1. Résumé / Abstract
Les Échelles d’attitudes envers la violence dans les fréquentations (connues en anglais sous l’appellation The Attitudes Toward Dating Violence Scales ; ATDVS) constituent un dispositif d’évaluation psychométrique développé par E. Sandra Byers, E. Lisa Price et l’équipe de recherche sur la violence dans les fréquentations (Dating Violence Research Team) en 1999 à l’Université du Nouveau-Brunswick. Cet instrument standardisé a été conçu spécifiquement pour sonder, quantifier et analyser les croyances normatives, les justifications cognitives et les degrés d’acceptation ou de tolérance manifestés par les adolescents et les jeunes adultes vis-à-vis des comportements violents survenant au sein des relations amoureuses émergentes (dating relationships).
L’architecture globale de l’outil se structure en six sous-échelles distinctes et complémentaires réparties selon un modèle factoriel croisant la typologie des actes de violence (psychologique, physique et sexuelle) et le genre de l’agresseur présumé (perpétration masculine vs perpétration féminine) :
- Attitudes envers la violence psychologique perpétrée par les garçons (15 items) ;
- Attitudes envers la violence physique perpétrée par les garçons (12 items) ;
- Attitudes envers la violence sexuelle perpétrée par les garçons (12 items) ;
- Attitudes envers la violence psychologique perpétrée par les filles (13 items) ;
- Attitudes envers la violence physique perpétrée par les filles (12 items) ;
- Attitudes envers la violence sexuelle perpétrée par les filles (12 items).
L’ensemble comprend au total 76 items (ou énoncés d’attitude) évalués à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Fortement en désaccord » / Strongly Disagree) à 5 (« Fortement en accord » / Strongly Agree), intégrant des énoncés inversés pour neutraliser les biais de complaisance ou d’acquiescement. Sur le plan psychométrique, les études initiales de validation rapportent une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,76 et 0,90 selon les sous-échelles et les échantillons étudiés, ainsi qu’une excellente validité de construit, de critère et prédictive quant à la perpétration et la victimation ultérieures au cours de l’adolescence.
2. Mots-clés / Keywords
Violence dans les fréquentations, adolescence, attitudes normatives, agression psychologique, agression physique, agression sexuelle, rôles de genre, psychométrie, consistance interne, relations amoureuses adolescentes, validation d’échelle, victimologie développementale.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été élaboré et validé par une équipe de chercheurs en psychologie clinique et sociale spécialisés dans l’étude des relations interpersonnelles, de la santé sexuelle et des comportements agressifs chez les adolescents :
- E. Lisa Price, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse, ayant dirigé le projet de validation dans le cadre de ses travaux doctoraux à l’Université du Nouveau-Brunswick (Fredericton, Nouveau-Brunswick, Canada).
- E. Sandra Byers, Ph.D. : Professeure émérite et chercheuse principale au Département de psychologie de l’Université du Nouveau-Brunswick, titulaire de la chaire de recherche sur la santé sexuelle, internationalement reconnue pour ses travaux pionniers sur la coercition sexuelle, le bien-être relationnel et les violences conjugales chez les jeunes. Courriel institutionnel :
[email protected]. - The Dating Violence Research Team : Collectif interdisciplinaire de cliniciens, d’étudiants gradués et de méthodologistes de l’Université du Nouveau-Brunswick ayant contribué au recrutement multicentrique, au traitement des données normatives et à l’adaptation linguistique francophone et anglophone de la batterie d’échelles.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental des Attitudes Toward Dating Violence Scales est de mesurer de manière objective, différentielle et standardisée le degré auquel les adolescents tolèrent, minimisent ou légitiment l’usage de violences interpersonnelles dans les contextes de séduction et de fréquentation amoureuse. Avant le développement de cet instrument par Price et Byers (1999), une majorité d’échelles disponibles dans la littérature scientifique souffraient de limites méthodologiques substantielles : elles se focalisaient quasi exclusivement sur les relations maritales ou de concubinage adulte (omettant les spécificités développementales de l’adolescence), confondaient souvent l’approbation d’attitudes sexistes générales avec la tolérance explicite d’actes d’agression, ou postulaient implicitement que seuls les garçons pouvaient adopter des conduites abusives.
L’instrument répond à une double justification théorique et empirique :
- Différenciation de la directionnalité de genre : La recherche contemporaine a démontré que les adolescentes rapportent des taux comparables, voire supérieurs dans certaines cohortes, de recours à l’agression physique mineure (ex. gifles, bousculades) et verbale envers leurs partenaires masculins, bien que les conséquences traumatiques et physiques demeurent asymétriques au détriment des filles. Mesurer séparément les attitudes envers la violence perpétrée par les garçons et celle perpétrée par les filles permet de déceler les doubles standards moraux et les scripts genrés intériorisés par les jeunes.
- Multidimensionnalité comportementale : Les violences dans les fréquentations ne se limitent pas aux atteintes corporelles directes. Elles englobent l’intimidation psychologique, l’isolement social, le contrôle coercitif et la contrainte sexuelle graduelle. Les ATDVS permettent de cartographier finement ces trois vecteurs comportementaux distincts.
Sur le plan des applications pratiques, l’instrument s’avère précieux en recherche épidémiologique et fondamentale pour tester les modèles étiologiques du passage à l’acte violent. En milieu clinique et éducatif, il sert de thermomètre diagnostique pour évaluer l’efficacité pré/post-intervention de programmes de prévention universelle en milieu scolaire, en identifiant les distorsions cognitives cibles (comme l’illusion du contrôle, le droit acquis par l’engagement relationnel ou la justification de l’agression par la jalousie romantique).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique évalué par les ATDVS repose sur la notion d’attitudes envers la violence interpersonnelle, définie comme l’ensemble des prédispositions évaluatives, des croyances prescriptives et des acceptations normatives qui rendent un comportement d’agression tolérable, justifiable ou perçu comme approprié dans une situation amoureuse donnée. L’échelle décompose ce méta-construit en six facettes psychologiques distinctes réparties selon une matrice 2 (Genre de l’agresseur : Homme vs Femme) × 3 (Modalité de violence : Psychologique, Physique, Sexuelle).
5.1. Violence psychologique masculine (15 items)
Cette dimension mesure l’acceptation par l’adolescent du recours masculin à l’insulte, aux menaces verbales, au dénigrement public, mais surtout aux tactiques de contrôle coercitif, de surveillance intrusive et de restriction de l’autonomie relationnelle de la conjointe. Des items exemplaires capturent l’obligation supposée pour une fille d’obéir aux injonctions vestimentaires ou sociales imposées par son partenaire masculin, ou la tolérance envers les explosions de rage verbale imputées à l’emportement masculin (« Sometimes guys just can’t help but swear at their girlfriends »).
5.2. Violence physique masculine (12 items)
Ce construit sonde le niveau de tolérance à l’égard de violences physiques directes (coups de poing, claques, bousculades) infligées par un garçon à sa conjointe. Il explore particulièrement les mécanismes cognitifs d’attribution de responsabilité à la victime (victim-blaming) et la légitimation par la provocation perçue, la jalousie ou la trahison affective (« Girls who cheat on their boyfriends should be slapped », « A guy usually does not slap his girlfriend unless she deserves it »).
5.3. Violence sexuelle masculine (12 items)
Cette composante opérationnalise l’adhésion aux mythes du viol dans les fréquentations (dating rape myths), à la coercition sexuelle et à la négation du consentement explicite continu. Elle explore l’idée d’un droit sexuel masculin fondé sur la dépense financière (« When a guy pays on a date, it is O.K. for him to pressure his girlfriend for sex »), la progression physique ou l’historique relationnel du couple, ainsi que la croyance en l’incontrôlabilité de la pulsion sexuelle masculine.
5.4. Violence psychologique féminine (13 items)
Cette sous-échelle évalue la légitimation des comportements féminins de harcèlement verbal, d’imposition unilatérale de règles vestimentaires, de chantage émotionnel ou de domination psychologique exercée sur le partenaire masculin (« Girls have a right to tell their boyfriends how to dress »). Elle examine également la minimisation du préjudice subi par l’homme sous prétexte d’invulnérabilité masculine stéréotypée (« If a girl yells and screams at her boyfriend it does not really hurt him seriously »).
5.5. Violence physique féminine (12 items)
Ce volet mesure l’approbation de l’usage de la force physique par une fille envers son conjoint (claques, bousculades, tirage de cheveux, coups). L’accent est mis sur les scripts culturels banalisant la violence féminine comme une modalité légitime de rétorsion, de défense d’honneur ou de régulation comportementale du conjoint (« Sometimes a girl must hit her boyfriend so that he will respect her »).
5.6. Violence sexuelle féminine (12 items)
Cette facette évalue la tolérance face aux transgressions du consentement masculin exercées par des filles, incluant l’insistance non désirée, les contacts corporels imposés, l’usage de substances psychoactives pour désinhiber le partenaire ou le chantage affectif (« It is O.K. for a girl to say she loves a guy to get him to have sex »). Elle aborde la croyance erronée selon laquelle les garçons désireraient en permanence les rapports sexuels et ne pourraient être victimes d’agression sexuelle de la part d’une conjointe.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement épistémologique et conceptuel des Attitudes Toward Dating Violence Scales s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie sociale, de la psychologie cognitive et de la sociologie du genre :
6.1. La théorie de l’apprentissage social et sociocognitif (Bandura)
Selon la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, les comportements complexes ne sont pas le seul fruit de conditionnements directs, mais résultent d’un apprentissage vicariant (modelage) et de représentations cognitives intériorisées. Les adolescents observent les dynamiques conjugales parentales, les pairs et les représentations médiatiques. Ces observations forgent des « cognitions normatives » qui agissent comme des filtres régulateurs internes (mécanismes d’auto-sanction morale ou de désengagement moral). Dans cette perspective, des scores élevés sur les échelles d’attitudes traduisent un désengagement moral par lequel l’agression est justifiée moralement, euphémisée ou imputée à la faute de la victime.
6.2. La théorie des scripts sexuels et relationnels (Gagnon & Simon)
La théorie des scripts proposée par John Gagnon et William Simon postule que les conduites interpersonnelles, intimes et amoureuses sont guidées par des scénarios cognitifs culturellement partagés, organisés à trois niveaux : les scripts culturels généraux, les scripts interpersonnels et les scripts intrapsychiques. Durant l’adolescence, période charnière d’initiation amoureuse, les individus négocient ces scripts. Les attitudes mesurées par l’outil de Price et Byers reflètent l’incorporation de scripts relationnels toxiques, tels que le mythe de la passion destructrice (« l’amour rend fou »), l’injonction de soumission féminine, ou le script selon lequel la force physique féminine est anodine et humoristique.
6.3. Le modèle cognitif du traitement de l’information sociale (Crick & Dodge)
Dans l’analyse des conduites agressives, le modèle de Nicki Crick et Kenneth Dodge met en lumière les étapes de traitement cognitif (encodage des indices, interprétation, clarification des buts, accès aux réponses et décision de passage à l’acte). Les attitudes évaluées par les ATDVS opèrent comme des schémas mnésiques stables logés en mémoire à long terme : lorsqu’un adolescent est confronté à un conflit d’interaction amoureuse, l’accessibilité cognitive de croyances justifiant l’agression favorise la sélection d’une réponse violente au détriment de compétences de négociation ou de résolution pacifique de problèmes.
7. Validité / Validity
L’évaluation des qualités métrologiques des Attitudes Toward Dating Violence Scales démontre une validité psychométrique exhaustive documentée à travers de multiples investigations empiriques :
7.1. Validité de contenu et d’apparence
Lors de la phase initiale de conception (Price, Byers, & the Dating Violence Research Team, 1999), un large corpus d’items a été généré à partir de focus groups auprès d’adolescents, d’entretiens cliniques et d’analyses documentaires de la littérature criminologique et psychologique. Ces items ont ensuite été soumis à un panel d’experts en victimologie, en mesure psychologique et en éducation à la sexualité, garantissant que chaque facette (psychologique, physique, sexuelle) était représentée de façon exhaustive et formulée dans un langage compréhensible, écologique et crédible pour des jeunes du secondaire (élèves de la 7e à la 12e année).
7.2. Validité de construit et validité factorielle
Les analyses factorielles ont confirmé l’indépendance relative mais cohérente des six dimensions. Les corrélations entre les différentes formes de violence au sein d’un même genre d’agresseur s’avèrent modérées à fortes (typiquement de r = 0,45 à r = 0,72), indiquant que l’acceptation d’une forme d’abus (ex. verbale) s’accompagne d’une prédisposition accrue à tolérer des formes plus sévères (ex. physiques ou sexuelles), sans pour autant qu’elles se confondent en un construit unitaire indifférencié.
7.3. Validité convergente et discriminante
La validité convergente des ATDVS a été corroborée par des associations statistiquement significatives avec des mesures établies d’adhésion aux stéréotypes traditionnels de genre, d’hostilité envers les femmes (Hostility Toward Women Scale), d’acceptation des mythes du viol (Rape Myth Acceptance Scale) et de croyance en un monde juste. À l’inverse, l’instrument démontre une validité discriminante satisfaisante face à des construits d’anxiété générale ou de désirabilité sociale lorsque celle-ci est contrôlée à l’aide d’échelles de mensonge adaptées à l’adolescent.
7.4. Validité critériée et prédictive
Des travaux longitudinaux et transversaux majeurs (notamment Sears, Byers, & Price, 2007 ; Sears & Byers, 2010) ont démontré la valeur prédictive robuste des scores d’attitudes vis-à-vis des conduites de fréquentation réelles. Les adolescents obtenant des scores élevés d’acceptation de la violence présentent un risque considérablement accru de perpétration effective de violences physiques, d’agressions verbales et de coercition sexuelle au cours des 6 à 12 mois consécutifs. De surcroît, chez les jeunes filles, l’approbation de la violence masculine constitue un facteur de vulnérabilité majeur associé au maintien au sein de relations abusives et à la minimisation subjective des traumatismes subis.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité des ATDVS ont été établies avec rigueur au sein de plusieurs cohortes normatives d’adolescents canadiens et nord-américains, totalisant des milliers de participants scolarisés :
8.1. Consistance interne (Alpha de Cronbach)
Les coefficients de consistance interne (alpha de Cronbach) rapportés dans l’étude princeps de Price, Byers et al. (1999) ainsi que dans les réplications ultérieures de Sears et Byers (2007, 2010) attestent d’une homogénéité remarquable des items au sein de chacune des six sous-échelles :
- Violence psychologique des garçons : α compris entre 0,81 et 0,86 ;
- Violence physique des garçons : α compris entre 0,85 et 0,90 ;
- Violence sexuelle des garçons : α compris entre 0,82 et 0,88 ;
- Violence psychologique des filles : α compris entre 0,76 et 0,82 ;
- Violence physique des filles : α compris entre 0,83 et 0,89 ;
- Violence sexuelle des filles : α compris entre 0,78 et 0,85.
Ces indices satisfont largement les critères psychométriques recommandés pour la recherche fondamentale (α > 0,70) et pour le dépistage clinique ou l’évaluation de programmes d’intervention (α > 0,80).
8.2. Stabilité temporelle (Test-retest)
Des sous-échantillons d’adolescents réévalués à un intervalle temporel de deux à quatre semaines ont révélé des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de corrélation de Pearson de test-retest oscillant entre r = 0,74 et r = 0,85 selon les sous-échelles, témoignant d’une stabilité temporelle appréciable des attitudes évaluées en l’absence d’interventions ciblées, tout en conservant une sensibilité au changement démontrée lors des études longitudinales post-ateliers de sensibilisation.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structuration interne des ATDVS a fait l’objet d’examens statistiques approfondis combinant l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :
9.1. Analyses factorielles exploratoires initiales
Lors de la phase de réduction des items par Price et al. (1999), une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax / Oblimin) a été conduite séparément pour les banques d’items portant sur la perpétration masculine et celles portant sur la perpétration féminine. Les indices d’adéquation de l’échantillonnage (Kaiser-Meyer-Olkin > 0,88 et test de sphéricité de Bartlett statistiquement significatif à p < 0,001) ont confirmé la pertinence de la factorisation.
Les critères de sédimentation de Cattell et la règle des valeurs propres supérieures à 1 ont invariablement extrait trois facteurs clairs pour chaque genre d’agresseur :
- Un facteur de violence physique caractérisé par de très fortes saturations (couramment entre 0,55 et 0,84) sur les items impliquant coups, claques et violences directes ;
- Un facteur de violence sexuelle regroupant les items de coercition, d’abus d’alcool à des fins de prédation et d’absence de consentement mutuel (saturations entre 0,48 et 0,79) ;
- Un facteur de violence psychologique et de contrôle coercitif regroupant les items d’isolement, de surveillance et de dénigrement (saturations entre 0,42 et 0,75).
Les items présentant des saturations croisées substantielles (> 0,35 sur plusieurs facteurs) ou des saturations primaires insuffisantes (< 0,40) ont été éliminés lors des itérations initiales.
9.2. Analyse factorielle confirmatoire et invariance de mesure
Des modélisations en équations structurelles (AFC) ont comparé des modèles concurrents : un modèle unidimensionnel général de tolérance à l’agression, un modèle à deux facteurs (violence masculine vs féminine) et le modèle cible à six facteurs corrélés. Ce dernier a démontré une supériorité systématique en termes d’ajustement aux données empiriques (RMSEA ≤ 0,052 ; CFI ≥ 0,93 ; TLI ≥ 0,92 ; SRMR ≤ 0,048). Des analyses d’invariance factorielle multi-groupes ont en outre confirmé l’invariance configurationnelle et métrique de l’instrument à travers les sous-groupes de participants masculins et féminins, autorisant des comparaisons inter-genres légitimes des moyennes latentes.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un auto-questionnaire papier-crayon ou administré de façon informatisée :
- Type de test : Inventaire psychométrique d’auto-évaluation d’attitudes normatives et de croyances relationnelles.
- Population cible : Adolescents et jeunes adultes âgés d’environ 12 à 19 ans (élèves de l’enseignement secondaire et post-secondaire).
- Nombre total d’items : 76 énoncés répartis en six sous-échelles autonomes :
- Violence psychologique des garçons : 15 items
- Violence physique des garçons : 12 items
- Violence sexuelle des garçons : 12 items
- Violence psychologique des filles : 13 items
- Violence physique des filles : 12 items
- Violence sexuelle des filles : 12 items
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points ancrée de la manière suivante :
- 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
- 2 = Mildly Disagree (Un peu en désaccord)
- 3 = Neither Disagree nor Agree (Ni pour, ni contre)
- 4 = Mildly Agree (Un peu en accord)
- 5 = Strongly Agree (Très en accord)
- Modalités de cotation et de calcul des scores :
- Les items formulés de manière pro-relationnelle ou condamnant fermement la violence (identifiés par un astérisque *) sont inversés avant le calcul : un score de 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2 et 5 devient 1.
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient soit par la somme arithmétique brute des items constitutifs, soit par le calcul de la moyenne (somme divisée par le nombre d’items), ce qui permet de conserver l’interprétation sur l’échelle de 1 à 5.
- Un score plus élevé traduit une acceptation ou une tolérance accrue de la violence dans les fréquentations amoureuses.
- Langues d’administration disponibles : Version originale anglophone validée (Price et al., 1999) et version officielle bilingue francophone (Échelles d’Attitudes sur la Violence dans les Fréquentations).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 1999 (étude princeps de développement et de validation).
- Détenteurs des droits d’auteur : E. Lisa Price, E. Sandra Byers, and the Dating Violence Research Team (Université du Nouveau-Brunswick). L’article de référence est publié par Springer Nature au sein du Journal of Family Violence.
- Politique d’utilisation et permissions : Les échelles ont été conçues dans une optique de service public et de recherche translationnelle en santé mentale. L’instrument est accessible sans frais commerciaux (usage non lucratif) à des fins de recherche scientifique, académique et d’évaluation pédagogique, à la condition expresse de citer formellement les auteurs et l’article princeps de 1999.
- Tarifs d’exploitation : Gratuit pour la recherche universitaire et les applications scolaires non lucratives. Tout usage commercial, intégration logicielle propriétaire ou rediffusion dans un produit payant requiert l’accord préalable écrit des auteurs principaux et de l’éditeur du journal.
12. Références / References
- Price, E. L., Byers, E. S., & the Dating Violence Research Team. (1999). The Attitudes Towards Dating Violence Scales: Development and initial validation. Journal of Family Violence, 14(4), 351–375. https://doi.org/10.1023/A:1022849104860
- Sears, H. A., Byers, E. S., & Price, E. L. (2007). The co-occurrence of adolescent boys’ and girls’ use of psychologically, physically, and sexually abusive behaviors in their dating relationships. Journal of Adolescence, 30(3), 487–504. https://doi.org/10.1016/j.adolescence.2006.05.002
- Sears, H. A., & Byers, E. S. (2010). Adolescent girls’ and boys’ experiences of psychologically, physically, and sexually aggressive behaviors in their dating relationships: Co-occurrence and emotional reaction. Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma, 19(5), 517–539. https://doi.org/10.1080/10926771.2010.495035