre de l’évaluation des programmes scolaires d’éducation à la santé sexuelle.

Fondée sur le modèle tripartite classique de l’attitude intégrant les composantes cognitive (croyances), affective (sentiments) et conative (intentions comportementales), l’échelle évalue à la fois la perception de l’usage du préservatif, les interactions sociales avec les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), le recours au dépistage sérologique, ainsi que la réduction des risques liés aux substances injectables. Les propriétés psychométriques établies sur un échantillon représentatif de 600 élèves du secondaire démontrent une fidélité inter-formes robuste (r = 0,82), une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach de 0,78 (Formulaire A) et 0,77 (Formulaire B), ainsi qu’une fidélité par la méthode du partage (split-half) de 0,76 et 0,69 respectivement. La validité de contenu a été corroborée par un panel d’experts et une analyse factorielle confirmant l’équivalence structurelle des deux versions.

2. Mots-clés / Keywords

Prévention du VIH, attitudes des adolescents, échelles parallèles, éducation à la santé sexuelle, modèle tripartite de l’attitude, psychométrie, évaluation pré-test post-test, comportement sexuel à risque, usage du préservatif, stigmatisation du SIDA.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par deux chercheurs de premier plan dans le domaine de la santé publique et de la sexologie à l’Université de l’Indiana (Bloomington, États-Unis) :

  • Mohammad R. Torabi, Ph.D., MPH, CHES : Professeur émérite du département de santé publique appliquée (Department of Applied Health Science), School of Public Health, Indiana University Bloomington. Spécialiste renommé de la méthodologie d’évaluation et de la psychométrie appliquée aux comportements de santé chez les jeunes.
  • William L. Yarber, H.S.D., MS : Professeur titulaire (Provost Professor) au département de santé publique appliquée, directeur principal de recherche au Kinsey Institute for Research in Sex, Gender, and Reproduction, et codirecteur du Rural Center for AIDS/STD Prevention (RCAP) à l’Université de l’Indiana. Auteur de nombreuses publications majeures en éducation à la prévention des infections transmissibles sexuellement (IST). Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

La mise au point des Alternate Forms of HIV Prevention Attitude Scales for Teenagers répond à une lacune méthodologique critique identifiée au début des années 1990 dans le domaine de l’évaluation des interventions éducatives de santé publique. À cette époque, de nombreuses institutions d’autorité sanitaire, telles que le National Research Council (Coyle, Boruch, & Turner, 1989), ont souligné que l’absence d’outils de mesure fiables, sensibles et standardisés empêchait de déterminer avec exactitude l’efficacité réelle des cursus scolaires dédiés à la prévention du VIH/SIDA. Si l’acquisition de connaissances factuelles et les indicateurs épidémiologiques de prévalence étaient fréquemment documentés, la dynamique attitudinale — médiateur central du changement de comportement — restait mal mesurée en milieu scolaire.

L’objectif fondamental de Torabi et Yarber était d’élaborer un instrument de mesure quantitatif capable de sonder les dispositions psychologiques des adolescents vis-à-vis des conduites préventives, tout en éliminant les biais de réactivité aux tests répétés. Dans les plans d’évaluation expérimentaux ou quasi expérimentaux comportant une mesure avant intervention (pré-test) et après intervention (post-test), l’administration répétée d’un même questionnaire expose les chercheurs à des effets de pratique, de remémoration, de sensibilisation aux items et de lassitude chez les répondants. En fournissant deux formes rigoureusement parallèles (Form A et Form B), dont les fonctions d’information au sens psychométrique sont équivalentes, les auteurs ont permis aux évaluateurs d’administrer une forme différente au temps 1 et au temps 2, isolant ainsi le véritable impact pédagogique du programme éducatif.

Sur le plan pratique et clinique, ces échelles permettent :

  • L’évaluation initiale des besoins éducatifs (needs assessment) au sein des établissements secondaires et des structures d’accueil de la jeunesse.
  • La détection de groupes d’adolescents manifestant des attitudes hautement défavorables ou empreintes de préjugés moraux à l’égard des PVVIH.
  • Le monitorage des variations attitudinales consécutives à des campagnes de sensibilisation ou des ateliers participatifs d’éducation sexuelle.
  • La recherche fondamentale sur les prédicteurs psychologiques des comportements sexuels protégés et des conduites addictives par injection intraveineuse.

5. Construit psychologique / Construct

L’attitude envers la prévention du VIH est opérationnalisée dans cet instrument non comme une simple opinion unidimensionnelle, mais comme une disposition psychologique complexe et multidimensionnelle. S’appuyant sur les travaux fondateurs de la psychologie sociale contemporaine (notamment Ostrom, 1969; Kothandapani, 1971; Ajzen & Fishbein, 1980), Torabi et Yarber ont structuré l’instrument autour d’une matrice conceptuelle croisant des dimensions comportementales spécifiques de santé et les trois composantes fondamentales de l’attitude :

1. La composante cognitive (Croyances et connaissances perçues)

Cette dimension renvoie aux croyances, aux représentations rationnelles ou irrationnelles et aux attributions de causalité formulées par l’adolescent concernant le VIH, ses modes de transmission et son statut moral. Elle évalue le degré d’adhésion à des mythes stigmatisants ou, à l’inverse, à des faits biomédicaux validés. Par exemple, la croyance que l’infection à VIH constitue « une punition pour un comportement immoral » (Item 2 du Form A et du Form B) reflète une charge cognitive moralisatrice, tandis que la conviction que « le partage des seringues pour drogues IV n’a rien à voir avec le VIH » (Item 9 du Form A) traduit un déni ou un déficit de connaissances scientifiques fondamentales influençant négativement l’attitude préventive.

2. La composante affective (Émotions et ressentis)

La composante affective englobe les réactions émotionnelles, les sentiments d’inconfort, de gêne, d’empathie ou de rejet éprouvés par l’adolescent face à la maladie, aux mesures de prévention et aux personnes séropositives. L’échelle mesure notamment l’anxiété ou le malaise social suscité par la proximité physique avec une PVVIH (« Je me sentirais très mal à l’aise d’être près d’une personne atteinte du VIH », Item 1 du Form A ; « Je serrerais la main d’une personne séropositive », Item 11 du Form B). Elle quantifie également la charge affective négative associée aux négociations préventives, telle que la peur du ridicule ou l’embarras lié à la réalisation d’un test sérologique (« Il serait embarrassant de faire le test d’anticorps du VIH », Item 5 du Form B) ou le sentiment d’offense lors de l’exigence du préservatif (« Si j’avais des rapports sexuels, ce serait insultant que mon partenaire insiste pour que nous utilisions un préservatif », Item 3 du Form A).

3. La composante conative (Intentions comportementales et dispositions à l’action)

Cette dimension examine la préparation psychologique de l’adolescent à adopter des mesures prophylactiques concrètes et des postures relationnelles proactives. Les formulations conatives captent l’engagement délibéré envers la protection de soi et d’autrui : l’intention d’instaurer un dialogue préventif explicite (« J’ai l’intention de parler de la prévention du VIH avec un partenaire si nous devions avoir des rapports sexuels », Item 13 du Form A), la décision d’employer systématiquement le préservatif en contexte d’incertitude (« J’utiliserai des préservatifs lors de rapports sexuels si je ne suis pas certain que mon partenaire a le VIH », Item 15 du Form A), ou encore le refus catégorique du partage de matériel d’injection (« Si j’utilisais des drogues IV, je ne partagerais pas les seringues », Item 14 du Form B).

L’intégration équilibrée de ces trois composantes permet d’obtenir un score global reflétant fidèlement le positionnement attitudinal global de l’individu, allant d’une attitude défavorable, fataliste ou stigmatisante (scores bas) à une attitude hautement positive, proactive et favorable à la prophylaxie (scores élevés).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture méthodologique et conceptuelle des échelles de Torabi et Yarber s’inscrit au carrefour de la psychologie sociale des attitudes et des modèles sociocognitifs de la santé. Le cadre structurant fondamental est le modèle tripartite de l’attitude (ABC model: Affect, Behavior, Cognition), articulé par Ostrom (1969) et consolidé par Icek Ajzen et Martin Fishbein (1980) au sein de la théorie de l’action raisonnée (Theory of Reasoned Action) et de ses prolongements dans la théorie du comportement planifié.

Selon cette perspective, l’attitude n’est pas un construit monolithique, mais un système interactif composé de trois sous-systèmes synchrones :

  1. L’affect, qui module l’évaluation émotionnelle favorable ou défavorable envers l’objet psychologique (l’infection par le VIH et ses vecteurs de prévention) ;
  2. La cognition, qui rassemble le réseau de postulats factuels et normatifs détenus par le sujet ;
  3. La conation, qui canalise la tendance motrice orientant les choix comportementaux effectifs.

Avant d’adapter ce paradigme à la prévention du VIH, Torabi et ses collaborateurs l’avaient préalablement appliqué avec succès dans l’élaboration d’échelles de mesure standardisées portant sur l’attitude envers l’alcoolisme chez les adolescents (Torabi & Veenker, 1986), la prévention du cancer chez les étudiants universitaires (Torabi & Seffrin, 1986) et les maladies sexuellement transmissibles (Yarber, Torabi, & Veenker, 1989). Ces travaux antérieurs avaient démontré que les échelles fondées sur une table de spécifications croisant le modèle tripartite avec des cibles sanitaires précises présentaient une validité prédictive et discriminante supérieure aux outils unidimensionnels traditionnels.

Sur le plan psychométrique formel, le développement des formes parallèles s’est adossé aux principes de la théorie classique des tests (TCT) ainsi qu’aux théories de la comparabilité des épreuves issues des modèles de réponse à l’item (TRI), formalisées notamment par Timminga (1990). L’objectif était de construire deux jeux d’items dont les courbes caractéristiques et les fonctions d’information associées s’avéraient quasi indiscernables, assurant une stricte interchangeabilité empirique.

7. Validité / Validity

Le protocole de validation des formes parallèles a fait l’objet d’une rigoureuse démarche en plusieurs étapes documentée par Torabi et Yarber (1992) :

Validité de contenu (Content Validity)

La validité de contenu a été garantie dès l’initialisation de la recherche par l’établissement d’une table de spécifications multidimensionnelle combinant la théorie tripartite de l’attitude et les thématiques cliniques du VIH (transmission sexuelle, transmission sanguine, dépistage, intégration sociale des personnes atteintes). Un pool initial de 50 items de type Likert a été soumis à l’évaluation d’un jury d’experts composé de spécialistes de la santé publique, de psychométriciens et d’éducateurs en santé sexuelle. Ce panel a examiné minutieusement chaque proposition quant à sa clarté syntaxique, sa pertinence développementale pour des adolescents et son alignement avec les construits ciblés. Les retours qualitatifs et quantitatifs des experts ont permis d’épurer l’instrument préliminaire avant sa première mise à l’épreuve empirique.

Étude pilote et sélection des items

L’échelle préliminaire révisée a été administrée à un premier échantillon de 210 élèves du secondaire (high school) de la région du Midwest américain. Une analyse détaillée des items a été conduite : calcul des indices de difficulté (distribution des réponses), corrélations point-bisériales item-total et coefficients de discrimination. Seuls les 30 items présentant un pouvoir de discrimination maximal et une distribution équilibrée ont été retenus, puis scindés en deux formulaires de 15 items chacun (Form A et Form B) appariés en fonction de leurs propriétés statistiques et de leurs contenus thématiques.

Validité de construit et comparabilité des formes

Les deux formulaires finaux ont été administrés simultanément à un large échantillon de validation de 600 élèves du secondaire représentatifs du milieu scolaire du Midwest. Les corrélations entre chaque item et le score total de l’échelle respective se sont révélées positives, statistiquement significatives (p < 0,001) et d’amplitudes comparables entre les deux formes. De plus, les données normatives ont mis en évidence une égalité remarquable des moyennes et des écarts-types, confirmant la comparabilité métrique :

  • Les scores totaux moyens et leurs variances ne présentaient aucune différence statistiquement significative entre le Formulaire A et le Formulaire B.
  • Les analyses factorielles conduites indépendamment sur chaque formulaire ont révélé des structures factorielles homologues, soutenant l’équivalence de construit et l’invariance de mesure.

Limites relatives à la validité de critère

Les auteurs ont explicitement consigné une limite méthodologique relative à la validité liée au critère (validité concourante et prédictive par rapport aux comportements réels). En raison des contraintes déontologiques, légales et administratives majeures interdisant de sonder les comportements sexuels effectifs ou l’usage illicite de drogues injectables chez des mineurs dans le contexte scolaire de l’époque, les corrélations directes avec des pratiques déclarées ou des biomarqueurs n’ont pu être obtenues. Par ailleurs, la validation ayant été effectuée auprès d’une population scolaire majoritairement blanche et scolarisée du Midwest, la validité transculturelle et l’applicabilité aux adolescents marginalisés ou non scolarisés requièrent des adaptations prudentes.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été évaluée sous plusieurs angles complémentaires, démontrant des propriétés psychométriques solides pour une échelle brève de 15 items :

Fidélité des formes parallèles (Alternate-Forms Reliability)

Le coefficient de fidélité équivalente mesuré par la corrélation croisée entre le score total du Formulaire A et le score total du Formulaire B, administrés conjointement au groupe de 600 adolescents, a atteint r = 0,82. Cette corrélation élevée confirme que les deux formulaires mesurent bien le même construit latent avec un niveau de concordance empirique tout à fait conforme aux standards psychométriques pour les tests parallèles.

Cohérence interne (Internal Consistency)

La consistance interne de chaque forme a été déterminée par le calcul du coefficient alpha de Cronbach :

  • Formulaire A : α = 0,78
  • Formulaire B : α = 0,77

Ces valeurs, très proches l’une de l’autre, indiquent une homogénéité interne satisfaisante, particulièrement adaptée à des instruments composites intégrant délibérément les trois facettes attitudinales (cognition, affect, conation).

Fidélité par division (Split-Half Reliability)

La fidélité de moitié a été calculée selon la méthode du partage pair-impair corrigée par la formule de Spearman-Brown :

  • Formulaire A : rsplit-half = 0,76
  • Formulaire B : rsplit-half = 0,69

L’ensemble de ces indices chiffrés démontre une stabilité et une précision métrique suffisantes pour autoriser l’usage individuel et collectif de l’une ou l’autre version sans altération sensible de l’erreur standard de mesure (SEM).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Afin d’examiner la structure interne des deux versions et de vérifier empiriquement leur踟équivalence factorielle, les réponses des 600 élèves ont été soumises à des analyses factorielles exploratoires distinctes pour le Formulaire A et le Formulaire B.

Les extractions factorielles ont mis en évidence que, conformément aux prémisses théoriques du modèle tripartite, les items se regroupent de façon cohérente autour de facteurs latents reflétant les composantes cognitives, affectives et conatives appliquées aux différentes modalités préventives. Plus précisément :

  • Facteur 1 : Acceptation sociale et soutien bienveillant envers les personnes vivant avec le VIH (Composante affective / conative). Ce facteur regroupe les items portant sur le sentiment de confort ou d’inconfort en présence d’une personne séropositive, la volonté de soutenir un camarade malade et l’absence de rejet stigmatisant (ex. Form A, items 1, 6, 11 ; Form B, items 1, 11). Les saturations factorielles pour ces items s’échelonnent typiquement entre 0,55 et 0,78.
  • Facteur 2 : Auto-efficacité et intention d’usage du préservatif et communication préventive (Composante conative / affective). Ce facteur sature fortement sur les items mesurant l’adhésion proactive au port du préservatif, l’insistance face au partenaire et l’intention de communiquer avant tout acte sexuel (ex. Form A, items 3, 8, 12, 13, 15 ; Form B, items 3, 7, 12, 13). Les saturations oscillent majoritairement entre 0,50 et 0,74.
  • Facteur 3 : Croyances normatives, éducation et refus des conduites d’injection (Composante cognitive). Cette dimension regroupe les opinions relatives à l’utilité des cours de prévention à l’école, les jugements moraux d’imputabilité de la maladie et la perception de la dangerosité du partage de seringues (ex. Form A, items 2, 9, 10, 14 ; Form B, items 2, 6, 8, 9, 14). Les saturations observées s’établissent entre 0,45 et 0,70.

L’aspect le plus saillant des analyses factorielles réside dans la remarquable comparabilité des patrons de saturation et des variances expliquées entre le Formulaire A et le Formulaire B. Cette concordance structurale atteste que les deux formulaires capturent les mêmes dimensions psychologiques sous-jacentes avec une pondération équilibrée, confirmant ainsi l’équivalence métrique indispensable à une utilisation rigoureuse en pré-test et post-test.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques matérielles et techniques de passation de l’instrument se déclinent comme suit :

  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapport).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire informatisé / en ligne. Les participants noircissent une feuille de réponses optique ou sélectionnent l’option correspondante à l’écran.
  • Nombre total d’items : 15 items par formulaire (Form A et Form B), soit 30 items originaux standardisés au total.
  • Temps de passation : Environ 8 à 10 minutes par formulaire, rendant l’outil particulièrement pratique et peu chronophage en milieu de classe.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert à 5 échelons :
    A = Strongly agree (Fortement d’accord)
    B = Agree (D’accord)
    C = Undecided (Indécis / Sans avis)
    D = Disagree (En désaccord)
    E = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
  • Consignes de cotation (Scoring) : Les scores totaux possibles varient de 15 à 75 points. Un score élevé reflète une attitude plus favorable, éclairée et constructive envers la prévention du VIH et les personnes touchées.
    • Cotation du Formulaire A :
      • Items orientés positivement (Items 7, 8, 11, 13, 15) : Strongly agree = 5 points, Agree = 4, Undecided = 3, Disagree = 2, Strongly disagree = 1.
      • Items inversés orientés négativement (Items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 9, 10, 12, 14*) : Strongly agree = 1 point, Agree = 2, Undecided = 3, Disagree = 4, Strongly disagree = 5.
    • Cotation du Formulaire B :
      • Items orientés positivement (Items 1, 3, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15) : Strongly agree = 5 points, Agree = 4, Undecided = 3, Disagree = 2, Strongly disagree = 1.
      • Items inversés orientés négativement (Items 2, 4, 5, 6, 7) : Strongly agree = 1 point, Agree = 2, Undecided = 3, Disagree = 4, Strongly disagree = 5.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 1992.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits d’auteur de l’article princeps appartiennent à Guilford Publications Inc. et aux auteurs (Mohammad R. Torabi et William L. Yarber). L’article a paru dans la revue AIDS Education and Prevention.
  • Tarification : L’instrument est libre de droits d’utilisation pour des finalités exclusives de recherche académique, d’enseignement et d’évaluation pédagogique sans but lucratif. Aucun coût de licence n’est exigé pour l’administration de l’échelle par des éducateurs ou des chercheurs.
  • Modalités d’autorisation : Les auteurs encouragent la reproduction et l’administration des échelles sous réserve de citer explicitement la publication princeps de 1992 dans tout rapport, thèse ou publication scientifique résultant de leur emploi. Les demandes formelles d’autorisation ou de contact institutionnel peuvent être adressées au Dr William L. Yarber ([email protected]), Indiana University.

12. Références / References

  • Ajzen, I., & Fishbein, M. (1980). Understanding attitudes and predicting social behavior. Prentice-Hall.
  • Coyle, S. L., Boruch, R. F., & Turner, C. F. (Eds.). (1989). Evaluating AIDS prevention programs. National Academy Press. https://doi.org/10.17226/1472
  • Kothandapani, V. (1971). A psychological approach to the prediction of contraceptive behavior. Carolina Population Center, University of North Carolina.
  • Ostrom, T. M. (1969). The relationship between the affective, behavioral, and cognitive components of attitude. Journal of Experimental Social Psychology, 5(1), 12–30. https://doi.org/10.1016/0022-1031(69)90003-1
  • Timminga, E. B. (1990). The construction of parallel tests from IRT-based item banks. Journal of Educational Statistics, 15(2), 129–145. https://doi.org/10.3102/10769986015002129
  • Torabi, M. R., & Seffrin, J. R. (1986). A three component cancer attitude scale. Journal of School Health, 56(5), 170–174. https://doi.org/10.1111/j.1746-1561.1986.tb05724.x
  • Torabi, M. R., & Veenker, C. H. (1986). An alcohol attitude scale for teenagers. Journal of School Health, 56(3), 96–100. https://doi.org/10.1111/j.1746-1561.1986.tb01183.x
  • Torabi, M. R., & Yarber, W. L. (1992). Alternate forms of the HIV prevention attitude scales for teenagers. AIDS Education and Prevention, 4(2), 172–182.
  • Yarber, W. L., Torabi, M. R., & Veenker, C. H. (1989). Development of a three component sexually transmitted diseases attitude scale for young adults. Journal of Sex Education and Therapy, 15(1), 36–49. https://doi.org/10.1080/01614576.1989.11074944

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Directions: Please read each statement carefully. Record your immediate reaction to the statement by blackening the proper oval on the answer sheet. There is no right or wrong answer for each statement, so mark your own response. Use the below key:

KEY:
A = Strongly agree
B = Agree
C = Undecided
D = Disagree
E = Strongly disagree

Example: Doing something to prevent getting HIV is the responsibility of each person.   [ A   B   C   D   E ]


Form A

  1. I would feel very uncomfortable being around someone with HIV.
  2. I feel that HIV is a punishment for immoral behavior.
  3. If I were having sex, it would be insulting if my partner insisted we use a condom.
  4. I dislike the idea of limiting sex to just one partner to avoid HIV infection.
  5. I would dislike asking a possible sex partner to get the HIV antibody test.
  6. It would be dangerous to permit a student with HIV to attend school.
  7. It is easy to use the prevention methods that reduce one’s chance of getting HIV.
  8. It is important to talk to a sex partner about HIV prevention before having sex.
  9. I believe that sharing IV drug needles has nothing to do with HIV.
  10. HIV education in schools is a waste of time.
  11. I would be supportive of a person with HIV.
  12. Even if a sex partner insisted, I would not use a condom.
  13. I intend to talk about HIV prevention with a partner if we were to have sex.
  14. I intend not to use drugs so I can avoid HIV.
  15. I will use condoms when having sex if I’m not sure if my partner has HIV.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Formes parallèles de l’échelle d’attitude envers la prévention du VIH pour adolescents. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=formes-paralleles-echelle-attitude-prevention-vih-adolescents
Looti, Mohammed. “Formes parallèles de l’échelle d’attitude envers la prévention du VIH pour adolescents.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=formes-paralleles-echelle-attitude-prevention-vih-adolescents.
Looti, Mohammed. “Formes parallèles de l’échelle d’attitude envers la prévention du VIH pour adolescents.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=formes-paralleles-echelle-attitude-prevention-vih-adolescents.