Échelle socio-religieuse-politique

L’Échelle socio-religieuse-politique (The Social-Religious-Political Scale – SRPS), conçue par Yaacov J. Katz, mesure les attitudes conservatrices et libérales à travers l’ouverture intergroupe dans les domaines religieux et politique. Analyse psychométrique complète, cotation et items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle socio-religieuse-politique (en anglais, The Social-Religious-Political Scale [SRPS]), élaborée par le psychologue et chercheur en sciences de l’éducation Yaacov J. Katz (1984, 1988), constitue un instrument psychométrique conçu pour évaluer l’orientation idéologique et l’ouverture intergroupe des adultes à travers deux dimensions fondamentales de la vie sociale : les attitudes religieuses et les attitudes sociopolitiques. Le modèle sous-jacent conceptualise les attitudes sur un continuum bilatéral s’étendant du pôle conservateur au pôle libéral. Au sein de cette modélisation, le conservatisme se caractérise opérationnellement par un endogroupe fermé, une forte adhésion aux frontières confessionnelles ou partisanes et une réticence marquée à l’égard de l’exogroupe, tandis que le libéralisme reflète la tolérance, l’ouverture sociale, l’acceptation de l’altérité et le refus d’ériger l’appartenance doctrinale en critère d’exclusion interpersonnelle.

Initialement développée à partir d’un ensemble de 200 items réduits à 60 après évaluation de la validité d’apparence par 10 juges experts, la version stabilisée de l’échelle comprend 20 items auto-rapportés répartis en deux sous-échelles distinctes : une composante religieuse (12 items, scores variant de 12 à 60) et une composante sociopolitique (8 items, scores variant de 8 à 40). Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points (1 = Strongly Agree [Fortement d’accord], 2 = Agree [D’accord], 3 = Uncertain [Incertain/Indécis], 4 = Disagree [Pas d’accord], 5 = Strongly Disagree [Fortement en désaccord]). Dans ce système de cotation, un score cumulé bas reflète une posture conservatrice et ségrégative, tandis qu’un score élevé indique une orientation libérale et intégrative. L’analyse en composantes principales avec rotation Varimax menée auprès d’étudiants sud-africains a révélé une structure bidimensionnelle claire. Sur le plan de la cohérence interne, les travaux initiaux ont documenté un coefficient alpha de Cronbach global de 0,92, ainsi que des indices de 0,94 pour la sous-échelle religieuse et de 0,93 pour la sous-échelle sociopolitique. Cet article propose un examen exhaustif des fondements théoriques, des qualités métrologiques, des protocoles de cotation et des limites structurelles de la SRPS.

2. Mots-clés / Keywords

Attitudes sociopolitiques, attitudes religieuses, conservatisme, libéralisme, relations intergroupes, psychométrie, échelle d’attitude, Yaacov J. Katz, psychologie sociale, validité factorielle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par le professeur Yaacov J. Katz. Ses travaux de recherche se sont principalement articulés autour de la psychologie de l’éducation, de la psychologie sociale, de la formation des enseignants et des dynamiques attitudinales intergroupes :

  • Yaacov J. Katz, Ph.D. — School of Education, Bar-Ilan University, Ramat-Gan, Israël ; anciennement chercheur associé à l’Université du Witwatersrand (Johannesburg, Afrique du Sud). Spécialiste de l’évaluation pédagogique, de l’intégration sociale en milieu scolaire et des relations entre attitudes idéologiques et fonctionnement cognitif. Courriel institutionnel historique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Social-Religious-Political Scale est de fournir une mesure quantitative, standardisée et parcimonieuse du degré de tolérance et d’ouverture sociétale manifesté par un individu face à la diversité religieuse et politique. Contrairement à de nombreux instruments évaluant exclusivement la religiosité doctrinale (e.g., la fréquence de la prière ou la croyance en des dogmes spécifiques) ou l’alignement électoral partisan (e.g., l’identification à un parti politique ou l’adhésion à des politiques fiscales), la SRPS vise spécifiquement la perméabilité sociale des frontières intergroupes. Elle quantifie la mesure dans laquelle les convictions d’une personne dictent, restreignent ou régissent ses interactions humaines dans les domaines clés de l’existence quotidienne : le mariage, les relations amicales, le voisinage, les loisirs et la collaboration professionnelle.

Justification théorique et sociopolitique

Sur le plan conceptuel, l’échelle repose sur le postulat que le clivage entre conservatisme et libéralisme s’exprime avant tout par la gestion de l’altérité et la propension à l’homophilie intragroupe. L’individu conservateur, au sens psychologique défini par Katz, perçoit son groupe confessionnel ou son obédience politique comme moralement supérieur et cherche activement à préserver une séparation physique, sociale et affective avec les membres des exogroupes. À l’opposé, l’individu libéral se caractérise par une posture d’inclusion universelle, considérant que l’appartenance religieuse ou politique ne doit pas constituer un critère d’exclusion ou de sélection sociale. La mise au point de cet outil visait à explorer comment ces attitudes structurent le jugement moral, la cohésion sociale et les biais discriminatoires.

Applications en recherche et en contexte appliqué

La SRPS a été développée à l’origine pour examiner les liens entre la flexibilité intellectuelle, les capacités cognitives et la rigidité attitudinale (Katz, 1984). Ses domaines d’application englobent :

  • La recherche en psychologie sociale et politique : modélisation des déterminants de l’intolérance sociale, étude du dogmatisme, analyse des préjugés intergroupes et investigation de la distance sociale perçue entre factions idéologiques rivales.
  • La sociologie de la religion et de l’éducation : évaluation de l’impact des environnements éducatifs confessionnels ou intégrés sur l’ouverture d’esprit des futurs enseignants et éducateurs.
  • Les contextes cliniques et de médiation interculturelle : bien que non destinée au diagnostic psychopathologique, l’échelle peut être utilisée comme outil d’évaluation réflexive dans le cadre de thérapies familiales ou de médiations communautaires où des clivages religieux ou politiques extrêmes menacent le fonctionnement relationnel.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique appréhendé par la SRPS est l’orientation attitudinale socio-religieuse et politique, opérationnalisée sous la forme d’un continuum bipolaire conservateur-libéral. L’échelle décompose ce construit en deux sous-dimensions hautement corrélées mais conceptuellement distinctes : les attitudes religieuses et les attitudes sociopolitiques.

1. La dimension des attitudes religieuses (12 items)

Cette sous-échelle évalue l’impact de l’affiliation confessionnelle sur le comportement social, l’identité personnelle et le choix des partenaires relationnels. Elle explore des manifestations directes d’ethnocentrisme religieux à travers plusieurs vecteurs comportementaux :

  • La conscience identitaire et le sentiment de supériorité morale : l’importance accordée à l’étiquette religieuse et la conviction que sa propre dénomination possède une supériorité éthique intrinsèque par rapport aux autres (ex. : Item 2 : « My religious denomination is morally superior to other religious denominations »).
  • La ségrégation relationnelle et récréative : la préférence marquée pour des collègues de travail et des compagnons de loisirs issus exclusivement de sa communauté confessionnelle (ex. : Item 3 et Item 4).
  • Les barrières matrimoniales et familiales : le rejet strict des mariages interreligieux et l’alignement sur les injonctions familiales interdisant les amitiés hétérodoxes (ex. : Item 7 : « It should be forbidden for members of one religious denomination to marry members of another religious denomination » ; Item 10).
  • La distance spatiale et résidentielle : l’exigence de vivre dans un voisinage homogène sur le plan religieux (ex. : Item 9 : « When choosing a home it is important to take the religious denomination of the neighbors into consideration »).
  • L’empathie sélective et l’affect partagé : le fait de ne ressentir de fierté ou de lien commun qu’à l’égard des membres de son propre groupe confessionnel (ex. : Item 11 et Item 12).

2. La dimension des attitudes sociopolitiques (8 items)

Cette composante transpose ces mêmes mécanismes de clôture sociale au champ de l’idéologie politique. Elle mesure la prévalence du sectarisme partisan dans les choix de vie de l’individu :

  • La supériorité idéologique : la croyance selon laquelle son orientation politique incarne la seule voie moralement acceptable (ex. : Item 13 : « My political persuasion is morally superior to other political persuasions »).
  • L’évitement social partisan : la restriction volontaire des relations professionnelles, amicales et de loisirs aux seuls sympathisants partageant la même vision politique (ex. : Item 14, 15, 16 et 17).
  • La ségrégation spatiale partisane : la prise en compte de l’affiliation politique des voisins lors de l’acquisition ou de la location d’un logement (ex. : Item 18 : « When choosing a home it is important to take the political persuasions of the neighbors into consideration »).
  • La solidarité affective exclusive : la valorisation narcissique dérivée des succès des membres de son camp et le sentiment d’aliénation vis-à-vis des concitoyens d’autres allégeances (ex. : Item 19 et Item 20).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de la SRPS s’inscrit au carrefour de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie sociale, de l’étude de la personnalité autoritaire et de la sociologie des clivages politiques.

La personnalité autoritaire et la fermeture cognitive

Le fondement théorique le plus prégnant renvoie aux travaux pionniers de Theodor W. Adorno, Else Frenkel-Brunswik, Daniel Levinson et R. Nevitt Sanford (1950) sur La Personnalité autoritaire et l’échelle F (Fascisme). Pour Adorno et ses collaborateurs, la rigidité idéologique découle d’une organisation psychologique sous-jacente caractérisée par le conventionnalisme, la soumission autoritaire et une intolérance aiguë à l’ambiguïté. Katz prolonge cette conceptualisation en s’appuyant sur les travaux de Milton Rokeach (1960) sur le dogmatisme et l’ouverture d’esprit (The Open and Closed Mind). Selon Rokeach, le contenu spécifique d’une idéologie compte moins que la structure formelle du système de croyance : un esprit « fermé » compartmentalise le monde social en catégories dichotomiques étanches (bons contre mauvais, croyants contre impies, partisans contre adversaires), générant une hostilité systématique envers l’exogroupe.

La théorie de l’identité sociale et l’autocatégorisation

L’échelle fait également écho à la théorie de l’identité sociale développée par Henri Tajfel et John Turner (1979). Selon cette approche, l’appartenance à un groupe social fournit à l’individu une identité valorisante à travers la différenciation positive de l’endogroupe par rapport à l’exogroupe. Dans la SRPS, les items capturent précisément l’exacerbation de cette dynamique : l’appartenance religieuse ou politique cesse d’être une simple préférence cognitive pour devenir un opérateur central d’inclusion ou de rejet social. La saillance identitaire (ex. : Item 1 : « I am often conscious of my affiliation to a certain religious denomination ») déclenche des conduites systématiques de favoritisme intragroupe et de discrimination d’évitement intergroupe.

L’échelle de distance sociale de Bogardus

Sur le plan méthodologique, la formulation des items de la SRPS s’inspire directement des principes de l’échelle de distance sociale développée par Emory Bogardus (1925). Bogardus mesurait la tolérance interethnique en évaluant le degré d’intimité qu’un individu était prêt à tolérer avec des membres d’un autre groupe : acceptation en tant que citoyen, voisin, collègue, ami ou conjoint. Katz applique rigoureusement cette hiérarchie relationnelle aux domaines religieux et politique, démontrant que la répugnance à partager un espace résidentiel ou une alliance matrimoniale avec un membre d’une autre obédience constitue le marqueur ultime de la clôture dogmatique conservatrice.

7. Validité / Validity

L’évaluation des qualités métrologiques de la Social-Religious-Political Scale révèle des forces méthodologiques notables mais également d’importantes lacunes empiriques documentées dans la littérature psychométrique.

Validité de contenu et d’apparence (Face Validity)

La validité d’apparence et la validité de contenu constituent les atouts les plus robustes de l’instrument. Le processus de développement initial a mobilisé un corpus exhaustif de 200 items issus d’échelles d’attitudes préexistantes ainsi que de formulations originales. Ce réservoir a été soumis à un panel de 10 juges experts chargés de statuer sur la pertinence, la clarté et la conformité théorique des énoncés vis-à-vis des construits ciblés. À l’issue de cet arbitrage, 60 items ont été retenus (20 pour la sphère sociale, 20 pour la sphère politique, 20 pour la sphère religieuse), garantissant que les items présentaient une représentativité conceptuelle manifeste. Dans la version finale de 20 items, le lien direct entre les propositions formulées et les comportements de ségrégation religieuse ou politique est évident pour le répondant, conférant à l’outil une validité d’apparence très élevée.

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit a été documentée au moyen d’analyses factorielles exploratoires menées sur des échantillons bilingues sud-africains. Ces analyses ont confirmé l’existence de deux facteurs sous-jacents expliquant une part prépondérante de la variance. Néanmoins, une ambiguïté psychométrique majeure subsiste dans les publications originales de Katz (1988) : bien que la version définitive distribuée et recommandée ne comprenne que 20 items, les indices statistiques détaillés de la publication formelle reposent sur une variante intermédiaire comprenant 25 items. Les saturations factorielles rapportées pour cette dernière oscillent entre 0,30 et 0,75 pour le facteur religieux et entre 0,31 et 0,73 pour le facteur sociopolitique, attestant d’une adéquation factorielle acceptable pour la quasi-totalité des énoncés.

Validité convergente, discriminante et prédictive : Limites critiques

Comme le soulignent les répertoires critiques d’instruments de mesure psychologique, aucune donnée empirique indépendante n’a été publiée concernant la validité convergente (e.g., corrélation avec l’échelle d’autoritarisme de droite de Robert Altemeyer ou l’échelle d’orientation vers la dominance sociale de Jim Sidanius et Felicia Pratto) ou la validité discriminante (dissociation par rapport à la désirabilité sociale ou à l’intelligence générale). De même, la validité prédictive à l’égard de comportements réels de discrimination ou de vote effectif n’a pas fait l’objet d’études longitudinales standardisées.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’échelle ont été évaluées sous l’angle de la cohérence interne. Les résultats attestent d’une homogénéité remarquable des items au sein des dimensions mesurées.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’échantillon d’étudiants sud-africains mobilisé par Katz (1988), les coefficients de cohérence interne calculés révèlent d’excellents niveaux de fiabilité :

  • Échelle totale : $\alpha = 0{,}92$
  • Sous-échelle des attitudes religieuses : $\alpha = 0{,}94$
  • Sous-échelle des attitudes sociopolitiques : $\alpha = 0{,}93$

Ces coefficients dépassent largement le seuil usuel d’acceptabilité fixé à 0,70 ou 0,80 pour la recherche fondamentale. Ils indiquent que les items mesurent avec une très grande précision le même construit sous-jacent. Il convient toutefois de rappeler la mise en garde méthodologique essentielle : ces valeurs de fidélité publiées ont été calculées sur la version d’étalonnage à 25 items et non strictement sur le formulaire final à 20 items présenté ci-après. En vertu des propriétés de la formule de prédiction de Spearman-Brown, une réduction de 25 à 20 items peut mathématiquement induire une très légère baisse du coefficient alpha, bien que celle-ci demeure vraisemblablement marginale compte tenu de la magnitude des valeurs initiales.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

L’auteur n’a pas rapporté de données de stabilité temporelle test-retest à moyen ou long terme. De plus, les corrélations item-total individuelles n’ont pas été rendues publiques dans les articles de référence, limitant la possibilité d’analyser la contribution spécifique de chaque item à la variance globale du score.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de la SRPS a été établie empiriquement au moyen d’une analyse en composantes principales (ACP) appliquée aux données recueillies lors des phases de standardisation.

Échantillonnage et procédure d’extraction

L’analyse statistique a été menée auprès d’un échantillon normatif composé de 310 étudiants sud-africains blancs, stratifiés de la manière suivante :

  • 210 élèves-maîtres en formation initiale (110 anglophones et 100 de langue afrikaans) ;
  • 100 étudiants universitaires de premier cycle (50 anglophones et 50 de langue afrikaans).

Cette composition bilingue et biculturelle visait à garantir la neutralité linguistique de l’outil, initialement conçu en anglais puis traduit et adapté en afrikaans.

Critères factoriels et rotation

Les données ont été soumises à une extraction en composantes principales assortie d’une rotation orthogonale Varimax. Les règles d’arrêt pour l’extraction comprenaient :

  • La rétention des facteurs présentant une valeur propre (eigenvalue) supérieure à 1,00 (critère de Kaiser-Guttman) ;
  • L’explication par chaque facteur d’au moins 10 % de la variance totale de l’instrument ;
  • Le test du coude de Cattell (scree-test), utilisé comme critère corroboratif visuel.

Structure bipolaire dégagée

L’analyse a mis en lumière deux facteurs majeurs expliquant la quasi-totalité de la variance commune :

  • Facteur 1 : « Attitudes religieuses » — Ce facteur regroupe les énoncés portant sur l’attachement à la dénomination religieuse, l’exclusivisme matrimonial et le refus de contacts avec des adeptes d’autres confessions. Les saturations factorielles (factor loadings) des items oscillent entre 0,30 et 0,75.
  • Facteur 2 : « Attitudes sociopolitiques » — Ce facteur agrège les items relatifs à la polarisation politique, au voisinage partisan et à la distance relationnelle idéologique. Les saturations factorielles s’étendent de 0,31 à 0,73.

Bien que certains items présentent des saturations modestes (proches du seuil critique de 0,30), la dissociation entre la sphère confessionnelle et la sphère politique s’avère statistiquement nette, validant la pertinence d’un traitement séparé des deux sous-échelles lors de l’interprétation des profils individuels.

10. Instrument de mesure / Instrument

La Social-Religious-Political Scale est une épreuve papier-crayon auto-administrée, rapide et ne nécessitant aucune qualification psychométrique avancée pour la passation :

  • Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation d’attitudes psychosociales.
  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon individuel ou collectif ; transposable sur support numérique standardisé.
  • Nombre total d’items : 20 items standardisés.
  • Sous-échelles :
    • Sous-échelle religieuse : Items 1 à 12 (12 items dédiés à l’importance de l’affiliation confessionnelle).
    • Sous-échelle sociopolitique : Items 13 à 20 (8 items dédiés à l’importance de l’orientation politique).
  • Format de réponse : Échelle ordinale en 5 points avec ancrages textuels explicites :
    • 1 = strongly agree (Fortement d’accord)
    • 2 = agree (D’accord)
    • 3 = uncertain (Incertain)
    • 4 = disagree (Pas d’accord)
    • 5 = strongly disagree (Fortement en désaccord)
  • Modalités de calcul des scores :
    • Le texte de l’auteur stipule formellement : « Scale scores are computed as the product of the two separate sets of items. This means that scores on the religious subscale range between 12 and 60 and scores on the social-political subscale range between 8 and 40. In both cases a low score indicates a conservative attitude and a high score indicates a liberal attitude. »
    • Sur le plan de l’arithmétique psychométrique, le mot « product » utilisé dans le document source désigne la sommation brute (somme composite) des items constituant chaque sous-échelle : pour les 12 items religieux, le score s’étend de $12 \times 1 = 12$ à $12 \times 5 = 60$ ; pour les 8 items sociopolitiques, il s’étend de $8 \times 1 = 8$ à $8 \times 5 = 40$.
  • Interprétation des scores :
    • Score faible (proche de 12 en religion et de 8 en politique) : Reflète une forte adhésion aux énoncés ségrégatifs, correspondant à une attitude hautement conservatrice, fermée et exclusive.
    • Score élevé (proche de 60 en religion et de 40 en politique) : Reflète un désaccord marqué avec la discrimination doctrinale, indiquant une attitude libérale, tolérante et inclusive.
  • Hypothèse prérequise essentielle : L’outil part du postulat explicite que les répondants sont eux-mêmes affiliés à une dénomination religieuse et dotés d’une sensibilité politique. En l’absence de telles appartenances (sujets strictement athées ou totalement apolitiques), les items perdent de leur pertinence écologique et risquent d’induire un biais systématique de non-réponse ou d’indécision (choix systématique de la modalité 3 = uncertain).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 1984 (thèse de doctorat de Y. J. Katz à l’Université du Witwatersrand) ; publication scientifique formelle de validation en 1988. Une version préliminaire abrégée en hébreu avait été expérimentée dès 1976 par Katz dans le cadre de son mémoire de maîtrise à l’Université Bar-Ilan.
  • Propriété intellectuelle et droits : L’instrument est documenté dans le domaine public académique à travers la revue Educational and Psychological Measurement (1988, Vol. 48).
  • Frais d’utilisation (Tarifs) : L’échelle est libre de droits pour la recherche scientifique non commerciale et l’enseignement universitaire. Aucune redevance n’est exigée pour son administration.
  • Conditions de passation : Les chercheurs souhaitant exploiter l’instrument sont tenus de citer rigoureusement les publications originales de Katz (1984, 1988) selon les normes de référencement en vigueur.

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les références historiques, méthodologiques et théoriques relatives à l’échelle :

  • Adorno, T. W., Frenkel-Brunswik, E., Levinson, D. J., & Sanford, R. N. (1950). The authoritarian personality. Harper & Row.
  • Bogardus, E. S. (1925). Measuring social distance. Journal of Applied Sociology, 9, 299–308.
  • Katz, Y. J. (1976). An investigation of social integration after the establishment of junior high schools in the Israeli educational system (Unpublished M.A. dissertation). Bar-Ilan University, Ramat-Gan, Israel.
  • Katz, Y. J. (1984). The influence of some attitudes on intelligence (Unpublished Ph.D. dissertation). University of the Witwatersrand, Johannesburg, South Africa.
  • Katz, Y. J. (1988). A validation of the Social-Religious-Political Scale. Educational and Psychological Measurement, 48(4), 1025–1028. https://doi.org/10.1177/0013164488484024
  • Rokeach, M. (1960). The open and closed mind: Investigations into the nature of belief systems and personality systems. Basic Books.
  • Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33–47). Brooks/Cole.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale: In its present form the scale contains 20 items. Each item is assessed on a 5-point scale ranging from 1 to 5. The five points are anchored as follows: 1 = strongly agree, 2 = agree, 3 = uncertain, 4 = disagree, 5 = strongly disagree. The first group of 12 items is concerned with the importance of religious affiliation; the second group of 8 items is concerned with the importance of political persuasion. Scale scores are com­puted as the product of the two separate sets of items. This means that scores on the religious subscale range between 12 and 60 and scores on the social-political subscale range between 8 and 40. In both cases a low score indicates a conservative attitude and a high score indicates a liberal attitude.
1

I am often conscious of my affiliation to a certain religious denomination.
2

My religious denomination is morally superior to other religious denominations.
3

I prefer to work in the company of people belonging to my religious denomination.
4

I like to spend my leisure time with members of my religious denomination only.
5

My family objects to my befriending members of religious denominations different from mine.
6

I have no social relationships with members of religious denominations other than mine.
7

It should be forbidden for members of one religious denomination to marry members of another religious denomination.
8

When I consider forging a friendship with a person I have just met, I always take his re­ligious denomination into consideration.
9

When choosing a home it is important to take the religious denomination of the neigh­bors into consideration.
10

When considering marriage it is important to take the religious affiliation of one's future spouse into consideration.
11

l l. Praise heaped on a member of my religious denomination gratifies me personally.
12

I generally find a common bond with members of my religious denomination only.
13

My political persuasion is morally superior to other political persuasions.
14

I prefer to work in the company of people belonging to my political persuasion.
15

I would like to spend my leisure time with members of my political persuasion only.
16

I have no social relationships with members of political persuasions other than mine.
17

When I consider forging a friendship with a person I have just met, I always take his po­litical persuasion into consideration.
18

When choosing a home it is important to take the political persuasions of the neighbors into consideration.
19

Praise heaped on someone of my political persuasion gratifies me personally.
20

I generally find a common bond with members of my political persuasion only.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle socio-religieuse-politique. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-socio-religieuse-politique
Looti, Mohammed. “Échelle socio-religieuse-politique.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-socio-religieuse-politique.
Looti, Mohammed. “Échelle socio-religieuse-politique.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-socio-religieuse-politique.