Échelle de la peur de rater quelque chose

Découvrez l’Échelle de la peur de rater quelque chose (FoMOs) de Przybylski et al. (2013) : fondements théoriques, propriétés psychométriques, validité et cotation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de la peur de rater quelque chose (couramment désignée sous l’acronyme anglophone FoMOs pour Fear of Missing Out Scale) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu et validé par Andrew K. Przybylski, Kou Murayama, Cody R. DeHaan et Valerie Gladwell en 2013. Développée pour opérationnaliser de manière empirique l’appréhension diffuse et envahissante que d’autres individus vivent des expériences gratifiantes auxquelles on ne participe pas, cette échelle comprend 10 items évaluant les manifestations cognitives, émotionnelles et comportementales associées à ce phénomène. Les participants répondent à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout vrai pour moi » / Not at all true of me) à 5 (« Tout à fait vrai pour moi » / Extremely true of me). Sur le plan structurel, l’instrument a été initialement conceptualisé comme unidimensionnel, capturant un score global moyen compris entre 1 et 5, bien que des validations transculturelles ultérieures aient parfois suggéré une bipartition entre anxiété sociale liée aux pairs et besoin compulsif de connexion informationnelle.

D’un point de vue psychométrique, la FoMOs présente d’excellentes qualités métrologiques. Les études initiales de Przybylski et ses collaborateurs (2013), menées sur des échantillons diversifiés d’adultes et d’étudiants aux États-Unis et au Royaume-Uni, ont démontré une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre α = 0,87 et α = 0,90. La validité de construit est étayée par des corrélations négatives substantielles avec la satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux de la théorie de l’autodétermination (autonomie, compétence, appartenance sociale) et avec le bien-être subjectif général. Parallèlement, l’échelle montre une validité convergente et prédictive solide en ce qui concerne l’utilisation problématique des médias sociaux, les comportements de distraction numérique en contexte académique ou professionnel, ainsi que la conduite automobile dangereuse liée à l’usage compulsif du smartphone. Aujourd’hui traduite et validée dans plus d’une vingtaine de langues, la FoMOs constitue le standard de référence mondial pour l’étude empirique des vulnérabilités psychosociales à l’ère de l’hyperconnectivité numérique.

2. Mots-clés / Keywords

Peur de rater quelque chose, FoMO, cyberpsychologie, médias sociaux, théorie de l’autodétermination, connectivité numérique, anxiété sociale, addiction aux écrans, psychométrie, bien-être subjectif, régulation émotionnelle, smartphone.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs en psychologie expérimentale, en sciences motivationnelles et en psychophysiologie :

  • Andrew K. Przybylski : Professeur des sciences du comportement humain et de la technologie à l’Oxford Internet Institute, Université d’Oxford, Royaume-Uni. Spécialiste de renommée mondiale de l’impact des environnements virtuels et des technologies numériques sur la motivation et la santé mentale. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Kou Murayama : Professeur en psychologie motivationnelle et neurosciences cognitives, Département de psychologie, Université de Reading, Royaume-Uni, et chercheur associé à l’Université de Tübingen, Allemagne. Expert en modélisation psychométrique et processus motivationnels.
  • Cody R. DeHaan : Chercheur en psychologie sociale et clinique, affilié au Département de psychologie clinique et sociale de l’Université de Rochester (New York, États-Unis), haut lieu du développement de la théorie de l’autodétermination sous la direction d’Edward L. Deci et Richard M. Ryan.
  • Valerie Gladwell : Professeure en physiologie et sciences de l’exercice au sein de la School of Sport, Rehabilitation and Exercise Sciences, Université d’Essex, Royaume-Uni. Ses travaux portent notamment sur les déterminants physiologiques du stress et de la récupération.

4. Objectif / Purpose

Contexte d’émergence et justification

L’essor fulgurant des plateformes de réseaux sociaux au début des années 2010 (notamment Facebook, Twitter, Instagram) a radicalement transformé la nature des interactions sociales en offrant des fenêtres en temps réel sur les activités, réussites et festivités des pairs. Si l’expression populaire Fear of Missing Out circulait déjà dans le langage profane et le marketing numérique pour décrire l’angoisse de passer à côté d’événements stimulants, la communauté scientifique manquait cruellement d’une conceptualisation rigoureuse et d’un instrument de mesure standardisé permettant d’analyser ce phénomène sous l’angle de la psychologie différentielle et clinique.

L’objectif fondamental de Przybylski et ses collègues (2013) était d’extraire le concept de FoMO de la simple rhétorique journalistique afin de l’ériger en une variable psychologique opératoire, ancrée théoriquement et mesurable de manière standardisée. Les auteurs cherchaient à comprendre si cette anxiété situationnelle découle d’un déficit motivationnel préexistant ou si elle constitue un effet direct de l’architecture technologique des téléphones intelligents. L’instrument a ainsi été conçu pour quantifier le niveau chronique de FoMO en tant que trait ou disposition psychologique chez l’individu.

Applications en recherche

Dans le domaine académique, l’échelle FoMOs remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Étude des cyberdépendances : Elle sert de variable explicative centrale dans l’investigation de l’utilisation problématique d’Internet, de la nomophobie (la peur d’être séparé de son téléphone mobile) et de l’usage compulsif des réseaux sociaux.
  • Psychologie de l’éducation : La FoMOs est couramment mobilisée pour évaluer l’interférence technologique dans les apprentissages universitaires et scolaires, notamment le multitâche numérique pendant les cours et la dégradation de la concentration lors des périodes de révision.
  • Épidémiologie du sommeil et santé publique : Elle permet d’étudier les mécanismes psychologiques responsables de l’allongement de la latence d’endormissement et des réveils nocturnes dictés par l’impératif de vérifier les notifications (phénomène de vamping).

Applications cliniques et préventives

Sur le plan clinique, bien que la FoMO ne constitue pas un diagnostic nosographique répertorié dans le DSM-5-TR, l’échelle offre aux psychothérapeutes cognitivo-comportementaux un bilan quantitatif précieux :

  • Elle permet de cibler des schémas cognitifs dysfonctionnels d’infériorité, d’exclusion sociale perçue et de comparaison sociale ascendante automatique.
  • Elle aide à concevoir des protocoles d’intervention individualisés centrés sur la déconnexion choisie (JOMO ou Joy of Missing Out), la restructuration cognitive et la pleine conscience appliquée à l’hygiène numérique.
  • Elle met en lumière les risques comportementaux sévères, tels que l’utilisation du téléphone au volant pour répondre à des messages de groupe, révélant une incapacité à différer la gratification ou à tolérer l’incertitude relationnelle.

5. Construit psychologique / Construct

La « peur de rater quelque chose » (FoMO) est formellement définie par Przybylski et al. (2013) comme une « appréhension omniprésente selon laquelle d’autres personnes pourraient vivre des expériences gratifiantes desquelles on est absent ». Ce construit psychologique s’articule autour de deux piliers fondamentaux : d’une part, une perception d’exclusion ou de privation relative par rapport à son groupe de référence, et d’autre part, un désir compulsif de maintenir une connectivité sociale continue pour surveiller les agissements de son réseau.

Les facettes sous-jacentes du construit

Bien que l’échelle fournisse un score global unidimensionnel dans sa conception d’origine, l’analyse psychologique du construit révèle l’imbrication de trois dimensions interdépendantes :

1. La composante cognitive : Comparaison sociale et surveillance

Cette dimension renvoie aux processus attentionnels orientés vers l’évaluation comparative de sa propre existence par rapport à celle des autres. L’individu manifeste une vigilance accrue et constante à l’égard des flux d’informations relationnelles. Des items tels que « I fear others have more rewarding experiences than… » ou « When I go on vacation, I continue to keep tabs on what my friends are… » illustrent cette préoccupation cognitive intrusive : la personne anticipe que ses pairs bénéficient de gratifications hédoniques ou statutaires supérieures, déclenchant un sentiment d’inadéquation personnelle.

2. La composante affective : Anxiété de séparation et dysphorie d’exclusion

Sur le plan émotionnel, la FoMO se traduit par un état d’activation aversive caractérisé par l’anxiété, la nervosité et l’irritabilité lorsqu’une opportunité d’interaction est manquée. Cela se manifeste dans les items mesurant l’inquiétude directe : « I get worried when I find out my friends are having fun without… » et « I get anxious when I don’t know what my friends are up… ». Il ne s’agit pas simplement d’un regret passif, mais d’une détresse aiguë générée par la perception subjective d’ostracisme ou de déconnexion relationnelle.

3. La composante comportementale : Compensation technologique et maintien du lien

Pour atténuer cette tension émotionnelle et cognitive, l’individu met en place des comportements compensatoires instrumentaux. Cela implique la surveillance obsessionnelle des notifications, la mise à jour constante de son statut social numérique pour prouver sa propre inclusion (« When I have a good time it is important for me to share the details online… »), et l’incapacité psychologique à s’abstenir de consulter ses applications sociales, même dans des contextes hautement inappropriés ou dangereux.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception psychologique de la FoMO s’inscrit résolument dans le cadre de la Théorie de l’Autodétermination (TAD), développée par les psychologues américains Edward L. Deci et Richard M. Ryan. Selon ce méta-modèle motivationnel, l’adaptation psychologique optimale et le bien-être subjectif reposent sur la satisfaction adéquate et continue de trois besoins psychologiques fondamentaux universels :

  • Le besoin d’autonomie : La sensation d’être à l’origine de ses propres choix, d’agir en accord avec sa volonté propre et de ne pas être soumis à des contraintes hétéronomes ou compulsives.
  • Le besoin de compétence : Le sentiment d’efficacité personnelle, de maîtriser son environnement et de progresser face à des défis stimulants.
  • Le besoin d’appartenance sociale (Relatedness) : Le sentiment vital d’être relié de manière sécurisante, authentique et réciproque à des personnes significatives au sein d’une communauté.

Le mécanisme compensatoire du déficit psychologique

L’hypothèse théorique novatrice formulée par Przybylski et ses collègues stipule que la FoMO ne constitue pas une pathologie induite ex nihilo par l’apparition des technologies contemporaines, mais plutôt un symptôme d’autorégulation déficitaire résultant de la non-satisfaction chronique de ces trois besoins fondamentaux. Lorsque des individus souffrent d’un déficit en autonomie (se sentant contrôlés ou aliénés), en compétence (ressentant un échec personnel) ou en appartenance (souffrant d’isolement ou de solitude), un état de vulnérabilité psychologique s’installe.

En réponse à ce déficit, les personnes cherchent activement des voies palliatives rapides pour combler ce vide relationnel. Les plateformes sociales algorithmiques fournissent un réservoir inépuisable et instantané de substituts sociaux. Toutefois, cette compensation est souvent illusoire : le recours frénétique aux réseaux pour apaiser le déficit d’appartenance expose l’individu à un flux ininterrompu d’images idéalisées de la vie d’autrui, ce qui aggrave les sentiments de comparaison défavorable et réalimente, en boucle fermée, la peur de passer à côté d’expériences enrichissantes.

Ce cadre théorique intègre également des éléments issus de la théorie de la comparaison sociale de Leon Festinger (1954). Festinger soutenait que les êtres humains possèdent une pulsion innée les poussant à évaluer leurs capacités et opinions en se comparant à autrui. Dans les sociétés pré-numériques, ces comparaisons s’effectuaient avec un cercle restreint et réaliste de pairs. Dans l’écosystème numérique contemporain, les comparaisons sont asynchrones, omniprésentes et asymétriques, exacerbant la perception biaisée que la vie des pairs est perpétuellement plus exaltante que la sienne.

7. Validité / Validity

L’article princeps de Przybylski et al. (2013) a soumis l’échelle à un programme de validation exhaustif articulé autour de plusieurs études transversales et quasi-expérimentales auprès de milliers de participants.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des associations statistiques cohérentes avec des construits psychologiques théoriquement apparentés :

  • Besoins psychologiques de base : La FoMO est négativement corrélée avec la satisfaction générale des besoins fondamentaux (autonomie : r = -0,38 à -0,44, p < 0,001 ; compétence : r = -0,31 à -0,36, p < 0,001 ; appartenance sociale : r = -0,35 à -0,41, p < 0,001). Plus les besoins sont frustrés, plus les scores de FoMO s’élèvent.
  • Humeur générale et bien-être : Des corrélations négatives significatives ont été établies entre la FoMO et l’affect positif ainsi que la satisfaction de vivre globale mesurée par la Satisfaction with Life Scale de Diener (r variant de -0,25 à -0,34, p < 0,001).
  • Affects dépressifs et anxiété : La FoMO montre des corrélations positives modérées à fortes avec les scores de dépression et d’anxiété générale (corrélations de l’ordre de r = 0,35 à 0,48 dans les réplications ultérieures comme celles de Baker et al., 2016).

Validité discriminante

La validité discriminante a été testée en mesurant l’indépendance de la FoMO vis-à-vis de traits de personnalité généraux (le modèle des Big Five). Bien que corrélée modérément au névrosisme (r ≈ 0,28, p < 0,01) et négativement à la conscience (r ≈ -0,22, p < 0,01), la FoMO explique une part de variance unique et incrémentale dans les comportements numériques que les traits de personnalité fondamentaux ne capturent pas.

Validité prédictive et comportementale

La robustesse prédictive de la FoMOs a été confirmée sur des comportements concrets documentés en vie réelle et en laboratoire :

  • Intensité d’usage des réseaux sociaux : Les scores de FoMO prédisent fortement le temps passé sur Facebook et d’autres plateformes, ainsi que la fréquence de consultation des applications immédiatement après le réveil et juste avant le coucher (β ≈ 0,35 à 0,42, p < 0,001).
  • Comportements à risque : L’échelle prédit de façon indépendante l’envoi de textos ou la consultation du smartphone au volant d’un véhicule motorisé, même après contrôle statistique de l’âge et de l’expérience de conduite (β = 0,18, p < 0,01).
  • Distraction en situation d’apprentissage : Les étudiants présentant des scores élevés de FoMO rapportent significativement plus d’épisodes de distraction numérique et de multitâche durant les cours magistraux magistraux universitaires (β = 0,26, p < 0,001).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de la FoMOs a été établie à l’aide de multiples critères psychométriques d’évaluation de la cohérence interne et de la stabilité temporelle.

Consistance interne

Dans les trois cohortes de développement initialement examinées par Przybylski et al. (2013) :

  • Étude 1 (Échantillon national représentatif américain, N = 672) : Le coefficient α de Cronbach était de 0,87.
  • Étude 2 (Échantillon d’adultes du Royaume-Uni, N = 1 018) : L’alpha de Cronbach atteignait 0,89.
  • Étude 3 (Échantillon combiné d’étudiants, N = 294) : L’alpha s’élevait à 0,90.

Toutes les corrélations item-total corrigées dépassent le seuil recommandé de 0,40, oscillant généralement entre 0,48 et 0,72, ce qui atteste qu’aucun item n’est redondant ou dissocié du reste du pool de questions. Les versions ultérieures adaptées à l’échelle internationale ont retrouvé des valeurs tout à fait comparables : α = 0,84 pour l’adaptation française (Canale et al., 2019), α = 0,86 pour l’adaptation espagnole (Gil et al., 2015), et α = 0,88 pour l’adaptation turque (Gökler et al., 2016).

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Des recherches évaluant la fidélité test-retest sur un intervalle de deux à quatre semaines ont révélé des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) robustes oscillant entre r = 0,78 et r = 0,84, confirmant que si la FoMO peut fluctuer temporairement en fonction d’événements relationnels immédiats, elle reflète avant tout une disposition individuelle relativement stable dans le temps.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la phase de conception initiale, un ensemble plus vaste de propositions relatives aux angoisses d’exclusion sociale avait été soumis à une extraction de facteurs (analyse en composantes principales avec rotation oblique Promax). Cette démarche a conduit à la rétention de 10 items convergeant massivement vers un facteur dominant expliquant à lui seul plus de 51,8 % de la variance totale des scores. Les valeurs propres (eigenvalues) ont nettement mis en évidence un décrochage au niveau du diagramme d’éboulis de Cattell (scree plot), avec une première valeur propre nettement supérieure à 5,0 et des facteurs secondaires affichant des valeurs propres inférieures ou proches de 1,0.

Les saturations factorielles de l’ensemble des 10 items sur ce facteur unique étaient remarquablement élevées, toutes comprises entre 0,55 et 0,78, ne laissant place à aucune ambiguïté quant à l’appartenance des items au modèle conceptuel général.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les analyses factorielles confirmatoires menées sur des échantillons indépendants ont confirmé l’adéquation satisfaisante d’un modèle unidimensionnel :

  • Indice de qualité d’ajustement comparatif : CFI ≥ 0,93 à 0,96.
  • Indice de Tucker-Lewis : TLI ≥ 0,91 à 0,95.
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation : RMSEA ≈ 0,058 à 0,067 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08).
  • Résidu quadratique moyen standardisé : SRMR ≤ 0,049.

Bien que certains chercheurs contemporains (par exemple Wegmann et al., 2017) aient proposé une scission factorielle en deux sous-dimensions distinctes — distinguant la « FoMO liée aux traits personnels » de la « FoMO liée aux états situationnels » ou séparant « l’anxiété de rater un événement » de la « préoccupation pour les plaisirs des pairs » —, le modèle d’agrégation unidimensionnelle d’origine reste le plus parcimonieux et le plus couramment validé sur le plan international.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé comportant les caractéristiques techniques suivantes :

  • Type de test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
  • Nombre d’items : 10 items rédigés sous la forme d’énoncés à la première personne du singulier.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne (ordinateur, tablette, smartphone). Le temps de passation est court, généralement compris entre 2 et 4 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale à 5 échelons :
    • 1 = Not at all true of me (Pas du tout vrai pour moi)
    • 2 = Slightly true of me (Un peu vrai pour moi)
    • 3 = Moderately true of me (Moyennement vrai pour moi)
    • 4 = Very true of me (Très vrai pour moi)
    • 5 = Extremely true of me (Tout à fait vrai pour moi)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Tous les items sont cotés de manière directe (aucun item inversé).
    • Le score global individuel s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des 10 items (somme des réponses divisée par 10), produisant un score continu variant de 1,00 à 5,00.
    • Une cotation par score brut cumulé (somme totale allant de 10 à 50) est également admissible dans certains contextes d’analyse.
    • Un score plus élevé reflète un niveau plus aigu d’appréhension et de surveillance sociale anxieuse.
  • Consignes de passation : Il est recommandé d’inviter les participants à répondre selon ce qui décrit fidèlement leurs expériences quotidiennes réelles, plutôt que ce qu’ils estiment devoir ressentir, et de traiter chaque proposition indépendamment des autres. Si possible, l’ordre d’affichage des énoncés doit être randomisé.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de parution : 2013 (publication initiale dans la revue académique Computers in Human Behavior).
  • Droits d’auteur et permissions académiques : L’échelle est disponible gratuitement (libre d’accès) à des fins de recherche scientifique non commerciale et pour un usage personnel d’évaluation psychologique. Les auteurs encouragent la communauté des chercheurs à tester et adapter l’instrument dans différents contextes culturels.
  • Utilisation commerciale : Toute exploitation dans un contexte commercial, lucratif, de conseil en entreprise ou d’intégration dans une application commerciale payante requiert l’obtention formelle d’une licence d’exploitation auprès des auteurs (contacter Andrew K. Przybylski à l’Université d’Oxford).
  • Format d’accès : L’instrument complet et les paramètres d’étalonnage sont librement accessibles au sein de l’article scientifique original de 2013.

12. Références / References

Les publications de référence ci-dessous fournissent le socle empirique, théorique et méthodologique de l’échelle :

  • Baker, Z. G., Krieger, H., & LeRoy, A. S. (2016). Fear of missing out: Relationships with depression, mindfulness, and physical symptoms. Translational Issues in Psychological Science, 2(3), 275–282. https://doi.org/10.1037/tps0000075
  • Canale, N., Moretta, T., & Billieux, J. (2019). Psychometric validation and cross-cultural evaluation of the Fear of Missing Out Scale in French-speaking samples. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, 22(8), 540–547. https://doi.org/10.1089/cyber.2018.0699
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Gil, F., Oberst, U., Flores, N., & Chamarro, A. (2015). Uso desadaptativo de las redes sociales en jóvenes: La escala de ansiedad por quedarse fuera (FoMOs). Aloma: Revista de Psicologia, Ciències de l’Educació i de l’Esport, 33(2), 49–59.
  • Gökler, M. E., Aydin, R., Ünal, E., & Metintaş, S. (2016). Determining validity and reliability of Turkish version of Fear of Missing Out Scale. Anatolian Journal of Psychiatry, 17(1), 53–59. https://doi.org/10.5455/apd.195843
  • Przybylski, A. K., Murayama, K., DeHaan, C. R., & Gladwell, V. (2013). Motivational, emotional, and behavioral correlates of fear of missing out. Computers in Human Behavior, 29(4), 1841–1848. https://doi.org/10.1016/j.chb.2013.02.014
  • Wegmann, I., Oberst, U., Stodt, B., & Brand, M. (2017). Online-specific fear of missing out and Internet-use disorders: A mediator analysis of personality traits and problematic Internet use. Computers in Human Behavior, 70, 485–491. https://doi.org/10.1016/j.chb.2017.01.028

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I fear others have more rewarding experiences than
2

I fear my friends have more rewarding experiences than
3

I get worried when I find out my friends are having fun without
4

I get anxious when I don't know what my friends are up
5

It is important that I understand my friends "in jokes."
6

Sometimes, I wonder if I spend too much time keeping up with what is going
7

It bothers me when I miss an opportunity to meet up with friends.
8

When I have a good time it is important for me to share the details online (e.g. updating status).
9

When I miss out on a planned get-together it bothers
10

When I go on vacation, I continue to keep tabs on what my friends are
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de la peur de rater quelque chose. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-peur-de-rater-quelque-chose-fomos
Looti, Mohammed. “Échelle de la peur de rater quelque chose.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-peur-de-rater-quelque-chose-fomos.
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