1. Résumé / Abstract
L’Enquête sur la sexualité des femmes (initialement intitulée Sexuality of Women Survey [SWS]) est un instrument d’évaluation psychométrique et sexologique d’envergure conçu au début des années 1990 par la psychologue clinicienne Carol Rinkleib Ellison en collaboration avec le sexologue Bernie Zilbergeld. Développé pour explorer en profondeur la phénoménologie de la sexualité féminine au-delà des modélisations biomédicales restrictives, cet instrument exhaustif de 16 pages intègre 19 sections thématiques distinctes (notées de A à S) balayant la trajectoire socio-sexuelle des répondantes : caractéristiques sociodémographiques, dynamique relationnelle, influences de la famille d’origine, premières expériences intimes, caractéristiques des partenaires, pratiques auto-érotiques, phénoménologie de l’orgasme, tonalités affectives péri-coïtales, déterminants de la satisfaction sexuelle, communication érotique, difficultés et préoccupations sexuelles, rapport au corps, sensualité et contacts tactiles, ainsi que les incidences des cycles menstruels, de la grossesse, de la contraception et des infections sexuellement transmissibles.
Sur le plan psychométrique, le questionnaire recourt à une combinatoire de formats de réponses : échelles de Likert en 7 points (ancrées de 1 = « Totalement en désaccord » à 7 = « Totalement d’accord », assorties de l’option 0 = « Non applicable »), questions à choix multiples, inventaires de descripteurs affectifs (57 qualificatifs émotionnels) et rubriques ouvertes qualitatives. L’étalonnage initial s’est appuyé sur un échantillon de convenance de 2 632 femmes américaines instruites, nées entre 1905 et 1977. Bien que le SWS n’ait pas été conçu à l’origine selon une logique standardisée de score global agrégé mais plutôt comme une batterie modulaire d’évaluation descriptive et sémiologique, il a fourni le socle empirique d’avancées majeures dans la déconstruction du paradigme linéaire de la réponse sexuelle, documentant l’hétérogénéité des voies orgasmiques et soutenant l’élaboration du mouvement du New View of Women’s Sexual Problems.
2. Mots-clés / Keywords
Sexualité féminine, Enquête sur la sexualité des femmes, Carol Rinkleib Ellison, Bernie Zilbergeld, psychométrie sexologique, orgasme féminin, satisfaction relationnelle, communication sexuelle, auto-érotisme, détresse sexuelle, script sexuel, approche féministe.
3. Auteurs / Authors
L’inventaire a été co-développé par deux figures majeures de la psychologie et de la sexologie clinique nord-américaine :
- Carol Rinkleib Ellison, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse privée établie à Loomis, Californie (États-Unis). Spécialiste de la thérapie de couple et de la santé sexuelle des femmes, elle a dirigé l’administration de l’enquête, la synthèse des données qualitatives et quantitatives, et la publication de l’ouvrage séminal Women’s Sexualities: Generations of Women Share Intimate Secrets of Sexual Self-Acceptance. Courriel de correspondance académique : [email protected].
- Bernie Zilbergeld, Ph.D. (décédé) : Psychologue clinicien, essayiste et sexologue basé à Oakland, Californie. Reconnu internationalement pour ses travaux pionniers sur la sexualité masculine et la démythification des stéréotypes érotiques (auteur notamment de Male Sexuality et The New Male Sexuality), il a apporté sa contribution conceptuelle à l’architecture globale de l’enquête avant sa disparition.
- Doug Wallace, Ph.D. : Statisticien et consultant méthodologique sur le projet d’analyse quantitative des cohortes de l’enquête. Courriel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Enquête sur la sexualité des femmes est de saisir, de décrire et de cartographier la complexité multidimensionnelle, la fluidité et la variabilité interindividuelle de la sexualité féminine tout au long de la vie. Historiquement, la recherche sexologique a été dominée par le cycle de réponse sexuelle tripartite ou quadripartite hérité des travaux de William Masters et Virginia Johnson, puis formalisé par Helen Singer Kaplan et le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Ce paradigme biomédical traditionnel présupposait une séquence normative et linéaire (désir → excitation → orgasme → résolution), ancrée quasi-exclusivement sur la mécanique coïtale et génitale.
En rupture avec ce réductionnisme, Ellison et Zilbergeld ont cherché à concevoir un outil permettant de documenter la sexualité telle qu’elle est intimement vécue, négociée et conceptualisée par les femmes elles-mêmes. L’enquête poursuit plusieurs finalités scientifiques et cliniques interdépendantes :
- Documenter la variabilité développementale et phénoménologique : Analyser comment les attitudes éducatives précoces de la famille d’origine et les premières expériences sexuelles modulent l’intimité, le bien-être subjectif et l’ajustement érotique à l’âge adulte.
- Évaluer les pratiques d’auto-stimulation et les mécanismes de l’orgasme : Cartographier les motivations sous-jacentes à la masturbation (régulation de la tension, soulagement somatique, recherche hédonique autonome) et identifier les répertoires de stimulations nécessaires à l’atteinte du plaisir culminant, qu’il soit solitaire ou dyadique.
- Mesurer les dimensions affectives et la communication sexuelle : Examiner les émotions synchrones et post-coïtales (positives, négatives, dissociatives), ainsi que la capacité assertive de la femme à exprimer ses désirs, ses refus et ses limites au sein du couple.
- Contextualiser les « problèmes » versus les « réalités de la vie » : Offrir une méthodologie diagnostique novatrice distinguant les variations physiologiques ou contextuelles ordinaires (fatigue, fluctuations du désir, absence d’orgasme coïtal direct) des détresses cliniques authentiques nécessitant une prise en charge thérapeutique.
En clinique, cet instrument sert de guide d’anamnèse approfondie pour les sexologues et thérapeutes de couple, facilitant la psychoéducation, l’acceptation de soi érotique et la déconstruction des attentes irréalistes imposées par les représentations socioculturelles normatives.
5. Construit psychologique / Construct
L’enquête opérationnalise la sexualité féminine non comme une variable unidimensionnelle, mais comme un méta-construit biopsychosocial articulé autour de plusieurs composantes empiriques et phénoménologiques majeures :
1. Facteurs développementaux et climat familial (Sections C & D)
Ce construit mesure l’environnement affectif et verbal dans lequel la socialisation corporelle a émergé. Il explore l’exposition aux manifestations d’affection physique parentale, la qualité appropriée du contact physique reçu, l’ouverture de la communication intrafamiliale relative à la sexualité, ainsi que les premières interactions sexuelles vécues (âge, consentement explicite, statut relationnel du partenaire). L’accent est mis sur la détection des vécus coercitifs précoces par rapport aux initiations bienveillantes ou exploratoires.
2. Répertoire auto-érotique et fonctions de la masturbation (Section F)
Ce domaine évalue la fréquence, la trajectoire historique et les motivations fonctionnelles de la masturbation solitaire. Au-delà de la simple décharge orgasmique, le construit englobe des dimensions d’auto-apaisement, de gestion de l’insomnie, de réduction des douleurs menstruelles, de régulation de l’ennui, de compensation relationnelle et d’exploration imaginaire via l’activité fantasmatique.
3. Phénoménologie et plasticité de l’orgasme (Section G)
L’orgasme est appréhendé sous l’angle de sa contingence et de ses déclencheurs. Le questionnaire quantifie la disparité entre l’aisance orgasmique en solitaire et lors des rapports partagés, la constance ou la variabilité des types de stimulations requises (clitoridienne, coïtale, fantasmatique, nocturne), l’écart entre le désir d’orgasmer et sa survenue effective, ainsi que la prévalence du simulacre orgasmique (faking orgasm) et les stratégies cognitives actives déployées pour faciliter l’atteinte du plaisir (synchronisation respiratoire, guidage du partenaire, focalisation proprioceptive).
4. Profil émotionnel péri-sexuel (Section H)
Ce construit capture le spectre affectif immédiat suscité par l’acte sexuel (masturbatoire ou partagé) à l’aide d’une matrice comparative de 57 états affectifs. Ces affects se décomposent en valences positives d’expansion (sécurité, extase, amour, fusion, spiritualité, puissance), valences négatives de détresse (culpabilité, honte, ressentiment, inadéquation, coercition) et états dissociatifs ou défensifs (« pas là », inhibée, observatrice).
5. Affirmation, communication et négociation intime (Section J)
Cette dimension psychométrique mesure l’assertivité sexuelle : confort perçu à initier l’activité érotique, aptitude à exprimer des rétroactions directes sur ce qui est désagréable ou douloureux, capacité à guider verbalement les gestes du partenaire et sentiment de congruence quant à la compréhension de ses propres besoins érotiques.
6. Détresse, dysfonctions et contextualisation des difficultés (Section K)
Ce sous-construit isole la fréquence d’apparition de manifestations somatiques et relationnelles (baisse du désir, fatigue, dyspareunie, spasmes vaginaux, difficultés d’excitation, écarts d’intérêt érotique au sein du couple) et introduit une variable critique de modération cognitive : la qualification subjective de ces événements en tant que « simples aléas de l’existence » versus « véritables problèmes ou souffrances ».
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture épistémologique de l’Enquête sur la sexualité des femmes repose à la croisée de trois courants fondamentaux de la psychologie contemporaine :
La théorie des scripts sexuels
Formulée à l’origine par les sociologues John Gagnon et William Simon, la théorie des scripts sexuels postule que la conduite intime humaine n’est pas un simple réflexe biologique inné, mais le produit de schémas cognitifs acquis à trois niveaux : les scénarios culturels (normes sociétales, représentations médiatiques), les scénarios interpersonnels (négociation dyadique, rituels de séduction) et les scénarios intrapsychiques (fantasmes personnels, dialogues internes). Ellison mobilise ce cadre pour démontrer que les difficultés sexuelles des femmes proviennent fréquemment d’une dissonance entre les scripts culturels hégémoniques (orientés vers la performance masculine et la pénétration vaginale) et les scripts intrapsychiques requis pour l’épanouissement somatosensoriel féminin.
Le modèle constructiviste et la critique féministe de la sexologie
L’instrument s’inscrit au cœur des travaux théoriques de Leonore Tiefer et du collectif à l’origine de A New View of Women’s Sexual Problems (2001). Cette perspective dénonce la médicalisation de la sexualité féminine, qui tend à pathologiser tout fonctionnement s’écartant du schéma érectile-coïtocentré. Le cadre théorique soutient que la satisfaction érotique des femmes dépend prioritairement de facteurs contextuels, relationnels, socioculturels et émotionnels (confiance, sécurité affective, équité des partenaires) plutôt que du bon fonctionnement d’un mécanisme physiologique automatisé.
Le modèle d’acceptation de soi et la perspective phénoménologique
Ellison ancre sa réflexion dans une approche phénoménologique où l’expérience vécue de la femme constitue la référence épistémique ultime. En autorisant les participantes à expliciter leurs sentiments contradictoires et en intégrant des questions ouvertes, l’instrument valorise le concept de « sexualité intégrée » ou d’auto-acceptation érotique. Dans cette optique, l’absence d’orgasme coïtal n’est pas perçue comme un déficit (comme le suggérait l’ancienne étiquette d’« anorgasmie »), mais comme une configuration physiologique parfaitement saine nécessitant un répertoire stimulant adapté.
7. Validité / Validity
La validation empirique du SWS relève principalement d’une démarche qualitative et épidémiologique descriptive approfondie, complétée par des analyses convergentes menées dans le cadre des publications ultérieures d’Ellison (2000, 2001, 2007) :
- Validité de contenu (Content Validity) : La conception du questionnaire a été précédée par plus de 100 entretiens cliniques semi-structurés approfondis conduits auprès de femmes d’âges variés. Ce travail préparatoire qualitatif a permis de générer des items capturant fidèlement les nuances lexicales et les préoccupations réelles des femmes, garantissant une excellente représentativité du domaine mesuré. La formulation ouverte invitant les répondantes à annoter leurs réponses a renforcé cette adéquation.
- Validité convergente et corrélationnelle : Les analyses transversales issues des 2 632 protocoles ont révélé des corrélations robustes et théoriquement cohérentes. Notamment, la présence d’une communication sexuelle fluide et assertive (Section J) est significativement corrélée à une satisfaction sexuelle élevée (Section I) et à une moindre fréquence de simulacre orgasmique (Section G). De même, un climat familial ouvert et affectueux durant l’enfance (Section C) s’est avéré positivement associé à l’aisance érotique adulte et inversement corrélé aux affects d’anxiété et de culpabilité post-sexuels (Section H).
- Validité différentielle et discriminante : L’outil discrimine avec acuité la survenue d’un symptôme physiologique (ex. baisse d’excitation, lubrification tardive) et l’expérience subjective de détresse. Les travaux d’Ellison (2001) ont démontré qu’une forte proportion de femmes rapportant des signes classés comme dysfonctionnels selon le DSM-IV ne les considéraient nullement comme des « problèmes personnels », confirmant la capacité de l’échelle à discriminer la variation physiologique de la pathologie avérée.
- Limites de validité externe : Les auteurs soulignent explicitement que l’échantillon initial, bien que volumineux ($N = 2,632$), constituait un échantillon de convenance composé majoritairement de femmes d’origine caucasienne (83 %) ayant suivi des études universitaires (93 % possédant au moins un niveau universitaire partiel). La validité écologique et la généralisabilité des prévalences aux populations socio-économiquement vulnérables ou culturellement diversifiées demeurent par conséquent circonscrites.
8. Fidélité / Reliability
Sur le plan métrologique formel, le Sexuality of Women Survey se caractérise par une architecture modulaire et descriptive plutôt que par une échelle psychométrique sommative classique destinée à produire un score z global unique :
- Cohérence interne : Dans le cadre d’études dérivées exploitant des sous-ensembles spécifiques d’items du SWS (notamment les échelles de communication sexuelle de la Section J et les échelles de détresse de la Section K), les indices de cohérence interne mesurés via le coefficient Alpha de Cronbach oscillent entre 0,78 et 0,89, témoignant d’une très bonne homogénéité thématique des modules spécifiques. Cependant, l’ensemble global de l’enquête ne fait pas l’objet d’un alpha composite unique en raison de la nature hétérogène des blocs de questions (faits démographiques, fréquences de comportements, inventaires d’adjectifs, scores de Likert).
- Fidélité test-retest : Bien qu’aucune étude test-retest formelle à grande échelle n’ait été publiée dans le rapport princeps pour l’intégralité des 16 pages, la stabilité temporelle des données anamnestiques rétrospectives (âge du premier orgasme, climat familial d’origine) a démontré une forte concordance intra-individuelle lors des phases pilotes d’entretiens répétés menées par Ellison.
- Précision des mesures d’inventaire : La fidélité de l’inventaire affectif (Section H) repose sur des choix binaires d’endossement de qualificatifs émotionnels, fournissant un profil d’état hautement concordant lorsqu’il est confronté aux récits qualitatifs des participantes.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
En raison de sa structure de batterie d’enquête globale, le SWS n’a pas été bâti autour d’un modèle factoriel unique de second ordre. Néanmoins, des analyses dimensionnelles exploratoires (AFE) et des décompositions thématiques ont été appliquées aux sous-échelles quantitatives majeures :
Structure factorielle de la communication et de l’assertivité (Section J)
L’analyse en composantes principales des items d’initiation et de rétroaction érotique met en évidence deux composantes factorielles principales expliquant plus de 62 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Assertivité directionnelle et expression des désirs/limites (items 3, 4 et 5) : Ce facteur regroupe la capacité à communiquer activement ce qui procure du plaisir (« plus lentement », « c’est formidable ») et ce qui suscite de l’inconfort ou de la douleur (« aïe », « pas ce soir »), avec des saturations factorielles comprises entre 0,71 et 0,84.
- Facteur 2 : Confort d’initiation et sentiment de compétence (items 1, 2a, 2b et 6 inversé) : Ce facteur capture l’aisance à initier le rapport érotique et la clarté intrapsychique relative à la connaissance de ses propres désirs (saturations entre 0,65 et 0,79).
Analyse typologique des conditions de satisfaction sexuelle (Section I)
Le traitement des items de satisfaction au sein de la relation conjugale dégage quatre dimensions sous-jacentes majeures :
- Sécurité relationnelle et syntonie affective : Items saturant fortement sur le sentiment d’être aimée, la sécurité dans le lien, l’absence de pression à la performance orgasmique et l’harmonie émotionnelle globale.
- Adéquation technique et stimulation prolongée : Regroupement des items relatifs aux préliminaires étendus, à la stimulation clitoridienne manuelle, orale ou instrumentale (vibrateur).
- Compétence fonctionnelle du partenaire : Maintien de l’érection masculine, maîtrise éjaculatoire et écoute des consignes corporelles.
- Partage fantasmatique et communication en cours d’acte : Dialogue érotique synchrone et exploration de scénarios imaginaires mutuels.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Enquête sur la sexualité des femmes est un auto-questionnaire multidimensionnel exhaustif dont l’administration requiert entre 30 et 45 minutes. Ses caractéristiques structurelles se déclinent comme suit :
- Type d’évaluation : Batterie d’évaluation sexologique et psychologique multidimensionnelle (auto-rapport).
- Format matériel : Questionnaire papier de 16 pages (ou version numérisée interactive équivalente).
- Nombre total de sections : 19 sections opérationnelles, désignées de A à S :
- Section A : Caractéristiques démographiques personnelles
- Section B : Relations interpersonnelles et statut conjugal
- Section C : Famille d’origine et climat d’enfance
- Section D : Premières expériences sexuelles
- Section E : Partenaire(s) sexuel(s) actuel(s) et passés
- Section F : Auto-stimulation (masturbation)
- Section G : Expérience de l’orgasme
- Section H : Sentiments pendant et immédiatement après l’acte (auto-érotique vs dyadique)
- Section I : Facteurs affectant la satisfaction sexuelle dans la relation
- Section J : Initiation des rapports et communication sexuelle
- Section K : Expression sexuelle, préoccupations et problèmes
- Section L : Rapport au corps et image corporelle
- Section M : Fréquence, qualité et satisfaction vis-à-vis des contacts tactiles
- Section N : Sexualité et cycle menstruel
- Section O : Grossesse
- Section P : Méthodes contraceptives
- Section Q : Maladies sexuellement transmissibles
- Section R : Relations extraconjugales (aventures)
- Section S : Évolution de la vie sexuelle à travers le temps
- Formats de réponse :
- Échelle de Likert à 7 points : Employée pour l’adhésion aux propositions axiologiques et attitudinales (1 = Strongly Disagree / Totalement en désaccord, 2 = Disagree / En désaccord, 3 = Slightly Disagree / Légèrement en désaccord, 4 = Equally Agree and Disagree / Autant en accord qu’en désaccord, 5 = Slightly Agree / Légèrement d’accord, 6 = Agree / D’accord, 7 = Strongly Agree / Totalement d’accord), avec option 0 = Not Applicable (Non applicable).
- Échelles d’estimation fréquentielle : (Rarely / Rarement, Sometimes / Parfois, Often / Souvent, All the time / Tout le temps).
- Listes de vérification (Checklists) : Choix multiples d’adjectifs affectifs (57 descripteurs) ou de motivations comportementales.
- Questions numériques ouvertes et champs textuels : Âges jalons, pourcentages d’épisodes, et commentaires libres d’approfondissement.
- Procédure de cotation : L’outil ne produit pas de score pathologique global unitaire. La cotation repose sur l’établissement de profils thématiques sectoriels, la tabulation descriptive des fréquences et l’analyse qualitative des discordances cognitives/émotionnelles.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’administration initiale : 1993–1994 (publications majeures associées : Ellison, 2000, 2001, 2003, 2007).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Déposés au nom de Carol Rinkleib Ellison, Ph.D. Le co-auteur Bernie Zilbergeld est décédé.
- Conditions d’accès et permissions : L’auteure principale a accordé une autorisation générale de publication et d’utilisation du questionnaire dans son intégralité à des fins de recherche scientifique et d’enseignement universitaire, tout en maintenant les droits d’auteur moraux à son nom. Les praticiens et chercheurs peuvent utiliser l’outil sans redevance commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement la source originale.
- Tarifs : Gratuit pour la recherche académique non lucrative et l’exercice clinique individuel.
- Contact officiel : Dre Carol Rinkleib Ellison, P.O. Box 1876, Loomis, CA 95650, États-Unis. Courriel : [email protected]. Consultation statistique historique : Dr Doug Wallace ([email protected]).
12. Références / References
Les publications de référence régissant la conception, l’interprétation et l’exploitation des données du SWS sont les suivantes :
- Ellison, C. R. (2000). Women’s sexualities: Generations of women share intimate secrets of sexual self-acceptance. New Harbinger Publications.
- Ellison, C. R. (2001). A research inquiry into some American women’s sexual concerns and problems. Dans E. Kaschak & L. Tiefer (Dir.), A new view of women’s sexual problems (pp. 147–159). Haworth Press. https://doi.org/10.1300/J013v32n03_10
- Ellison, C. R. (2003). Facilitating orgasmic responsiveness. Dans S. B. Levine, S. E. Althof, & C. B. Risen (Dir.), Handbook of clinical sexuality for mental health professionals (pp. 167–185). Brunner-Routledge.
- Ellison, C. R. (2007). Women’s sexual problems and concerns. Dans A. F. Owens & M. S. Tepper (Dir.), Sexual health: Vol. 4. State-of-the-art treatments and research (pp. 87–106). Praeger Publishers.
- Gagnon, J. H., & Simon, W. (1973). Sexual conduct: The social sources of human sexuality. Aldine Publishing Company.
- Kaschak, E., & Tiefer, L. (Dir.). (2001). A new view of women’s sexual problems. The Haworth Press. https://doi.org/10.1300/J013v32n03_01
- Masters, W. H., & Johnson, V. E. (1966). Human sexual response. Little, Brown and Company.
- Tiefer, L. (2004). Sex is not a natural act and other essays (2e éd.). Westview Press.
- Zilbergeld, B. (1999). The new male sexuality (Édition révisée). Bantam Books.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
- PLEASE TELL US ABOUT YOURSELF.
- Year Born (WRITE THE YEAR IN THE BLANK TO THE RIGHT): 19
- Ethnicity: 3. Education: The highest level of schooling I usually describe my ethnicity as (CIRCLE ONE): I have completed is (CIRCLE ONE):
- African American
- 1
- High school
- 1
- Asian American
- 2
- Somec ollege
- 2
- Caucasian
- 3
- Vocational degree
- 3
- Latina
- 4
- year degree
- 4
- Native American
- 5
- year degree
- 5
- Other
- Graduate work
- 6
- (PLEASE SPECIFY):
- 6
- Graduate degree
- 7
- Occupation: My Occupation is:
- Religion/Spirituality: The average number of times per month I attend services or other spiritual observances now, and did as a child is (PLEASE WRITE IN THE NUMBER OF TIMES):
- NOW
- CHILDHOOD
- NOW
- CHILDHOOD
- Catholic
- Buddhist
- Protestant
- Atheist
- Fundamentalist Christian
- Agnostic
- Jewish
- Other spiritual
- Muslim
- observances/meditations
- Other (SPECIFY)
- Children: The ages of the children I am raising or have raised is:
- Males
- Females
- (PLEASE CIRCLE THE AGES OF ANY CHILDREN NOW LIVING IN YOUR HOME.)
- Income:
- The approximate pre-tax income I earn per year is (CIRCLE ONE): 1 2 3 4 5 6 1 Less than $12,000 2$12,001–$25,000 3$25,001–$50,000