Échelles de dépression, d’anxiété et de stress – Version longue (DASS-42)

Guide psychométrique complet du DASS-42 (Depression Anxiety Stress Scales) : fondements théoriques, propriétés psychométriques, validité et cotation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de dépression, d’anxiété et de stress – Version longue (Depression Anxiety Stress Scales, DASS-42) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par Syd H. Lovibond et Peter F. Lovibond en 1995 à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud. Composée de 42 items répartis équitablement en trois sous-échelles de 14 items chacune, elle est spécifiquement élaborée pour isoler, mesurer et contraster les états affectifs négatifs fondamentaux que sont la dépression, l’anxiété et le stress psychologique (ou tension nerveuse non spécifique). Contrairement à de nombreux instruments traditionnels de diagnostic catégoriel, le DASS-42 repose sur une conception dimensionnelle des troubles émotionnels, postulant que les manifestations symptomatiques chez les individus sains et les populations cliniques diffèrent en intensité et en fréquence plutôt qu’en nature.

Les participants évaluent la pertinence de chaque énoncé au cours de la semaine écoulée à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 4 points, graduée de 0 (« Ne s’applique pas du tout à moi ») à 3 (« S’applique tout à fait à moi, ou la plupart du temps »). Sur le plan des propriétés psychométriques, l’instrument présente une cohérence interne remarquable : dans les échantillons normatifs initiaux (n = 2 914), les coefficients alpha de Cronbach atteignent respectivement 0,91 pour la sous-échelle Dépression, 0,84 pour l’Anxiété et 0,90 pour le Stress. Les analyses factorielles confirmatoires appuient vigoureusement une structure tri-factorielle oblique corrélée, tout en confirmant la capacité de l’outil à discriminer de manière fine l’anxiété physiologique de l’anhédonie dépressive et de l’hyperactivité neurovégétative liée au stress. Utilisé à l’échelle internationale en recherche fondamentale, épidémiologique et en pratique clinique de routine, le DASS-42 s’impose comme une référence incontournable de l’évaluation dimensionnelle de la détresse psychologique.

2. Mots-clés / Keywords

DASS-42, dépression, anxiété, stress, psychométrie, évaluation dimensionnelle, santé mentale, affect négatif, cohérence interne, analyse factorielle, modèle tripartite, validité discriminante.

3. Auteurs / Authors

Les auteurs originaux et concepteurs de l’instrument sont :

  • Sydney H. Lovibond, Ph.D. : Émérite Professeur de psychologie clinique, School of Psychology, University of New South Wales (UNSW), Sydney, Australie. Pionnier des approches comportementales et de la psychométrie appliquée en Océanie.
  • Peter F. Lovibond, Ph.D. : Professeur titulaire de psychologie expérimentale et cognitive, School of Psychology, University of New South Wales (UNSW), Sydney, Australie. Chercheur spécialisé dans les mécanismes d’apprentissage associatif, le conditionnement de la peur et la modélisation dimensionnelle des émotions négatives. Courriel de contact institutionnel pour la recherche : [email protected].

4. Objectif / Purpose

Le développement de l’échelle DASS-42 répond à une problématique méthodologique et clinique majeure identifiée dès la fin des années 1970 : le chevauchement symptomatique excessif entre les échelles d’évaluation de la dépression et de l’anxiété couramment utilisées à l’époque, telles que le Beck Depression Inventory (BDI), la State-Trait Anxiety Inventory (STAI), ou l’échelle d’anxiété de Hamilton. Ces instruments affichaient fréquemment des corrélations inter-échelles très élevées (souvent supérieures à r = 0,70), rendant presque impossible la différenciation empirique entre un état dépressif caractérisé et une réaction anxieuse aiguë. L’objectif premier des frères Lovibond était donc de concevoir des échelles pures, possédant une validité discriminante maximale, capables d’isoler le noyau phénoménologique exclusif de la dépression, de l’anxiété et d’un troisième état résiduel souvent confondu avec les deux premiers, à savoir le stress ou la tension nerveuse chronique.

En pratique clinique, le DASS-42 ne vise pas à poser un diagnostic catégoriel formel selon les nomenclatures du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) ou de la Classification internationale des maladies (CIM-11). Sa fonction fondamentale est de clarifier le locus prédominant de la perturbation émotionnelle chez un patient donné, d’en quantifier la sévérité sur un continuum et d’objectiver l’évolution des symptômes au cours d’une psychothérapie (notamment cognitive et comportementale) ou d’une intervention pharmacologique. Il permet d’éclairer le clinicien sur la nature exacte de la détresse : s’agit-il d’un effondrement motivationnel et d’une perte d’affect positif (dépression), d’un emballement autonome et d’une hyperactivité de la peur (anxiété), ou d’un épuisement face à la charge perçue et d’une incapacité à relâcher la tension (stress) ?

Dans le domaine de la recherche empirique, le DASS-42 offre aux investigateurs un outil standardisé d’une très haute précision métrique pour examiner les déterminants cognitifs, biologiques et environnementaux de l’affectivité négative. En raison de sa structure factorielle stable et robuste, il est massivement déployé dans les études épidémiologiques transversales, les essais contrôlés randomisés évaluant l’efficacité des protocoles thérapeutiques, ainsi que dans les paradigmes de neurosciences affectives cherchant à corréler des marqueurs neurophysiologiques à des composantes affectives distinctes.

5. Construit psychologique / Construct

Le DASS-42 opérationnalise la détresse psychologique à travers trois construits distincts mais modérément intercorrélés, chacun capturant des constellations sémiologiques spécifiques :

5.1. La sous-échelle de Dépression

La sous-échelle de dépression mesure le noyau affectif et motivationnel caractérisé par l’absence d’affect positif, la dysphorie, le désespoir, la dévalorisation de soi et l’inhibition motrice. Plutôt que d’inclure des symptômes somatiques non spécifiques (comme les troubles de l’appétit ou du sommeil, qui sont également fréquents dans l’anxiété ou les pathologies médicales), cette dimension se focalise sur :

  • L’anhédonie et la perte d’enthousiasme : l’incapacité radicale à ressentir du plaisir ou un affect positif face aux activités quotidiennes (ex. item 3 : « I couldn’t seem to experience any positive feeling at all » ; item 24 : « I couldn’t seem to get any enjoyment out of the things I did »).
  • L’aboulie et l’inertie motivationnelle : la difficulté subjective à initier une action ou à mobiliser l’énergie psychique nécessaire (ex. item 5 : « I just couldn’t seem to get going » ; item 42 : « I found it difficult to work up the initiative to do things »).
  • Le désespoir et la vision négative de l’avenir : l’absence totale de perspective optimiste (ex. item 10 : « I felt that I had nothing to look forward to » ; item 37 : « I could see nothing in the future to be hopeful about »).
  • La dévalorisation personnelle et le sentiment de vacuité : la croyance en sa propre inutilité fondamentale et l’impression d’une vie dénuée de sens (ex. item 17 : « I felt I wasn’t worth much as a person » ; item 38 : « I felt that life was meaningless »).

5.2. La sous-échelle d’Anxiété

La sous-échelle d’anxiété isole les réponses physiologiques d’hyperactivation neurovégétative, les réponses de peur aiguë et l’expérience subjective de l’appréhension panique. Les items capturent la symptomatologie somatique et cognitive directe liée à la décharge sympathique et aux biais d’attention envers les menaces corporelles :

  • L’activation du système nerveux autonome : sécheresse buccale, difficultés respiratoires subjectives sans effort physique, tachycardie perçue, transpiration excessive (ex. item 2 : « I was aware of dryness of my mouth » ; item 4 : « I experienced breathing difficulty » ; item 25 : « I was aware of the action of my heart in the absence of physical exertion »).
  • Les manifestations motrices et musculaires : tremblements périphériques, sensation d’instabilité motrice (ex. item 7 : « I had a feeling of shakiness » ; item 41 : « I experienced trembling »).
  • L’anxiété situationnelle et l’anticipation panique : la terreur soudaine sans cause apparente, la peur de perdre le contrôle ou d’avoir une crise en public (ex. item 20 : « I felt scared without any good reason » ; item 28 : « I felt I was close to panic » ; item 40 : « I was worried about situations in which I might panic and make a fool of myself »).

5.3. La sous-échelle de Stress

La sous-échelle de stress conceptualise un état de tension psychologique non spécifique, caractérisé par une activation nerveuse soutenue, une difficulté chronique à la détente, une intolérance aux contrariétés et une réactivité disproportionnée aux stimuli stresseurs du quotidien :

  • La tension nerveuse et la difficulté à décompresser : l’impression d’être continuellement sous pression et de dépenser un montant excessif d’énergie nerveuse (ex. item 8 : « I found it difficult to relax » ; item 12 : « I felt that I was using a lot of nervous energy » ; item 22 : « I found it hard to wind down »).
  • L’irritabilité et l’hyper-réactivité émotionnelle : une tendance à s’emporter pour des motifs futiles et une susceptibilité exacerbée (ex. item 1 : « I found myself getting upset by quite trivial things » ; item 6 : « I tended to over-react to situations » ; item 18 : « I felt that I was rather touchy »).
  • L’impatience et l’intolérance aux retards ou interruptions : l’incapacité à supporter les ralentissements environnementaux ou les perturbations des activités en cours (ex. item 14 : « I found myself becoming impatient when I was delayed in any way » ; item 32 : « I found it difficult to tolerate interruptions to what I was doing »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique au fondement du DASS-42 s’articule directement avec le modèle tripartite de la dépression et de l’anxiété formulé par Lee Anna Clark et David Watson en 1991. Selon cette modélisation théorique majeure en psychologie différentielle et cognitive, les troubles de l’humeur et les troubles anxieux partagent une composante d’affectivité négative générale (ou névrosisme), qui explique leur fréquente comorbidité clinique et la corrélation modérée observée entre les échelles d’évaluation. Cependant, ces deux entités psychopathologiques se différencient par des dimensions distinctives spécifiques :

  • La dépression se distingue par un déficit spécifique d’affectivité positive (anhédonie, perte d’énergie, léthargie, sentiment de désespoir).
  • L’anxiété se caractérise par une hyperactivité physiologique spécifique (activation neurovégétative, tremblements, palpitations, dyspnée et sentiment de terreur somatosensorielle).
  • La troisième composante, identifiée empiriquement par Clark et Watson comme une détresse non spécifique, a été opérationnalisée par Lovibond et Lovibond (1995) sous la désignation de Stress. Le stress représente un état intermédiaire d’hypervigilance tonique, de tension neuromusculaire et d’intolérance à la frustration, qui se rapproche du concept d’anxiété généralisée sans se confondre avec la terreur autonome aiguë de l’attaque de panique.

De surcroît, le DASS-42 adopte une posture dimensionnelle en rupture délibérée avec le réductionnisme néo-kraepelinien des classifications nosographiques (DSM). Selon cette perspective inspirée de la psychométrie différentielle contemporaine, il n’existe pas de frontière discontinue qualitative entre l’expérience affective de l’individu tout-venant confronté aux vicissitudes de l’existence et l’état d’un patient souffrant d’un épisode dépressif majeur ou d’un trouble anxieux sévère. Les différences sont de nature strictement quantitative (degré d’intensité, persistance temporelle, altération du fonctionnement adaptatif). Cette conception permet d’éviter les seuils arbitraires et autorise une granularité bien plus fine pour le monitorage clinique longitudinal.

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés psychométriques du DASS-42 a fait l’objet de centaines de publications indépendantes à travers le monde, attestant d’une validité remarquable sur plusieurs plans :

7.1. Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée en corrélant les scores du DASS-42 avec ceux des instruments psychométriques de référence établis. Dans l’étude princeps de Lovibond et Lovibond (1995), ainsi que dans l’étude de validation sur grand échantillon clinique et non clinique menée par Antony et al. (1998) et Crawford et Henry (2003), la sous-échelle Dépression du DASS-42 présente une très forte corrélation avec le Beck Depression Inventory (BDI) (r variant typiquement entre 0,74 et 0,79). De façon analogue, la sous-échelle Anxiété du DASS-42 corrèle fortement avec le Beck Anxiety Inventory (BAI) (r = 0,81 à 0,84). La sous-échelle Stress montre des corrélations modérées à fortes avec les mesures de stress perçu (Perceived Stress Scale, PSS de Cohen) et les échelles de tension du STAI-Trait (r = 0,65 à 0,72).

7.2. Validité discriminante

Le point fort distinctif du DASS-42 réside dans sa validité discriminante supérieure à celle de ses prédécesseurs. Dans les études menées par Antony et al. (1998), la corrélation entre la sous-échelle Dépression du DASS et le BAI (anxiété) est significativement plus faible (r = 0,55) que la corrélation entre le BDI et le BAI (r = 0,68). De même, la sous-échelle Anxiété du DASS corrèle de manière bien plus faible avec le BDI (r = 0,58) qu’avec le BAI (r = 0,81). Cela prouve que le DASS parvient avec succès à extraire la variance somatique spécifique de l’anxiété sans la contaminer avec les affects de dysphorie et d’anhédonie propres à la dépression.

7.3. Validité prédictive et sensibilité au changement

Sur le plan prédictif et clinique, les scores du DASS-42 discriminent avec acuité les patients ambulatoires diagnostiqués avec des troubles anxio-dépressifs par rapport à des populations témoins d’employés de banque, de compagnies aériennes, de dockers navals ou d’étudiants (Lovibond & Lovibond, 1995). L’instrument fait preuve d’une excellente réactivité clinique (« responsiveness »), traduisant une réduction statistiquement et cliniquement significative des scores bruts à l’issue d’interventions psychothérapeutiques ou psychopharmacologiques validées.

8. Fidélité / Reliability

Les indices de fidélité du DASS-42 atteignent les standards les plus exigeants de la psychométrie appliquée (critère de Nunnally supérieur à 0,80 pour la clinique et à 0,90 pour la recherche) :

8.1. Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’échantillon normatif initial australien composé de 2 914 individus issus de la population générale (1 044 hommes et 1 870 femmes âgés de 17 à 69 ans), les coefficients de consistance interne se sont établis comme suit :

  • Sous-échelle Dépression : $\alpha = 0,91$ (Moyenne = 6,34 ; Écart-type = 6,97).
  • Sous-échelle Anxiété : $\alpha = 0,84$ (Moyenne = 4,70 ; Écart-type = 4,91).
  • Sous-échelle Stress : $\alpha = 0,90$ (Moyenne = 10,11 ; Écart-type = 7,91).

Ces données ont été largement confirmées dans des cohortes internationales indépendantes. Notamment, l’étude britannique de standardisation menée par Crawford et Henry (2003) sur un échantillon de 1 794 adultes a rapporté des alphas de Cronbach de 0,95 pour la Dépression, 0,90 pour l’Anxiété, 0,93 pour le Stress, et un alpha global impressionnant de 0,97 pour l’échelle totale (42 items).

8.2. Fidélité test-retest

La stabilité temporelle (fidélité test-retest) a été évaluée sur des intervalles variant de deux semaines à plusieurs mois. En l’absence d’intervention thérapeutique, les corrélations test-retest se situent couramment entre r = 0,71 et r = 0,88, démontrant une remarquable stabilité des construits mesurés tout en conservant la souplesse métrique nécessaire pour détecter les fluctuations périodiques de l’état émotionnel.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle du DASS-42 a été étudiée à la fois par analyse factorielle exploratoire (AFE) et par analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

9.1. Développement initial et analyses factorielles exploratoires

Lors de la phase initiale de création, Lovibond et Lovibond ont généré un pool exhaustif d’items reflétant les symptômes dépressifs et anxieux recensés dans la littérature clinique. Une première expérimentation sur 950 étudiants de première année d’université (dont 504 protocoles complets analysés par rotation oblique) a permis d’éliminer les items ambigus ou saturant de manière confuse sur plusieurs dimensions. L’analyse en composantes principales a invariablement mis en évidence trois facteurs distincts : un facteur Dépression caractérisé par l’anhédonie, un facteur Anxiété dominé par l’hyperactivation neurovégétative, et un troisième facteur inattendu à l’origine mais très robuste, regroupant la tension nerveuse, l’agitation et la réactivité au stress quotidien.

9.2. Modélisations factorielles confirmatoires contemporaines

Les modélisations en équations structurelles (AFC) conduites dans divers pays ont testé plusieurs structures compétitives :

  • Modèle unidimensionnel : un facteur général unique de détresse psychologique. Ce modèle présente systématiquement un très mauvais ajustement aux données (indices RMSEA > 0,08, CFI/TLI < 0,85).
  • Modèle bidimensionnel classique : séparant l’anxiété et la dépression en fusionnant les items de stress. L’ajustement demeure médiocre.
  • Modèle trifactoriel corrélé (modèle canonique des auteurs) : trois facteurs corrélés (Dépression, Anxiété, Stress). Ce modèle présente un ajustement excellent (RMSEA < 0,05 ; CFI > 0,93 ; TLI > 0,92) dans la quasi-totalité des études empiriques. Les items affichent des saturations factorielles très élevées sur leur dimension cible (généralement comprises entre 0,55 et 0,85) avec des saturations croisées quasi nulles.
  • Modèle bifactoriel (Bifactor Model) : proposé par certains auteurs (comme Henry et Crawford, 2005), ce modèle postule un facteur général sous-jacent d’« affect négatif général » commun aux 42 items, tout en préservant trois facteurs spécifiques résiduels autonomes pour la dépression, l’anxiété et le stress. Ce modèle fournit souvent un ajustement statistique optimal, appuyant à la fois l’utilisation des scores sous-dimensionnels et celle du score global.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Échelles de dépression, d’anxiété et de stress – Version longue (Depression Anxiety Stress Scales – Long Form, DASS-42).
  • Auteurs : Sydney H. Lovibond et Peter F. Lovibond (1995).
  • Type d’instrument : Échelle psychométrique d’auto-évaluation dimensionnelle (auto-questionnaire papier-crayon ou numérique).
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 17 ans (validé empiriquement dès l’âge de 12 ans grâce à la clarté linguistique des énoncés).
  • Nombre total d’items : 42 énoncés affirmatifs.
  • Répartition des sous-échelles :
    • Dépression (14 items) : Items 3, 5, 10, 13, 16, 17, 21, 24, 26, 31, 34, 37, 38, 42.
    • Anxiété (14 items) : Items 2, 4, 7, 9, 15, 19, 20, 23, 25, 28, 30, 36, 40, 41.
    • Stress (14 items) : Items 1, 6, 8, 11, 12, 14, 18, 22, 27, 29, 32, 33, 35, 39.
  • Période de référence temporelle : Les 7 derniers jours (« over the past week »).
  • Échelle de réponse authentique : Échelle ordinale de sévérité/fréquence en 4 points (de 0 à 3) :
    • 0 = Did not apply to me at all (Ne s’appliquait pas du tout à moi)
    • 1 = Applied to me to some degree, or some of the time (S’appliquait à moi à un certain degré, ou une partie du temps)
    • 2 = Applied to me to a considerable degree, or a good part of time (S’appliquait à moi à un degré considérable, ou une bonne partie du temps)
    • 3 = Applied to me very much, or most of the time (S’appliquait à moi tout à fait, ou la plupart du temps)
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Aucun item inversé. Tous les items sont cotés positivement de 0 à 3.
    • Le score de chaque sous-échelle s’obtient en sommant directement les points des 14 items correspondants (score brut variant de 0 à 42 pour chaque sous-échelle).
    • Un score total de détresse générale peut être calculé par la somme des 42 items (variant de 0 à 126).
    • Remarque importante pour les praticiens : Contrairement à la version courte (DASS-21) dont les scores doivent être multipliés par 2 pour être rapportés aux normes, le DASS-42 utilise directement les scores bruts cumulés.
  • Paliers de sévérité conventionnels recommandés (Manuel DASS) :
    • Dépression : Normal (0–9), Léger (10–13), Modéré (14–20), Sévère (21–27), Extrêmement sévère (28+).
    • Anxiété : Normal (0–7), Léger (8–9), Modéré (10–14), Sévère (15–19), Extrêmement sévère (20+).
    • Stress : Normal (0–14), Léger (15–18), Modéré (19–25), Sévère (26–33), Extrêmement sévère (34+).
  • Durée d’administration : Environ 8 à 12 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de première publication officielle : 1995 (manuel de 2e édition publié par la Psychology Foundation of Australia).
  • Statut du droit d’auteur : Le DASS-42 est un instrument du domaine public scientifique (« Open Access » pour la recherche et la pratique clinique non commerciale). Les auteurs, Syd H. Lovibond et Peter F. Lovibond, ont expressément souhaité que le test soit librement accessible à la communauté scientifique mondiale pour favoriser l’avancement de la psychométrie et le soin aux patients.
  • Conditions d’utilisation et permissions : Les chercheurs et cliniciens sont entièrement libres de télécharger, d’imprimer et d’utiliser les questionnaires du DASS sans demander d’autorisation écrite préalable, à condition de ne pas modifier le texte des énoncés, de respecter le format de réponse original et de citer correctement les auteurs dans leurs rapports et publications académiques.
  • Tarifs : L’utilisation du questionnaire papier ou sa mise en ligne pour des projets non commerciaux est totalement gratuite. Le manuel officiel complet (contenant les tables normatives détaillées par percentiles, l’historique psychométrique et les directives cliniques avancées) peut être acquis pour une somme modique auprès de la Psychology Foundation of Australia hébergée à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud.

12. Références / References

  • Antony, M. M., Bieling, P. J., Cox, B. J., Enns, M. W., & Swinson, R. P. (1998). Psychometric properties of the 42-item and 21-item versions of the Depression Anxiety Stress Scales in clinical groups and a community sample. Psychological Assessment, 10(2), 176–181. https://doi.org/10.1037/1040-3590.10.2.176
  • Beck, A. T., Epstein, N., Brown, G., & Steer, R. A. (1988). An inventory for measuring clinical anxiety: Psychometric properties. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 56(6), 893–897. https://doi.org/10.1037/0022-006X.56.6.893
  • Clark, L. A., & Watson, D. (1991). Tripartite model of anxiety and depression: Psychometric evidence and taxonomic implications. Journal of Abnormal Psychology, 100(3), 316–336. https://doi.org/10.1037/0021-843X.100.3.316
  • Crawford, J. R., & Henry, J. D. (2003). The Depression Anxiety Stress Scales (DASS): Normative data and latent structure in a large non-clinical sample. British Journal of Clinical Psychology, 42(2), 111–131. https://doi.org/10.1348/014466503321903544
  • Henry, J. D., & Crawford, J. R. (2005). The short-form version of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS-21): Construct validity and normative data in a large non-clinical sample. British Journal of Clinical Psychology, 44(2), 227–239. https://doi.org/10.1348/014466505X29657
  • Lovibond, P. F., & Lovibond, S. H. (1995). The structure of negative emotional states: Comparison of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS) with the Beck Depression and Anxiety Inventories. Behaviour Research and Therapy, 33(3), 335–343. https://doi.org/10.1016/0005-7967(94)00075-U
  • Lovibond, S. H., & Lovibond, P. F. (1995). Manual for the Depression Anxiety Stress Scales (2nd ed.). Psychology Foundation of Australia. http://www2.psy.unsw.edu.au/dass/

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please read each statement and circle a number 0, 1, 2 or 3 which indicates how much the statement applied to you over the past week. There are no right or wrong answers. Do not spend too much time on any statement.
Response Scale: 4-point severity/frequency scale: 0 = Did not apply to me at all, 1 = Applied to me to some degree, or some of the time, 2 = Applied to me to a considerable degree, or a good part of time, 3 = Applied to me very much, or most of the time
Scoring / Reverse Items: Scores for Depression, Anxiety, and Stress are calculated by summing the scores for the relevant items. There are no reverse-scored items.
– Depression: Items 3, 5, 10, 13, 16, 17, 21, 24, 26, 31, 34, 37, 38, 42
– Anxiety: Items 2, 4, 7, 9, 15, 19, 20, 23, 25, 28, 30, 36, 40, 41
– Stress: Items 1, 6, 8, 11, 12, 14, 18, 22, 27, 29, 32, 33, 35, 39
1

I found myself getting upset by quite trivial things
2

I was aware of dryness of my mouth
3

I couldn't seem to experience any positive feeling at all
4

I experienced breathing difficulty (eg, excessively rapid breathing, breathlessness in the absence of physical exertion)
5

I just couldn't seem to get going
6

I tended to over-react to situations
7

I had a feeling of shakiness (eg, legs going to give way)
8

I found it difficult to relax
9

I found myself in situations that made me so anxious I was most relieved when they ended
10

I felt that I had nothing to look forward to
11

I found myself getting upset rather easily
12

I felt that I was using a lot of nervous energy
13

I felt sad and depressed
14

I found myself becoming impatient when I was delayed in any way (eg, lifts, traffic lights, being kept waiting)
15

I had a feeling of faintness
16

I felt that I had lost interest in just about everything
17

I felt I wasn't worth much as a person
18

I felt that I was rather touchy
19

I perspired noticeably (eg, hands sweaty) in the absence of high temperatures or physical exertion
20

I felt scared without any good reason
21

I felt that life wasn't worthwhile
22

I found it hard to wind down
23

I had difficulty in swallowing
24

I couldn't seem to get any enjoyment out of the things I did
25

I was aware of the action of my heart in the absence of physical exertion (eg, sense of heart rate increase, heart missing a beat)
26

I felt down-hearted and blue
27

I found that I was very irritable
28

I felt I was close to panic
29

I found it hard to calm down after something upset me
30

I feared that I would be "thrown" by some trivial but unfamiliar task
31

I was unable to become enthusiastic about anything
32

I found it difficult to tolerate interruptions to what I was doing
33

I was in a state of nervous tension
34

I felt I was pretty worthless
35

I was intolerant of anything that kept me from getting on with what I was doing
36

I felt terrified
37

I could see nothing in the future to be hopeful about
38

I felt that life was meaningless
39

I found myself getting agitated
40

I was worried about situations in which I might panic and make a fool of myself
41

I experienced trembling (eg, in the hands)
42

I found it difficult to work up the initiative to do things
★

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Looti, M. (2026, octobre 16). Échelles de dépression, d’anxiété et de stress – Version longue (DASS-42). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-de-depression-danxiete-et-de-stress-version-longue-dass-42
Looti, Mohammed. “Échelles de dépression, d’anxiété et de stress – Version longue (DASS-42).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-de-depression-danxiete-et-de-stress-version-longue-dass-42.
Looti, Mohammed. “Échelles de dépression, d’anxiété et de stress – Version longue (DASS-42).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelles-de-depression-danxiete-et-de-stress-version-longue-dass-42.