1. Résumé / Abstract
L’Échelle de permissivité sexuelle prémaritale (Premarital Sexual Permissiveness Scale, ou PSPS), développée initialement par la sociologue et psychologue sociale Susan Sprecher et ses collaborateurs (Sprecher, McKinney, Walsh, & Anderson, 1988), constitue l’un des instruments psychométriques de référence pour évaluer les attitudes individuelles relatives à l’acceptabilité des relations sexuelles avant le mariage en fonction de différents stades de développement de la relation de couple. S’inspirant des travaux pionniers d’Ira L. Reiss (1964, 1967), la PSPS a été conçue pour surmonter les limites substantielles des mesures à item unique fréquemment employées dans les grandes enquêtes sociologiques (telles que le General Social Survey), lesquelles échouent à capturer la complexité contextuelle des normes sexuelles contemporaines.
Dans sa version intégrale originale, l’instrument comportait 15 items croisant trois types de comportements sexuels (attouchements intimes / heavy petting, rapports sexuels avec pénétration / sexual intercourse, et rapports bucco-génitaux / oral-genital sex) à travers cinq stades distincts d’engagement relationnel : le premier rendez-vous (first date), la fréquentation occasionnelle (casually dating), la fréquentation sérieuse (seriously dating), le pré-engagement (pre-engaged) et les fiançailles officielles (engaged). Dans les travaux ultérieurs et les contextes de recherche contemporains, l’échelle est très fréquemment employée sous une forme resserrée et hautement efficiente de 5 items se focalisant exclusivement sur les rapports sexuels complets.
L’évaluation s’effectue via une échelle de réponse en 6 points de type Likert allant de « Fortement d’accord » (Agree Strongly) à « Fortement en désaccord » (Disagree Strongly), inversée lors du codage pour qu’un score élevé reflète une plus grande permissivité sexuelle. D’un point de vue psychométrique, la PSPS démontre une remarquable cohérence interne, avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,82 obtenu sur un échantillon de plus de 6 000 étudiants universitaires. Sa validité de construit est étayée par des différences systématiques entre les genres (les hommes manifestant une permissivité supérieure lors des stades relationnels précoces) ainsi que par des corrélations positives robustes avec le construit de sociosexualité mesuré par le Sociosexual Orientation Inventory (SOI).
2. Mots-clés / Keywords
Permissivité sexuelle, relations prémaritales, attitudes sexuelles, double standard sexuel, engagement relationnel, psychométrie, sociosexualité, comportement sexuel, Susan Sprecher, échelle d’attitudes
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de permissivité sexuelle prémaritale a été élaborée et validée par une équipe de chercheurs du Département de sociologie et d’anthropologie de l’Illinois State University :
- Susan Sprecher, Ph.D. : Professeure émérite de sociologie et de psychologie à l’Illinois State University (Normal, Illinois, États-Unis). Spécialiste reconnue à l’échelle internationale des relations interpersonnelles, de la sexualité humaine, de l’attraction interpersonnelle et des processus amoureux. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Kathleen McKinney, Ph.D. : Professeure de sociologie à l’Illinois State University, reconnue pour ses travaux sur la sexualité, le harcèlement sexuel et la pédagogie universitaire.
- Robert H. Walsh, Ph.D. : Chercheur et professeur de sociologie à l’Illinois State University, ayant contribué de manière substantielle aux études sur les normes sexuelles étudiantes et l’évolution des mœurs relationnelles.
- Carrie Anderson : Collaboratrice de recherche à l’Illinois State University lors du développement initial du projet de révision psychométrique de l’échelle de Reiss.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la PSPS est d’opérationnaliser et de quantifier avec précision les normes morales, sociales et personnelles qui régissent l’acceptabilité de l’activité sexuelle avant le mariage. Historiquement, la recherche sur les attitudes sexuelles s’est heurtée à un biais de simplification majeure : l’utilisation d’items uniques dichotomiques ou unidimensionnels dans les sondages nationaux, à l’image de la question classique du General Social Survey (GSS) : « Si un homme et une femme ont des relations sexuelles avant le mariage, pensez-vous que cela est toujours mal, presque toujours mal, mal seulement parfois, ou pas mal du tout ? ». Une telle formulation présuppose que la permissivité est une disposition globale et homogène, ignorant l’influence déterminante de la trajectoire d’engagement affectif reliant les partenaires.
La PSPS comble cette lacune épistémologique en intégrant le contexte relationnel comme variable modulatrice centrale. La recherche montre en effet que la majorité des individus n’adhèrent ni à un rejet absolu ni à une approbation sans restriction de la sexualité prémaritale ; leur tolérance est hautement contingente à la maturité du lien affectif. L’instrument permet d’objectiver ce continuum d’acceptabilité, depuis la rencontre initiale jusqu’à la promesse formelle d’union conjugale.
Au-delà de l’évaluation de l’orientation personnelle du répondant, la PSPS a été conçue pour être déployée selon des protocoles comparatifs expérimentaux ou quasi-expérimentaux. En modifiant simplement la cible du stimulus (les consignes ou le sujet grammatical des items), les chercheurs peuvent administrer l’échelle selon plusieurs conditions :
- Les standards pour soi vs les standards pour autrui : Permet d’explorer les divergences entre l’éthique personnelle appliquée à son propre comportement et les attentes normatives projetées sur les pairs.
- L’évaluation d’une cible masculine vs une cible féminine : Fournit un outil direct et sensible pour détecter le maintien ou l’érosion du double standard sexuel (la tendance culturelle à tolérer ou encourager la liberté sexuelle masculine tout en stigmatisant les comportements analogues chez les femmes).
- L’évaluation intergénérationnelle : L’échelle peut être reformulée pour examiner les attitudes parentales à l’égard de la vie sexuelle de leurs enfants majeurs (par exemple : « Je pense que les rapports sexuels sont acceptables pour mon fils/ma fille lorsqu’il/elle est en fréquentation occasionnelle »).
Dans les applications de recherche fondamentale en psychologie sociale, en sociologie de la famille et en sexologie clinique, la PSPS offre un cadre méthodologique standardisé pour cartographier les transitions culturelles, les disparités interculturelles et l’influence des sous-cultures religieuses ou académiques sur l’intimité contemporaine.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par l’échelle est la permissivité sexuelle prémaritale, définie comme le degré auquel un individu juge les comportements sexuels prémaritaux moralement et socialement acceptables, légitimes et appropriés. Ce construit ne mesure pas directement la fréquence des comportements sexuels réels (l’agir sexuel), mais structure le système de croyances évaluatives et d’attitudes cognitives qui encadrent ces conduites.
La dimension de progression relationnelle
Le cœur du construit repose sur l’hypothèse d’une interdépendance stricte entre niveau d’intimité sexuelle autorisée et niveau d’engagement émotionnel formalisé. La PSPS capture cette dynamique à travers cinq paliers relationnels définis :
- Premier rendez-vous (First Date) : Représente le niveau minimal d’engagement et de familiarité. L’acceptation de rapports sexuels à ce stade traduit une permissivité élevée désarrimée de l’obligation affective préalable (permissivité sans affection).
- Fréquentation occasionnelle (Casually Dating) : Définie opérationnellement comme une relation débutante (moins d’un mois). L’attachement est naissant mais non exclusif ni formellement consolidé.
- Fréquentation sérieuse (Seriously Dating) : Caractérisée par une relation établie depuis une durée significative (généralement environ un an), impliquant une exclusivité affective et un attachement mutuel avéré.
- Pré-engagement (Pre-engaged) : Stade intermédiaire crucial où les partenaires ont explicitement et sérieusement discuté de la perspective d’un mariage futur sans avoir encore officialisé leurs fiançailles.
- Fiançailles formelles (Engaged) : Stade d’engagement institutionnel et public maximal avant la célébration du mariage.
La hiérarchie des comportements sexuels
Dans sa modélisation globale, le construit intègre également une échelle d’intensité comportementale. Les recherches de Sprecher et collaborateurs démontrent une organisation cumulative et hiérarchique des conduites :
- Heavy petting (attouchements génitaux manuels) : Comportement bénéficiant du seuil d’acceptabilité sociale le plus précoce et le plus large.
- Sexual intercourse (coït / pénétration sexuelle) : Acte central dont l’acceptabilité croît linéairement avec l’engagement. Il est perçu empiriquement comme légèrement plus acceptable que les pratiques bucco-génitales dans certains groupes traditionnels.
- Oral-genital sex (sexe oral) : Longtemps associé à des tabous spécifiques, son niveau d’acceptabilité suit une trajectoire proche de celle du coït, mais avec des variations normatives sensibles selon les cohortes.
L’intensité de la permissivité reflète donc la propension de l’individu à dissocier l’intimité physique de l’institution conjugale ou du sentiment amoureux intense, se positionnant sur un continuum allant de l’abstinence stricte jusqu’à la libéralisation récréative totale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de la PSPS s’inscrit au confluent de la sociologie de la sexualité, de la théorie des scripts sexuels et de la psychologie évolutionniste.
L’héritage sociologique d’Ira Reiss
L’échelle découle directement des travaux fondateurs d’Ira L. Reiss (1964, 1967). Reiss a été le premier à formaliser sociologiquement la permissivité sexuelle prémaritale en démontrant qu’elle ne constitue pas une déviance chaotique, mais un système normatif structuré selon quatre standards universels dans les sociétés occidentales :
- L’abstinence : Les rapports sexuels sont jugés inadmissibles pour les deux sexes avant le mariage, quel que soit le degré d’amour ou d’engagement.
- Le double standard : Règle asymétrique tolérant ou valorisant la sexualité prémaritale des hommes tout en restreignant ou réprouvant celle des femmes.
- La permissivité avec affection : Les rapports sexuels sont considérés comme légitimes si et seulement s’il existe un engagement affectif profond, un attachement amoureux ou des fiançailles.
- La permissivité sans affection : L’activité sexuelle est jugée acceptable sur une base purement consensuelle et hédonique, indépendamment de tout sentiment amoureux ou projet conjugal.
Sprecher et ses collègues ont modernisé la métrique de Reiss en actualisant les définitions des stades relationnels et en remplaçant les structures d’items de Guttman, devenues rigides et datées, par des échelles de Likert offrant une variance métrique continue et plus adaptée aux analyses multivariées.
La théorie des scripts sexuels
La théorie des scripts sexuels développée par John Gagnon et William Simon constitue un autre pilier interprétatif fondamental. Selon ce modèle, les comportements sexuels humains sont guidés par des scénarios cognitifs appris à trois niveaux : culturel, interpersonnel et intrapsychique. La PSPS capture l’intériorisation des scripts culturels régissant les séquences d’événements jugées légitimes : à quel moment d’une relation amoureuse le franchissement du seuil de la sexualité génitale devient-il socialement et personnellement intelligible ? Les variations observées sur l’échelle reflètent la flexibilité ou la rigidité des scénarios cognitifs individuels face aux pressions normatives.
La théorie des stratégies sexuelles et l’orientation sociosexuelle
Sur le plan de la psychologie différentielle et évolutionniste, la permissivité sexuelle prémaritale s’articule directement avec la théorie de l’investissement parental de Robert Trivers et la théorie des stratégies sexuelles de David Buss et David Schmitt (1993). Ces paradigmes prédisent que les individus adoptent des stratégies d’accouplement à court terme ou à long terme en fonction de compromis adaptatifs. Dans cette perspective, la sociosexualité (Gangestad & Simpson, 1991) constitue le socle dispositionnel de la permissivité : une orientation sociosexuelle « sans restriction » prédispose directement à des scores élevés de permissivité lors des premiers stades relationnels.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’Échelle de permissivité sexuelle prémaritale ont été documentées empiriquement dans de multiples cohortes universitaires et communautaires.
Validité de construit et hypothèses de genre
La validité de construit de la PSPS est attestée de manière éclatante par sa sensibilité aux différences de genre documentées dans la littérature théorique (Sprecher, 1989 ; Sprecher et al., 1988). Conformément aux prédictions relatives aux stratégies sexuelles masculines et féminines, les hommes obtiennent de manière constante et statistiquement significative des scores de permissivité plus élevés que les femmes. Cet écart s’avère particulièrement prononcé sur les items évaluant les premiers stades de la relation (premier rendez-vous et fréquentation occasionnelle), reflétant une plus grande inclination masculine pour la permissivité sans affection. En revanche, les écarts entre hommes et femmes s’amenuisent considérablement dès lors que les items abordent les stades d’engagement avancé (fiançailles), validant l’hypothèse selon laquelle l’engagement institutionnel converge avec les standards normatifs des deux genres.
Validité convergente
La validité convergente de la sous-échelle relative aux rapports sexuels (évaluant les standards appliqués à soi-même) a été établie par des corrélations positives hautement significatives avec les composantes attitudinales du Sociosexual Orientation Inventory (SOI ; Simpson & Gangestad, 1991). Les individus présentant une permissivité prémaritale élevée manifestent une propension marquée à envisager la sexualité hors engagement, validant le fait que l’échelle mesure bien l’ouverture aux relations sexuelles non restreintes par les conventions institutionnelles.
Validité discriminante et sensibilité expérimentale
L’instrument démontre une excellente capacité à discriminer les variations subtiles du double standard sexuel. Lorsque les participants complètent l’échelle en évaluant une cible masculine versus une cible féminine, la PSPS permet d’isoler avec précision les sous-groupes maintenant des exigences d’abstinence plus sévères à l’égard des femmes que des hommes, démontrant sa validité discriminante par rapport à une simple désirabilité sociale globale.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrique de la PSPS a été vérifiée à travers de vastes échantillons transversaux et longitudinaux.
Cohérence interne
Dans une vaste cohorte cumulant plus de 6 000 étudiants universitaires d’une université du Midwest américain (Sprecher, données de recherche), la sous-échelle de 5 items mesurant l’acceptabilité des rapports sexuels pour soi-même a présenté un coefficient alpha de Cronbach de 0,82. Cette valeur témoigne d’un haut niveau d’homogénéité psychométrique, largement supérieur au seuil conventionnel de 0,70 requis pour la recherche empirique.
Structure cumulative et corrélation item-total
Les analyses de variance indiquent que les corrélations inter-items sont robustes et suivent une progression logique le long du continuum d’engagement. Les items correspondant au premier rendez-vous et à la fréquentation occasionnelle affichent la variance la plus élevée au sein de la population générale, ce qui en fait les items dotés du plus fort pouvoir discriminant. En revanche, l’item relatif aux fiançailles présente un effet de plafond dans les populations contemporaines sécularisées, tout en demeurant indispensable pour préserver la fidélité de l’échelle à ses extrémités inférieures.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que l’instrument original de Reiss ait été conçu selon la technique d’échelonnement cumulatif de Guttman, les analyses psychométriques modernes appliquées à la version de Sprecher ont privilégié les modèles d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).
Structure factorielle de la sous-échelle des rapports sexuels (5 items)
L’analyse factorielle exploratoire conduite sur la version standard à 5 items extrait un facteur général dominant unique expliquant une part prépondérante de la variance totale (généralement supérieure à 60 %). Les saturations factorielles de l’ensemble des 5 items sur cette dimension latente sous-jacente de « permissivité relationnelle » sont toutes très élevées, oscillant généralement entre 0,65 et 0,88 :
- Item 1 (Premier rendez-vous) : saturation factorielle élevée (~ 0,70 – 0,78), forte variance spécifique traduisant l’acceptation de la sexualité récréative.
- Item 2 (Fréquentation occasionnelle < 1 mois) : saturation factorielle majeure (~ 0,75 – 0,85).
- Item 3 (Fréquentation sérieuse ~ 1 an) : saturation factorielle centrale (~ 0,80 – 0,88).
- Item 4 (Pré-engagement) : saturation factorielle élevée (~ 0,78 – 0,84).
- Item 5 (Fiançailles) : saturation factorielle satisfaisante (~ 0,65 – 0,75).
Structure factorielle de la version intégrale (15 items)
Lorsque la version complète à 15 items (croisant 3 comportements x 5 stades) est administrée, l’analyse factorielle révèle une structure bifactorielle ou hiérarchique : un macro-facteur de permissivité générale combiné à des facteurs de premier ordre correspondant soit au degré d’intimité comportementale (touchers intimes, coït, rapports oraux), soit au niveau d’engagement (stades initiaux vs stades tardifs). Néanmoins, en raison des très fortes corrélations entre les trois comportements au sein d’un même stade relationnel, Sprecher (1989) a préconisé l’utilisation de la sous-échelle unidimensionnelle centrée sur les rapports sexuels complets, qui capture l’essence du construit avec une parcimonie méthodologique maximale.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Premarital Sexual Permissiveness Scale (PSPS) — Échelle de permissivité sexuelle prémaritale.
- Auteure principale : Susan Sprecher (1988, 1989).
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et sociologique (échelle d’attitudes).
- Format : Papier-crayon ou administration informatisée en ligne.
- Nombre d’items : 5 items dans la version standardisée pour les rapports sexuels (version intégrale originale : 15 items ; version abrégée recommandée pour contrainte d’espace : 3 items).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 6 points sans point neutre :
- Agree Strongly (Fortement d’accord)
- Agree Moderately (Modérément d’accord)
- Agree Slightly (Légèrement d’accord)
- Disagree Slightly (Légèrement en désaccord)
- Disagree Moderately (Modérément en désaccord)
- Disagree Strongly (Fortement en désaccord)
- Temps de passation : Environ 1 à 2 minutes pour la version à 5 items ; moins de 5 minutes pour la version complète à 15 items.
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Inversion préalable des codes numériques de manière à ce qu’une valeur plus élevée traduise un degré supérieur de permissivité (par exemple : Agree Strongly = 6, Agree Moderately = 5, Agree Slightly = 4, Disagree Slightly = 3, Disagree Moderately = 2, Disagree Strongly = 1).
- Calcul du score global : Il est recommandé de calculer la moyenne des items (ou la somme arithmétique). Le score moyen varie ainsi de 1,00 (permissivité minimale / conservatisme absolu) à 6,00 (permissivité maximale).
- En cas d’administration multiversion (standards pour soi, standards pour une cible masculine, standards pour une cible féminine), un score global distinct doit être calculé indépendamment pour chaque version afin de permettre les comparaisons inter-conditions.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1988 (version révisée de Sprecher et al., Journal of Marriage and the Family).
- Statut des droits d’auteur : Propriété académique des auteurs et de l’éditeur scientifique originel (National Council on Family Relations).
- Conditions d’utilisation et tarifs : L’utilisation de l’Échelle de permissivité sexuelle prémaritale est entièrement gratuite à des fins de recherche scientifique universitaire, d’enseignement académique et d’études cliniques non commerciales.
- Modalités d’accès : L’instrument complet et ses variantes cibles sont librement reproductibles dans le cadre de protocoles de recherche en citant expressément les publications originales de référence. Pour toute adaptation clinique ou exploitation particulière, les chercheurs peuvent prendre contact avec la Pre Susan Sprecher (Département de sociologie et d’anthropologie, Illinois State University, Normal, IL 61790 ; courriel :
[email protected]).
12. Références / References
- Buss, D. M., & Schmitt, D. P. (1993). Sexual Strategies Theory: An evolutionary perspective on human mating. Psychological Review, 100(2), 204–232. https://doi.org/10.1037/0033-295X.100.2.204
- Reiss, I. L. (1964). The scaling of premarital sexual permissiveness. Journal of Marriage and the Family, 26(2), 188–198. https://doi.org/10.2307/349723
- Reiss, I. L. (1967). The social context of premarital sexual permissiveness. Holt, Rinehart and Winston.
- Simpson, J. A., & Gangestad, S. W. (1991). Individual differences in sociosexuality: Evidence for convergent and discriminant validity. Journal of Personality and Social Psychology, 60(6), 870–883. https://doi.org/10.1037/0022-3514.60.6.870
- Sprecher, S. (1989). Premarital sexual standards for different categories of individuals. The Journal of Sex Research, 26(2), 232–248. https://doi.org/10.1080/00224498909551509
- Sprecher, S., McKinney, K., Walsh, R., & Anderson, C. (1988). A revision of the Reiss Premarital Sexual Permissiveness Scale. Journal of Marriage and the Family, 50(3), 821–828. https://doi.org/10.2307/352649