Échelle de victimisation par harcèlement sexuel entre pairs

Revue psychométrique complète de l’Échelle de victimisation par harcèlement sexuel entre pairs (PSHVS) développée par Petersen et Hyde. Propriétés, structure factorielle, cotation et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de victimisation par harcèlement sexuel entre pairs (en anglais, Peer Sexual Harassment Victimization Scale — PSHVS), développée par Janet Shibley Hyde et Jennifer Petersen de l’Université du Wisconsin à Madison, constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour mesurer la prévalence, la fréquence, la nature et l’impact émotionnel des comportements de harcèlement sexuel subis en milieu scolaire. Élaborée initialement à partir des vastes enquêtes nationales de l’American Association of University Women (AAUW, 1993, 2001), l’échelle a été enrichie d’un quinzième item spécifique relatif aux insultes à caractère sexuel (« appel de salope ou de traînée ») afin de mieux capturer le harcèlement intra-genre (filles envers filles).

L’outil repose sur une approche strictement comportementale : au lieu de demander aux adolescents s’ils estiment avoir été « harcelés sexuellement » — une formulation sujette à d’importants biais de désirabilité sociale ou de méconnaissance terminologique —, il évalue l’occurrence de 15 conduites objectives et non désirées. L’échelle analyse également la sévérité du préjudice par une double interrogation portant sur le niveau de détresse ressentie (upset ratings), le genre de l’auteur de l’acte (permettant de distinguer les dynamiques hétérosexuelles et de même sexe), ainsi qu’une batterie de réactions psychologiques et scolaires (baisse d’estime de soi, honte, peur, doutes académiques). Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une excellente consistance interne (alpha de Cronbach de 0,87 pour les comportements de harcèlement) et une fidélité test-retest remarquable de 0,95 documentée dans les travaux princeps. Il est largement exploité en psychologie du développement, en psychologie sociale et en sciences de l’éducation.

2. Mots-clés / Keywords

Harcèlement sexuel scolaire, victimisation entre pairs, adolescence, psychométrie, dynamique de genre, violences sexistes, climat scolaire, détresse psychologique, comportements non désirés, Janet Shibley Hyde, Jennifer Petersen, validité psychométrique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conceptualisée et validée scientifiquement par :

  • Jennifer Petersen, Ph.D. : Chercheuse en psychologie du développement au Department of Psychology, University of Wisconsin-Madison (1202 W. Johnson St., Madison, WI 53706 ; contact institutionnel historique : [email protected]). Ses travaux portent sur les relations entre pairs à l’adolescence, la victimisation sexuelle et les disparités de genre.
  • Janet Shibley Hyde, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie et d’études sur le genre et les femmes à l’University of Wisconsin-Madison. Figure mondiale de la psychologie différentielle et du genre, elle est notamment l’auteure de la théorie de la similitude entre les genres (Gender Similarities Hypothesis) et de nombreux travaux fondamentaux sur l’objectification et le développement sociocognitif de l’adolescent.

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’Échelle de victimisation par harcèlement sexuel entre pairs est de fournir une évaluation opérationnelle, standardisée et dénuée d’ambiguïté du harcèlement sexuel survenant spécifiquement dans les relations interpersonnelles entre pairs au collège, au lycée et au début de l’enseignement supérieur. Durant les décennies 1990 et 2000, la recherche a mis en évidence que les violences entre pairs ne se résumaient pas à l’intimidation générale (bullying), mais comportaient une composante sexuelle et sexiste majeure, dotée de déterminants et de répercussions spécifiques sur la santé mentale.

Sur le plan théorique et méthodologique, l’échelle poursuit trois buts principaux :

  • Éliminer le biais d’auto-étiquetage : La majorité des adolescents hésitent à qualifier des conduites intrusives de « harcèlement sexuel », associant souvent ce terme au harcèlement au travail chez l’adulte ou à des agressions physiques majeures. En ancrant le questionnaire dans une nomenclature comportementale factuelle (ex. attouchements, commentaires déplacés, propagation de rumeurs), l’outil optimise la détection réelle des incidents.
  • Différencier l’orientation genrée des agressions : L’instrument permet d’isoler le harcèlement commis par un pair du genre opposé (cross-gender harassment) de celui commis par un pair du même genre (same-gender harassment). Cette dissociation est fondamentale pour analyser les normes hégémoniques masculines, la surveillance intragroupe de la féminité chez les adolescentes et la victimisation ciblée des minorités sexuelles.
  • Quantifier la charge d’impact affectif : Contrairement aux inventaires de victimisation purement fréquentiels, la PSHVS combine la fréquence brute des actes subis avec l’intensité du bouleversement ressenti par le participant. Cette approche multidimensionnelle permet de calculer un score pondéré de détresse particulièrement utile dans les contextes cliniques et d’accompagnement éducatif.

Dans les applications éducatives et de santé publique, l’échelle sert à diagnostiquer le climat scolaire, à évaluer l’efficacité des programmes de prévention des violences sexistes et sexuelles en milieu éducatif, et à identifier les trajectoires de risque psychopathologique (anxiété, dépression, décrochage scolaire) consécutives à la victimisation par les pairs.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par l’échelle est la victimisation par harcèlement sexuel entre pairs, définie comme l’exposition répétée ou traumatique à des conduites verbales, non verbales ou physiques non désirées, à connotation sexuelle, perpétrées par des camarades de classe ou des pairs scolaires, créant un environnement hostile ou intimidant. Le modèle opérationnel de Petersen et Hyde s’articule autour de plusieurs dimensions structurelles et séquentielles :

1. Le harcèlement verbal et symbolique (non physique)

Cette dimension regroupe les comportements qui exploitent le langage, les images ou les symboles pour porter atteinte à la dignité sexuelle de la victime. Elle comprend :

  • Les commentaires, plaisanteries dégradantes ou regards suggestifs à caractère sexuel.
  • La diffusion de rumeurs sexuelles portant atteinte à la réputation de l’individu.
  • L’utilisation d’insultes ciblant la sexualité ou la conformité de genre (ex. « salope », « traînée », étiquetage homophobe forcé « gay ou lesbienne »).
  • L’exposition forcée à du matériel pornographique ou des messages à caractère sexuel (lettres, affichages, graffitis).

2. Le harcèlement physique et l’agression corporelle

Cette composante implique une violation directe de l’espace physique et de l’intégrité corporelle sans consentement. Elle intègre :

  • Les attouchements, pincements ou frôlements intentionnels de nature sexuelle.
  • Le blocage de passage ou le fait d’acculer physiquement la victime dans un but sexuel.
  • L’arrachage, le soulèvement ou l’abaissement forcé des vêtements de la victime (ex. dévoiler les sous-vêtements).
  • L’exhibitionnisme imposé (flashing, mooning).
  • Le voyeurisme en milieu scolaire (espionner la victime lorsqu’elle s’habille ou prend sa douche au gymnase).

3. La contrainte et la coercition sexuelle

Sous-domaine le plus sévère, il implique l’usage de menaces explicites, d’intimidation ou de force physique pour contraindre la victime à des actes sexuels non consentis :

  • L’obligation forcée d’embrasser l’agresseur ou une tierce personne.
  • L’obligation d’accomplir des actes sexuels autres que les baisers.
  • Les menaces de représailles physiques ou sociales en cas de refus d’accéder à des demandes sexuelles.

4. La dimension d’impact émotionnel et de réactivité psychologique

Le construit ne se limite pas à l’acte externe ; il intègre la réponse émotionnelle de la victime. Cette facette explore les sentiments d’impuissance, de honte, de salissure, de vulnérabilité corporelle (self-consciousness), la dégradation de l’auto-efficacité académique (doutes quant à la capacité à obtenir son diplôme) et l’érosion de l’espoir relationnel futur.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de la PSHVS s’enracine à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :

La théorie de l’objectification sexuelle

Formulée par Barbara Fredrickson et Tomi-Ann Roberts (Fredrickson & Roberts, 1997), la théorie de l’objectification postule que les femmes et les adolescentes évoluent dans un contexte socioculturel où leurs corps sont régulièrement traités comme des objets visuels à la disposition du regard d’autrui. Les items de la PSHVS (regards insistants sur les zones érogènes, commentaires sur le corps, diffusion de rumeurs sexuelles) reflètent directement ces processus d’objectification interpersonnelle. Lorsque les pairs réduisent une adolescente à sa dimension sexuelle, cela favorise l’auto-objectification, qui génère de la honte corporelle, de l’anxiété liée à l’apparence et une diminution des performances cognitives.

La théorie de l’apprentissage social et de la socialisation genrée

Sur la base des travaux d’Albert Bandura et des sociologues du genre, le harcèlement sexuel entre pairs est appréhendé non pas comme une déviance purement pulsionnelle, mais comme un mécanisme de socialisation normative et de maintien des hiérarchies de genre à l’adolescence. Durant la puberté, les pairs agissent comme de puissants agents de régulation normative. Les garçons utilisent fréquemment le harcèlement sexuel comme un rituel de performance de la masculinité hégémonique (démontrer leur hétérosexualité obligatoire et leur domination symbolique). Réciproquement, le harcèlement intra-genre entre filles (insultes telles que « slut ») fonctionne comme un instrument de maintien des frontières morales et de surveillance de la réputation.

Le modèle écoculturel et systémique du climat scolaire

Inspiré du modèle bioécologique d’Urie Bronfenbrenner, l’environnement scolaire constitue un microsystème déterminant pour le développement socioémotionnel. Le harcèlement sexuel non sanctionné institutionnalise un climat hostile où les victimes intériorisent l’insécurité environnementale. Cela altère non seulement le bien-être subjectif, mais aussi le sentiment d’appartenance scolaire et les trajectoires académiques.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de victimisation par harcèlement sexuel entre pairs s’appuie sur une démarche rigoureuse initiée par les études de l’AAUW (1993, 2001) et consolidée par les analyses de Petersen et Hyde :

Validité de contenu

Les 14 premiers items ont été extraits d’enquêtes nationales à très large échelle représentative menées par Harris Interactive pour l’AAUW (échantillons de plusieurs milliers d’élèves américains de la 8e à la 11e année scolaire). L’ajout du 15e item (« vous a traité de salope ou de traînée ») par Petersen et Hyde résulte d’entretiens qualitatifs pilotes approfondis menés auprès d’adolescentes, démontrant que l’exclusion et la stigmatisation sexuelle entre filles empruntaient massivement ces dénominations verbales péjoratives. Ce processus garantit une exhaustivité écologique du contenu par rapport aux réalités de terrain.

Validité de construit et validité convergente

L’échelle a démontré de fortes corrélations positives avec des construits théoriquement associés. Dans les travaux empiriques de Petersen et Hyde (2005) ainsi que dans la littérature ultérieure :

  • Les scores élevés à la PSHVS sont significativement corrélés à une hausse des symptômes dépressifs évalués par la Children’s Depression Inventory (CDI) ou l’échelle de Beck ($r$ oscillant généralement entre 0,35 et 0,48, $p < 0,001$).
  • Une corrélation robuste est observée avec la honte corporelle (body shame) et les niveaux élevés d’auto-objectification chez les adolescentes.
  • La victimisation est corrélée négativement avec l’estime de soi globale mesurée par l’échelle de Rosenberg ($r$ entre -0,30 et -0,42).
  • Sur le plan académique, la fréquence du harcèlement est corrélée de manière significative avec l’évitement de l’école (absentéisme volontaire) et la chute du sentiment d’auto-efficacité académique.

Validité discriminante

Les analyses confirment que le harcèlement sexuel mesuré par la PSHVS se distingue empiriquement de l’intimidation générale (general bullying non sexuel). Si les deux construits partagent une variance commune liée à la dynamique globale de victimisation par les pairs, les scores à la PSHVS prédisent de manière incrémentielle la honte corporelle, la détresse sexuelle et les doutes identitaires, confirmant l’unicité du construit.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle présente des indices de fidélité élevés et stables à travers diverses populations scolaires et adolescentes :

  • Cohérence interne : Le coefficient de cohérence interne global mesuré par le test de l’alpha de Cronbach est de 0,87 pour la sous-échelle d’occurrence des comportements de harcèlement, indiquant une homogénéité remarquable des 15 items sans redondance excessive. Les sous-échelles de harcèlement non physique et physique rapportent généralement des coefficients alpha respectifs de 0,82 à 0,86 et de 0,78 à 0,84 selon les études d’application.
  • Fidélité test-retest : Les enquêtes méthodologiques de référence de l’AAUW (1993, 2001) ont documenté un coefficient de stabilité temporelle test-retest de 0,95 sur un intervalle temporel court à moyen, attestant de la constance des déclarations comportementales des élèves lorsque les questions portent sur des faits objectifs.
  • Stabilité inter-échantillons : L’échelle a démontré une fiabilité équivalente chez les élèves de 9e année (environ 14-15 ans) ainsi qu’auprès de cohortes de lycéens plus âgés et d’étudiants de premier cycle universitaire (undergraduates).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la PSHVS a fait l’objet de modélisations exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) dans plusieurs études portant sur la victimisation sexuelle des adolescents :

Modèle unidimensionnel vs bidimensionnel

Initialement, l’échelle peut être traitée comme un indice unidimensionnel global de victimisation (score total de fréquence). Néanmoins, les analyses factorielles en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) identifient de manière récurrente deux facteurs sous-jacents majeurs expliquant la majorité de la variance :

  • Facteur 1 : Harcèlement non physique / verbal / symbolique (items 1, 2, 3, 4, 5, 7, 14). Ce facteur regroupe les rumeurs, commentaires dégradants, insultes genrées et matériels visuels. Les saturations factorielles de ces items se situent généralement entre 0,55 et 0,81.
  • Facteur 2 : Harcèlement physique / coercitif (items 6, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 15). Ce facteur capture les infractions physiques, attouchements, arrachages d’habits, contraintes aux baisers et menaces explicites. Les saturations factorielles observées oscillent entre 0,50 et 0,78.

Dans certaines modélisations à trois facteurs, la « coercition sexuelle explicite » (items 12, 13, 15) se détache pour former une dimension autonome de victimisation sévère, caractérisée par une distribution asymétrique (taux de base plus faible mais impact psychologique maximal).

Invariance de mesure selon le genre

L’analyse factorielle confirmatoire multigroupes a démontré une invariance métrique et scalaire acceptable entre les répondants masculins et féminins. Bien que les filles rapportent une fréquence globale significativement plus élevée de harcèlement physique et une détresse émotionnelle plus marquée, la structure sous-jacente des indicateurs comportementaux mesure le même construit latent chez les garçons et chez les filles.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé auto-administré, particulièrement optimisé pour l’interrogation assistée par ordinateur (CASI — Computer-Assisted Self-Interviewing), garantissant l’anonymat et permettant un affichage conditionnel des sous-questions :

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation comportementale rétrospective (période de référence : l’année scolaire écoulée / past school year).
  • Nombre d’items : 15 items comportementaux principaux, chacun suivi de trois séries de questions subsidiaires pour tout item approuvé.
  • Échelle de réponse pour la fréquence : Incidence initiale (Oui / Non) suivie d’une graduation : 0 = Jamais (Never), 1 = Une ou deux fois (Once or twice), 2 = Quelques fois (A few times), 3 = Plusieurs fois / Souvent (Several times / Many times).
  • Échelle de réponse pour la détresse (Upset score) : 0 = Pas du tout bouleversé (Not at all upset), 1 = Assez bouleversé (Somewhat upset), 2 = Très bouleversé (Very upset).
  • Identification du perpétrateur : Une fille, un garçon, un groupe de filles, un groupe de garçons, un groupe mixte de garçons et de filles.
  • Réactions émotionnelles : Liste de 14 ressentis spécifiques à cocher (ex. honte, colère, baisse de confiance en soi, impuissance, peur, etc.), chacun coté 0 (non ressenti) ou 1 (ressenti).
  • Modalités de cotation et scores dérivés :
    • Score de fréquence brute : Somme des scores de fréquence pour l’ensemble des 15 items (étendue : 0 à 45).
    • Score total de détresse : Somme des scores d’impact émotionnel pour les comportements survenus.
    • Score pondéré d’impact : Produit de la fréquence par le score de détresse pour chaque item, reflétant la sévérité globale de la victimisation vécue.
    • Scores intra-genre vs inter-genre : En combinant le genre de la victime et le genre du/des perpétrateur(s), le chercheur calcule des indices séparés de harcèlement du même genre (same-gender harassment) et de harcèlement du genre opposé (cross-gender harassment).
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’outil a été formalisé dans sa configuration par Petersen et Hyde au début des années 2000, dans la continuité des publications fondatrices de l’AAUW de 1993 et 2001 :

  • Année de diffusion initiale : 2005 (basé sur AAUW 1993, 2001).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’échelle a été conçue pour un usage dans le cadre de la recherche scientifique et académique à but non lucratif. Elle est considérée comme un instrument du domaine public universitaire (open-access academic research instrument), sous réserve de citer scrupuleusement les auteurs originaux (Petersen & Hyde) ainsi que les rapports méthodologiques fondateurs de l’American Association of University Women.
  • Coût : Gratuit pour les chercheurs académiques, les psychologues scolaires et les professionnels de santé dans le cadre d’études scientifiques ou de protocoles d’évaluation institutionnels non commerciaux. Toute utilisation commerciale ou intégration dans un progiciel payant requiert une autorisation écrite préalable de la part des auteurs et des titulaires de droits de l’AAUW.

12. Références / References

Les sources bibliographiques de référence encadrant le développement et les validations de l’instrument sont les suivantes :

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions to Participant:

Below are some things that sometimes happen to kids at school. In the PAST SCHOOL YEAR how often did kids do these things to you?

Response Scale:
Incidence: Yes or No (often followed by frequency: 1=Once or twice, 2=A few times, 3=Often/Many times, and perpetrator gender: Male, Female, or Both)


  1. Made sexual comments, jokes, gestures, or looks
  2. Showed, gave, or left you sexual pictures, photographs, illustrations, messages, or notes
  3. Wrote sexual messages/graffiti about you on bathroom walls, in locker rooms, etc.
  4. Spread sexual rumors about you
  5. Called you gay or lesbian
  6. Spied on you as you dressed or showered at school
  7. Flashed or ‘mooned’ you
  8. Touched, brushed up against, or cornered you in a sexual way
  9. Pulled at your clothing in a sexual way
  10. Pulled your clothing off or down
  11. Blocked your way or cornered you in a sexual way
  12. Forced you to kiss him/her
  13. Forced you to do something sexual, other than kissing
  14. Called you a slut or a whore
  15. Threatened you that you would be hurt if you did not do something sexual
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de victimisation par harcèlement sexuel entre pairs. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-victimisation-harcelement-sexuel-entre-pairs-pshvs
Looti, Mohammed. “Échelle de victimisation par harcèlement sexuel entre pairs.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-victimisation-harcelement-sexuel-entre-pairs-pshvs.
Looti, Mohammed. “Échelle de victimisation par harcèlement sexuel entre pairs.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-victimisation-harcelement-sexuel-entre-pairs-pshvs.