Échelles d’évaluation de la dépendance par les pairs

Les Échelles d’évaluation de la dépendance par les pairs (Dependency Peer Rating Scales), créées par Zuckerman, Levitt et Lubin en 1961, mesurent les comportements de dépendance interpersonnelle à travers 24 items organisés en trois dimensions bipolaires (Fierté-Honte, Dominance-Soumission, Indépendance-Dépendance) issues de l’Interpersonal Check List de Leary.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Les Échelles d’évaluation de la dépendance par les pairs (Dependency Peer Rating Scales), développées par Marvin Zuckerman, Eugene E. Levitt et Bernard Lubin en 1961, constituent un dispositif sociométrique et psychométrique conçu pour quantifier l’expression comportementale et réputationnelle de la dépendance interpersonnelle en milieu écologique. Développé initialement auprès d’une cohorte d’étudiantes de deuxième année en soins infirmiers aux États-Unis, cet instrument opérationnalise l’évaluation de la dépendance à travers le prisme des relations interpersonnelles vécues et observées au sein d’un groupe de pairs caractérisé par une forte proximité sociale et professionnelle.

L’instrument repose sur 24 items descriptifs extraits des quadrants pertinents de l’inventaire interpersonnel de Timothy Leary (Leary’s Interpersonal Check List, 1957). Ces descripteurs sont structurés en trois échelles bipolaires ordonnées en huit échelons chacune : (1) Fierté – Honte (Pride-Shame, PR-I), (2) Dominance – Soumission (Dominant-Submissive, PR-II), et (3) Indépendance – Dépendance (Independent-Dependent, PR-III). Chaque sujet évalue les membres de son groupe de référence sur ces échelons, générant un score composite individuel par sommation des rangs attribués. La fidélité de l’outil, calculée selon la formule d’estimation pour matrices de jugements multiples développée par Horst (1949), démontre une cohérence interne et un accord inter-évaluateurs exceptionnellement élevés, oscillant entre 0,94 et 0,96 pour les dimensions individuelles et le score total agrégé.

Sur le plan de la validité de construit, l’instrument a joué un rôle charnière dans l’histoire de la psychométrie différentielle en révélant la discordance empirique récurrente entre les auto-évaluations directes, les épreuves projectives indirectes et les mesures sociométriques de réputation par les pairs, mettant ainsi en lumière l’impact prépondérant de la variance de méthode au sein du réseau nomologique de la personnalité dépendante.

2. Mots-clés / Keywords

Évaluation par les pairs, dépendance interpersonnelle, modèle circumplexe de Leary, sociométrie, formule de Horst, fidélité inter-évaluateurs, psychométrie, réputation sociale, étudiantes en soins infirmiers, variance de méthode.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu conjointement par trois figures majeures de la psychologie clinique et différentielle américaine du milieu du XXe siècle, rattachées au département de psychiatrie de l’Indiana University School of Medicine (Institute of Psychiatric Research) :

  • Marvin Zuckerman, Ph.D. (1928–2018) : Psychologue clinicien et chercheur de renommée mondiale, principalement célèbre pour ses travaux ultérieurs sur le trait de personnalité de la recherche de sensations (Sensation Seeking) et les fondements psychobiologiques de la personnalité. À l’époque de la conception de l’échelle, il occupait le poste de chercheur associé en psychiatrie à l’Université de l’Indiana, consacrant ses efforts à la mesure clinique de l’anxiété, de l’affectivité et des besoins interpersonnels.
  • Eugene E. Levitt, Ph.D. (1921–1994) : Psychologue clinicien, professeur de psychologie clinique et directeur de la section de psychologie à l’école de médecine de l’Université de l’Indiana. Reconnu pour ses méthodologies rigoureuses d’évaluation psychométrique, ses recherches sur l’anxiété, l’hypnose clinique et l’efficacité des psychothérapies.
  • Bernard Lubin, Ph.D. (1923–2007) : Psychologue clinicien, spécialiste des dynamiques de groupe et des instruments de mesure affective. Il est notamment le concepteur de la célèbre Multiple Affect Adjective Check List (MAACL) et a largement contribué à l’étude des climats organisationnels et de la mesure sociométrique.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental des Dependency Peer Rating Scales est de mesurer la dépendance interpersonnelle telle qu’elle se manifeste dans le comportement observable au quotidien, validée par le consensus social des pairs au sein d’une collectivité naturelle. Historiquement, l’évaluation de la dépendance psychologique a reposé presque exclusivement sur deux approches méthodologiques mutuellement divergentes : d’une part, les auto-questionnaires directs (tels que l’Edwards Personal Preference Schedule ou l’échelle de dépendance de Navran issue du MMPI), assujettis aux biais d’auto-présentation, de désirabilité sociale et aux limites de l’introspection du sujet ; d’autre part, les techniques projectives indirectes (notamment le Thematic Apperception Test [TAT] ou le test des taches d’encre de Rorschach), réputées capter les besoins implicites et inconscients, mais grevées d’une fidélité inter-juges souvent précaire.

Conscients de cette dichotomie, Zuckerman, Levitt et Lubin (1961) ont élaboré les échelles d’évaluation par les pairs pour introduire un troisième niveau d’analyse : le niveau réputationnel ou public. L’enjeu était d’ancrer le construit de la dépendance dans la réalité interpersonnelle objective. Les auteurs postulaient que si la dépendance constitue un trait central de la personnalité, elle doit inévitablement s’exprimer par des comportements récurrents observables par l’entourage immédiat : recherche constante de conseils, incapacité à prendre des décisions autonomes, passivité face à l’autorité, docilité excessive et besoin viscéral d’approbation et d’étayage affectif.

Dans le domaine de la recherche, cet instrument a servi d’étalon externe pour confronter les mesures projectives (indirectes) et les inventaires d’auto-évaluation (directs) au sein d’une matrice multivariée, inspirée par les travaux de Campbell et Fiske (1959) sur la validation convergente et discriminante. En milieu appliqué ou clinique, l’instrument fournit une modalité d’évaluation des compétences relationnelles et des vulnérabilités individuelles dans des contextes institutionnels exigeants — tels que les écoles de soins infirmiers, les académies militaires ou les unités de soins hospitalières —, où les dynamiques de dépendance et d’autonomie conditionnent directement le travail d’équipe, l’efficacité décisionnelle et la résistance au stress professionnel.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’instrument est la dépendance interpersonnelle, envisagée non pas comme une simple disposition intrapsychique isolée, mais comme un schéma comportemental d’adaptation sociale. Pour capturer la complexité de cette structure relationnelle, les auteurs ont décomposé le domaine de la dépendance en trois dimensions bipolaires distinctes, chacune échantillonnée sur une échelle ordinale en huit points :

1. Fierté – Honte (Pride – Shame : PR-I)

Cette dimension évalue l’image sociale de soi, l’estime de soi manifestée et le gradient d’affirmation versus d’auto-dépréciation face aux pairs. À l’extrémité supérieure (score de 1), l’individu adopte une posture de supériorité narcissique et d’autosuffisance ostentatoire (ex. « Expects everyone to admire her »), cherchant activement la flatterie et imposant ses conseils. Les échelons intermédiaires dénotent une assurance sociale équilibrée, une bonne réputation et la capacité d’autocritique objective. À l’extrémité inférieure (score de 8), le pôle de la honte se caractérise par une dévalorisation chronique, une timidité paralysante, des comportements autopunitifs et un sentiment persistant d’indignité personnelle (ex. « Always ashamed of herself »). Dans l’optique de la dépendance, l’incapacité à maintenir une estime de soi intrinsèque pousse l’individu à rechercher perpétuellement la béquille narcissique d’autrui.

2. Dominance – Soumission (Dominant – Submissive : PR-II)

La deuxième échelle s’inscrit directement le long de l’axe vertical du pouvoir et du contrôle interpersonnel. Les scores élevés (1 à 3) désignent des profils directifs, autoritaires et dominateurs (ex. « Dictatorial », « Bossy, dominating, manages others »), qui recherchent les responsabilités et dirigent autrui. Les échelons médians traduisent une flexibilité comportementale, où le sujet est capable aussi bien d’exercer l’autorité que d’obéir raisonnablement. En revanche, les échelons bas (6 à 8) caractérisent une reddition comportementale complète : docilité excessive, passivité, vulnérabilité à l’influence externe, incapacité à s’affirmer et lâcheté psychologique perçue par les pairs (ex. « Usually gives in, easily led, modest », « Spineless »). Ce pôle de soumission constitue l’armature comportementale visible de la personnalité dépendante dans les rapports hiérarchiques et de groupe.

3. Indépendance – Dépendance (Independent – Dependent : PR-III)

Cette sous-échelle aborde frontalement le noyau fonctionnel de l’autonomie instrumentale et affective par opposition au parasitisme relationnel. Le pôle de l’indépendance (scores de 1 à 4) progresse depuis un individualisme froid, calculateur, arrogant et égoïste (ex. « Egotistical, conceited, cold, unfeeling ») jusqu’à une autonomie saine, fonctionnelle et respectueuse d’elle-même (« Self-respecting, able to take care of herself »). À l’opposé, le pôle de la dépendance (scores de 5 à 8) décrit une trajectoire débutant par une gratitude chaleureuse mais dépendante de l’approbation, pour culminer dans l’impuissance acquise, la naïveté relationnelle, le désir d’être pris en charge et l’accrochage relationnel destructeur (ex. « Clinging vine, will believe anyone »). Cette sous-échelle saisit la quintessence de la dépendance clinique telle que décrite ultérieurement dans les nosographies psychiatriques (comme le trouble de la personnalité dépendante).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle des échelles de Zuckerman et ses collaborateurs s’enracine principalement dans la théorie interpersonnelle de la personnalité formulée par Harry Stack Sullivan (1953) et opérationnalisée géométriquement par Timothy Leary (1957) au sein du Kaiser Foundation Research Project. Sullivan postulait que la personnalité ne peut être appréhendée ni définie en dehors des situations relationnelles récurrentes qui caractérisent la vie humaine. Les processus intrapsychiques ne sont que des sédimentations intériorisées de dynamiques interpersonnelles vécues.

Timothy Leary a développé ce paradigme en construisant le modèle circumplexe interpersonnel, structuré autour de deux axes orthogonaux fondamentaux : l’axe vertical Pouvoir/Contrôle (Dominance versus Soumission) et l’axe horizontal Affiliation/Amour (Hostilité versus Amour/Affiliation). L’Interpersonal Check List (ICL) de Leary comptait 128 items répartis en 16 segments (octants) décrivant des intensités variables de comportements adaptatifs et pathologiques. Zuckerman et ses collègues ont extrait 24 descripteurs représentatifs de ces segments pour opérationnaliser la dépendance. Dans le circumplexe de Leary, la dépendance pure se situe au carrefour de la soumission et de l’affiliation bienveillante (secteur Docile-Dépendant), tandis que son versant compensatoire s’exprime à travers l’axe d’auto-effacement et de honte.

Parallèlement, l’outil s’inscrit dans la perspective méthodologique novatrice de la fin des années 1950 sur la validation des tests psychologiques. Avec la publication historique de Campbell et Fiske (1959) sur la matrice multitrait-multiméthode (MTMM), la psychologie a pris conscience que la variance mesurée par un test est souvent attribuable à sa méthode de passation (le format du test) plutôt qu’au trait sous-jacent lui-même. Zuckerman, Levitt et Lubin ont spécifiquement forgé les Dependency Peer Rating Scales pour confronter la méthode d’auto-évaluation directe, la méthode projective indirecte (TAT) et la méthode du jugement social externe (évaluation par les pairs), fournissant ainsi un cadre empirique critique pour tester la validité convergente du concept psychanalytique et social-learning de dépendance.

7. Validité / Validity

L’étude empirique s’est heurtée à ce qui allait devenir un résultat classique en psychologie de la personnalité : la divergence critique entre méthodes d’évaluation hétérogènes.

Validité convergente et de construit

Dans l’investigation princeps de Zuckerman, Levitt et Lubin (1961), administrée à 68 étudiantes en soins infirmiers, les corrélations entre les évaluations par les pairs et les mesures directes d’auto-questionnaire (comme l’échelle de dépendance de Navran basée sur le MMPI ou l’échelle de déférence/succorance de l’EPPS) se sont révélées faibles et statistiquement non significatives. De même, les corrélations entre les échelles d’évaluation par les pairs et les scores de dépendance dérivés des épreuves projectives (comme le TAT) étaient proches de zéro.

Ce manque de convergence apparente n’invalide pas l’outil sociométrique en lui-même, mais illustre le phénomène d’indépendance des niveaux de personnalité :

  • Mesure directe (auto-évaluation) : mesure la perception de soi, le concept de soi explicite et la disposition à admettre des traits de dépendance.
  • Mesure indirecte (projective) : reflète le monde fantasmatique, les désirs latents ou les conflits pulsionnels inconscients.
  • Évaluation par les pairs (réputation) : saisit les manifestations comportementales réelles, publiques et effectives au sein du réseau social.

Cette distinction a démontré que les jugements des pairs forment une structure cohérente et autonome, dotée d’une validité écologique supérieure pour prédire la réputation réelle d’un sujet dans un groupe donné, bien qu’elle ne concorde pas avec les représentations internes ou fantasmatiques du même individu.

Validité discriminante et critérielle

Les trois échelles (PR-I, PR-II, PR-III) présentaient entre elles des intercorrélations élevées (souvent supérieures à 0,70 ou 0,80), indiquant qu’aux yeux des pairs, la fierté/honte, la dominance/soumission et l’indépendance/dépendance fusionnent pour former une impression réputationnelle globale de passivité-dépendance versus d’assurance-autonomie. L’instrument a démontré une excellente capacité à discriminer les individus perçus comme des leaders autonomes de ceux perçus comme des suiveurs dépendants au sein des équipes de soins infirmiers.

8. Fidélité / Reliability

L’un des atouts méthodologiques les plus remarquables des Dependency Peer Rating Scales réside dans leurs indices de fidélité exceptionnellement élevés. Étant donné que chaque sujet est évalué non pas par un seul observateur, mais par un groupe substantiel de pairs familiarisés (des camarades de promotion partageant le même cadre de vie et d’apprentissage clinique), la variance d’erreur individuelle propre à un juge donné est massivement amortie par l’agrégation statistique.

Pour quantifier cette fidélité collective, les auteurs ont utilisé la formule d’estimation de la fidélité des moyennes de jugements multiples dérivée par Paul Horst (1949), précurseur des modèles modernes de théorie de la généralisabilité et des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) :

  • Échelle I (Pride – Shame / PR-I) : $r = 0{,}94$
  • Échelle II (Dominant – Submissive / PR-II) : $r = 0{,}96$
  • Échelle III (Independent – Dependent / PR-III) : $r = 0{,}94$
  • Score total combiné (PR Sum) : $r = 0{,}96$

Ces coefficients (compris entre 0,94 et 0,96) témoignent d’une stabilité et d’un accord inter-évaluateurs exceptionnels. Ils démontrent que les perceptions des pairs ne sont pas le fruit d’impressions idiosyncrasiques aléatoires ou d’effets de halo disparates, mais reposent sur un consensus sociométrique robuste et hautement reproductible au sein de la cohorte.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

À l’époque de la publication initiale en 1961, l’analyse factorielle exploratoire formelle (AFE) n’a pas été exécutée sur cette matrice particulière par Zuckerman et ses collaborateurs en raison des contraintes informatiques de l’époque et de la taille de l’échantillon ($N = 68$). Néanmoins, la structure dimensionnelle repose en amont sur les analyses factorielles rigoureuses conduites par Timothy Leary et ses associés (1957) lors de la création de l’Interpersonal Check List.

Les investigations psychométriques ultérieures sur le circumplexe interpersonnel confirment que les descripteurs utilisés par Zuckerman s’organisent autour d’un espace factoriel bidimensionnel sous-jacent :

  • Facteur 1 : Dominance / Statut / Agence (Agency) : Ce facteur regroupe les saturations des échelons de dominance (items 1 à 4 de PR-II) face aux échelons de soumission (items 5 à 8 de PR-II), avec une projection partielle des pôles de fierté et d’indépendance calculatrice.
  • Facteur 2 : Chaleur / Affiliation / Communion : Ce facteur capte la bienveillance, la gratitude, le désir d’approbation et l’accrochage relationnel (items 5 à 8 de PR-III) opposés à l’indifférence égoïste et au détachement froid (items 1 à 2 de PR-III).

Les intercorrélations empiriques extrêmement fortes relevées par Zuckerman et ses collègues entre les trois échelles suggèrent l’émergence d’un facteur général de second ordre de « Dépendance Réputationnelle Globale » au sein du groupe de pairs, reflétant une heuristique d’évaluation sociale unitaire chez les évaluatrices : l’individu autonome et influent versus l’individu effacé, docile et dépendant.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Échelle d’évaluation par les pairs / instrument sociométrique d’hétéro-évaluation.
  • Format : Papier-crayon ou administration collective ; chaque participant évalue l’ensemble de ses pairs connus au moyen de trois échelles bipolaires ordonnées.
  • Nombre total d’items : 24 descripteurs comportementaux qualitatifs, regroupés en 3 échelles de 8 échelons chacune.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale bipolaire en 8 points (de 1 à 8) pour chacune des trois dimensions :
    • Échelle I (Pride-Shame) : 1 = Orgueilleuse / recherche l’admiration totale à 8 = Honteuse d’elle-même / auto-dépréciative.
    • Échelle II (Dominant-Submissive) : 1 = Dictatoriale / autoritaire à 8 = Dépourvue de volonté / soumission absolue.
    • Échelle III (Independent-Dependent) : 1 = Égoïste / indépendance froide à 8 = Parasitaire / dépendance absolue.
  • Procédure de cotation :
    • Pour chaque cible évaluée, les évaluateurs attribuent un échelon de 1 à 8 sur chacune des trois échelles.
    • Les scores individuels reçus par chaque sujet sont moyennés à travers tous les évaluateurs du groupe pour chaque échelle ($PR_I$, $PR_{II}$, $PR_{III}$).
    • Un score total de dépendance perçue ($PR_{Sum}$) est calculé par la somme des moyennes obtenues sur les trois échelles bipolaires.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 1961.
  • Droit d’auteur et permissions : L’article princeps a été publié dans le Journal of Consulting Psychology, sous le copyright original de l’American Psychological Association (APA). Les items originaux sont reproduits dans le domaine public académique à des fins de recherche fondamentale, d’enseignement et d’utilisation clinique non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement la source originale.
  • Tarifs : L’échelle est libre de droits d’utilisation commerciale directe dans le cadre de recherches universitaires (aucun coût d’achat de batterie ou de licence commerciale exigé).

12. Références / References

  • Campbell, D. T., & Fiske, D. W. (1959). Convergent and discriminant validation by the multitrait-multimethod matrix. Psychological Bulletin, 56(2), 81–105. https://doi.org/10.1037/h0046016
  • Edwards, A. L. (1954). Manual for the Edwards Personal Preference Schedule. Psychological Corporation.
  • Horst, P. (1949). A generalized expression for the reliability of measures. Psychometrika, 14(1), 21–31. https://doi.org/10.1007/BF02289143
  • Leary, T. (1957). Interpersonal diagnosis of personality: A functional theory and methodology for personality evaluation. Ronald Press.
  • Navran, L. (1954). A dependency scale for the MMPI. Journal of Consulting Psychology, 18(6), 441. https://doi.org/10.1037/h0062002
  • Sullivan, H. S. (1953). The interpersonal theory of psychiatry. W. W. Norton & Company.
  • Zuckerman, M., Levitt, E. E., & Lubin, B. (1961). Concurrent and construct validity of direct and indirect measures of dependency. Journal of Consulting Psychology, 25(4), 316–323. https://doi.org/10.1037/h0040887

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Expects everyone to admire her
2

Always giving advice, acts important, tries to be too successful
3

Makes a good impression, often admired, respected by others
4

Well thought of
5

Able to criticize herself
6

Apologetic, easily embarrassed, lacks self-confidence
7

Self-punishing, shy, timid
8

Always ashamed of herself
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Looti, M. (2026, octobre 15). Échelles d’évaluation de la dépendance par les pairs. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-evaluation-dependance-pairs
Looti, Mohammed. “Échelles d’évaluation de la dépendance par les pairs.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-evaluation-dependance-pairs.
Looti, Mohammed. “Échelles d’évaluation de la dépendance par les pairs.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-evaluation-dependance-pairs.