1. Résumé / Abstract
L’Échelle des stéréotypes sur la sexualité masculine (Stereotypes About Male Sexuality Scale, SAMSS), élaborée par William E. Snell, Jr. et ses collaborateurs (Snell, Belk, & Hawkins, 1986, 1990 ; Snell, Hawkins, & Belk, 1988), constitue l’un des premiers instruments psychométriques standardisés dédiés à l’évaluation quantitative des croyances cognitives et des mythes socioculturels structurant la sexualité des hommes. Inspirée des travaux cliniques fondateurs de Bernie Zilbergeld (1978) sur les scripts sexuels masculins, la SAMSS comprend 60 items répartis de manière équilibrée sur dix sous-échelles distinctes : l’Inexpressivité émotionnelle (Inexpressiveness), le Sexe assimilé à la performance (Sex Equals Performance), l’Orchestration masculine des rapports (Males Orchestrate Sex), La disponibilité sexuelle permanente (Always Ready for Sex), Le contact physique comme prélude systématique (Touching Leads to Sex), L’assimilation du sexe au coït (Sex Equals Intercourse), L’érection comme condition sine qua non (Sex Requires Erection), L’orgasme obligatoire (Sex Requires Orgasm), La spontanéité sexuelle obligatoire (Spontaneous Sex) et Les compétences sexuelles innées de l’homme (Sexually Aware Men).
Chaque item est évalué sur une échelle de type Likert en 5 points allant de -2 (« Pas d’accord » / Disagree) à +2 (« D’accord » / Agree), permettant de situer l’adhésion cognitive de l’individu par rapport à un modèle normatif contraignant. Sur le plan psychométrique, la SAMSS affiche une cohérence interne satisfaisante à excellente, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .63 et .93 (moyenne globale de .80). Les analyses de validité de construit et de critère révèlent des corrélations positives robustes avec l’émotivité restrictive, l’hypermasculinité et les attitudes machistes, ainsi que des associations négatives avec l’adoption de stratégies de communication bilatérales au sein du couple. L’instrument s’avère essentiel tant pour la recherche en psychologie sociale et sexologie que pour la pratique clinique d’orientation cognitive et systémique.
2. Mots-clés / Keywords
Sexualité masculine, stéréotypes de genre, rôles sexuels, sexologie cognitive, mythes sexuels, Bernie Zilbergeld, William E. Snell, psychométrie, dysfonctions sexuelles, anxiété de performance, scripts sexuels, masculinité hégémonique.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs en psychologie sociale et clinique :
- William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Southeast Missouri State University (Cape Girardeau, Missouri, États-Unis). Spécialiste reconnu de la psychologie de la sexualité, des dynamiques de genre et des processus d’influence interpersonnelle. Contact académique : Department of Psychology, Southeast Missouri State University.
- Sharyn S. Belk, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne affiliée à l’Université du Texas à Austin (University of Texas at Austin, Texas, États-Unis), ayant contribué aux premières modélisations des croyances normatives sur les rôles de genre.
- Raymond C. Hawkins, II, Ph.D., ABPP : Psychologue clinicien et professeur affilié à l’Université du Texas à Austin et à la Fielding Graduate University. Ses travaux portent sur la thérapie cognitivo-comportementale, les dépendances et l’évaluation psychométrique.
4. Objectif / Purpose
Le développement de la Stereotypes About Male Sexuality Scale répondait à un manque méthodologique majeur dans la littérature psychologique des années 1980 : alors que les approches cognitives appliquées aux troubles émotionnels et relationnels (notamment par le biais des théories d’Aaron Beck et d’Albert Ellis) prenaient un essor considérable, la sexologie manquait d’outils quantitatifs capables d’isoler les schémas cognitifs dysfonctionnels propres à la sexualité masculine.
L’objectif fondamental de la SAMSS est de mesurer le degré d’adhésion des individus — qu’il s’agisse d’hommes, de femmes ou de professionnels de la santé mentale — aux croyances rigides, stéréotypées et irréalistes concernant le fonctionnement érotique et relationnel masculin. La validation empirique de cet instrument poursuit trois visées majeures :
- Dans la recherche empirique : La SAMSS permet de quantifier l’intériorisation des stéréotypes de genre et d’examiner comment ces structures cognitives prédisent des variables telles que la satisfaction relationnelle, les conduites sexuelles à risque, la détresse psychologique liée aux attentes de rôle masculin (rôles de genre), ou encore les mécanismes d’influence interpersonnelle au sein du couple (Snell, Hawkins, & Belk, 1988).
- Dans le contexte clinique et sexologique : L’outil offre aux thérapeutes cognitivo-comportementaux et aux sexologues une cartographie précise des croyances dysfonctionnelles susceptibles d’induire une anxiété de performance, des dysfonctions érectiles psychogènes, une éjaculation prématurée ou des difficultés de communication intime. Identifier les sous-échelles où le score du patient est particulièrement élevé guide la restructuration cognitive.
- Dans la formation des professionnels : La SAMSS a démontré son utilité pour mesurer les biais théoriques ou personnels des praticiens et des stagiaires en counseling (Snell, Belk, & Hawkins, 1990), garantissant que les cliniciens ne projettent pas des attentes irréalistes sur ce qui définit la « santé mentale » ou le « bien-être sexuel » d’un homme.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique au cœur de la SAMSS postule que la sexualité masculine n’est pas uniquement un phénomène biologique ou pulsionnel, mais une construction cognitive fortement conditionnée par des schémas d’attentes socioculturelles. En s’appuyant sur l’analyse clinique de Zilbergeld (1978), Snell et ses collaborateurs ont opérationnalisé ce construit en 10 dimensions indépendantes mais interconnectées :
1. Inexpressivité émotionnelle (Inexpressiveness)
Cette dimension mesure la croyance selon laquelle les hommes doivent réprimer leurs émotions de vulnérabilité, de tendresse, d’incertitude ou de tristesse dans le contexte intime. L’homme y est perçu comme un être émotionnellement hermétique, incapable ou refusant d’extérioriser ses angoisses profondes, associant l’expression affective à de la faiblesse (ex. items 1, 11, 21, 31, 41, 51).
2. Le sexe assimilé à la performance (Sex Equals Performance)
Cette sous-échelle évalue l’adhésion au « modèle athlétique » de la sexualité. Le rapport sexuel est envisagé comme un travail, un test d’aptitude ou une performance où l’homme doit prouver sa virilité par sa vigueur, son endurance et l’obtention de résultats observables et impressionnants, générant une pression psychologique constante (ex. items 2, 12, 22, 32, 42, 52).
3. L’homme orchestre les rapports sexuels (Males Orchestrate Sex)
Cette composante appréhende la prescription selon laquelle l’homme doit obligatoirement assumer le rôle actif, décisionnaire et dominant : initier les approches, choisir les positions, diriger le rythme et orchestrer les transitions de l’activité sexuelle, reléguant la partenaire à une passivité réceptive (ex. items 3, 13, 23, 33, 43, 53).
4. Disponibilité sexuelle permanente (Always Ready for Sex)
Cette dimension quantifie le mythe selon lequel l’homme adulte éprouve un désir pulsionnel ininterrompu, constant et immédiatement mobilisable, indépendamment de son état émotionnel, de sa fatigue, du lieu ou des circonstances contextuelles (ex. items 4, 14, 24, 34, 44, 54).
5. Le contact physique comme prélude systématique (Touching Leads to Sex)
Cette sous-échelle mesure l’incapacité perçue de l’homme à apprécier la tendresse corporelle, l’étreinte ou les caresses pour elles-mêmes. Tout contact physique ou affectueux est conçu comme une requête implicite ou une rampe de lancement vers le coït (ex. items 5, 15, 25, 35, 45, 55).
6. L’assimilation du sexe au coït (Sex Equals Intercourse)
Ce construit traduit une vision étroitement coïtocentrée de l’érotisme : toute activité sexuelle qui ne débouche pas sur une pénétration pénovaginale est considérée comme incomplète, vaine ou insatisfaisante pour l’homme (ex. items 6, 16, 26, 36, 46, 56).
7. L’érection comme condition sine qua non (Sex Requires Erection)
Cette échelle évalue la croyance selon laquelle l’absence d’érection rigide détruit irrémédiablement l’expérience sexuelle masculine. Le pénis en érection est érigé en symbole exclusif de valeur personnelle, et l’échec érectile temporaire est vécu comme une déchéance absolue (ex. items 7, 17, 27, 37, 47, 57).
8. L’orgasme obligatoire et explosif (Sex Requires Orgasm)
Cette dimension mesure l’injonction téléologique de la sexualité masculine : l’activité intime doit impérativement culminer en un orgasme puissant et une éjaculation spectaculaire pour être jugée valide, gratifiante ou normale (ex. items 8, 18, 28, 38, 48, 58).
9. La spontanéité sexuelle obligatoire (Spontaneous Sex)
Cette composante évalue le mythe selon lequel le « vrai sexe » doit être strictement instinctif, impulsif et magique, sans réflexion préalable ni négociation verbale. La planification ou la discussion des désirs est perçue comme destructrice d’authenticité érotique (ex. items 9, 19, 29, 39, 49, 59).
10. Les compétences sexuelles innées (Sexually Aware Men)
Cette sous-échelle examine l’illusion selon laquelle les hommes modernes posséderaient par nature une compréhension intuitive, réaliste et progressiste de la sexualité, les dispensant d’apprentissage, d’exploration ou de remise en question de leurs conditionnements passés (ex. items 10, 20, 30, 40, 50, 60).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique de la SAMSS s’ancre à la croisée de la théorie des scripts sexuels (Gagnon & Simon, 1973), du modèle du stress lié au rôle de genre masculin (Pleck, 1981) et de la sexologie clinique cognitive formalisée par Bernie Zilbergeld (1978).
Dans son ouvrage séminal Male Sexuality (1978), Zilbergeld a mis en lumière ce qu’il a qualifié de « modèle fantasmatique du sexe » (The Fantasy Model of Sex) véhiculé par les médias et l’éducation masculine occidentale. Ce modèle impose une série de mythes rigides : l’homme est supposé se comporter comme une machine érotique parfaitement huilée, insensible aux doutes, toujours disponible, toujours érectile et exclusivement orientée vers l’orgasme par pénétration. Zilbergeld démontrait que ces idéaux inatteignables constituaient le lit étiologique principal de la plupart des dysfonctions sexuelles masculines : l’anxiété d’anticipation et l’auto-observation critique (le « spectateur » décrit par Masters et Johnson) paralysent les réflexes neurophysiologiques naturels de l’excitation.
William Snell et ses collègues ont traduit cette conceptualisation clinique en psychologie cognitive expérimentale. Selon la perspective cognitivo-comportementale (Ellis, 1962 ; Beck, 1976), les émotions négatives (angoisse, culpabilité, honte) et les comportements d’évitement sexuel ne sont pas provoqués directement par les événements biologiques, mais par les croyances irrationnelles et les schémas cognitifs que l’individu applique à ces situations. Si un homme adhère au stéréotype « sans érection, un homme est sexuellement perdu », le moindre fléchissement érectile déclenchera une cascade de pensées catastrophistes (« Je ne suis plus un homme »), provoquant une décharge adrénergique inhibitrice de l’érection.
En outre, la SAMSS s’articule aux théories sociologiques de Leonore Tiefer (1987) sur la médicalisation de la sexualité masculine et aux travaux de Gross (1978) et de Doyle (1989) sur la socialisation masculine. Ces approches démontrent que les stéréotypes sexuels masculins ne sont pas isolés : ils constituent l’expression érotique d’un impératif culturel plus vaste d’hégémonie, de contrôle émotionnel et de dominance interpersonnelle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la SAMSS a été rigoureusement démontrée à travers plusieurs séries d’études empiriques menées par Snell et ses collègues :
Validité de construit et convergente
Dans une recherche fondamentale, Snell, Belk et Hawkins (1990) ont administré la SAMSS conjointement à des instruments mesurant les rôles de genre, notamment l’inventaire de la personnalité macho de Mosher et Sirkin (1984 ; Mosher & Anderson, 1986) et les échelles mesurant le rôle masculin traditionnel (Doyle, 1989 ; Gross, 1978). Les résultats ont révélé des corrélations positives statistiquement très significatives entre les sous-échelles de la SAMSS et la restrictivité émotionnelle masculine. Les hommes manifestant une adhésion élevée aux rôles de genre conventionnels présentaient une propension nettement supérieure à considérer le sexe comme une performance athlétique exigeant une érection absolue et un orgasme impératif.
Validité prédictive et relationnelle
Snell, Hawkins et Belk (1988) ont examiné les liens existant entre les scores à la SAMSS et les stratégies d’influence sociale employées au sein des couples intimes. L’étude a mis en évidence une corrélation négative robuste entre l’adhésion aux stéréotypes de la sexualité masculine et l’utilisation de stratégies d’influence bilatérales (fondées sur le dialogue, l’écoute mutuelle et le compromis équitable). Les participants fortement imprégnés des mythes de la SAMSS privilégiaient des stratégies d’influence unilatérales et égoïstes, confirmant que l’adhésion à ces stéréotypes altère la réciprocité communicationnelle intime.
Validité de critère et biais des praticiens
Dans une autre investigation novatrice rapportée par Snell et al. (1990), des stagiaires en counseling et psychothérapie ont complété la SAMSS en projetant la façon dont un homme et une femme « psychologiquement sains » devraient répondre. Les résultats ont démontré que les conseillers en formation attendaient formellement d’un homme émotionnellement sain qu’il rejette avec force :
- Les attitudes d’inhibition émotionnelle et de contrôle unilatéral,
- L’illusion d’une disponibilité sexuelle ininterrompue,
- La définition exclusive de la sexualité par le coït pénovaginal,
- L’idée fallacieuse d’une omniscience érotique innée chez l’homme.
Ces données établissent une validité discriminante remarquable en démontrant que le rejet des items de l’échelle constitue un indicateur normatif de flexibilité et de santé psychologique reconnue par les cliniciens.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique de la SAMSS a été évaluée au moyen de la cohérence interne et de la stabilité temporelle sur des échantillons d’adultes et d’étudiants universitaires :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Lors des études initiales de validation menées par Snell, Belk et Hawkins (1986), les coefficients alpha de Cronbach pour les 10 sous-échelles s’échelonnaient de .63 à .93, avec une moyenne inter-échelles de .80. Ces valeurs confirment une homogénéité satisfaisante pour des dimensions composées chacune de 6 items. Les sous-échelles relatives à l’expressivité émotionnelle, au coït obligatoire et à la nécessité de l’érection ont présenté les coefficients de consistance les plus élevés (régulièrement supérieurs à .85).
- Fidélité test-retest : Les évaluations de stabilité temporelle à court et moyen terme (intervalles de 3 à 6 semaines) ont indiqué des coefficients de fidélité test-retest variant entre .72 et .86 selon les sous-échelles, attestant que l’instrument capture des schémas cognitifs stables et non de simples fluctuations d’humeur transitoires.
- Erreur standard de mesure (SEM) : Les analyses démontrent une précision de mesure satisfaisante sur l’ensemble du continuum de score, garantissant une bonne discrimination tant pour les faibles adhérents que pour les individus présentant une rigidité cognitive extrême.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement structurel de la SAMSS repose sur des démarches combinant analyse déductive guidée par la théorie et analyse factorielle exploratoire (AFE) :
À partir du corpus théorique de Zilbergeld (1978), les auteurs ont généré un ensemble initial de propositions couvrant les différentes facettes des mythes sexuels masculins. L’analyse factorielle en composantes principales, suivie de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Promax), a permis d’isoler dix facteurs bien individualisés présentant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures au critère de Kaiser (> 1.0). Les 60 items finaux (6 items par facteur) ont été sélectionnés en fonction de leurs saturations factorielles élevées sur leur facteur théorique respectif (saturations primaires généralement supérieures à .45) et de l’absence de saturations croisées notables sur les autres composantes (saturations secondaires < .30).
Bien que les dix facteurs soient corrélés entre eux — reflétant un méta-facteur sous-jacent de « traditionalisme cognitivo-sexuel masculin » —, la solution à dix composantes de premier ordre s’est révélée la plus interprétable et la plus utile cliniquement. Les modèles d’analyse factorielle confirmatoire (AFC) testés ultérieurement dans la littérature ont corroboré la supériorité d’un modèle hiérarchique à 10 facteurs de premier ordre reliés à une dimension générale de stéréotypie sexuelle par rapport à un modèle unidimensionnel.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire d’auto-évaluation structuré :
- Nom de l’instrument : Échelle des stéréotypes sur la sexualité masculine (Stereotypes About Male Sexuality Scale — SAMSS)
- Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé
- Nombre total d’items : 60 items
- Durée de passation : Environ 20 à 25 minutes
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
- A : Agree (+2) / D’accord
- B : Slightly Agree (+1) / Légèrement d’accord
- C : Neither Agree nor Disagree (0) / Ni d’accord ni pas d’accord
- D : Slightly Disagree (–1) / Légèrement pas d’accord
- E : Disagree (–2) / Pas d’accord
- Cotation et recodage : Les lettres sont recodées sur un continuum numérique allant de -2 à +2 (A = +2, B = +1, C = 0, D = -1, E = -2).
- Répartition des sous-échelles (6 items chacune) :
- Inexpressiveness (Inexpressivité émotionnelle) : Items 1, 11, 21, 31, 41, 51
- Sex Equals Performance (Sexe assimilé à la performance) : Items 2, 12, 22, 32, 42, 52
- Males Orchestrate Sex (L’homme orchestre les rapports) : Items 3, 13, 23, 33, 43, 53
- Always Ready for Sex (Disponibilité permanente) : Items 4, 14, 24, 34, 44, 54
- Touching Leads to Sex (Le contact mène au sexe) : Items 5, 15, 25, 35, 45, 55
- Sex Equals Intercourse (Le sexe équivaut au coït) : Items 6, 16, 26, 36, 46, 56
- Sex Requires Erection (Le sexe exige une érection) : Items 7, 17, 27, 37, 47, 57
- Sex Requires Orgasm (Le sexe exige un orgasme) : Items 8, 18, 28, 38, 48, 58
- Spontaneous Sex (Spontanéité obligatoire) : Items 9, 19, 29, 39, 49, 59
- Sexually Aware Men (Compétences sexuelles innées) : Items 10, 20, 30, 40, 50, 60
- Interprétation des scores : Le calcul s’effectue en sommant ou en moyennant les scores des items rattachés à chaque sous-échelle (étendue théorique de chaque sous-échelle de -12 à +12, ou moyenne de -2 à +2). Plus le score d’une sous-échelle est élevé, plus l’individu adhère fortement à la croyance stéréotypée correspondante.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de création originale : 1986 (publication préliminaire), validée et diffusée dans les revues à comité de lecture en 1988 et 1990.
- Statut du droit d’auteur et licence : L’échelle a été développée par William E. Snell, Jr. dans le cadre de recherches académiques universitaires subventionnées. Elle relève du domaine public à des fins académiques et de recherche non commerciale.
- Frais d’utilisation : L’utilisation de l’instrument est gratuite pour les étudiants, chercheurs, enseignants et cliniciens dans le cadre d’études non commerciales ou de prises en charge thérapeutiques individuelles, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de Snell et ses collègues.
- Demandes d’autorisation commerciale : Toute incorporation dans des solutions logicielles commerciales, des plateformes payantes ou des manuels sous droit d’auteur commercial nécessite une prise de contact préalable avec l’auteur ou ses ayants droit.
12. Références / References
Les sources bibliographiques suivantes constituent le fondement théorique et empirique de l’instrument :
- Beck, A. T. (1976). Cognitive therapy and the emotional disorders. International Universities Press.
- Doyle, J. A. (1989). The male experience (2nd ed.). Wm. C. Brown.
- Ellis, A. (1962). Reason and emotion in psychotherapy. Lyle Stuart.
- Gagnon, J. H., & Simon, W. (1973). Sexual conduct: The social sources of human sexuality. Aldine.
- Gould, R. (1982). Sexual functioning in relation to the changing roles of men. In K. Solomon & N. Levy (Eds.), Men in transition: Theory and therapy (pp. 165–173). Plenum Press.
- Gross, A. E. (1978). The male role and heterosexual behavior. Journal of Social Issues, 34(1), 87–107.
- Herek, G. M. (1987). On heterosexual masculinity: Some psychical consequences of the social construction of gender and sexuality. In M. S. Kimmel (Ed.), Changing men: New directions in research on men and masculinity (pp. 68–82). Sage.
- Mosher, D. L., & Anderson, R. D. (1986). Macho personality, sexual aggression, and reactions to guided imagery of realistic rape. Journal of Research in Personality, 20(1), 77–94.
- Mosher, D. L., & Sirkin, M. (1984). Measuring a macho personality constellation. Journal of Research in Personality, 18(2), 150–163.
- Pleck, J. H. (1981). The myth of masculinity. MIT Press.
- Snell, W. E., Jr., Belk, S. S., & Hawkins, R. C., II. (1986). The Stereotypes About Male Sexuality Scale (SAMSS): Components, correlates, antecedents, consequences, and counselor bias. Social and Behavioral Sciences Documents, 16, 10 (Ms. No. 2747).
- Snell, W. E., Jr., Belk, S. S., & Hawkins, R. C., II. (1990). Cognitive beliefs about male sexuality: The impact of gender roles and counselor perspectives. Journal of Rational-Emotive & Cognitive-Behavior Therapy, 8(4), 249–265.
- Snell, W. E., Jr., Hawkins, R. C., II, & Belk, S. S. (1988). Stereotypes about male sexuality and the use of social influence strategies in intimate relationships. Journal of Social and Clinical Psychology, 7(1), 42–48.
- Tiefer, L. (1987). In pursuit of the perfect penis: The medicalization of male sexuality. In M. Kimmel (Ed.), Changing men: New directions in research on men and masculinity (pp. 165–184). Sage.
- Zilbergeld, B. (1978). Male sexuality: A guide to sexual fulfillment. Little, Brown and Company.