Évaluation de Dieu par adjectifs

Découvrez l’Échelle d’évaluation de Dieu par adjectifs (ARGS) de Richard L. Gorsuch (1968) : cadre théorique, validité factorielle, 91 items et propriétés psychométriques complètes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’évaluation de Dieu par adjectifs (en anglais, Adjective Ratings of God Scale ou ARGS), conçue initialement par le psychologue et méthodologue Richard L. Gorsuch en 1968, constitue un jalon fondamental de la psychologie de la religion et de la psychométrie différentielle. L’objectif cardinal de cet instrument est de dépasser l’interrogation dichotomique classique et réductrice portant sur la simple adhésion à la croyance divine (« Croyez-vous en Dieu ? ») afin de cartographier la structure multidimensionnelle et qualitative des représentations cognitives et affectives que les individus attribuent à la divinité. L’instrument s’enracine dans la convergence de deux traditions théoriques majeures : l’approche factorielle des descriptions anthropomorphiques de Dieu formalisée par Bernard Spilka et ses collaborateurs (1964) et le paradigme du différentiel sémantique développé par Charles E. Osgood, Suci et Tannenbaum (1957).

Le questionnaire est composé d’une liste de 91 adjectifs descriptifs (complétée à l’origine par 9 variables marqueurs destinées au contrôle méthodologique). Les participants évaluent l’adéquation de chaque adjectif à leur propre conception de Dieu sur une échelle ordinale en 3 points (1 = Le mot ne décrit pas « Dieu » ; 2 = Le mot décrit « Dieu » ; 3 = Le mot décrit particulièrement bien « Dieu »). L’analyse factorielle hiérarchique menée par Gorsuch a permis d’extraire huit facteurs de premier ordre, deux de second ordre et un de troisième ordre, aboutissant à l’opérationnalisation de cinq sous-échelles canoniques : Dieu chrétien traditionnel (Traditional Christian), Déisme (Deisticness), Courroux divin (Wrathfulness), Omni-attributs (Omni-ness) et Non-pertinence (Irrelevancy). Les propriétés psychométriques révèlent une consistance interne globale satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .71 et .94 pour les dimensions centrales, bien que la sous-échelle de non-pertinence souffre d’une atténuation statistique due à une variance réduite (.49). D’une durée de passation n’excédant pas 5 à 10 minutes, cet outil demeure une référence éprouvée pour l’investigation des schémas d’attachement à la divinité, du coping religieux et des corrélats comportementaux de la spiritualité.

2. Mots-clés / Keywords

Psychologie de la religion, représentation de Dieu, Richard L. Gorsuch, échelle d’adjectifs, différentiel sémantique, psychométrie, analyse factorielle hiérarchique, image de Dieu, déisme, courroux divin, omnipotence, coping religieux.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par Richard L. Gorsuch, alors affilié au département de psychologie de la Vanderbilt University, puis professeur émérite à la Graduate School of Psychology du Fuller Theological Seminary (Pasadena, Californie, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de la psychométrie appliquée et de l’analyse factorielle, Richard L. Gorsuch est également l’auteur de traités méthodologiques majeurs (tels que Factor Analysis, 1983) et de nombreuses recherches sur la motivation religieuse intrinsèque et extrinsèque.

Le développement de l’échelle s’appuie directement sur les travaux empiriques pionniers de Bernard Spilka (Université de Denver) et de ses associés (Armatas & Nussbaum, 1964), pionniers de l’étude quantitative des représentations théologiques, ainsi que sur le cadre sémantique de Charles E. Osgood, George J. Suci et Percy H. Tannenbaum (1957) de l’Université de l’Illinois.

4. Objectif / Purpose

Dans le domaine des sciences du comportement et de la sociologie des religions, les méthodologies d’enquête traditionnelles ont historiquement souffert d’un réductionnisme marqué, confinant souvent l’évaluation de la croyance religieuse à des variables nominales dichotomiques (« Croyez-vous en Dieu : Oui/Non ») ou à de simples échelles de fréquence de fréquentation des lieux de culte. Bien que ces mesures capturent l’adhésion sociologique extérieure, elles s’avèrent incapables de rendre compte de la texture phénoménologique, cognitive et affective de la foi individuelle. L’objectif fondamental de l’Échelle d’évaluation de Dieu par adjectifs est de dépasser cette superficialité en quantifiant les contenus spécifiques attribués à l’objet divin : s’agit-il d’une puissance bienveillante, d’un juge inflexible, d’une entité impersonnelle et distante, ou d’une force abstraite omnipotente ?

Sur le plan de la recherche fondamentale, l’ARGS permet de disséquer la manière dont les schémas cognitifs façonnent les attitudes éthiques, politiques et interpersonnelles. Par exemple, la croyance en un Dieu courroucé et punitif est corrélée à des attitudes autoritaires et à des styles de régulation morale fondés sur l’évitement de la faute, tandis que la perception d’un Dieu caractérisé par la bienveillance et l’amour prédit des conduites prosociales, un sentiment d’auto-efficacité plus élevé et une plus grande résilience face aux événements de vie traumatisants (Schaefer & Gorsuch, 1992).

Sur le versant clinique et de la santé mentale, la caractérisation de l’image de Dieu revêt une importance thérapeutique majeure, notamment dans le cadre de la théorie de l’attachement appliquée à la religion (Kirkpatrick, 2005). Pour de nombreux patients, la divinité opère comme une figure d’attachement primaire transitoire ou permanente. L’utilisation de l’ARGS permet aux cliniciens d’identifier des formes de détresse spirituelle ou de conflits psychologiques intériorisés : une prédominance de descripteurs liés au courroux (Wrathfulness) associée à une absence de termes bienveillants est fréquemment associée à l’anxiété existentielle, à la culpabilité névrotique et à des risques accrus de dépression lors d’épisodes de deuil ou d’adversité médicale. Inversement, l’activation des représentations chrétiennes traditionnelles bienveillantes sert de levier protecteur dans le soutien affectif subjectif.

5. Construit psychologique / Construct

L’instrument postule que l’image de Dieu n’est pas un concept unitaire ou unidimensionnel, mais un espace sémantique et psychologique complexe articulé autour de représentations anthropomorphiques, théologiques et linguistiques. Dans son architecture définitive, Gorsuch retient cinq dimensions psychométriques stables et interprétables :

1. Dieu chrétien traditionnel (Traditional Christian)

Cette dimension constitue le noyau central de la représentation divine au sein des cultures de tradition occidentale et monothéiste. Elle intègre un ensemble très dense de 50 qualificatifs (tels que Faithful, Loving, Merciful, Righteous, Fatherly, Forgiving, Holy). Elle conjugue des notions de paternité bienveillante, de perfection morale, de sainteté transcendante et de proximité salvatrice. Ce construit reflète à la fois une divinité accessible sur le plan émotionnel et investie d’une autorité morale protectrice suprême.

2. Déisme (Deisticness)

Inspirée de la philosophie déiste des Lumières, cette sous-échelle opérationnalise l’image d’un Dieu « horloger », qui a engendré les lois de l’univers mais demeure désormais retiré, inactif ou impassible vis-à-vis des affaires humaines. Les descripteurs typiques incluent Distant, Inaccessible, Passive et Still. Sur le plan psychologique, cette dimension mesure le sentiment d’éloignement affectif et relationnel entre le fidèle et la divinité, excluant toute interventionnisme providentiel ou réponse à la prière personnelle.

3. Courroux divin (Wrathfulness)

Cette composante capte les attributs punitifs, sévères et vindicatifs projetés sur la divinité. Structurée par des adjectifs tels que Cruel, Damning, Punishing, Severe, Wrathful, Avenging et Demanding, cette dimension renvoie à un Dieu perçu comme une source de menace, de jugement inexorable et de châtiment. Dans la littérature psychologique, ce construit est étroitement corrélé à la peur du rejet divin, à la culpabilité morale dysfonctionnelle et à un locus de contrôle externe coercitif.

4. Omni-attributs (Omni-ness)

Cette dimension rassemble les propriétés d’absoluité métaphysique et théologique abstraite : Omnipotent (tout-puissant), Omnipresent (présent en tout lieu), Omniscient (connaissant toute chose) et Infinite (infini). Contrairement aux facteurs anthropomorphiques d’amour ou de colère, l’Omni-ness évalue la conceptualisation cognitive de la souveraineté illimitée de Dieu, indépendamment de la relation affective directe nouée avec l’individu.

5. Non-pertinence (Irrelevancy)

Cette sous-échelle, plus réduite et exploratoire (regroupant des qualificatifs tels que Weak, Worthless, Feeble), mesure la négation de l’autorité, de la puissance ou de la signification divine dans le champ existentiel. Dans les populations croyantes, cette échelle présente typiquement un effet plancher très marqué, mais elle fournit une indication critique sur la désaffection religieuse ou le déclin de la valeur symbolique de la divinité chez des individus agnostiques ou sécularisés.

Dimension heuristique complémentaire : Bienveillance (Kindliness)

Bien que non incluse par Gorsuch comme sous-échelle indépendante dans le modèle réduit canonique (car elle charge fortement sur le facteur de second ordre Traditional Christian), plusieurs études ultérieures (notamment Fairchild et al., 1993 ; Sundin, Ladd & Spilka, 1995) ont isolé les items de « gentillesse/bienveillance » (Kindliness) en tant que facteur de premier ordre autonome (regroupant Kind, Gentle, Considerate), démontrant une consistance interne exceptionnelle pour discriminer les composantes d’affection pure des composantes d’orthodoxie théologique formelle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’ARGS s’articule à l’intersection de la psychologie différentielle, de la psycholinguistique cognitive et des modèles d’attribution en psychologie de la religion. Historiquement, Gorsuch a cherché à confronter deux modèles d’intelligibilité concurrents :

Le modèle des attributions anthropomorphiques de Spilka (1964)

Dans leurs travaux fondateurs, Spilka, Armatas et Nussbaum (1964) ont postulé que les représentations divines découlent de processus cognitifs projectifs par lesquels les êtres humains étendent leurs catégories d’interaction interpersonnelle à l’entité divine. À partir d’un ensemble de 63 adjectifs appliqués à Dieu, Spilka et ses collaborateurs ont extrait cinq facteurs descriptifs majeurs : le père sévère (stern father), le père bienveillant (kindly father), le dieu impersonnel (impersonal), l’omni-dimension (omni-ness) et la non-pertinence. Cette théorie affirme que la psyché humaine ne peut appréhender le divin que par analogie avec les relations humaines fondamentales (en particulier les dynamiques parent-enfant), ce qui préfigure les applications modernes de la théorie de l’attachement.

Le différentiel sémantique d’Osgood (1957)

En miroir, Charles Osgood et ses collègues (1957) soutenaient que l’espace de signification de tout concept linguistique peut être universellement réduit à trois dimensions affectives fondamentales :

  • Évaluation (Evaluation) : axe bon vs mauvais (Good vs Bad) ;
  • Puissance (Potency) : axe fort vs faible (Strong vs Weak) ;
  • Activité (Activity) : axe actif vs passif (Active vs Passive).

Gorsuch a émis l’hypothèse que la perception de Dieu pouvait n’être qu’un sous-ensemble spécifique de cet espace sémantique universel : un Dieu « bon, fort et actif » versus un Dieu « punitif, puissant mais menaçant ». Pour éprouver cette confrontation, Gorsuch a combiné les 63 items de Spilka et 28 adjectifs directement issus des marqueurs du différentiel sémantique d’Osgood, totalisant 91 adjectifs. Les résultats empiriques de Gorsuch ont infirmé une réduction exclusive aux seules trois dimensions d’Osgood : bien que l’évaluation et la puissance soient omniprésentes, la conceptualisation religieuse requiert impérativement des facteurs idiosyncratiques spécifiques (notamment le caractère théologique des omni-attributs et le paradoxe justice/miséricorde), validant ainsi la primauté du modèle factoriel théologique de Spilka tout en conservant l’apport de la métrologie sémantique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’ARGS a fait l’objet de multiples investigations empiriques au cours des décennies suivant sa parution initiale :

Validité de construit

La structure factorielle de base a confirmé la reproduction quasi intégrale de la typologie à 5 facteurs de Spilka et al. (1964), tout en s’articulant avec les dimensions de puissance et d’évaluation d’Osgood. Cette convergence démontre que les représentations de Dieu ne sont pas de simples artefacts idiosyncratiques, mais des construits cognitifs hautement reproductibles à travers différents échantillons d’individus scolarisés et croyants. Une analyse factorielle de confirmation partielle et des validations croisées sur sous-échantillons (Gorsuch, 1968 ; N = 85) ont corroboré l’invariance des facteurs principaux.

Validité convergente et corrélations nomologiques

Les échelles de Gorsuch démontrent des relations théoriquement congruentes avec d’autres échelles psychologiques établies :

  • Orientation religieuse intrinsèque vs extrinsèque : L’orientation intrinsèque (vivre sa foi de manière vécue et ultime, Allport & Ross) est fortement corrélée avec des scores élevés sur la dimension Traditional Christian et faibles sur Deisticness et Wrathfulness.
  • Comportement de prière : Les recherches menées par Fairchild et ses collègues (1993) auprès de 116 étudiants universitaires ont mis en lumière une consonance remarquable entre l’image de Dieu et les pratiques de supplication : la perception d’un Dieu bienveillant (Kindliness) prédit une fréquence élevée de prières intimes et contemplatives, tandis qu’une image de courroux (Wrathfulness) est liée à des prières rituelles de conjuration ou à l’évitement de la dévotion personnelle.
  • Perception du contrôle divin et locus de contrôle : Sundin, Ladd et Spilka (1995) ont établi que les sous-échelles de l’ARGS prédisent la manière dont les croyants attribuent le contrôle des événements de leur existence : les individus percevant Dieu sous l’angle de la souveraineté protectrice (Traditional Christian et Omni-ness) développent un style de coping collaboratif, considérant Dieu comme un partenaire actif, contrairement aux sujets marquant des scores déistes qui adoptent un locus de contrôle purement interne ou fataliste.

Validité prédictive des conduites

Dans une étude longitudinale d’envergure, Schaefer et Gorsuch (1992) ont démontré que les scores obtenus à l’échelle d’adjectifs amélioraient de façon significative la prédiction des comportements pro-sociaux et du bien-être psychologique au-delà de ce que prédisaient les mesures classiques d’orthodoxie dogmatique ou de fréquence de prière, attestant de la validité incrémentale de l’instrument.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne des sous-échelles de l’ARGS a été examinée dans l’échantillon initial de standardisation (Gorsuch, 1968 ; N = 585 étudiants de premier cycle, 234 femmes et 351 hommes) ainsi que dans des réplications indépendantes ultérieures. Les coefficients d’homogénéité (alpha de Cronbach) rapportés dans la littérature sont résumés ci-dessous :

Sous-échelle Gorsuch (1968)
N = 585
Fairchild et al. (1993)
N = 116
Sundin et al. (1995)
N = 149
Dieu chrétien traditionnel (Traditional Christian) .94 .83 .94
Déisme (Deisticness) .71 .65 .71
Courroux divin (Wrathfulness) .83 .89 .79
Omni-attributs (Omni-ness) .89 .69 .86
Non-pertinence (Irrelevancy) .49* — —
Bienveillance (Kindliness – facteur isolé) — .94 .95

* Note : Le coefficient alpha abaissé (.49) pour la sous-échelle Irrelevancy s’explique méthodologiquement par une restriction sévère de variance (effet plancher), la grande majorité des étudiants croyants rejetant massivement ces qualificatifs.

Les analyses de validation croisée conduites par Gorsuch sur un sous-échantillon aléatoire de 85 hommes extrait de la cohorte originelle ont révélé une stabilité structurelle et des coefficients de réplication remarquablement équivalents. Les résultats témoignent d’une excellente fidélité pour les échelles Traditional Christian, Wrathfulness et Omni-ness.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La dérivation métrologique de l’ARGS représente l’un des exemples historiques les plus rigoureux d’application de l’analyse factorielle hiérarchique en psychologie sociale. Afin de démêler les 91 adjectifs (plus 9 variables marqueurs de contrôle exclues du barème définitif), Gorsuch a procédé à une factorisation en composantes avec rotations obliques et orthogonales successives, permettant aux facteurs d’entretenir des corrélations naturelles.

Le traitement des données a mis en évidence une organisation structurée sur trois niveaux hiérarchiques distincts :

  • Facteurs de premier ordre : Huit facteurs primaires corrélés ont été identifiés, reflétant des facettes sémantiques très ciblées (notamment la bonté/douceur, la sévérité punitive, la souveraineté régalienne, la passivité et les qualifications ontologiques omni-présentes).
  • Facteurs de second ordre : L’analyse factorielle des intercorrélations entre les facteurs primaires a fait émerger deux grands macro-facteurs orthogonaux, séparant nettement l’affectivité relationnelle (bienveillance vs courroux) de l’abstraction fonctionnelle (omniprésence vs déisme).
  • Facteur de troisième ordre : Un facteur global d’ordre supérieur résume l’attitude générale de déférence ou de rejet vis-à-vis de la sacralité du concept de Dieu.

Afin d’offrir un instrument maniable pour la recherche sans imposer le calcul de scores factoriels hiérarchiques lourds, Gorsuch a extrait des sous-échelles composées des items manifestant les saturations les plus pures et univoques sur 5 des 11 facteurs dégagés :

  • Sous-échelle Chrétien traditionnel : 50 items (ex. items 1, 3, 5, 7, 8, 9, 10, 11, 19, 20, 21, 22, 23, 26, 29, 30, 32, 33, 34, 35, 37, 38, 40, 42, 44, 45, 46, 48, 50, 51, 53, 54, 56, 57, 58, 59, 62, 63, 65, 66, 68, 74, 75, 76, 78, 79, 82, 85, 86, 88).
  • Sous-échelle Déisme : 5 items (items 18, 39, 41, 55, 60).
  • Sous-échelle Courroux : 13 items (items 4, 6, 12, 13, 14, 36, 43, 64, 70, 71, 76, 81, 90).
  • Sous-échelle Omni-attributs : 4 items (items 42, 56, 57, 80).
  • Sous-échelle Non-pertinence : 4 items (items 24, 28, 87, 89).

Certains items complexes partagent des saturations secondaires conformes à la théologie monothéiste classique (par exemple la corrélation modérée entre justice/sévérité et sainteté transcendante).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Échelle d’évaluation de Dieu par adjectifs (Adjective Ratings of God Scale – ARGS) / Religious Concept Survey.
  • Auteur : Richard L. Gorsuch (1968).
  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon auto-administré ou passation informatisée en ligne.
  • Durée approximative de passation : Entre 5 et 10 minutes.
  • Nombre total d’items : 91 items adjectivaux authentiques (la version expérimentale d’origine comptait 100 entrées incluant 9 variables de contrôle non conservées dans les grilles de cotation).
  • Modalités de réponse : Échelle ordinale discrète en 3 points :
    • 1 : The word does not describe « God. » (Le mot ne décrit pas « Dieu »)
    • 2 : The word describes « God. » (Le mot décrit « Dieu »)
    • 3 : The word describes « God » particularly well. (Le mot décrit particulièrement bien « Dieu »)
  • Cotation et calcul des scores : Chaque sous-échelle est notée en effectuant la somme arithmétique ou la moyenne des items constitutifs qui la composent. Un score élevé sur une dimension indique une forte attribution de ces caractéristiques spécifiques à la divinité.
  • Structure des sous-échelles canoniques :
    • Dieu chrétien traditionnel (Traditional Christian) : 50 items.
    • Déisme (Deisticness) : 5 items (items 18, 39, 41, 55, 60).
    • Courroux divin (Wrathfulness) : 13 items (items 4, 6, 12, 13, 14, 36, 43, 64, 70, 71, 76, 81, 90).
    • Omni-attributs (Omni-ness) : 4 items (items 42, 56, 57, 80).
    • Non-pertinence (Irrelevancy) : 4 items (items 24, 28, 87, 89).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’Adjective Ratings of God Scale a été publiée initialement en 1968 dans le Journal for the Scientific Study of Religion. Conformément aux usages académiques en psychométrie historique, l’instrument relève du domaine de la recherche scientifique fondamentale. L’échelle est libre de droits d’utilisation pour les étudiants, chercheurs universitaires et cliniciens dans le cadre d’investigations empiriques et d’évaluations non commerciales, sous réserve d’attribuer explicitement la paternité de l’outil par la citation appropriée de l’article source de Gorsuch (1968).

Aucun coût de licence, redevance commerciale ou achat de matériel exclusif n’est exigé pour sa reproduction à des fins scientifiques.

12. Références / References

Voici les références bibliographiques académiques conformes aux normes APA 7e édition associées à la conceptualisation, au développement et à la validation de cette échelle :

  • Fairchild, D., Roth, H., Milmoe, S., Gotthard, C., Fehrmann, L., Richards, S., Kim, B. H., Sedlmayr, J., Carely, B., Pan, P., & Spilka, B. (1993). God images and prayer behavior: Consonance in the psychology of religion. Communication présentée au congrès conjoint des Rocky Mountain and Western Psychological Associations, Phoenix, AZ.
  • Gorsuch, R. L. (1968). The conceptualization of God as seen in adjective ratings. Journal for the Scientific Study of Religion, 7(1), 56–64. https://doi.org/10.2307/1385110
  • Kirkpatrick, L. A. (2005). Attachment, evolution, and the psychology of religion. Guilford Press.
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Schaefer, C. A., & Gorsuch, R. L. (1992). Dimensionality of religion: Belief and motivation as predictors of behavior. Journal of Psychology and Christianity, 11(3), 244–254.
  • Spilka, B., Armatas, P., & Nussbaum, J. (1964). The concept of God: A factor analytic approach. Review of Religious Research, 6(1), 28–36. https://doi.org/10.2307/3510880
  • Sundin, H., Ladd, K. L., & Spilka, B. (1995). The relation between God images and perceptions of God’s control. Communication présentée au congrès annuel de la Rocky Mountain Psychological Association, Boulder, CO.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Religious Concept Survey

The following is a survey to determine what descriptive words apply to God. Please print a « 1, » « 2, » or « 3 » on the line before each word according to how well you think it describes what the term « God » means to you. There are no right or wrong answers; we are interested in what this concept means to each person. Use the following scale:

1. The word does not describe « God. »
2. The word describes « God. »
3. The word describes « God » particularly well.

  1. Absolute
  2. Critical
  3. Faithful
  4. Gracious
  5. Active
  6. Cruel
  7. False
  8. Guiding
  9. All-wise
  10. Damning
  11. Fast
  12. Hard
  13. Avenging
  14. Dangerous
  15. Fatherly
  16. Helpful
  17. Blessed
  18. Demanding
  19. Fearful
  20. Holy
  21. Blunt
  22. Democratic
  23. Feeble
  24. hnpersonal
  25. Charitable
  26. Distant
  27. Firm
  28. Important
  29. Comforting
  30. Divine
  31. Forgiving
  32. Inaccessible
  33. Considerate
  34. Eternal
  35. Formal
  36. Infinite
  37. Controlling
  38. Everlasting
  39. Gentle
  40. Jealous
  41. Creative
  42. Fair
  43. Glorious
  44. Just
  45. Kind
  46. Omnipresent
  47. Safe
  48. Tough
  49. Kingly
  50. Omniscient
  51. Severe
  52. True
  53. Lenient
  54. Patient
  55. Sharp
  56. Loving
  57. Passive
  58. Slow
  59. Majestic
  60. Permissive
  61. Soft
  62. Matchless
  63. Powerful
  64. Sovereign
  65. Meaningful
  66. Protective
  67. Steadfast
  68. Meek
  69. Punishing
  70. Stern
  71. Merciful
  72. Real
  73. Still
  74. Moving
  75. Redeeming
  76. Strong
  77. Mythical
  78. Restrictive
  79. Supporting
  80. Omnipotent
  81. Righteous
  82. Timely
  83. Unchanging
  84. Unyielding
  85. Valuable
  86. Vigorous
  87. Weak
  88. Warm
  89. Worthless
  90. Wrathful
  91. Yielding
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Looti, M. (2026, octobre 17). Évaluation de Dieu par adjectifs. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=evaluation-de-dieu-par-adjectifs-args
Looti, Mohammed. “Évaluation de Dieu par adjectifs.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=evaluation-de-dieu-par-adjectifs-args.
Looti, Mohammed. “Évaluation de Dieu par adjectifs.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=evaluation-de-dieu-par-adjectifs-args.