Échelle de schéma sexuel de soi — Version pour femmes

Présentation et analyse psychométrique de l’Échelle de schéma sexuel de soi — Version pour femmes (Sexual Self-Schema Scale, SSS) développée par Andersen et Cyranowski.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de schéma sexuel de soi — Version pour femmes (Sexual Self-Schema Scale—Women’s Version [SSS]) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par Barbara L. Andersen et Jill M. Cyranowski (1994) à l’Université d’État de l’Ohio. Cet instrument opérationnalise le construit de schéma sexuel de soi, défini comme une structure cognitive organisatrice dérivée des expériences passées, qui filtre, interprète et régule les affects, cognitions et comportements sexuels actuels et futurs d’une femme. L’outil comprend 50 adjectifs de personnalité présentés sous l’intitulé neutre « Décrivez-vous » (Describe Yourself), dont 26 items cotés et 24 items distracteurs (fillers) intégrés pour contrôler le biais de désirabilité sociale et masquer la nature intime de l’évaluation.

Les analyses factorielles révèlent une structure tripartite comprenant deux dimensions à valence positive — Passionnée/Romantique (Passionate/Romantic, Facteur 1) et Franchise/Ouverture (Directness/Openness, Facteur 2) — ainsi qu’une dimension à valence négative — Gêne ou Conservatisme (Embarrassment or Conservatism, Facteur 3). Les participantes évaluent dans quelle mesure chaque adjectif les qualifie sur une échelle de Likert en 7 points allant de 0 (« Pas du tout descriptif de moi ») à 6 (« Très descriptif de moi »). Le score global composite est calculé par la soustraction de la dimension négative à la somme des dimensions positives [(Facteur 1 + Facteur 2) − Facteur 3], avec des scores théoriques s’étendant de -42 à +114. Une classification bidimensionnelle (positive, négative, aschématique, co-schématique) par scission à la médiane est également validée.

Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une cohérence interne satisfaisante avec un alpha de Cronbach total de 0,82 (0,81 pour le Facteur 1 ; 0,77 pour le Facteur 2 ; 0,66 pour le Facteur 3) et une stabilité temporelle test-retest élevée (r = 0,89 à 2 semaines ; r = 0,88 à 9 semaines). La validité de construit, convergente et discriminante a été corroborée dans des populations cliniques et non cliniques variées, incluant des patientes en oncologie gynécologique et mammaire ainsi que des femmes présentant des dysfonctions ou douleurs sexuelles.

2. Mots-clés / Keywords

Schéma sexuel de soi, sexualité féminine, psychométrie, cognition sexuelle, image corporelle, désir sexuel, dysfonction sexuelle, oncologie gynécologique, échelle de Likert, évaluation cognitive.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par des chercheuses du Département de Psychologie de l’Université d’État de l’Ohio (The Ohio State University) :

  • Barbara L. Andersen, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie et d’obstétrique/gynécologie, The Ohio State University, Columbus, Ohio, États-Unis. Spécialiste de renommée mondiale en psycho-oncologie et en santé sexuelle comportementale. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Jill M. Cyranowski, Ph.D. : Chercheuse et professeure de psychologie affiliée aux travaux de validation initiale, Université d’État de l’Ohio et Université de Pittsburgh.
  • Anna O. Levin, Ph.D. : Co-auteure des adaptations cliniques et synthèses psychométriques de l’instrument, Département de Psychologie, The Ohio State University.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Sexual Self-Schema Scale—Women’s Version (SSS) est de fournir une mesure objective, empiriquement fondée et standardisée de la façon dont les femmes conceptualisent cognitivement leur propre identité sexuelle. Dans le champ de la sexologie et de la psychologie clinique, l’analyse des conduites sexuelles a longtemps été restreinte à des indicateurs physiologiques ou à des questionnaires comportementaux mesurant la fréquence des rapports ou l’intensité de l’excitation génitale. L’approche développée par Andersen et Cyranowski postule que les réponses sexuelles manifestes sont préalablement médiées et régulées par des structures de mémoire sémantique et affective profondes : les schémas de soi.

En recherche fondamentale, l’échelle permet d’examiner comment les représentations de soi modulent l’attention sélective portée aux stimuli érotiques, le traitement de l’information sexuelle, la propension à l’attachement amoureux et les réponses physiologiques au désir et à l’orgasme. En mettant en évidence des différences individuelles stables, la SSS sert d’outil explicatif pour modéliser pourquoi des individus placés dans des contextes similaires manifestent des niveaux divergents d’épanouissement ou de détresse sexuelle.

Sur le plan des applications cliniques, l’instrument s’est révélé indispensable dans l’évaluation des dysfonctions sexuelles féminines (trouble de l’intérêt/de l’excitation sexuelle, dyspareunie, vaginisme) et des répercussions psychosexuelles de traumatismes ou d’agressions sexuelles antérieures. Les femmes affichant un schéma négatif manifestent fréquemment une anticipation anxieuse, une évitement comportemental et une propension accrue à l’aversion sexuelle. De plus, la SSS occupe une place prépondérante en psycho-oncologie, notamment auprès des survivantes de cancers gynécologiques ou du sein. Dans ces cohortes, la sévérité de la morbidité sexuelle post-opératoire et post-chimiothérapique est significativement prédite par le schéma préexistant de la patiente : un schéma positif agit comme un facteur de résilience psychologique favorisant la réadaptation sexuelle malgré les altérations anatomiques ou hormonales induites par les traitements.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept de schéma sexuel de soi repose sur la transposition des théories de la psychologie cognitive du soi (développées notamment par Hazel Markus) au domaine spécifique de la sexualité humaine. Les schémas de soi sont des généralisations cognitives sur le soi, dérivées d’expériences passées, qui organisent et guident le traitement des informations relatives à soi contenues dans les expériences sociales de l’individu. Dans la version féminine de la SSS, ce construit est articulé autour de trois sous-échelles factorielles spécifiques :

Facteur 1 : Passionnée / Romantique (Passionate / Romantic)

Ce facteur positif mesure la propension affective et émotionnelle d’une femme à s’investir avec intensité dans des dynamiques amoureuses et passionnelles. Les items constitutifs reflètent des dispositions telles que le fait d’être aimante, stimulante, chaleureuse, romantique ou capable d’éprouver des émotions profondes. Une élévation sur cette dimension dénote une réceptivité émotionnelle érotique et une valorisation subjective de l’intimité partagée. Les femmes hautement schématiques sur ce pôle intègrent le désir et l’amour comme des composantes valorisantes de leur identité personnelle.

Facteur 2 : Franchise / Ouverture (Directness / Openness)

Deuxième pôle à valence positive, ce facteur évalue l’expression comportementale et interpersonnelle de la sexualité. Il capture des traits d’affirmation de soi, de désinhibition, d’audace verbale et d’ouverture d’esprit vis-à-vis des expériences érotiques et sociales. Les items clés portent sur le caractère direct, désinhibé, franc et expérimenté. Les scores élevés caractérisent des femmes capables de communiquer clairement leurs désirs, de négocier leurs préférences relationnelles et d’explorer des contextes érotiques sans sentiment de culpabilité invalidant.

Facteur 3 : Gêne ou Conservatisme (Embarrassment or Conservatism)

Cette dimension à valence négative reflète l’anxiété sociale liée au sexe, l’inhibition émotionnelle, la prudence excessive et l’adhésion à des normes sexuelles restrictives ou moralisatrices. Les adjectifs incluent la timidité, la gêne, l’inexpérience et le conservatisme. Une note élevée sur cette sous-échelle traduit une tendance à percevoir les situations intimes comme sources potentielles de malaise, de jugement négatif ou de honte corporelle, ce qui constitue une entrave majeure à l’accès au plaisir génital et à l’abandon psychologique.

Typologie bidimensionnelle

En croisant les scores composites positifs (Facteurs 1 + 2) et négatifs (Facteur 3) par rapport aux médianes de la population, Andersen et Cyranowski ont défini quatre profils cognitivo-sexuels distincts :

  • Positif (Schématique positif) : Niveaux élevés d’affects passionnés et d’ouverture comportementale couplés à une faible gêne. Profil associé à une excitation facile, une grande satisfaction sexuelle et une communication fluide.
  • Négatif (Schématique négatif) : Faible investissement romantique/ouvert et niveau élevé d’embarras ou de conservatisme. Profil à haut risque de détresse sexuelle, d’inhibition et de dyspareunie.
  • Co-schématique : Niveaux élevés simultanément sur les dimensions positives et négatives. Ces femmes éprouvent un fort intérêt et des désirs passionnels mais se heurtent à un conflit interne marqué par la culpabilité ou la pudeur anxieuse.
  • Aschématique : Faibles scores sur l’ensemble des dimensions positives et négatives. La sexualité et la romance ne constituent pas des axes organisateurs saillants de la personnalité de l’individu.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage conceptuel de la SSS provient directement du courant du cognitivisme structural et des modèles de traitement de l’information développés en psychologie sociale et de la personnalité. La pierre angulaire théorique est la théorie du schéma de soi formalisée par Hazel Rose Markus (1977). Selon Markus, les schémas de soi sont des représentations cognitives stables qui influencent la rapidité de traitement des stimuli congruents avec le schéma, facilitent le rappel mnésique d’événements passés et guident l’anticipation comportementale.

Andersen et Cyranowski (1994) ont étendu ce cadre théorique au fonctionnement sexuel humain en postulant que les interactions socioculturelles, les messages familiaux, les apprentissages de l’enfance, les premières expériences génitales et les antécédents affectifs s’agrègent au fil du temps pour forger un réseau associatif en mémoire à long terme : le schéma sexuel de soi. Une fois cristallisée, cette lentille cognitive opère de façon automatique :

  • Sélection attentionnelle : Filtrage des signaux interpersonnels et physiques pertinents dans un environnement érotique ou relationnel.
  • Attribution causale et interprétation : Décryptage des sensations physiques génitales et des approches romantiques. Une femme schématique positive interprétera une accélération cardiaque comme un signe d’excitation bienvenue, alors qu’une femme schématique négative pourra la vivre comme une intrusion anxiogène.
  • Régulation normative : Définition des standards internes de comportements acceptables ou inacceptables pour soi.

L’apport novateur de ce modèle théorique réside également dans l’intégration de la dialectique cognitive et biologique. En accord avec le modèle cognitivo-affectif de Barlow sur les dysfonctions érectiles et sexuelles, Andersen et collègues démontrent que le schéma cognitif prédispose l’individu à engager des boucles de rétroaction autonomes : les schémas positifs facilitent la vasodilatation pelvienne par la focalisation sur les indices érotiques, tandis que les schémas négatifs déclenchent une hypervigilance distrayante et une activation sympathique délétère incompatible avec la phase d’excitation.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de schéma sexuel de soi a fait l’objet d’un processus de validation empirique rigoureux impliquant de nombreuses cohortes d’étudiantes universitaires, d’adultes d’âges variés et de populations cliniques spécifiques.

Validité convergente et prédictive

Dans l’étude princeps d’Andersen et Cyranowski (1994, N = 220), le score total de la SSS s’est avéré significativement corrélé avec des mesures validées des affects sexuels, de l’excitation subjective, des comportements sexuels concrets et de l’expérience amoureuse (coefficients de corrélation variant de r = 0,14 à r = 0,36, p < 0,01). Chez les femmes plus âgées (N = 21), les corrélations entre le score total et les auto-évaluations des différentes phases du cycle de réponse sexuelle humaine (désir, excitation, orgasme) ont atteint des valeurs élevées comprises entre r = 0,47 et r = 0,59.

Des régressions linéaires multiples ont démontré que les scores du schéma sexuel expliquent une part de variance incrémentielle significative dans la prédiction des conduites sexuelles, au-delà de variables de personnalité générale telles que l’extraversion ou l’estime de soi globale. Dans une étude analogique en laboratoire de psychophysiologie, Kuffel et Heiman (2006) ont constaté que l’activation expérimentale d’un schéma positif entraînait une turgescence vaginale (mesurée par photopléthysmographie) significativement plus intense, un affect positif majoré et une excitation sexuelle subjective supérieure face à un film érotique par rapport à l’induction d’un schéma négatif.

Validité discriminante

Durant l’élaboration de l’outil, les auteurs ont veillé à ce que l’échelle présente une indépendance vis-à-vis des biais de réponse usuels. Le score total et les sous-échelles ne présentent aucune corrélation statistiquement significative avec l’affect négatif général mesuré par l’échelle PANAS, ni avec la désirabilité sociale évaluée par l’échelle de Marlowe-Crowne. L’inclusion de 24 items distracteurs à tonalité neutre ou générale renforce cette neutralité évaluative en empêchant les participantes de deviner la finalité exclusive de l’inventaire.

Applications en psychopathologie et santé clinique

La validité de construit est hautement appuyée par des données dans des contextes pathologiques :

  • Douleurs sexuelles : Reissing et al. (2003, N = 87) ont montré que les femmes souffrant de vaginisme ou de dyspareunie présentent des scores au schéma sexuel significativement plus négatifs que les femmes asymptomatiques.
  • Antécédents d’abus sexuels : Meston, Rellini et Heiman (2006) ont révélé que les femmes ayant des antécédents d’abus sexuel durant l’enfance affichent des scores substantiellement effondrés sur la dimension Passionnée/Romantique, ce schéma jouant un rôle de médiateur dans la survenue de dysfonctions sexuelles à l’âge adulte.
  • Survie après un cancer : Andersen, Woods et Copeland (1997) ainsi que Yurek, Farrar et Andersen (2000) ont mis en lumière que les patientes atteintes de cancers gynécologiques ou du sein possédant un schéma positif conservent une meilleure reprise des rapports sexuels et un niveau d’anxiété corporelle réduit post-traitement chirurgical ou radiothérapeutique.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité et d’homogénéité interne de l’instrument ont été établies à travers divers échantillons normatifs et cliniques :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’échantillon d’étalonnage initial composé de 387 étudiantes universitaires (Andersen & Cyranowski, 1994), les analyses de cohérence interne ont fourni les indices suivants :

  • Échelle totale : α = 0,82
  • Facteur 1 (Passionnée/Romantique, 10 items) : α = 0,81
  • Facteur 2 (Franchise/Ouverture, 9 items) : α = 0,77
  • Facteur 3 (Gêne/Conservatisme, 7 items) : α = 0,66

Bien que le coefficient du Facteur 3 soit plus modeste, ce niveau demeure acceptable en psychométrie fondamentale pour une sous-échelle brève de 7 items explorant une dimension négative complexe. Des réplications subséquentes dans divers groupes cliniques (patientes cancéreuses, femmes souffrant de baisse de libido, échantillons d’âge mûr) avec des tailles d’échantillon variant de N = 17 à N = 190 ont confirmé une stabilité remarquable de l’alpha global, oscillant entre 0,61 et 0,86.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité temporelle a été testée sur des intervalles à court et moyen terme auprès d’étudiantes universitaires :

  • À un intervalle de 2 semaines (N = 20), le coefficient de corrélation test-retest s’élève à r = 0,89 (p < 0,001).
  • À un intervalle de 9 semaines (N = 172), le coefficient se maintient à r = 0,88 (p < 0,001).

Ces données confirment que le schéma sexuel de soi mesuré par cette échelle reflète une disposition cognitive structurelle et stable dans le temps, distincte d’un simple état émotionnel fluctuant ou d’une humeur transitoire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La dérivation structurale de l’instrument a reposé sur une méthode rigoureuse de validité de construit psychologique lexicale, inspirée des approches différentielles des traits de personnalité. Les auteurs ont d’abord sélectionné un large corpus d’adjectifs descriptifs jugés pertinents pour caractériser une « femme sexuelle » avant de soumettre les données à des analyses factorielles exploratoires puis confirmatoires.

Structure factorielle extraite

Des analyses factorielles en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Oblimin) répétées sur plusieurs sous-échantillons indépendants ont mis en évidence la récurrence systématique de trois facteurs sous-jacents expliquant une part prépondérante de la variance totale :

  1. Facteur 1 : Passionnée / Romantique (10 items cotés). Ce facteur regroupe des saturations positives primaires pour les adjectifs : loving (item 5), stimulating (item 11), arousable (item 20), romantic (item 35), sympathetic (item 37), passionate (item 39), warm (item 44), unromantic (item 45 – inversé), revealing (item 48) et feeling (item 50). L’item 45 présente une charge factorielle négative substantielle et fait l’objet d’une inversion de cotation.
  2. Facteur 2 : Franchise / Ouverture (9 items cotés). Ce pôle rassemble des adjectifs évaluant la clarté comportementale et l’ouverture sexuelle : uninhibited (item 2), open-minded (item 6 dans la liste générale / désigné comme 5 dans la matrice de cotation spécifique factorielle), frank (item 9), experienced (item 13), direct (item 16), broad-minded (item 18), straightforward (item 24), causal (item 25) et outspoken (item 32).
  3. Facteur 3 : Gêne ou Conservatisme (7 items cotés). Les items saturant ce facteur à valence négative comprennent : cautious (item 3), timid (item 8), self-conscious (item 22), prudent (item 28), embarrassed (item 31), conservative (item 38) et inexperienced (item 41).

La corrélation modérée observée entre le Facteur 1 et le Facteur 2 appuie leur regroupement au sein d’une méta-dimension positive globale, tandis que l’orthogonalité relative du Facteur 3 vis-à-vis des deux premiers justifie le modèle théorique orthogonal ou bidimensionnel permettant l’analyse en quadrants (typologie des 4 schémas).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Échelle de schéma sexuel de soi — Version pour femmes (Sexual Self-Schema Scale—Women’s Version [SSS]).
  • Titre présenté aux répondantes : « Décrivez-vous » (Describe Yourself).
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier-crayon ou version informatisée.
  • Durée approximative de passation : 5 à 10 minutes.
  • Nombre total d’items : 50 items (adjectifs de traits de personnalité), se répartissant en :
    • 26 items cotés : composant les trois sous-échelles du construit de schéma sexuel.
    • 24 items distracteurs (fillers) : adjectifs neutres ou non sexuels insérés pour masquer le construit ciblé (ex. generous, serious, helpful, polite, wise).
  • Format des réponses : Échelle de Likert en 7 points allant de 0 à 6 :
    • 0 = Pas du tout descriptif de moi (Not at all Descriptive of Me)
    • 1
    • 2
    • 3
    • 4
    • 5
    • 6 = Très descriptif de moi (Very Much Descriptive of Me)
  • Consigne : « Pour chaque terme, déterminez dans quelle mesure il vous décrit. Répondez de manière honnête et réfléchie. »
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Inversion : L’item 45 (unromantic) est inversé : Score = 6 − Réponse brute.
    • Sous-échelle 1 (Passionnée/Romantique) : Somme des items 5, 11, 20, 35, 37, 39, 44, 45 (inversé), 48, 50. Étendue théorique : 0 à 60.
    • Sous-échelle 2 (Franchise/Ouverture) : Somme des items 2, 5, 9, 13, 16, 18, 24, 25, 32. Étendue théorique : 0 à 54.
    • Sous-échelle 3 (Gêne/Conservatisme) : Somme des items 3, 8, 22, 28, 31, 38, 41. Étendue théorique : 0 à 42.
    • Score total composite : Score Total = (Sous-échelle 1 + Sous-échelle 2) − Sous-échelle 3. Étendue théorique possible : de -42 à +114.
  • Normes descriptives de référence (Andersen & Cyranowski, 1994 ; N = 387 femmes universitaires) :
    • Score Total : Moyenne = 60,47 (Écart-type = 14,15)
    • Sous-échelle 1 : Moyenne = 47,44 (Écart-type = 6,45)
    • Sous-échelle 2 : Moyenne = 36,26 (Écart-type = 7,15)
    • Sous-échelle 3 : Moyenne = 23,22 (Écart-type = 5,91)

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception initiale : 1994 (Andersen & Cyranowski).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus conjointement par les auteurs et l’American Psychological Association (APA).
  • Statut d’utilisation et permissions : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, scientifique et clinique non commerciale. Toute utilisation dans un cadre commercial ou d’édition spécifique nécessite l’obtention d’une autorisation formelle auprès de la Pre Barbara L. Andersen ou du service des droits de l’APA.
  • Contact institutionnel pour correspondances : Pre Barbara L. Andersen, Ph.D., Department of Psychology, The Ohio State University, 1835 Neil Avenue, Columbus, OH 43210-1222, USA. Courriel : [email protected].

12. Références / References

Les publications fondatrices et études empiriques validant l’utilisation de l’échelle comprennent :

  • Andersen, B. L., & Cyranowski, J. M. (1994). Women’s sexual self-schema. Journal of Personality and Social Psychology, 67(6), 1079–1100. https://doi.org/10.1037/0022-3514.67.6.1079
  • Andersen, B. L., Woods, X. A., & Copeland, L. J. (1997). Sexual self-schema and sexual morbidity among gynecologic cancer survivors. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 65(2), 221–229. https://doi.org/10.1037/0022-006X.65.2.221
  • Cyranowski, J. M., & Andersen, B. L. (1998). Schemas, sexuality, and romantic attachment. Journal of Personality and Social Psychology, 74(5), 1364–1379. https://doi.org/10.1037/0022-3514.74.5.1364
  • Cyranowski, J. M., & Andersen, B. L. (2000). Evidence of self-schematic cognitive processing in women with differing sexual self-views. Journal of Social and Clinical Psychology, 19(4), 519–543. https://doi.org/10.1521/jscp.2000.19.4.519
  • Donaghue, N. (2009). Body satisfaction, sexual self-schemas and subjective well-being in women. Body Image, 6(1), 37–42. https://doi.org/10.1016/j.bodyim.2008.10.002
  • Donovan, K. A., Taliaferro, L. A., Alvarez, E. M., Jacobsen, P. B., Roetzheim, R. G., & Wenham, R. M. (2007). Sexual health in women treated for cervical cancer: Characteristics and correlates. Gynecologic Oncology, 104(2), 428–434. https://doi.org/10.1016/j.ygyno.2006.08.031
  • Kuffel, S. W., & Heiman, J. R. (2006). Effects of depressive symptoms and experimentally adopted schemas on sexual arousal and affect in sexually healthy women. Archives of Sexual Behavior, 35(2), 163–177. https://doi.org/10.1007/s10508-005-9014-z
  • Markus, H. (1977). Self-schemata and processing information about the self. Journal of Personality and Social Psychology, 35(2), 63–78. https://doi.org/10.1037/0022-3514.35.2.63
  • Meston, C. A., Rellini, A. H., & Heiman, J. R. (2006). Women’s history of sexual abuse, their sexuality, and sexual self-schemas. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 74(2), 229–236. https://doi.org/10.1037/0022-006X.74.2.229
  • Reissing, E. D., Binik, Y. M., Khalife, S., Cohen, D., & Amsel, R. (2003). Etiological correlates of vaginismus: Sexual and physical abuse, sexual knowledge, sexual self-schema, and relationship adjustment. Journal of Sex & Marital Therapy, 29(1), 47–59. https://doi.org/10.1080/713847095
  • Reissing, E. D., Laliberté, G. M., & Davis, H. J. (2005). Young women’s sexual adjustment: The role of sexual self-schema, sexual self-efficacy, sexual aversion and body attitudes. Canadian Journal of Human Sexuality, 14(3–4), 77–89.
  • Yurek, D., Farrar, W., & Andersen, B. L. (2000). Breast cancer surgery: Comparing surgical groups and determining individual differences in postoperative sexuality and body change stress. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 68(4), 697–709. https://doi.org/10.1037/0022-006X.68.4.697

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Describe Yourself

Directions: Below is a listing of 50 trait adjectives. For each word, consider whether or not the term describes you. Each adjective is to be rated on a 7-point scale, ranging from 0 = not at all descriptive of me to 6 = very much descriptive of me. For each item, fill in the appropriate circle on your computer answer sheet. Please be thoughtful and honest.

Question: To what extent does the term _______ describe me?

Rating Scale:
0 = Not at all Descriptive of Me
1
2
3
4
5
6 = Very Much Descriptive of Me
  1. generous (26) disagreeable
  2. uninhibited (27) serious
  3. cautious (28) prudent
  4. helpful (29) humorous
  5. loving (30) sensible
  6. open-minded (31) embarrassed
  7. shallow (32) outspoken
  8. timid (33) level-headed
  9. frank (34) responsible
  10. clean-cut (35) romantic
  11. stimulating (36) polite
  12. unpleasant (37) sympathetic
  13. experienced (38) conservative
  14. short-tempered (39) passionate
  15. irresponsible (40) wise
  16. direct (41) inexperienced
  17. logical (42) stingy
  18. broad-minded (43) superficial
  19. kind (44) warm
  20. arousable (45) unromantic
  21. practical (46) good-natured
  22. self-conscious (47) rude
  23. dull (48) revealing
  24. straightforward (49) bossy
  25. causal (50) feeling
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de schéma sexuel de soi — Version pour femmes. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-schema-sexuel-de-soi-femmes
Looti, Mohammed. “Échelle de schéma sexuel de soi — Version pour femmes.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-schema-sexuel-de-soi-femmes.
Looti, Mohammed. “Échelle de schéma sexuel de soi — Version pour femmes.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-schema-sexuel-de-soi-femmes.