Échelle des trois grands facteurs de perfectionnisme (BTPS)

L’Échelle des trois grands facteurs de perfectionnisme (BTPS) évalue le perfectionnisme rigide, autocritique et narcissique à travers 10 facettes et 45 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des trois grands facteurs de perfectionnisme (The Big Three Perfectionism Scale, ou BTPS), développée par Martin M. Smith et ses collaborateurs (Saklofske, Stoeber et Sherry, 2016), constitue une avancée psychométrique majeure dans la modélisation multidimensionnelle et hiérarchique du perfectionnisme. Cet instrument d’auto-évaluation composé de 45 items a été conçu pour opérationnaliser de manière exhaustive trois méta-facteurs d’ordre supérieur : le perfectionnisme rigide (rigid perfectionism), le perfectionnisme autocritique (self-critical perfectionism) et le perfectionnisme narcissique (narcissistic perfectionism). Ces trois dimensions globales sont sous-tendues par 10 facettes spécifiques de premier ordre : le perfectionnisme orienté vers soi (self-oriented perfectionism), la contingence de l’estime de soi (self-worth contingencies), la préoccupation face aux erreurs (concern over mistakes), les doutes sur ses actions (doubts about actions), l’autocritique (self-criticism), le perfectionnisme socialement prescrit (socially prescribed perfectionism), le perfectionnisme orienté vers autrui (other-oriented perfectionism), l’hypercritique (hypercriticism), la grandiosité (grandiosity) et le sentiment de droit / mérite exceptionnel (entitlement).

Les participants évaluent chaque énoncé sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La BTPS se distingue tout particulièrement dans le paysage psychométrique international en fournissant la première mesure psychométrique validée intégrant explicitement et rigoureusement le perfectionnisme narcissique, une composante interpersonnelle caractérisée par des attentes démesurées et agressives envers autrui couplées à une auto-glorification. Les études de validation initiale et les réplications ultérieures démontrent une consistance interne exemplaire (coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,80 et 0,95 pour l’ensemble des échelles et sous-échelles), une structure factorielle hiérarchique robuste confirmée par modélisation d’équations structurelles, ainsi qu’une excellente validité convergente, discriminante et incrémentielle pour prédire la détresse psychologique, l’affectivité négative et les dysfonctionnements relationnels.

2. Mots-clés / Keywords

Perfectionnisme, psychométrie, évaluation de la personnalité, perfectionnisme rigide, perfectionnisme autocritique, perfectionnisme narcissique, échelle d’évaluation, validité factorielle, contingence de l’estime de soi, psychopathologie, relations interpersonnelles, auto-évaluation.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés dans la psychologie de la personnalité et l’évaluation psychométrique :

  • Martin M. Smith, Ph.D. : Département de psychologie, University of British Columbia (Canada) / University of Western Ontario, spécialisé dans les dynamiques transdiagnostiques du perfectionnisme et la psychopathologie quantitative.
  • Donald H. Saklofske, Ph.D. : Département de psychologie, University of Western Ontario (Canada), expert de renommée internationale en psychométrie, intelligence, intelligence émotionnelle et structure de la personnalité.
  • Joachim Stoeber, Ph.D. : School of Psychology, University of Kent (Royaume-Uni), l’un des théoriciens les plus prolifiques sur la multidimensionnalité du perfectionnisme, la motivation et les buts d’accomplissement.
  • Simon B. Sherry, Ph.D. : Département de psychologie et neurosciences, Dalhousie University (Canada), psychologue clinicien et chercheur éminent sur les modèles interpersonnels du perfectionnisme, la dépression et les conduites suicidaires.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Big Three Perfectionism Scale (BTPS) est de surmonter la fragmentation conceptuelle et méthodologique qui a longtemps caractérisé l’évaluation du perfectionnisme en psychologie scientifique. Historiquement, le domaine était dominé par deux instruments pivots introduits au début des années 1990 : la Multidimensional Perfectionism Scale de Frost et collègues (FMPS ; Frost et al., 1990) et la Multidimensional Perfectionism Scale de Hewitt et Flett (HFMPS ; Hewitt & Flett, 1991). Bien que ces instruments aient permis de dépasser l’approche unidimensionnelle originelle (comme l’échelle de Burns, 1980), ils omettaient de capturer certaines manifestations critiques de la personnalité perfectionniste, tout particulièrement dans le domaine des relations interpersonnelles conflictuelles et du narcissisme grandiose ou antagonique.

Sur le plan théorique et psychométrique, la BTPS a été créée pour répondre à quatre impératifs majeurs :

  • Intégration hiérarchique des construits : La plupart des échelles antérieures fournissaient des profils multi-facettes fragmentés ou forçaient une bipartition rigide (perfectionnisme adaptatif vs perfectionnisme inadapté), laquelle a fait l’objet de sévères critiques épistémologiques. La BTPS formalise une structure hiérarchique élégante à deux niveaux (10 facettes de base regroupées empiriquement et théoriquement en 3 facteurs d’ordre supérieur).
  • Opérationnalisation du perfectionnisme narcissique : Les dimensions d’orientation vers autrui de Hewitt et Flett ne mesuraient que l’exigence envers les tiers sans capturer le noyau d’auto-agrandissement, de sentiment d’impunité, d’arrogance et de dévalorisation hypercritique systématique d’autrui. La BTPS est la première échelle à combler ce vide en intégrant l’hypercriticisme, la grandiosité et le sentiment de droit au sein d’une entité factorielle cohérente.
  • Purification des composantes rigides et autocritiques : L’instrument distingue clairement l’exigence personnelle inflexible liée à une identité conditionnelle (perfectionnisme rigide) des dynamiques punitives d’auto-évaluation et de peur de l’échec (perfectionnisme autocritique).
  • Utilité clinique et transdiagnostique : En contexte clinique, la BTPS permet d’identifier précisément les mécanismes sous-jacents aux troubles du comportement alimentaire, aux dépressions résistantes, aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC), à l’anxiété de performance et aux troubles de la personnalité (notamment narcissique, évitante et obsessionnelle-compulsive).

En recherche fondamentale, la BTPS sert d’outil étalon pour analyser comment différentes constellations de traits perfectionnistes interagissent avec les stresseurs psychosociaux pour prédire l’épuisement professionnel (burnout), l’aliénation sociale, les ruptures relationnelles et la vulnérabilité suicidaire.

5. Construit psychologique / Construct

Le perfectionnisme, dans le cadre de la BTPS, est conceptualisé comme une disposition de personnalité stable, hiérarchique et multidimensionnelle, caractérisée par la quête d’impeccabilité, la fixation d’exigences de performance excessivement élevées et la propension à des évaluations critiques systématiques de soi et/ou d’autrui. Le modèle postule trois méta-facteurs englobant dix facettes élémentaires :

Facteur 1 : Le perfectionnisme rigide (Rigid Perfectionism)

Le perfectionnisme rigide représente la dimension intrapersonnelle stricte selon laquelle la perfection constitue une exigence absolue et non négociable. L’individu applique une pensée dichotomique en « tout ou rien » vis-à-vis de ses standards. Ce facteur comprend deux facettes :

  • Perfectionnisme orienté vers soi (Self-Oriented Perfectionism – SOP, 5 items) : Tendance à exiger de soi-même une perfection sans faille et à maintenir des standards d’accomplissement extrêmes (ex. : « I strive to be as perfect as possible »). L’individu s’investit corps et âme pour atteindre un idéal absolu.
  • Contingence de l’estime de soi (Self-Worth Contingencies – SWC, 5 items) : Dépendance psychologique fondamentale entre la valeur perçue de sa propre personne et l’atteinte d’une perfection irréprochable (ex. : « My value as a person depends on being perfect »). Si la perfection fait défaut, l’individu ressent un effondrement existentiel de son sentiment de dignité.

Facteur 2 : Le perfectionnisme autocritique (Self-Critical Perfectionism)

Le perfectionnisme autocritique correspond à une modalité dysfonctionnelle marquée par l’appréhension chronique du jugement négatif, la punition psychologique infligée à soi-même et l’incapacité à éprouver de la satisfaction face à ses succès. Il regroupe quatre facettes :

  • Préoccupation face aux erreurs (Concern Over Mistakes – COM, 5 items) : Tendance à interpréter la moindre défaillance ou imperfection mineure comme un échec catastrophique et intolérable (ex. : « When I make a mistake, I feel like a failure »).
  • Doutes sur ses actions (Doubts About Actions – DAA, 5 items) : Sentiment lancinant et persistant d’incertitude quant à l’adéquation ou l’exactitude de ses comportements et réalisations (ex. : « I am never sure if I am doing things the correct way »).
  • Autocritique (Self-Criticism – SC, 4 items) : Réaction émotionnelle d’autodénigrement, de rancœur envers soi-même et de sévérité punitive en cas de performance imparfaite (ex. : « I judge myself harshly when I don’t do something perfectly »).
  • Perfectionnisme socialement prescrit (Socially Prescribed Perfectionism – SPP, 4 items) : Croyance selon laquelle l’environnement social immédiat (famille, pairs, employeur, société) exige une perfection absolue et n’accordera son acceptation ou son amour qu’à condition d’une conduite sans faute (ex. : « Everyone expects me to be perfect »).

Facteur 3 : Le perfectionnisme narcissique (Narcissistic Perfectionism)

Innovation conceptuelle distinctive de l’instrument, le perfectionnisme narcissique conceptualise les exigences de perfection tournées vers l’extérieur, imprégnées de dédain, d’orgueil démesuré et d’hostilité interpersonnelle. Il comprend quatre facettes :

  • Perfectionnisme orienté vers autrui (Other-Oriented Perfectionism – OOP, 5 items) : Exigence irréaliste et impérative que les autres membres de l’entourage fassent preuve d’une rigueur absolue et d’une exécution sans faille (ex. : « I demand perfection from my family and friends »).
  • Hypercriticisme (Hypercriticism – HC, 4 items) : Tendance agressive et constante à scruter, cibler et reprocher avec véhémence les moindres faiblesses ou défauts d’autrui (ex. : « I am quick to point out other people’s flaws »).
  • Grandiosité (Grandiosity – GRAN, 4 items) : Sentiment intime et affiché de supériorité éclatante, d’infaillibilité et de perfection déjà atteinte ou incarnée (ex. : « I know that I am perfect », « I am the absolute best at what I do »).
  • Sentiment de droit (Entitlement – ENT, 4 items) : Conviction d’avoir droit à un statut privilégié, à des passe-droits ou à des égards exceptionnels en raison de son excellence présumée (ex. : « I am entitled to special treatment », « I expect other people to bend the rules for me »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La BTPS s’inscrit au carrefour des modèles contemporains de la personnalité (modèle des Big Five), de la théorie sociocognitive et de la psychodynamique interpersonnelle. Historiquement, le champ psychométrique a oscillé entre l’approche bidimensionnelle (perfectionnisme orienté vers les standards stricts vs perfectionnisme préoccupé par les erreurs/autocritique) popularisée par Blatt (1995) et Dunkley et al. (2000), et le modèle triparti interpersonnel de Hewitt et Flett (1991).

Smith et ses collaborateurs (2016) se sont appuyés sur les travaux pionniers de Karen Horney (1950) sur la « tyrannie des devoirs » (tyranny of the shoulds) et la recherche de gloire, ainsi que sur les conceptualisations psychopathologiques du narcissisme pathologique (Kernberg, Kohut). En formulant le perfectionnisme narcissique, les auteurs ont concrétisé l’hypothèse selon laquelle le perfectionnisme ne s’exprime pas uniquement par la détresse intériorisée (anxiété, culpabilité, honte), mais peut également se déployer sous la forme d’un schéma d’extériorisation antagoniste et dominateur.

Au regard du modèle en cinq facteurs (FFM ; Costa & McCrae) :

  • Le perfectionnisme rigide est positivement associé à un niveau très élevé de Conscienciosité (dans ses facettes de discipline et d’exigence d’accomplissement) et modérément associé au Névrosisme.
  • Le perfectionnisme autocritique présente une corrélation massive avec le Névrosisme (vulnérabilité émotionnelle, anxiété, humeur dépressive) et des liens négatifs avec l’Extraversion et l’Estime de soi générale.
  • Le perfectionnisme narcissique se distingue par un lien négatif extrêmement puissant avec l’Agréabilité (hostilité, dureté, manque d’empathie, compétitivité malveillante) et par une association marquée avec la Triade noire (narcissisme grandiose, machiavélisme et psychopathie infraclinique).

Ainsi, la BTPS permet d’intégrer dans un méta-modèle cohérent les tensions entre le besoin d’affirmation de soi, la dépendance à l’approbation sociale et le contrôle coercitif exercé sur autrui.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la BTPS a été examinée et confirmée à travers plusieurs études d’envergure menées auprès d’échantillons universitaires, communautaires et cliniques (Smith et al., 2016 ; Smith, Saklofske, & Yan, 2017) :

Validité de construit et convergente

  • Facteurs d’ordre supérieur et échelles antérieures : Le facteur de perfectionnisme rigide de la BTPS montre de très fortes corrélations positives avec le perfectionnisme orienté vers soi (SOP) de l’échelle de Hewitt & Flett (r > 0,75) et les standards personnels de Frost (r > 0,65). Le perfectionnisme autocritique corrèle fortement avec le perfectionnisme socialement prescrit (SPP, r > 0,60), la préoccupation face aux erreurs (r > 0,75) et les doutes de l’échelle de Frost (r > 0,70).
  • Le perfectionnisme narcissique : Ce méta-facteur démontre une validité convergente éclatante avec le Narcissistic Personality Inventory (NPI ; r ≈ 0,50 à 0,60) et les mesures de narcissisme grandiose, tout en affichant une corrélation quasi-nulle ou modérée avec le perfectionnisme autocritique, ce qui atteste d’une nette différenciation empirique.

Validité discriminante

Les analyses corrélationnelles et les matrices multivariées confirment que le perfectionnisme narcissique se dissocie du perfectionnisme autocritique. Alors que le perfectionnisme autocritique est étroitement associé aux symptômes de dépression (BDI), d’anxiété (BAI), d’auto-flagellation et d’idéation suicidaire, le perfectionnisme narcissique n’est pas ou peu associé à la détresse intériorisée, mais est prédictif du conflit relationnel, de l’agression interpersonnelle, de la colère réactive et des comportements de dénigrement.

Validité prédictive et incrémentielle

Les analyses de régression hiérarchique ont démontré que la BTPS explique une part significative de variance incrémentielle dans la prédiction du bien-être subjectif, de l’affect négatif, de la culpabilité, de la honte et des styles d’attachement insécure, au-delà des contributions explicatives du modèle des Big Five et des anciennes échelles de perfectionnisme (FMPS et HFMPS).

8. Fidélité / Reliability

Les évaluations psychométriques menées par Smith, Saklofske, Stoeber et Sherry (2016) attestent d’une remarquable fidélité de l’instrument, tant au niveau des 10 sous-échelles de premier ordre qu’au niveau des 3 méta-facteurs :

  • Consistance interne (Alpha de Cronbach et Omega de McDonald) :
    • Perfectionnisme rigide : α = 0,88 à 0,92. Facettes : SOP (α ≈ 0,86) ; SWC (α ≈ 0,88).
    • Perfectionnisme autocritique : α = 0,92 à 0,95. Facettes : COM (α ≈ 0,88) ; DAA (α ≈ 0,87) ; SC (α ≈ 0,85) ; SPP (α ≈ 0,82).
    • Perfectionnisme narcissique : α = 0,89 à 0,93. Facettes : OOP (α ≈ 0,83) ; HC (α ≈ 0,84) ; ENT (α ≈ 0,81) ; GRAN (α ≈ 0,84).
  • Fidélité test-retest : Les études longitudinales et d’évaluation de la stabilité temporelle (sur des intervalles de 4 à 8 semaines) mettent en évidence des coefficients de corrélation test-retest (r) compris entre 0,78 et 0,88, attestant que la BTPS saisit des dispositions de personnalité durables et structurelles plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères.
  • Corrélations inter-items et homogénéité : Les corrélations item-total corrigées dépassent systématiquement le seuil critique de 0,40 pour l’ensemble des 45 items, confirmant l’absence d’items redondants ou non contributifs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La validation structurale de la BTPS a reposé sur une démarche combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) rigoureuse :

Structure factorielle de premier ordre (10 facettes)

Lors de la phase exploratoire initiale, les analyses en composantes principales avec rotation oblique ont mis en exergue une solution nette à 10 facteurs correspondant trait pour trait aux 10 facettes théorisées. Chaque item présentait une saturation factorielle élevée sur son facteur cible (généralement > 0,60, avec des valeurs allant jusqu’à 0,85) et des saturations croisées (cross-loadings) faibles (< 0,25).

Structure hiérarchique d’ordre supérieur (Modèle à 3 méta-facteurs)

L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) a testé plusieurs modèles rivaux en modélisation par équations structurelles (SEM) :

  1. Un modèle unidimensionnel à un seul facteur général (ajustement très médiocre).
  2. Un modèle à deux facteurs d’ordre supérieur (standards élevés vs préoccupations évaluatives), affichant un ajustement insatisfaisant, notamment en raison de l’inadéquation du regroupement des items narcissiques.
  3. Le modèle hiérarchique triparti cible : 10 facteurs de premier ordre subordonnés à 3 facteurs de second ordre. Ce modèle a démontré d’excellents indices d’ajustement aux données empiriques (ex. : χ²/df < 2,5 ; CFI > 0,94 ; TLI > 0,93 ; RMSEA ≈ 0,05 [IC à 90 % : 0,045–0,056] ; SRMR < 0,06).

Les saturations des 10 facettes de premier ordre sur leurs facteurs d’ordre supérieur respectifs sont toutes statistiquement significatives (p < 0,001) et substantielles (allant de 0,68 à 0,91), corroborant la pertinence de regrouper les scores sous forme de trois indices globaux fondamentaux.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 45 items formulés sous forme d’affirmations à la première personne.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
    • 1 : Disagree strongly (Pas du tout d’accord)
    • 2 : Disagree (Pas d’accord)
    • 3 : Neither agree nor disagree (Ni en désaccord ni d’accord)
    • 4 : Agree (D’accord)
    • 5 : Agree strongly (Tout à fait d’accord)
  • Temps de passation : Environ 7 à 10 minutes.
  • Calcul des scores (Cotation) :
    • Scores des facettes de premier ordre :
      • Self-oriented perfectionism (SOP) : Somme des items 1, 10, 27, 29, 42 (Étendue : 5 à 25).
      • Self-worth contingencies (SWC) : Somme des items 16, 20, 23, 38, 40 (Étendue : 5 à 25).
      • Concern over mistakes (COM) : Somme des items 8, 17, 24, 35, 44 (Étendue : 5 à 25).
      • Doubts about actions (DAA) : Somme des items 2, 11, 22, 25, 32 (Étendue : 5 à 25).
      • Self-criticism (SC) : Somme des items 6, 18, 19, 26 (Étendue : 4 à 20).
      • Socially-prescribed perfectionism (SPP) : Somme des items 5, 9, 34, 45 (Étendue : 4 à 20).
      • Other-oriented perfectionism (OOP) : Somme des items 12, 36, 37, 39, 43 (Étendue : 5 à 25).
      • Hypercriticism (HC) : Somme des items 3, 7, 30, 41 (Étendue : 4 à 20).
      • Entitlement (ENT) : Somme des items 13, 14, 28, 33 (Étendue : 4 à 20).
      • Grandiosity (GRAN) : Somme des items 4, 15, 21, 31 (Étendue : 4 à 20).
    • Scores globaux des facteurs d’ordre supérieur :
      • Perfectionnisme rigide (Rigid Perfectionism) : Somme des facettes SOP + SWC (Étendue : 10 à 50).
      • Perfectionnisme autocritique (Self-Critical Perfectionism) : Somme des facettes COM + DAA + SC + SPP (Étendue : 18 à 90).
      • Perfectionnisme narcissique (Narcissistic Perfectionism) : Somme des facettes OOP + HC + ENT + GRAN (Étendue : 17 à 85).
    • Inversion d’items : Aucun item n’est inversé (tous les items sont cotés de manière directe de 1 à 5).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2016 (publié en ligne sous forme pré-presse puis assigné au volume de revue).
  • Auteur détenteur du copyright : Martin M. Smith et coauteurs (Saklofske, Stoeber, Sherry).
  • Statut des droits et conditions d’utilisation : L’instrument est protégé par le droit d’auteur (Copyright © Martin M. Smith). Toutefois, une autorisation permanente, libre et gratuite est accordée pour l’utilisation, la reproduction et l’administration de l’échelle à des fins académiques, cliniques non commerciales et de recherche scientifique.
  • Tarification : Gratuit pour la recherche et l’enseignement. Aucune redevance n’est exigée pour les études universitaires régulières.
  • Demandes d’utilisation commerciale : Toute intégration de l’instrument dans un contexte commercial, logiciel payant ou plateforme d’évaluation d’entreprise nécessite l’autorisation formelle préalable de l’auteur principal.

12. Références / References

Les publications académiques de référence relatives à la BTPS et à ses bases conceptuelles incluent :

  • Blatt, S. J. (1995). The destructiveness of perfectionism: Implications for the treatment of depression. American Psychologist, 50(12), 1003–1020. https://doi.org/10.1037/0003-066X.50.12.1003
  • Dunkley, D. M., Blankstein, K. R., Halsall, J., Williams, M., & Winkworth, G. (2000). The relation between perfectionism and distress: Hassles, coping, and perceived social support as mediators and moderators. Journal of Counseling Psychology, 47(4), 437–453. https://doi.org/10.1037/0022-0167.47.4.437
  • Frost, R. O., Marten, P., Lahart, C., & Rosenblate, R. (1990). The dimensions of perfectionism. Cognitive Therapy and Research, 14(5), 449–468. https://doi.org/10.1007/BF01172967
  • Hewitt, P. L., & Flett, G. L. (1991). Perfectionism in the self and social contexts: Conceptualization, assessment, and analyses of multidimensional perfectionism. Journal of Personality and Social Psychology, 60(3), 456–470. https://doi.org/10.1037/0022-3514.60.3.456
  • Smith, M. M., Saklofske, D. H., Stoeber, J., & Sherry, S. B. (2016). The Big Three Perfectionism Scale: A new measure of perfectionism. Journal of Psychoeducational Assessment, 34(7), 670–687. https://doi.org/10.1177/0734282915623913
  • Smith, M. M., Saklofske, D. H., & Yan, G. (2017). Perfectionism, personality, and positive psychology: An examination of the Big Three Perfectionism Scale and subjective well-being. Journal of Happiness Studies, 18(4), 1183–1198. https://doi.org/10.1007/s10902-016-9769-y
  • Stoeber, J. (2014). How other-oriented perfectionism differs from self-oriented and socially prescribed perfectionism. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 36(2), 329–338. https://doi.org/10.1007/s10862-013-9397-8

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please answer each statement below by putting a circle around the number that best reflects your degree of agreement or disagreement with the following statements. There are seven possible responses to each statement ranging from ‘Disagree Strongly’ (number 1) to ‘Agree Strongly’ (number 5).
Scoring Formula: Scoring Directions for the Big Three Perfectionism Scale (BTPS)
1

Self-oriented perfectionism (SOP; 5 items): Sum of items 1, 10, 27, 29, and 42
2

Self-worth contingencies (SWC; 5 items): Sum of items 16, 20, 23, 38, and 40
3

Concern over mistakes (COM; 5 items): Sum of items: 8, 17, 24, 35, and 44
4

Doubts about action (DAA; 5 items): Sum of items: 2, 11, 22, 25, 32
5

Self-criticism (SC; 4 items): Sum of items: 6, 18, 19, and 26
6

Socially-prescribed perfectionism (SPP; 4 items): Sum of items: 5, 9, 34, and 45
7

Other-oriented perfectionism (OOP; 5 items): Sum of items: 12, 36, 37, 39, and 43
8

Hypercriticism (HC; 4 items): Sum of items: 3, 7, 30, and 41
9

Entitlement (ENT: 4 Items): Sum of items: 13, 14, 28, and 33
10

Grandiosity (GRAN: 4 Items): Sum of items 4, 15, 21, and 31
11

Rigid perfectionism: Sum Self-oriented perfectionism and Self-worth
12

Self-critical perfectionism: Sum Concern over mistakes, Doubts about actions, Self-criticism, and Socially-prescribed
13

Narcissistic Perfectionism: Sum Other-oriented perfectionism, Hypercriticism, Entitlement, and
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle des trois grands facteurs de perfectionnisme (BTPS). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-trois-grands-facteurs-perfectionnisme-btps
Looti, Mohammed. “Échelle des trois grands facteurs de perfectionnisme (BTPS).” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-trois-grands-facteurs-perfectionnisme-btps.
Looti, Mohammed. “Échelle des trois grands facteurs de perfectionnisme (BTPS).” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-trois-grands-facteurs-perfectionnisme-btps.