Échelles des Fonctions de Mentorat

Découvrez les Échelles des Fonctions de Mentorat (Mentoring Function Scales, MFS) développées par Tepper et al. (1996) : cadre théorique, validité factorielle, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Les Échelles des Fonctions de Mentorat (Mentoring Function Scales, MFS), développées par Bennett J. Tepper et ses collaborateurs en 1996, constituent un instrument psychométrique de référence en psychologie du travail et des organisations. Cet outil a été élaboré pour évaluer avec rigueur et parcimonie la nature et l’étendue du soutien prodigué par un mentor à son protégé au sein des relations de mentorat organisationnel, qu’elles soient formelles ou informelles. S’appuyant sur les travaux théoriques fondateurs de Kathy E. Kram, l’échelle opérationnalise les fonctions de mentorat à travers une structure bidimensionnelle composée de 16 items : 8 items consacrés aux fonctions psychosociales (ex. écoute active, modèle de rôle, gestion des anxiétés et soutien moral) et 8 items dédiés aux fonctions de développement de carrière (ex. attribution de tâches stimulantes, visibilité auprès des cadres supérieurs, protection et parrainage).

Les participants évaluent chaque énoncé sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« not at all » / pas du tout) à 5 (« to a very large extent » / dans une très large mesure). La validation initiale de l’instrument repose sur une cohorte composite de 568 employés répartis au sein de cinq échantillons professionnels hétérogènes (institutions financières, banques, assurances, secteur hospitalier, industrie manufacturière, restauration et services comptables). Les analyses factorielles en rotation oblique ont confirmé la structure latente à deux facteurs corrélés, tout en démontrant une cohérence interne élevée (les coefficients alpha de Cronbach excédant fréquemment 0,85 pour les deux dimensions) ainsi qu’une excellente validité de construit, convergente et prédictive à l’égard de la satisfaction professionnelle, de la mobilité ascendante et du bien-être au travail des protégés.

2. Mots-clés / Keywords

mentorat organisationnel, fonctions de mentorat, soutien psychosocial, développement de carrière, relation mentor-protégé, psychométrie, psychologie du travail, comportement organisationnel, échelle de Tepper, évaluation des compétences

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs en comportement organisationnel et en psychométrie, menée par :

  • Kelly Tepper : Chercheuse en psychologie organisationnelle, affiliée lors des travaux initiaux à des programmes de recherche sur les dynamiques relationnelles en entreprise.
  • Bennett J. Tepper : Professeur émérite de management et de ressources humaines (notamment associé au Fisher College of Business de l’Ohio State University). Figure majeure de la recherche internationale sur le leadership toxique (abusive supervision), les tactiques d’influence ascendante et les dynamiques du mentorat au travail.
  • Collaborateurs de recherche associés aux études empiriques multi-échantillons publiées en 1993 et 1996 dans les revues Journal of Applied Social Psychology et Educational and Psychological Measurement.

Correspondance historique : Bennett J. Tepper, Department of Management and Human Resources, Max M. Fisher College of Business, The Ohio State University, Columbus, OH, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental des Mentoring Function Scales (MFS) est de quantifier avec exactitude la perception qu’a un collaborateur (le protégé) du soutien instrumental et affectif reçu de la part d’un référent expérimenté (le mentor). Avant la publication des travaux de Tepper et al. (1996), les échelles existantes dans la littérature (notamment celles de Noe, 1988, ou de Dreher & Ash, 1990) présentaient d’importantes ambiguïtés psychométriques : redondance d’items, instabilité factorielle selon les contextes industriels, ou fusion empirique discutable entre dimensions de carrière et dimensions psychosociales.

Les MFS répondent à plusieurs impératifs scientifiques et organisationnels précis :

  • Parcimonie et rigueur psychométrique : Réduire la charge cognitive des répondants grâce à un format compact de 16 items tout en conservant une couverture exhaustive des domaines théoriques établis par la littérature classique.
  • Diagnostic des programmes formels de mentorat : Permettre aux directions des ressources humaines d’évaluer l’efficacité des dyades de mentorat mises en place. L’outil sert à identifier si les mentors privilégient un accompagnement purement technique et politique (carrière) au détriment d’un accompagnement axé sur la sécurité psychologique et l’estime de soi (psychosocial), ou inversement.
  • Recherche fondamentale en dynamique relationnelle : Analyser comment des variables modératrices telles que la congruence de genre (Tepper et al., 1993), l’intelligence émotionnelle, le statut hiérarchique du mentor ou les tactiques de maintenance de la relation (Tepper, 1995) modulent les bénéfices perçus par les subordonnés.
  • Applications en développement professionnel et coaching : Fournir aux praticiens du conseil et du coaching un cadre de rétroaction 360 degrés ou d’auto-évaluation pour calibrer les comportements d’accompagnement des cadres dirigeants.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par les MFS repose sur l’opérationnalisation des fonctions de mentorat conçues comme une structure bifactorielle corrélée mais conceptuellement distincte.

1. Fonctions de mentorat liées à la carrière (Career-Related Mentoring Functions)

Cette dimension regroupe les comportements et interventions du mentor visant directement l’avancement hiérarchique, l’intégration politique et la maîtrise technique du protégé au sein de l’organisation. Ces fonctions dépendent largement du statut formel, de l’autorité, du réseau social et de l’influence institutionnelle du mentor. Elles comprennent :

  • Le parrainage et la visibilité (Sponsorship & Exposure) : Faciliter l’accès du protégé aux cercles décisionnels stratégiques et accroître son exposition auprès des cadres supérieurs susceptibles d’influencer positivement sa progression (Items 2 et 16).
  • Le coaching opérationnel et l’attribution de défis (Challenging Assignments) : Déléguer des responsabilités complexes permettant d’acquérir de nouvelles compétences et de démontrer son potentiel (Items 8 et 14).
  • La protection et le soutien logistique (Protection & Task Assistance) : Intervenir pour minimiser les risques inutiles qui menaceraient la réputation du protégé, et l’aider à respecter des échéances critiques ou à surmonter des impasses techniques (Items 4 et 10).
  • Le développement du réseau professionnel (Networking & Advancement Preparation) : Présenter de nouveaux pairs et encourager activement la préparation aux opportunités futures de promotion (Items 6 et 12).

2. Fonctions de mentorat psychosociales (Psychosocial Mentoring Functions)

Contrairement aux fonctions instrumentales, les fonctions psychosociales opèrent au niveau interpersonnel et identitaire. Elles améliorent le sentiment de compétence personnelle, la clarté de l’identité professionnelle et l’efficacité personnelle du protégé. Ces fonctions reposent principalement sur la qualité affective et la confiance mutuelle au sein de la dyade :

  • Le modèle de rôle (Role Modeling) : Le mentor incarne des attitudes, des valeurs et des conduites professionnelles éthiques que le protégé admire et cherche à émuler (Items 5 et 15).
  • L’écoute active et la considération individuelle (Acceptance & Respect) : Témoigner d’un respect authentique pour l’individu et manifester des capacités d’écoute bienveillante lors des échanges professionnels et personnels (Items 7 et 9).
  • Le conseil émotionnel et la régulation de l’anxiété (Counseling) : Offrir un espace de parole sécurisant permettant d’aborder sans crainte les doutes, le stress au travail, les conflits entre vie professionnelle et personnelle, ainsi que les peurs de l’échec (Items 3 et 11).
  • L’expérimentation et le partage d’expériences (Personal Sharing & Behavioral Encouragement) : Partager ses propres échecs et réussites pour apporter une perspective constructive, tout en incitant le protégé à adopter de nouveaux modes de comportement dans ses fonctions (Items 1 et 13).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Les fondements théoriques des MFS s’enracinent à la convergence de plusieurs courants majeurs de la psychologie et des théories des organisations :

La théorie du mentorat adulte de Kathy E. Kram

Dans son ouvrage classique Mentoring at Work (1985), Kathy E. Kram a mis en lumière, par le biais d’études qualitatives approfondies, que les relations d’accompagnement professionnel se décomposent universellement en deux sphères d’activités complémentaires. Kram a démontré que si les fonctions de carrière préparent l’individu à naviguer dans la hiérarchie organisationnelle, les fonctions psychosociales touchent à l’intégrité du soi et favorisent l’épanouissement psychologique. Les MFS de Tepper et al. (1996) constituent une transcription quantitative directe de cette modélisation conceptuelle.

La théorie de l’échange social (Social Exchange Theory)

Inspirée des travaux de Peter Blau (1964), la relation mentor-protégé est conceptualisée comme une série d’échanges interdépendants régis par la norme de réciprocité. Le mentor investit du capital temporel, cognitif et politique ; le protégé y répond par un engagement accru, de la loyauté et un soutien aux objectifs du mentor. Les MFS permettent de mesurer précisément la valeur perçue des ressources échangées dans cette transaction socio-émotionnelle et instrumentale.

La théorie de l’apprentissage social et le modèle sociocognitif

D’après la théorie de l’apprentissage social formulée par Albert Bandura (1977, 1986), l’apprentissage vicariant et le modelage constituent les mécanismes centraux de l’acquisition des compétences complexes. La dimension psychosociale de l’échelle, particulièrement les items portant sur le rôle de modèle et le partage d’expériences, illustre comment le mentor facilite le développement du sentiment d’auto-efficacité (self-efficacy) chez son protégé.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique des Mentoring Function Scales a fait l’objet d’examens empiriques rigoureux dans les publications de Tepper et al. (1993, 1996), puis dans de multiples réplications indépendantes dans la littérature internationale.

Validité de construit et structurelle

L’indépendance relative des deux sous-échelles a été corroborée empiriquement tout en reconnaissant leur intercorrélation naturelle. L’application de modèles d’équations structurelles et d’analyses factorielles confirmatoires démontre que le modèle à deux facteurs offre un ajustement significativement supérieur à celui d’un modèle unidimensionnel regroupant l’ensemble des 16 items. Les indices d’asymétrie (skewness) et d’aplatissement (kurtosis) rapportés par Tepper et al. (1996) confirment une distribution univariée conforme aux prérequis de la normalité, garantissant la sensibilité discriminative de chaque énoncé.

Validité convergente et discriminante

La validité convergente est étayée par de fortes corrélations positives entre les scores de l’échelle de Tepper et les échelles alternatives antérieures (par exemple, le questionnaire de Noe, 1988, et l’échelle globale de Dreher & Ash, 1990). La validité discriminante est quant à elle confirmée par l’absence de colinéarité excessive avec des construits voisins tels que le soutien perçu du superviseur (perceived supervisor support), la qualité de l’échange leader-membre (LMX) ou la satisfaction globale au travail.

Validité prédictive et critères organisationnels

Les études démontrent que les deux sous-échelles prédisent des résultats distincts chez les protégés :

  • Les fonctions de carrière prédisent de manière robuste des critères tangibles et objectifs : fréquence des promotions, progression salariale, opportunités de mobilité ascendante et visibilité interdépartementale.
  • Les fonctions psychosociales prédisent prioritairement des critères subjectifs et psychologiques : réduction du stress au travail, baisse du sentiment d’isolement professionnel, engagement affectif envers l’organisation, satisfaction relationnelle avec le mentor et diminution des intentions de départ volontaire (turnover).

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’instrument a été établie sur une cohorte cumulée de 568 employés issus de contextes organisationnels très diversifiés :

  • Échantillon 1 : 117 employés d’une institution financière.
  • Échantillon 2 : 259 collaborateurs issus de banques, assurances, centres de santé, entreprises industrielles et établissements d’enseignement.
  • Échantillon 3 : 82 employés d’une société de gestion de restauration commerciale.
  • Échantillon 4 : 65 employés travaillant dans la fabrication de boissons non alcoolisées.
  • Échantillon 5 : 45 professionnels d’un département comptable et financier.

À travers ces différents groupes :

  • Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach pour la sous-échelle des fonctions psychosociales oscille de façon constante entre 0,86 et 0,91. Pour la sous-échelle des fonctions de carrière, les valeurs d’alpha se situent généralement entre 0,84 et 0,89. L’échelle globale (16 items) présente un alpha supérieur à 0,90.
  • Fidélité composite : Les indices de fidélité composite (McDonald’s Omega / composite reliability) calculés lors de réévaluations structurales ultérieures confirment que chaque dimension retient une part prépondérante de variance vraie, minimisant l’erreur de mesure aléatoire.
  • Stabilité temporelle : Les études longitudinales sur les cohortes de mentorat indiquent une stabilité test-retest substantielle sur des intervalles de 6 à 12 mois (corrélations test-retest comprises entre 0,65 et 0,78), tout en demeurant sensible aux évolutions naturelles du cycle de vie de la dyade mentor-protégé.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Dans l’étude princeps de Tepper et al. (1996), les données recueillies sur l’échantillon combiné de 568 employés ont été soumises à une analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation oblique (Promax), un choix méthodologique motivé par l’attente théorique selon laquelle les fonctions psychosociales et de carrière partagent une corrélation naturelle positive au sein d’une relation de mentorat fonctionnelle.

Structure à deux facteurs

L’analyse a sans ambiguïté extrait deux facteurs principaux expliquant une part substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 : Fonctions de mentorat psychosociales. Les items impairs (1, 3, 5, 7, 9, 11, 13 et 15) présentent des saturations factorielles dominantes sur ce premier facteur, avec des coefficients de saturation s’échelonnant typiquement de 0,55 à 0,82. Les saturations croisées sur le second facteur demeurent très faibles (< 0,25).
  • Facteur 2 : Fonctions de mentorat de carrière. Les items pairs (2, 4, 6, 8, 10, 12, 14 et 16) présentent des saturations univoques sur ce second facteur, comprises généralement entre 0,52 et 0,84, confirmant la cohésion interne du volet instrumental de l’accompagnement.

La corrélation inter-facteurs entre les deux dimensions se situe généralement entre r = 0,50 et r = 0,65, confirmant qu’il s’agit de facettes distinctes mais synergiques du phénomène global de mentorat. Les indices d’adéquation dans les modélisations confirmatoires ultérieures (CFI > 0,92, TLI > 0,90, RMSEA < 0,06) ont systématiquement démontré la robustesse de cette organisation factorielle.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente des spécifications standardisées facilitant son déploiement en recherche comme en milieu appliqué :

  • Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté d’évaluation comportementale et relationnelle.
  • Population cible : Salariés, cadres, gestionnaires, professionnels techniques ou étudiants insérés dans un programme d’accompagnement ou ayant un référent/mentor désigné ou informel.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne ; passation individuelle. Durée moyenne de passation : 4 à 6 minutes.
  • Nombre d’items : 16 items formulés sous la forme d’actions accomplies par le mentor à l’égard du répondant.
  • Échelle de réponse : Échelle de fréquence/intensité en 5 points :
    • 1 = Not at all (Pas du tout)
    • 2 = To a slight extent (Dans une faible mesure)
    • 3 = To some extent (Dans une certaine mesure)
    • 4 = To a large extent (Dans une large mesure)
    • 5 = To a very large extent (Dans une très large mesure)
  • Calcul des scores (Cotation) :
    • Score de fonctions psychosociales : Moyenne arithmétique ou somme des items impairs (1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15). Un score moyen proche de 5 indique un niveau exceptionnel de soutien émotionnel, d’écoute et d’identification au modèle.
    • Score de fonctions de carrière : Moyenne arithmétique ou somme des items pairs (2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16). Un score moyen élevé traduit un investissement majeur du mentor dans le parrainage, la visibilité politique et la progression professionnelle du protégé.
    • Il n’existe aucun item inversé (aucun score à recoder).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 1996 (validations préalables des données dès 1993).
  • Propriété intellectuelle : L’article original est sous copyright de Sage Publications (dans la revue Educational and Psychological Measurement).
  • Utilisation en recherche académique : L’utilisation des items dans un cadre de recherche scientifique universitaire non commerciale est généralement permise sans frais, sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse de l’article source (Tepper et al., 1996).
  • Utilisation commerciale et conseil : Pour tout usage commercial, intégration dans des plateformes SaaS payantes, bilans de compétences ou outils d’évaluation propriétaires en entreprise, il convient de se référer aux conditions de licence de l’éditeur scientifique ou de solliciter l’autorisation expresse des auteurs.

12. Références / References

  • Allen, T. D., Eby, L. T., Poteet, M. L., Lentz, E., & Lima, L. (2004). Career benefits associated with mentoring for protégés: A meta-analysis. Journal of Applied Psychology, 89(1), 127–136. https://doi.org/10.1037/0021-9010.89.1.127
  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • Blau, P. M. (1964). Exchange and power in social life. John Wiley & Sons.
  • Dreher, G. F., & Ash, R. A. (1990). A comparative study of mentoring among men and women in managerial, professional, and technical positions. Journal of Applied Psychology, 75(5), 539–546. https://doi.org/10.1037/0021-9010.75.5.539
  • Kram, K. E. (1983). Phases of the mentor relationship. Academy of Management Journal, 26(4), 608–625. https://doi.org/10.5465/255910
  • Kram, K. E. (1985). Mentoring at work: Developmental relationships in organizational life. Scott, Foresman and Company.
  • Noe, R. A. (1988). An investigation of the determinants of successful assigned mentoring relationships. Personnel Psychology, 41(3), 457–479. https://doi.org/10.1111/j.1744-6570.1988.tb00638.x
  • Tepper, B. J. (1995). Upward maintenance tactics used in supervisory mentoring and nonmentoring relationships. Academy of Management Journal, 38(4), 1191–1205. https://doi.org/10.5465/256624
  • Tepper, B. J., Brown, S. J., & Hunt, M. D. (1993). Strength of subordinates’ upward influence tactics and gender congruency effects. Journal of Applied Social Psychology, 23(22), 1903–1919. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.1993.tb01072.x
  • Tepper, K., Shaffer, B. C., & Tepper, B. J. (1996). Latent structure of Mentoring Function Scales. Educational and Psychological Measurement, 56(5), 848–857. https://doi.org/10.1177/0013164496056005009

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Scoring Formula: Scoring: 5 = to a very large extent; 4 = to a large extent; 3 = to some extent; 2 = to a slight extent; and 1 = not at all.
1

Encouraged you to try new ways of behaving on the job.
2

Assigned responsibilities to you that have increased your contact with people who will judge your potential for future advancement.
3

Discussed your questions or concerns regarding feelings of competence, commitment to advancement, relationships with peers and supervisors or work/family conflicts.
4

Reduced unnecessary risks that could have threatened your opportunities for promotion.
5

Served as a role model.
6

Helped you meet new colleagues.
7

Demonstrated good listening skills in your conversations.
8

Given you assignments or tasks that have prepared you for higher positions.
9

Conveyed feelings of respect for you as an individual.
10

Helped you finish assignments or tasks or meet deadlines that otherwise would have been difficult to complete.
11

Encouraged you to talk openly about anxieties and fears that detract from your work.
12

Encouraged you to prepare for advancement.
13

Shared personal experiences as an alternative perspective to your problems.
14

Given you assignments that present opportunities to learn new skills.
15

Displayed attitudes and values similar to your own.
16

Given you assignments that have increased your contact with higher level managers.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 16). Échelles des Fonctions de Mentorat. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-des-fonctions-de-mentorat-mfs
Looti, Mohammed. “Échelles des Fonctions de Mentorat.” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-des-fonctions-de-mentorat-mfs.
Looti, Mohammed. “Échelles des Fonctions de Mentorat.” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-des-fonctions-de-mentorat-mfs.